Les créatives

Les Créatives, quand le politique rencontre l’artistique

Le festival Les Créatives a donné son coup d’envoi aujourd’hui.  Et quel coup d’envoi. Rien de moins qu’une conférence avec Gloria Steinem. Avec de nombreux spectacles, concerts, tables rondes et autres événements axés sur le genre et l’égalité, les treize prochains jours s’apprêtent à être culturellement féministes.

Texte de Catherine Rohrbach

C’est à la Salle de la Madeleine que le premier événement de la 18e édition du festival Les Créatives a eu lieu. Une conversation avec Gloria Steinem – ou plutôt un petit moment de “révolution féministe transcontinental”, selon cette dernière. Après un discours d’introduction de Madame la conseillère d’Etat Nathalie Fontanet rappelant l’importance d’une lutte constante pour les droits de la femme dans une société où ceux-ci ne sont jamais acquis, nous avons eu le droit à un instant de réflexion avec une icône du mouvement. La conversation, menée par Célia Héron, cheffe de la rubrique société du Temps, nous ramène à des questions encore trop d’actualité: le droit à l’avortement, l’intersectionalité entre genre, race et classe sociale, l’importance du mouvement #MeToo, etc. 

Si Gloria Steinem est une figure emblématique du mouvement féministe, Les Créatives en sont une en devenir. Le festival prône en effet la visibilisation et l’inclusion des femmes et des minorités de genre dans les domaines culturels et artistique et cherche à faire le lien entre création artistique et réflexion féministe. Ainsi, des tables rondes et conférences sont organisées aux côtés des spectacles et des concerts. Quoi de mieux que de se questionner sur une société plus égalitaire tout en profitant de créations artistiques pluridisciplinaires émancipées du patriarcat.

L’équipe de la rédaction de L’Agenda sera présente lors du festival – du 15 au 27 novembre, rappelons-le – pour vous offrir un bon plein d’articles, alors ne partez pas trop loin.