Melissa Kassab

Les Créatives – Douceur et puissance à La Gravière

Hier, la première soirée du festival Les Créatives en collaboration avec La Gravière a eu lieu. La Genevoise Melissa Kassab et la Londonienne Gretel Hänlyn ont joué de leur guitare pour le plus grand plaisir du public. Une soirée aux sonorités contrastées qui nous a transportées dans deux univers bien propres à chacune.

Texte de Catherine Rohrbach

Il est 20h30, sur la scène de La Gravière, la chanteuse Melissa Kassab arrive avec sa guitare, son seul accompagnement. Avec sa voix et ses arpèges, elle nous transporte dans son univers. Un univers doux, bienveillant et attachant où seuls deux accords suffisent pour faire une belle chanson. Si on décèle une certaine timidité, qui est peut-être dûe au fait qu’elle joue à la maison, il n’y a aucun doute qu’elle appartient bien à la scène. Elle est naturelle et authentique, tout autant que son folk. Ses textes, ses quelques reprises (c’est plus facile d’être soi-même quand on chante quelqu’un d’autre, dit-elle) et ses anecdotes nous donne un aperçu de qui elle est, sans masque.

En deuxième partie de soirée, c’est Gretel Hänlyn qu’on découvre. Accompagnée de son groupe, celle-ci nous emmène dans un tout autre monde. Hänlyn, qui jouait en Suisse pour la première fois, pourrait sans problème prétendre appartenir à la scène grunge et alternative du Seatle des années 90 et pourtant, elle est anglaise et n’était pas encore née quand Kurt Cobain nous quittait. Ses notes sont brutes, sa voix est profonde, le tout est d’une puissance qui se marie bien avec la scène de la Gravière.

Gretel Hänlyn

Tout comme avec Kassab, la performance de Gretel Hänlyn est bien à l’image de sa personnalité. Sombre et gothique aux premiers abords, une certaine légèreté se laisse entrevoir au fil des chansons, avec notamment un nouveau titre, une ode à son chat, qui prend des sonorités pop punk.

À la fin des concerts, la présence de Melissa Kassab et Gretel Hänlyn sur une même affiche semble logique. La douceur de Kassab et la puissance de Hänlyn ont en commun leur authenticité. Elles n’ont pas peur d’être elles-même sur scène. Il n’y avait pas de prétention et aucun faux semblant à la Gravière hier soir.

Le festival continue!