Art ancestral, souvenir, déclaration d’amour, affirmation de soi ou encore décoration corporelle, le tatouage se présente comme une œuvre d’art à part entière. C’est justement pour célébrer les formes artistiques en tous genres, dont le tatouage, que le festival Artistink investit Palexpo du 13 au 15 février. Pas moins de 250 artistes s’y produisent, du milieu de la peinture à celui de la sculpture, de la photographie aux décorations murales, des make-up artists aux tatoueur·se·s. Le tout dans une ambiance musicale et circassienne, entre DJ sets et shows acrobatiques.
Texte : Mélissa Henry
Concours Best of Art fusion, vendredi, sur la scène Artistink
Le tatouage, art corporel
En déambulant au milieu des stands répartis sur les 106’000 m² de la halle Palexpo, on capte immédiatement l’effervescence suscitée par la créativité artistique, qui se produit en live de toutes parts. Grosse pièce tatouée sur le dos prévue de longue date, tattoo “flash” (de petits tatouages) ou pièce moyenne demandée à l’improviste à son tatoueur ou sa tatoueuse favori·te, le festival ne manque pas de propositions. On peut même, en ce week-end de Saint Valentin, se faire tatouer un tatouage « matchy » – entendez, « assorti » – avec l’être aimé, amoureux·se ou meilleur·e ami·e.
Venu·e·s de Suisse, de Polynésie et même du Japon, les exposant·e·s de Palexpo transforment les stands en une multitude de salons de tatouage. Ces artistes renommé·e·s viennent avant tout partager un moment de convivialité inspirant, le temps d’un week-end. Car comme le souligne Luve Tattoo, « si c’est pour enchaîner les rendez-vous déjà fixés, autant rester dans son salon. Ce qui compte ici, ce sont les échanges, les partages ». Et la créativité de l’instant présent, transformant une envie, une idée, en une œuvre d’art indélébile.
Chaque stand se transforme en salon de tatouage
Cabinets de curiosités
D’autres artistes montrent leur talent en temps réel, maquillant le visage d’une passante, peignant un portrait, sculptant une œuvre à base de crânes stylisés, ou une bouche en papier mâché. Verre, acrylique, papier, acier, toutes les matières sont travaillées en des objets toujours atypiques, souvent inattendus. En témoigne le stand de Ruby Handmade Goods, artiste d’entomologie, qui donne vie à ces êtres de l’éphémère, des papillons aux coléoptères. C’est en héritant de sa grand-mère d’un cadre de spécimens de papillons que Ruby en a fait sa passion. Une façon pour elle de faire chatoyer les couleurs fascinantes de ces trésors qu’elle récupère d’anciennes collections ou d’actions de régulations. Ses créations uniques la font voyager et sont l’occasion de sensibiliser à la beauté et à la singularité de ces êtres minuscules.
Le stand de Ruby Handmade Goods
Une scène artistique éclectique
De l’infiniment petit au grandiose, de la terre aux mouvements aériens, il n’y a qu’un pas. Des shows rythment le temps du festival, de la pole dance au tissu aérien, en passant par la mère dragon et la danse en bulle géante, ou sur des échasses.
Des shows d’arts de la scène se tiennent tout au long du week-end
Et pour couronner le tout, des concours sur scène récompensent les meilleures pièces artistiques de la journée, sans distinction de genre. Avec Artistink, Sami El Ashram, lui-même artiste-tatoueur, réalise son rêve de toujours d’organiser, à Palexpo, un événement qui mette tous les secteurs d’arts au centre de la scène. Une occasion aussi de présenter « l’art de la scène comme une forme artistique à part entière », souligne l’organisateur de l’événement.
Dès sa première édition, le festival Artistink mêle et rassemble les artistes de tous styles, et promet de faire couler beaucoup d’encre dans les milieux créatifs.
Artisink
Du 13 au 15 février 2026
Palexpo, Genève
www.genevaartistink.com/programme/

