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	<title>#classique &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>35 ans, le moment d’assoir son aura, de faire une cure de jouvence ou de s’abandonner à un élan de créativité ? Les trois !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2026 09:05:25 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis sa création en 1991, il y a 35 ans, le Concours d’Interprétation Musicale de Lausanne (CIML) a toujours eu pour but premier de soutenir les jeunes talents issus des hautes écoles. Cette année, le concours n’aura pas lieu. Il prépare – en musique – sa transformation pour mai 2027.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Se donner rendez-vous autour d’un Lied de Schubert puis partir en direction de l’Amérique Latine, c’est le voyage que proposent le pianiste Jorge Viladoms, le ténor Benjamin Appl, le violoncelliste Lionel Cottet et l’Ensemble <strong>Astera, </strong><strong>vendredi 19 juin au Casino de Montbenon</strong> lors d’un <strong>concert de gala</strong>, qui sera aussi et surtout l’occasion d’une annonce : celle de la transformation du Concours d’Interprétation Musicale de Lausanne en un Concours de projet.</p>
<p>Nous avons échangé avec le compositeur Christian Favre, fondateur et directeur du CIML, et le pianiste Jorge Viladoms, entré au comité l’année dernière, pour en savoir un peu plus. Spoiler alert !</p>
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									<p><strong>La transformation</strong></p>
<p>Les deux pianistes et collègues professeurs à l’HEMU, l’un retraité l’autre en fonction, s’accordent à dire qu’à travers le monde, des concours, il y en a à foison. « Et aujourd’hui, le niveau des interprètes est incroyable. Si un enfant de 12 ans en Corée joue comme un dieu, tout le monde peut le savoir en ouvrant YouTube », note Jorge Viladoms. Leur comité a donc envisagé la transformation du concours sur la base d’une constatation cruciale : dans ce contexte, c’est par sa créativité, ses propositions et son univers que se démarque un∙e artiste. Pour poursuivre au mieux son but, le CIML devait donc s’adapter aux nouvelles attentes à la fois du public et des musicien∙ne∙s.</p>
<p>D’un concours d’interprétation destiné aux pianistes, violonistes ou violoncellistes, selon les éditions, il se transforme donc en concours de projet, ouvert à tous les instruments – y compris la voix – et à différents types de formations, du solo jusqu’à l’octuor. Plus de contrainte non plus niveau programme, hormis celle de proposer un concert d’environ 40 à 50 minutes. « L’idée est de donner la parole à des artistes convaincants, qui ont développé un projet abouti tant sur le plan instrumental qu’au niveau de la cohérence du programme », affirme Christian Favre. « La présence artistique, aussi, compte énormément, bien qu’en juger ne soit pas toujours dans le domaine du rationnel&#8230; Comme beaucoup, je n’ai jamais aimé la notion de concours, que je ne trouve pas compatible avec l’art. Là, avec cette nouvelle proposition – qui ne portera d’ailleurs plus le titre de « concours », mais d’<strong>Horizons Musicaux Suisses</strong>, je crois on arrive à une belle solution ! ». Ainsi, artistes, jury et public et seront réunis durant trois jours à Lausanne autour d’une quinzaine de projets, à la structure et aux univers très différents.</p>
<p><strong>Une carte de visite précieuse</strong></p>
<p>Jorge Viladoms, au sein de sa fondation Crescendo con la Musica, organisait depuis quelques années un concours à l’HEMU dont le premier prix était l’enregistrement d’un album avec le label Aparté. Il alliera désormais cette récompense à l’aura du CIML, fusionnant le meilleur des deux initiatives. « Le fait d’enregistrer un CD offre une vraie crédibilité. Pas uniquement pour l’objet que ça représente, à l’ère d’ITunes et de Spotify, mais pour la qualité de l’enregistrement. Oui, les gens vont écouter l’artiste sur Instagram, mais ils vont entendre l’acoustique incroyable de la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds, l’expertise de l’ingénieur du son&#8230; Pour l’artiste, c’est une crédibilité bien différente que de s’être enregistré dans son salon  », souligne Jorge Viladoms avec enthousiasme. « C’est aussi une carte de visite précieuse, lorsqu’on cherche à être programmé en salle ou en festival », relève de son côté Christian Favre. Dans cette même optique d’offrir aux artistes une plus grande visibilité, le jury sera composé non plus uniquement de musicien∙ne∙s mais aussi d’agents, d’organisateurs de concert ou encore de journalistes.</p>
<p><strong>Le concert </strong></p>
<p>Christian Favre et Jorge Viladoms auront été généreux en confidences ! Cela dit, il vaudra toujours amplement la peine de se rendre au Casino de Montbenon le 19 juin. En partant de Lieder de Schubert, les artistes voyageront ensuite vers l’Amérique du Sud, avec certains arrangements de pièces mexicaines écrits spécialement pour l’occasion. Avec cette programmation inhabituelle, réunissant un pianiste et un violoncelliste complices, un baryton mondialement connu et un quintette à vent au souffle créatif, le concert de gala préfigure la tournure inventive que prendra le concours.</p>
<p>***</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Jorge Viladoms au Moonlight Concert</em></p>								</div>
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									<ul>
<li><strong>Concert de Gala </strong><br />Vendredi 19 juin à 19h30<br />Salle Paderewski, Casino de Montbenon, Lausanne</li>
<li><strong>Première édition du nouveau concept : Swiss Musical Horizons</strong><br />Du 21 au 23 mai 2027<br />Salle Paderewski, Casino de Montbenon, Lausanne</li>
</ul>
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		<title>Une journée au festival Lavaux Classic</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2026 17:06:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Du 19 au 28 juin 2026, le festival Lavaux Classic s’immisce dans les paysages classés du Lavaux pour dessiner une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="275485" class="elementor elementor-275485" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 19 au 28 juin 2026, le festival Lavaux Classic s’immisce dans les paysages classés du Lavaux pour dessiner une constellation de lieux musicaux où se croisent les talents locaux,  internationaux, émergents et confirmés. Entre concerts IN et rendez-vous OFF, le public se laissera charmer et surprendre au rythme d’une programmation exigeante, accessible et audacieuse. Directeur artistique depuis 2019, Guillaume Hersperger a imaginé chaque journée comme une immersion musicale complète.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: Anne-Laure Lechat</p>

<p class="wp-block-paragraph">Pour sa 26<sup>e</sup> édition, le festival Lavaux Classic réunit à Cully plus de quatre-vingts artistes. Prenons par exemple la journée du 20 juin, qui propose huit rendez-vous musicaux répartis dans six lieux d’exception. Dès 10h30 et jusqu’au cœur de la nuit, les instruments se succèdent et les genres se répondent : balades musicales et récitals, cordes et claviers, œuvres classiques et folkloriques, rythmes populaires et improvisations composent une programmation aussi foisonnante qu’éclectique. Vous suivez le guide ?</p>
<p><strong>Le IN, une traversée musicale </strong></p>
<p>Le <strong>Quatuor Trapèze</strong> ouvre cette journée à 10h30 en accompagnant les balades musicales au cœur des vignobles d’œuvres classiques, folkloriques et populaires. Le festival propose trois itinéraires classés par niveau de difficulté et encadrés par des guides certifiés, pour découvrir toute la richesse de ces terrasses viticoles. Promeneur∙euse∙s et musicien∙ne∙s se retrouvent ensuite au Temple de Cully pour un dernier moment de partage musical.</p>
<p>C’est dans cette même église que se produira le jeune violoncelliste <strong>Lyam Chenaux</strong>. Pendant une heure (dès 13h30), le public pourra écouter et échanger avec le virtuose de 16 ans, révélé par l’émission « Prodiges ». Il sera succédé, à 18h, par le duo alto et piano formé pour l’occasion par <strong>Sarah Strohm</strong> et <strong>Lidija Bizjak</strong>. De Schubert à Chostakovitch en passant par Bach et Stravinski, les deux musiciennes offrent un véritable éventail d’émotions. La même exigence expressive guide le pianiste et improvisateur <strong>Jean-Baptiste Doulcet</strong> qui clôture le volet IN à 20h dans la salle Davel.</p>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Jean-Baptiste Doulcet, improviser l’instant</h4>				</div>
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									<p>Artiste multifacettes, le pianiste Jean-Baptiste Doulcet propose une parenthèse singulière et réjouissante dans laquelle le répertoire rencontre l’improvisation. Il nous explique la genèse du projet :</p>
<p><strong>Jean-Baptiste Doulcet :</strong> J’ai rencontré Guillaume Hersperger lors d’un de mes concerts et il m’a proposé très vite de venir cette année. Ensuite, on a eu plusieurs échanges au téléphone. Il était très intéressé par cette fusion entre improvisation et répertoire, et c’est aussi ce que j’aime le plus. Cela permet de montrer au public deux facettes de ce que je fais et de proposer une expérience unique, dans le sens où elle n’est pas reproductible. Les gens sont très sensibles à cela. Il tenait à ce qu’il y ait de l’improvisation, mais pour le répertoire il était assez ouvert. Pour l’instant, je ne sais pas encore exactement comment je vais structurer le concert. Je le saurai probablement le jour même : est-ce que je fais d’abord du répertoire puis de l’improvisation ? Est-ce que je demande des idées au public ? Est-ce que j’improvise entre les œuvres ? J’aime bien cette idée de connivence avec le public, de le faire participer. Cela engage tout le monde dans l’écoute.</p>
<p><strong>L’Agenda : Quand vous recevez des idées du public, qu’est-ce qui se passe concrètement dans votre esprit ?</strong></p>
<p>Ça va très vite. Si quelqu’un me donne quelque chose d’abstrait, qui n’est pas musical, par exemple « le rouge », je vais essayer d’aller chercher ce que cela signifie pour moi. C’est forcément très subjectif. Mais même lorsqu’une idée n’a pas de représentation musicale tangible, chacun va projeter quelque chose dans la musique. Il y a des stéréotypes, des imaginaires personnels… L’idée, c’est de trouver un équilibre entre quelque chose de reconnaissable et ce que cela évoque en moi. Et je pense que les gens sont très attentifs à cela : comment l’artiste perçoit lui-même le thème proposé.</p>
<p><strong>Il y a aussi une part de surprise…</strong></p>
<p>Oui, exactement. Aller parfois à rebours des idées reçues. J’essaie surtout de ne pas me demander comment les gens perçoivent le rouge, mais plutôt comment, moi, je peux mettre de la musique sur cette idée.</p>
<p><strong>Le concert s’organise autour du Carnaval de Vienne de Schumann et de la Ballade op. 24 de Grieg. Comment avez-vous choisi ces œuvres ?</strong></p>
<p>Ce sont surtout des œuvres que j’aime beaucoup et que j’ai beaucoup jouées récemment. J’ai remarqué que Grieg, et plus largement la musique nordique, ont un impact énorme sur le public. Les gens y sont très sensibles. Et puis la <em>Ballade</em> n’est pas une œuvre qu’on entend si souvent, donc j’aime aussi cette idée de faire découvrir certaines pièces. C’est une musique très évocatrice, qui traverse tout un spectre d’émotions. <em>Le Carnaval de Vienne</em>, lui, est peut-être plus populaire, plus enjoué aussi. C’est une œuvre pleine de vitalité.</p>
<p><strong>Donc si tout se passe bien… ce sera un moment joyeux.</strong></p>
<p>Si tout se passe bien… oui !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/lavaux-classic-jean-baptiste-doulcet/" target="_blank" rel="noopener"><em>Retrouvez ici l’entretien complet de Jean-Baptiste Doulcet</em></a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Le OFF en mouvement </strong></p>
<p>Le Quatuor Trapèze, que l’on aura déjà rencontré dans le IN, est également au rendez-vous du OFF, avec une proposition de concerts itinérants dans le village du Cully, entre le Temple (12h), le bord du lac (16h) et l’ancien pressoir de la Maison Jaune (19h). Ne vous éloignez pas trop du lac où se succéderont entre 13h et 16h les lauréat∙e∙s du concours de piano Lavaux Classic. Le Léman se fait alors le théâtre d’une véritable <em>Odyssée de piano, </em>menée par une dizaine de pianistes de tous âges.</p>
<p>Le OFF vous invite ensuite à passer côté jardin, dans le décor poétique du Domaine Potterat. À 16h30, les jardins deviennent un lieu de passage où le Duo Transfiguration, se fait passeur du monde classique à la musique populaire d’Amérique Latine. Cette dernière trouve toute son expressivité dans le dernier concert de la journée, à 21h30. La chanteuse Dominique Hunziker présente son premier album <em>Regresar, </em>accompagnée de l’altiste Jacinta Balbontin Odi.</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Duo Transfiguration, le voyage émotionnel </h4>				</div>
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									<p>Pour le festival, la soprano Valentina Merlo et le pianiste Jean Hiron vous invitent à découvrir leur univers tissé de mélodies et de chants populaires sud-américains. L’occasion d’aller à la rencontre de ce duo formé en 2023. </p>
<p><strong>L’Agenda : Qu’entendez-vous par « Transfiguration » ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron </strong>: Il y a le voyage intérieur : permettre au public d’être traversé par des émotions que l’on propose musicalement, et que chacun reçoit différemment. Mais il y aussi le partage extérieur, on est souvent amené à faire chanter les gens ensemble. On apporte parfois des musiques qu’ils ne connaissent pas, mais aussi des morceaux familiers, parce qu’on trouve important de créer cette connexion. L’idée, c’est surtout de se mettre au service des gens.</p>
<p><strong>Valentina Merlo</strong> : Pour moi, cela fonctionne beaucoup de manière instinctive. Bien sûr, quand on prépare un concert, il y a un répertoire, une idée principale, une histoire que l’on veut raconter. Mais ensuite, beaucoup de choses se passent dans l’intuition. Je me déplace beaucoup dans la salle, je vais vers les gens et peux ressentir l’état du public : est-ce que je peux les inviter à chanter avec moi, à applaudir, à faire des rythmes, parfois même à danser ? Ou est-ce qu’au contraire c’est un public plus calme, plus dans l’écoute ? Il y a toujours une ligne générale, mais il peut aussi se passer des choses magnifiques et spontanées.</p>
<p><strong>J.H. :</strong> Après, cela dépend aussi du cadre. Pour le concert que nous jouerons au Lavaux Classic, il y a un programme établi. Mais pour d’autres concerts, notamment ceux du Cœur [<em>ndrl : les Concerts du Cœur sont donnés notamment en EMS, en prison ou en hôpitaux pour des personnes ayant difficilement accès aux salles de concerts</em>], on peut modifier le déroulé, ajouter une chanson plus entraînante que les gens connaissent afin de les reconnecter… C’est un équilibre qui dépend vraiment du public.</p>
<p><strong>V.M.</strong> : C’était aussi l’une des idées de notre duo. Souvent, dans nos autres projets, nous acceptons un répertoire déjà défini. Ici, il s’agit vraiment de créer notre propre univers et de le partager avec les autres. C’est pour cela qu’on a choisi beaucoup de répertoire argentin, de musique latino-américaine, mais aussi des chansons françaises. Le duo nous offre l’opportunité de créer nos propres spectacles, ainsi qu’une grande liberté.</p>
<p><strong><br />Pour ce concert au Lavaux Classic, vous avez choisi de puiser dans le répertoire populaire argentin, pour quelles raisons ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron</strong> :  Ce sont des cycles que nous avions déjà travaillés, notamment dans le cadre de mon master en accompagnement. J’ai ensuite reçu un prix de la Fondation Leenaards qui nous a permis d’enregistrer un disque qui devrait sortir à la fin de l’année. Ce concert reprend le programme du CD, dans son ordre original. Le cycle <em>Edad del Asombro</em> de Guastavino est à l’origine écrit pour chœur d’enfants, Valentina le chantait déjà quand elle était petite. C’est presque un classique des chœurs d’enfants là-bas. L’idée était donc d’en proposer un nouvel enregistrement, différent de ce qui existe déjà, et surtout de défendre cette musique que nous trouvons extrêmement poétique et magnifique.</p>
<p><strong>Valentina Merlo</strong> : Ce que je trouve très beau chez Carlos Guastavino, c’est la simplicité de sa musique, et surtout la poésie de ces pièces. Elles parlent de la vie d’un enfant, de sa découverte du monde, et je trouve cela profondément beau. Même ici, les gens réagissent très bien à ce répertoire. Même sans comprendre l’espagnol, il y a une simplicité dans la musique qui fait que tout le monde peut y entrer. Après tout, nous avons tous été enfants. Cela nous amène aussi à nous demander comment retrouver cette innocence dans notre quotidien.</p>
<p><strong>J.H.</strong> : Oui, retrouver cette innocence, cela rejoint complètement l’idée de transfiguration. Et ce qui est intéressant, c’est que ces textes sont d’une très grande simplicité dans leur expression artistique, mais en même temps l’écriture est remarquable. Il y a vraiment plusieurs niveaux de lecture, et c’est ce qu’on aime dans ces pièces : elles parlent à des publics très différents. C’est aussi le cas chez Ginastera : ce sont des chansons populaires, donc on garde cette dimension très accessible. Mais son écriture reste extrêmement reconnaissable. Ceux qui veulent aller dans l’analyse musicale peuvent le faire, mais ceux qui veulent simplement se laisser porter peuvent aussi profiter pleinement de la musique.</p>
<p><strong>V.M.</strong>: Je crois que la musique latino-américaine a une force particulière. Comme la musique andalouse ou espagnole, que j’aime aussi beaucoup interpréter, elle a quelque chose de très terrestre, de très incarné. Elle invite à se laisser porter par les émotions.</p>
<p><strong>J.H. </strong>: Et puis, dans le cadre de cette journée complète du 20 juin, le fait de terminer avec des chansons populaires permet aussi de faire le lien avec la suite du OFF, qui sera également autour d’un projet sud-américain. C’était l’idée de Martin Jollet : commencer avec un concert plus classique et aller progressivement vers quelque chose de plus populaire dans la soirée. Tout cela a vraiment été pensé comme un ensemble.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/lavaux-classic-duo-transfiguration/" target="_blank" rel="noopener"><em>Retrouvez ici l’entretien complet du Duo Transfiguration</em></a></span></p>								</div>
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									<p>Que vous le parcouriez en marathonien∙ne ou en flâneur∙euse, le festival saura embrasser votre rythme et, au détour d’une balade ou d’un concert, vous initiez à ceux des nombreux∙ses artistes invité∙e∙s. Retrouvez la programmation complète sur le site du Lavaux Classic.</p>
<p><strong>Lavaux Classic – 23<sup>e</sup> édition<br /></strong>Du 19 au 28 juin 2026<br />Cully et alentours<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Jean-Baptiste Doulcet, curiosité et variations</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2026 17:03:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le pianiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet sera à Cully le 20 juin dans le cadre du festival Lavaux Classic pour [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le pianiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet sera à Cully le 20 juin dans le cadre du festival Lavaux Classic pour un concert où le grand répertoire dialogue avec l’improvisation. Entre le Carnaval de Viennede Schumann et la Ballade op. 24 de Grieg, le musicien invitera aussi le public à proposer des thèmes dont il s’emparera pour créer, sur le moment, une musique entièrement nouvelle. Rencontre.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: © Theo Martin</p>

<p class="wp-block-paragraph"> </p>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 20h30<br />Salle Davel, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-jean-baptiste-doulcet-20h-salle-davel-cully-vrai-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Vous revenez d’une tournée au Japon, quelles images en ramenez-vous?</strong></p>
<p>À force de voyager, on finit par prendre cette étrange habitude de se sentir étranger. Mais c’est un sentiment que j’aime énormément : être perdu dans un autre monde, s’acclimater, puis revenir en rapportant plein de choses qui nourrissent aussi la musique. Une autre écoute, une autre manière de percevoir… c’est super intéressant.</p>
<p><strong>Voyager, vous en rêviez plus jeune ?</strong></p>
<p>Honnêtement, c’est venu avec le métier. Quand on est jeune, on ne se rend pas vraiment compte de ce que ça représente, de ce rythme de vie. Et puis la vie change aussi quand on commence à avoir des projets. Je dirais que c’est quelque chose qui s’est construit avec l’habitude. Je savais que je voulais faire de la musique, mais sans forcément avoir conscience de ce que cela signifiait vraiment, notamment faire des concerts.</p>
<p><strong>Quand avez-vous commencé la musique ?</strong></p>
<p>C’est mon père qui m’a fait commencer le piano quand j’avais quatre ans. Ce n’est pas venu d’un désir personnel au départ, mais ça s’est construit comme ça. J’ai développé un amour très instinctif pour la musique, mais aussi pour l’improvisation. Mon père m’a beaucoup poussé à être créatif. Je n’étais pas enfermé dans des schémas de travail très rigides, coupé du monde, comme certaines personnes peuvent le vivre plus jeunes. Et puis, au début de l’adolescence, c’est devenu évident que c’était ce que je voulais faire.</p>
<p><strong>Il y a aussi la question du talent…</strong></p>
<p>Oui, mais c’est aussi une question d’affinités. On peut aimer la musique sans avoir envie d’en faire sa vie. Le talent, c’est quelque chose qu’on nourrit. C’est un mélange de discipline, de curiosité, et aussi de chance : les professeurs qu’on rencontre, les circonstances… Il y a énormément de facteurs.</p>
<p><strong>Vous avez donc été initié très tôt à l’improvisation ?</strong></p>
<p>Oui, j’ai appris un peu tout comme ça : le répertoire, l’improvisation, l’écriture, tout ce qui touche à la connaissance et à la structure de la musique. Tout fonctionne ensemble. Quand on joue une partition, avoir une compréhension plus large de la manière dont elle est construite, ça aide toujours.</p>
<p><strong>Vous avez suivi un parcours assez classique, avec le Conservatoire de Paris, les concours… mais il y a toujours cette improvisation qui fait votre singularité et qui montre aussi votre curiosité, peut-être une envie de pousser le cadre…</strong></p>
<p>Oui, absolument. Mais en réalité, ça ne vient pas vraiment d’un questionnement intellectuel. Jouer du piano a toujours été lié à la créativité et à l’improvisation. Tout ça est imbriqué depuis le début. Bien sûr, on finit par se poser des questions pour pouvoir en parler aujourd’hui, mais je n’ai pas envie de trop toucher à cet endroit-là, parce que cela va un peu à l’encontre de ce qu’est la créativité. Il faut laisser certaines choses indemnes de trop de réflexions.</p>
<p><strong>Revenons à l’improvisation. Le concert que vous proposez au festival sera en partie improvisé. Comment ce projet est-il né ?</strong></p>
<p>J’ai rencontré Guillaume Hersperger lors d’un concert et il m’a proposé très vite de venir cette année. Ensuite, on a eu plusieurs échanges au téléphone. Il était très intéressé par cette fusion entre improvisation et répertoire, et c’est aussi ce que j’aime le plus. Cela permet de montrer au public deux facettes de ce que je fais et de proposer une expérience unique, dans le sens où elle n’est pas reproductible. Les gens sont très sensibles à cela. Il tenait à ce qu’il y ait de l’improvisation, mais pour le répertoire il était assez ouvert. Pour l’instant, je ne sais pas encore exactement comment je vais structurer le concert. Je le saurai probablement le jour même : est-ce que je fais d’abord du répertoire puis de l’improvisation ? Est-ce que je demande des idées au public ? Est-ce que j’improvise entre les œuvres ? J’aime bien cette idée de connivence avec le public, de le faire participer. Cela engage tout le monde dans l’écoute.</p>
<p><strong>Quand vous recevez des idées du public, qu’est-ce qui se passe concrètement dans votre esprit ?</strong></p>
<p>Ça va très vite. Si quelqu’un me donne quelque chose d’abstrait, qui n’est pas musical, par exemple « le rouge », je vais essayer d’aller chercher ce que cela signifie pour moi. C’est forcément très subjectif. Mais même lorsqu’une idée n’a pas de représentation musicale tangible, chacun va projeter quelque chose dans la musique. Il y a des stéréotypes, des imaginaires personnels… L’idée, c’est de trouver un équilibre entre quelque chose de reconnaissable et ce que cela évoque en moi. Et je pense que les gens sont très attentifs à cela : comment l’artiste perçoit lui-même le thème proposé.</p>
<p><strong>Il y a aussi une part de surprise…</strong></p>
<p>Oui, exactement. Aller parfois à rebours des idées reçues. J’essaie surtout de ne pas me demander comment les gens perçoivent le rouge, mais plutôt comment, moi, je peux mettre de la musique sur cette idée.</p>
<p><strong>Je rebondis sur cet exemple du rouge : j’imagine que vous recevez souvent ce genre de thèmes, mais est-ce qu’il y a aussi des consignes plus musicales ?</strong></p>
<p>Oui, ça peut arriver. En général, j’essaie d’aiguiller un peu les gens, parce que lorsqu’on demande un thème, ils pensent souvent à quelque chose de directement musical. Alors que justement, l’intérêt de l’improvisation, c’est de créer à partir de quelque chose qui n’a pas forcément de lien avec la musique. Mais il y a vraiment de tout. La dernière fois, à Washington, quelqu’un m’a proposé : « Imaginez que vous êtes à un date et que vous avez oublié votre portefeuille. » Là, on est dans quelque chose de très situationniste, presque comique. Et ça pose aussi la question de l’humour en musique, ce qui change complètement le ton du concert.</p>
<p><strong>Le concert s’organise autour du Carnaval de Vienne de Schumann et de la Ballade op. 24 de Grieg</strong><strong>. Comment avez-vous choisi ces œuvres ?</strong></p>
<p>Ce sont surtout des œuvres que j’aime beaucoup et que j’ai beaucoup jouées récemment. J’ai remarqué que Grieg, et plus largement la musique nordique, ont un impact énorme sur le public. Les gens y sont très sensibles. Et puis la <em>Ballade</em> n’est pas une œuvre qu’on entend si souvent, donc j’aime aussi cette idée de faire découvrir certaines pièces. C’est une musique très évocatrice, qui traverse tout un spectre d’émotions. <em>Le Carnaval de Vienne</em>, lui, est peut-être plus populaire, plus enjoué aussi. C’est une œuvre pleine de vitalité.</p>
<p><strong>Donc si tout se passe bien… ce sera un moment joyeux.</strong></p>
<p>Si tout se passe bien… oui !</p>
<p><strong>Dans ce genre de concert improvisé, est-ce qu’il y a toujours une peur de ne pas être inspiré ? Une part de risque que vous appréciez aussi ?</strong></p>
<p>De peur, jamais. Dans le répertoire il peut y avoir cette peur très naturelle du trou de mémoire… tout ce qui crée le trac avant d’entrer sur scène, le bon trac d’ailleurs, celui qui permet d’être concentré. Mais dans l’improvisation, quoi qu’il arrive, je reste seul maître à bord. Il n’y a pas de fausses notes, pas de trou de mémoire. Si je fais quelque chose qui ne sonne pas bien, je peux toujours développer cette idée, et dans la réalité personne ne peut savoir que ce n’était pas intentionnel. C’est un peu comme un jeu : quand on maîtrise l’improvisation, il y a des filets de sécurité partout.</p>
<p>Après, la question du risque est très importante justement pour éviter de s’enfermer dans quelque chose de répétitif. Le danger, quand on maîtrise l’improvisation, c’est de refaire toujours les mêmes choses, de savoir ce que le public aime et de limiter inconsciemment sa créativité. Ce qui m’intéresse, et ce qui me semble être le cœur du travail, c’est justement de pousser les curseurs de la curiosité et d’aller vers des choses qu’on ne maîtrise pas totalement. C’est là que réside la prise de risque. Et finalement, ça se termine toujours bien parce qu’on connaît quand même ses propres limites. Je peux me dire, par exemple : “Qu’est-ce que ça donne si je fais une samba à cinq temps uniquement avec la main gauche ?” Ce genre de contraintes m’intéresse parce que ça m’empêche de me répéter.</p>
<p><strong>Là, on parle très concrètement de moyens d’augmenter cette prise de risque, notamment en se donnant des contraintes. Est-ce qu’il y a d’autres choses que vous faites ? Écouter d’autres compositeurs, par exemple ?</strong></p>
<p>Oui, tout à fait. Mais la curiosité est à la fois musicale et extra-musicale. Je peux aussi me forcer à improviser dans un état extrêmement apaisé, par exemple, ou développer des techniques très physiques. Et puis, au-delà de la musique, s’ouvrir à ce qu’il y a autour de nous reste toujours la source de la créativité. Par exemple, je ne maîtrise pas du tout les rythmes indiens, et justement il faut parfois se plonger dans des réalités qu’on ne connaît pas. C’est ça, la culture au fond.</p>
<p><strong>Vous allez jouer dans la salle Davel à Cully, à proximité des vignes et du lac. Est-ce que les lieux influencent votre état d’esprit ?</strong></p>
<p>Oui, énormément. On entretient tous un rapport particulier aux lieux. Quand on arrive pour un concert, on entre dans un espace qui n’est pas notre quotidien, et les lieux produisent des émotions différentes. Cela finit forcément par se ressentir sur scène. C’est ce qui est intéressant : aucun endroit ne se ressemble vraiment, et cela influence aussi l’humeur dans laquelle on joue.</p>
<p><strong>C’est vrai, d’autant que le Lavaux semble particulièrement propice à l’inspiration. J’espère qu’il vous portera chance. J’ai une dernière question : vous êtes très présent sur les réseaux sociaux et vous créez vous-même des contenus autour de votre musique. Est-ce que cela vous est venu naturellement ou est-ce devenu un passage obligé pour les artistes ?</strong></p>
<p>Un peu les deux. Au départ, ce n’était pas naturel pour moi, mais ça l’est devenu avec le temps, même si ce n’est pas mon métier à la base et que j’aimerais parfois en faire un peu moins parce que cela prend énormément de temps. Malgré tout, c’est devenu important. Et puis cela permet de partager ce qu’on aime avec des gens qui ont envie de le recevoir. Finalement, c’est la même relation entre l’artiste et le public, simplement sous une forme dématérialisée.</p>
<p>***</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 20h30<br />Salle Davel, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-jean-baptiste-doulcet-20h-salle-davel-cully-vrai-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Deux maestros et « l’un des plus beaux concertos de tout le répertoire » au Victoria Hall</title>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2026 12:36:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Le concert du vendredi 22 mai 2026 au Victoria Hall sera fait de rendez-vous. Rendez-vous entre les artistes Nikolay Khozyainov [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="274976" class="elementor elementor-274976" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Le concert du vendredi 22 mai 2026 au Victoria Hall sera fait de rendez-vous. Rendez-vous entre les artistes Nikolay Khozyainov et Philippe Cassard, dans une configuration inédite pour ces amis de longue date ; rendez-vous avec deux œuvres précurseures de leur temps, le</strong> <strong>Concerto pour piano n°4 de Beethoven et la Symphonie n°40 de Mozart ; et rendez-vous entre êtres humains aux potentiels différends transcendés par la beauté de la musique, selon les valeurs que porte l’Orchestre Philharmonique de la Paix.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Interlocuteurs : Nikolay Khozyainov et Philippe Cassard<br />Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>L’année dernière, nous avions interviewé le pianiste et chef d’orchestre Nikolay Khozyainov qui vivait sa première saison en tant que fondateur et directeur de l’Orchestre Philharmonique de la Paix à Genève (<a href="https://www.l-agenda.ch/nikolay-khozyainov/" target="_blank" rel="noopener"><u>interview du 1 avril 2025</u></a>). À quelques jours de son prochain concert, nous l’avons retrouvé autour d’un café près de la Gare Cornavin.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p><span style="color: #c22b2b;"><strong>Katia :</strong> Bonjour ! Comment vous êtes-vous rendu à notre interview ce matin ?</span><br /><strong>Nikolay Khozyainov:</strong> À pied. J’aime bien marcher ! Et je n’habite pas loin.</p>
<p><span style="color: #c22b2b;">Est-ce que vous avez écouté de la musique ?</span><br />Non.</p>
<p><span style="color: #c22b2b;">Est-ce que vous aviez la musique en tête ?</span><br />Bien sûr ! J’ai toujours de la musique en tête. Aujourd’hui, puisque vous me demandez, c’était le troisième mouvement de la 8<sup>e</sup> Symphonie de Chostakovitch.</p>								</div>
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									<p>Tout juste rentré d’une tournée en Chine, notre interlocuteur a fort bonne mine, un mouchoir en soie dans sa poche de veston et le rire prompt. Il nous raconte, à notre demande, le programme qui l’a fait voyager de Chengdu à Wuhan devant un public conquis : les <em>Années de pèlerinage </em>et la <em>Rhapsodie espagnole</em> de Liszt et, en deuxième partie, quelques pièces de Tchaïkovski, dont une transcription personnelle de la Symphonie n°5, ainsi que la 7<sup>e</sup> sonate de Prokofiev. Sans oublier les nombreux bis, qui sont presque devenus une marque de fabrique du musicien. « Si le public veut m’écouter, je peux jouer toute la nuit ! » affirme-t-il en riant. « Ça m’arrive à chaque fois, que ce soit en Chine, au Théâtre des Champs-Elysées, au Carnegie Hall ou au Victoria Hall : en coulisses, on me dit « Maestro, on doit fermer le théâtre&#8230; ». Même s’ils sont flexibles, il y a des horaires à respecter&#8230; alors parfois je choisis des bis plus courts, car j’aime bien garder un peu de temps aussi pour discuter avec le public à la fin du concert! »</p>
<p>On devine une réelle ouverture à l’autre chez Nikolay Khozyainov – pourquoi apprendre à parler onze langues si ce n’est pour échanger avec les gens ? Sa carrière de soliste l’a mené jusqu’ici sur les plus grandes scènes internationales, et tout en poursuivant son activité de pianiste, il nous confie son souhait de consacrer désormais une bonne partie de son temps à développer son Orchestre Philharmonique de la Paix. « J’aime contribuer à créer ce monde de beauté avec l’orchestre. Depuis qu’on a parlé l’année passée, il me semble qu’il y a encore plus de guerres&#8230; malheureusement ça reste actuel de rappeler qu’on joue pour la Paix. Qu’on peut vivre ensemble, malgré nos différences. C’est un appel à l’humanité qui j’espère peut inspirer ». L’orchestre ne s’est pour l’instant produit qu’à Genève, mais Nikolay Khozyainov espère s’exporter, et a déjà pu témoigner de l’intérêt par le monde pour la saison prochaine&#8230; !</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Nikolay Khozyainov lors du concert du 14 avril 2026 au Victoria Hall</em></p>								</div>
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									<p>Avant cela, le programme du dernier concert de cette saison, le 22 mai au Victoria Hall, s’annonce réjouissant, avec en invité le pianiste Philippe Cassard, ami de longue date de Nikolay Khozyainov. Le premier avait remporté le Concours de Dublin dans les années 80 et, une trentaine d’années plus tard, en 2012, avait été subjugué en tant que membre du jury par la prestation du second. Lorsque l’on écoute Philippe Cassard parler de Nikolay Khozyainov dans son <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/portraits-de-famille/nikolay-khozyainov-ne-en-1992-5135832" rel="nofollow noopener" target="_blank">Portrait de famille</a> de juin 2024 sur France Musique, on entend au rire dans sa voix que le souvenir est toujours vif : <em>« [&#8230;] comme tous mes collègues, j’avais été fasciné par sa virtuosité aérienne, grisante, électrisante, d’un niveau stratosphérique. Mais Nikolay Khozyainov était aussi un vrai poète du piano, hypersensible, possédant un instinct musical et un goût très sûr, une élégance rare et puis, déjà, une culture du son, de l’écoute intérieure et un amour du chant, du phrasé vocal qui avait transporté jury et public [&#8230;] »</em>. Depuis, chacun suit avec respect, admiration et amitié le parcours de l’autre.</p>
<p>Pour ce concert du 22 mai à venir, les deux hommes ont choisi une configuration dans laquelle ils n’ont encore joué ensemble, soit Philippe Cassard au piano et Nikolay Khozyainov à la direction d’orchestre. La soirée les verra interpréter le Concerto pour piano n°4 de Beethoven et la célébrissime Symphonie n°40 de Mozart.</p>
<p>Au sujet des œuvres, Nikolay Khozyainov nous fait remarquer que même si Mozart, à l’été 1788 durant lequel il composa sa symphonie, était dans une difficulté financière qui l’obligeait à être constamment productif, aucune routine ne s’en ressent : « La 40<sup>e</sup> Symphonie commence sans introduction, directement avec la mélodie. C’était novateur, impensable jusqu’ici, et ça a beaucoup influencé l’histoire de la musique par la suite ». Et de relever le même avant-gardisme dans le Concerto pour piano n°4 de Beethoven, le premier à ouvrir avec le piano seul, avant toute introduction par l’orchestre.</p>
<p>Entendre les deux artistes parler des œuvres est un régal ! Alors, profitant d’avoir Philippe Cassard au téléphone le jour suivant, nous l’avons questionné sur le lien qu’il cultivait avec cette œuvre en particulier. Nous laissons les deux paragraphes ci-dessous à sa voix radiophonique volubile de souvenirs :</p>
<p>« Le 4<sup>e</sup> Concerto de Beethoven est une des œuvres que j’ai le plus écoutée quand j’étais enfant. Mes parents avaient le fameux enregistrement de Wilhelm Kempff dans lequel il avait couplé le 4<sup>e</sup> et le 2<sup>e</sup> concerto, un vinyle Deutsche Grammophon, joué par l’orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Paul van Kempen. Je l’ai écouté, écouté, écouté&#8230; je trouvais la musique de ce concerto absolument sublime. Je n’étais pas en mesure d’en détailler l’interprétation, mais elle a nourri mon enfance. Par la suite, quand j’ai été en âge d’aller à des concerts et de découvrir d’autres versions, mon instinct de musicien – un instinct d’enfant – me disait que rien n’était jamais aussi beau que ce vinyle que j’écoutais. En devenant adulte, je me suis rendu compte que cette version de Wilhelm Kempff était tout simplement l’une des plus belles choses du monde. Pour moi, c’est à emmener sur une île déserte! Si j’ai à citer dix enregistrements qui m’ont marqué, celui-là en fait partie. » Ça c’est pour le disque, dit-il, et on attend qu’il poursuive, happée. « Je suis entré au Conservatoire de Paris à 13 ans, en 1976. J’ai appris ce concerto quelques années plus tard, avec Dominique Merlet – qui est d’ailleurs connu des Genevois, car il a gagné le Concours de Genève en 1957, la même année que Martha Argerich, et a ensuite été professeur au Conservatoire de Genève. Je l’ai joué en concert pour la première fois dans ma ville natale, à Besençon, en 1980 ou 1981; une de mes premières expériences avec orchestre. C’est un concerto qui m’accompagne, en vérité, depuis soixante ans! »</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Philippe Cassard. Photo: Bernard Martinez</em></p>								</div>
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									<p>« Ce que j’aime surtout, c’est ce Beethoven avec le sourire, détendu, heureux, plein de fantaisie. Toute la partition est notée <em>cantabile</em>, chanté, et <em>dolce</em>, doux. Ce n’est pas du tout le Beethoven colérique, hargneux, révolutionnaire, masculin,&#8230; non. Le premier mouvement est comme une grande fantaisie, avec des passages presque improvisés. Les cadences sont absolument sublimes. Le mouvement lent, énigmatique, désespéré, est la lutte du bien et du mal, de David contre Goliath, le piano comme une prière contre l’orchestre impérieux. Peu à peu l’orchestre s’éloigne, devant le chant qui sauve le monde. Le final est plein de charme, d’humour, de gaieté, très brillant. Et ça, ce ne sont pas toujours – presque jamais d’ailleurs – des mots qu’on met souvent sur Beethoven! Pour moi, c’est un des plus beaux concertos de tout le répertoire ».</p>
<p>L’enthousiasme de Philippe Cassard et de Nikolay Khozyainov à l’idée de jouer ensemble, de jouer au Victoria Hall, de jouer ces œuvres, de jouer pour la paix, est palpable et le concert s’annonce un très beau moment&#8230;</p>
<p>On y sera, et vous ?</p>
<p><strong>Orchestre Philharmonique de la Paix, Nikolay Khozyainov et Philippe Cassard<br /></strong>Vendredi 22 mai 2026 à 19h30<br />Victoria Hall, Genève<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://billetterie-culture.geneve.ch/selection/event/date?productId=10229265285415" target="_blank" rel="noopener nofollow">Réservations sur ce lien </a></span></p>								</div>
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		<title>Samuel Gogniat &#8211; de vieil intendant moustachu à étoile montante de la percussion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 21:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors de la 13e édition du Week-End Musical de Pully, qui aura lieu du 30 avril au 3 mai sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="274019" class="elementor elementor-274019" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lors de la 13<sup>e</sup> édition du Week-End Musical de Pully, qui aura lieu du 30 avril au 3 mai sur le thème de la chance, on découvrira le jeune percussionniste lausannois Samuel Gogniat dans quatre configurations différentes. Portrait.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
								</div>
				</div>
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		</div>
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									<p><strong>Week-End Musical de Pully &#8211; La chance se partage</strong></p>
<p>Ayant fréquenté le WEMP déjà quelque fois, on ose affirmer que l’équipe d’organisation du festival, menée par Guillaume Hersperger et Caroline Mercier, n’a pas attendu sa 13<sup>e</sup> édition pour cultiver sa chance. Elle a toujours été là, en partage. La chance d’accueillir chaque année, dans ce cadre intimiste de village, des artistes incroyables, tant de talents dénichés localement que de stars internationales ; la chance de pouvoir, notamment grâce aux sponsors, offrir de la belle musique à prix libre ; la chance de pouvoir compter sur des bénévoles en or – ou disons plutôt&#8230; en améthyste ; la chance de voir un public repartir conquis et revenir l’année suivante. Bon, à ce rythme-là, ce n’est plus de la chance, avouons-le nous, mais un travail acharné de passionné∙e∙s !</p>
<p>Et le public n’est pas le seul à se laisser aisément convaincre de revenir, les grands noms du classique le font aussi ; en effet, on aura cette année le plaisir de réentendre le duo formé par <strong>Jakub Józef Orliński et Michał Biel</strong>, ainsi qu’un récital de clôture donné par le pianiste <strong>Nikolai Lugansky</strong>. Côté local, comme on l’a dit, un nom revient par quatre fois dans la programmation, tant en solo qu’au sein des ensembles, celui de Samuel Gogniat. On a eu envie de vous le présenter dans L’Agenda !</p>								</div>
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									<p>20 ans et déjà une aura qui happe lorsqu’il est aux commandes de ses instruments. Samuel Gogniat a grandi à Lausanne et a toujours su qu’il voulait faire des percussions. « Dans ma tête, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais c’était assez clair ». Avec un sourire, il se rappelle, à 7 ans, être arrivé en retard le jour des portes ouvertes au Conservatoire. « Mais ça n’avait rien changé car ma décision était prise d’avance ! », ses parents l’avaient donc inscrit au cours de percussion. Aujourd’hui en dernière année de Bachelor à l’HEMU il suit toujours des cours avec son premier professeur Romain Kuonen, mais aussi avec Emmanuel Séjourné, Vassilena Serafimova et Arnaud Stachnick. Lauréat de plusieurs premiers prix, dont l’International Percussion Youth Competition en Belgique (2021), l’International Percussion Competition en Autriche (2022) et du Marimba Festiva Competition Allemagne (2025), Samuel Gogniat mène son début de carrière brillamment.</p>
<p>Son répertoire fait la part belle au théâtre musical, style expressif de plus en plus requis par les différents concours. Il faut dire que lorsqu’il évolue aux percussions, le musicien possède une grâce de mouvement indéniable. Comme s’il dansait ? Pas tout à fait, mais une autre discipline intervient en effet dans l’histoire. « J’ai fait du Võ-Việtnam pendant longtemps. J’ai dû arrêter car le quotidien de musicien est très irrégulier, mais je pense que cet art martial a joué un grand rôle pour moi en tant que percussionniste. Taper, me déplacer dans l’espace&#8230; je retrouve les mêmes mouvements quand je fais de la musique ». En parallèle de ses acquis sportifs, le jeune homme évoque une autre expérience l’ayant encouragé à cultiver son aisance scénique. « Avec les Ministrings (<em>ndlr, un ensemble de tout jeunes musicien∙ne∙s fondé au Conservatoire de Lausanne par Tina Strinning), </em>j’avais joué <em>Saltimbocca</em>, une pièce écrite par notre prof où j’étais un vieil intendant avec un balais et une moustache&#8230; Je pense que ça a éveillé ma théâtralité ! Ce que j’aime en concert, c’est ressentir l’énergie du public. C’est hyper gratifiant quand il est attentif, quand il réagit, même, à ce que je joue. En travaillant, je me filme souvent, pour me voir et étudier l’aspect visuel ».</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos: Christian Meuwly &#8211; WEMP</em></p>								</div>
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									<p>On décèle un petit côté médiateur à la Jakub Józef Orliński chez Samuel, qui il confirme admirer la façon dont le musicien rend accessible un sujet qui ne touche pas forcément le grand public – en l’occurrence, la musique baroque en contre-ténor. Un petit côté « geek » à la Alexandre Cellier aussi, quand il nous raconte collectionner, dans son local, en plus des percussions standards, toutes sortes d’autres choses, bricolées ou trouvées à la brocante : « Il y a une infinité d’instruments dans la percussion – certains qui n’existent pas encore et qu’on peut construire, ou des objets qui ne sont pas des instruments en soi mais qui, par le simple fait de taper dessus ou de les mettre en vibration, en deviennent ».<br />Il s’émerveille aussi d’apprivoiser, au fur et à mesure du temps, des instruments d’autres cultures musicales : congas d’Amérique Latine, Djembé mandingue, &#8230; « Il n’y a pas si longtemps, j’ai découvert grâce à mon prof Romain Kuonen le tombak, qui est un tambour iranien. C’est un petit instrument avec des basses incroyables. Il y a déjà des pièces de théâtre musical qui ont été écrites pour ça, même dans le répertoire classique, notamment Aperghis. Je vais l’inclure à mon concert au WEMP, car le son est génial ! ».</p>
<p>Il nous confie encore que les <em>Ground</em> de Purcell seront le fil rouge de ce même concert solo du samedi 2 mai, où il fera dialoguer musique baroque avec la musique d’aujourd’hui, en y intégrant des <em>loops</em> et des sons préenregistrés. « Guillaume [Hersperger] m’a proposé les <em>Grounds,</em> qui ne sont pas beaucoup jouées, même au piano. J’ai trouvé l’idée super », raconte-t-il. En plus de son concert solo, il jouera également les timbales de l’orchestre lors de la soirée d’ouverture « 100 % Chopin », comptera en renfort dans les rangs des Miniswings – les cadets des Ministrings – dimanche en matinée, et passera au micro de Jean-Marc Richard lors de l’émission radio Le Kiosque à Musique, ouverte au public, samedi à 11h.</p>
<p>« Au WEMP, il y a une écoute que j’ai rarement entendue autre part. On sent que le public est à fond, peut-être parce que c’est intimiste&#8230; ». Ayant déjà été tour à tour artiste, staff et public du Week-End Musical de Pully, Samuel Gogniat sait de quoi il parle !</p>								</div>
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									<p><strong>WEMP – Week-End Musical de Pully<br /></strong>Du 30 avril au 3 mai 2026<br />Maison Pulliérane, Église du Prieuré, Café-Théâtre de la Voirie et en extérieur<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.wempully.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.wempully.ch</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Autres dates où aller écouter Samuel Gogniat :</strong></p>
<ul>
<li>Collectif Puzzle – <em>Link</em><br />Mercredi 8 avril à 20h<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://amaretto.online/#agenda" target="_blank" rel="noopener nofollow">Espace Amaretto</a></span>, Lausanne</li>
</ul>								</div>
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		<title>Quand la harpe emprunte au piano Haydn, Mozart et Bach</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 11:51:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Tjasha Gafner – From keys to stringTranscriptions pour harpe seule: Bach, Haydn, MozartGENUIN classics – Octobre 2025www.genuinclassics.com « J’ai grandi [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Tjasha Gafner – From keys to string<br /></strong>Transcriptions pour harpe seule: Bach, Haydn, Mozart<br />GENUIN classics – Octobre 2025<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.genuinclassics.com/_new/cd_1.php?cd=GEN25929" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-wplink-edit="true">www.genuinclassics.com</a></span></p>								</div>
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									<p><em>« J’ai grandi dans une maison d’artiste. En voyant une maman pianiste avec des tas de partitions, Beethoven, Mozart, Bach, Haydn, …  je trouvais trop dommage de ne pas pouvoir les jouer ! ».<br /></em>L’été dernier, la harpiste Tjasha Gafner me racontait comment lui était venue, relativement tôt dans sa carrière, l’envie de composer ses propres arrangements du répertoire classique pour étoffer celui de son instrument, « très beau mais limité ». La Sonate pour piano en la bémol majeur de Haydn est la première œuvre qui l’avait poussée, à 17 ans, à prendre le crayon pour l’adapter à la harpe.</p>								</div>
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									<p>Critique: Katia Meylan<br />Photo: © Lila Barth</p>								</div>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><a href="https://www.l-agenda.ch/tjasha-gafner-dans-les-cordes-de-la-harpiste/" target="_blank">→ L'Agenda a rencontré Tjasha Gafner en juillet 2025. Lire le portrait ←</a></h6>				</div>
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<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, c’est cette Sonate qui ouvre l’album <a href="https://www.genuinclassics.com/_new/cd_1.php?cd=GEN25929" target="_blank" rel="noopener nofollow"><em>From keys to string</em></a>, paru en octobre 2025 chez Genuin Classics et qui, comme son titre l’évoque, est fait de transcriptions de pièces composées à l’origine pour piano. En entendant la Sonate pour la première fois à la harpe – je n’ai pas encore eu l’occasion de l’entendre en concert – je suis accueillie par son allégresse et par l’évidence joyeuse et agile avec laquelle la musicienne l’interprète. Toutes deux semblent me souhaiter la bienvenue dans l’univers construit par l’album. Avant d’écouter les pièces suivantes, je veux revenir tout de suite à Haydn, pour confirmer ce que j’ai ressenti : le mouvement transversal qui me vient à l’esprit n’est pas uniquement dû à la façon dont se joue l’instrument, mais bien au petit passage que l’artiste ouvre et par lequel elle nous incite à se frayer, tantôt incitante, tantôt en douceur.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Les transcriptions de Mozart et de Bach ont également été réalisées par Tjasha Gafner, dans des périodes différentes de sa jeune carrière musicale, émergente mais déjà récompensée par de nombreux prix – notamment le 1<sup>er</sup> Prix du Concours international de musique de l&rsquo;ARD, qui lui a permis de produire cet album. Sans s’arrêter, de toute évidence, sur les difficultés techniques de la transposition, la musicienne répond avec répartie au traits d’humour de Haydn de la même façon qu’elle transmet l’émotion contenue dans la Sonate pour piano en do majeur de Mozart : avec grâce. Quant à la Suite pour luth en do mineur de Bach, elle indique dans le livret du CD avoir trouvé, en se plongeant dans des sources, des indices qui expliqueraient pourquoi la pièce l’avait attirée si spontanément&#8230;</p>

<p class="wp-block-paragraph">La proposition de Tjasha Gafner me laisse un sentiment doux : j’aime le fait que ses cordes empruntent aux touches, pour nous offrir les pièces de Haydn, Mozart et Bach au travers d’une dimension différente, la fois naturelle et nouvelle. Comme des amitiés qu’on cultive depuis longtemps, mais avec qui il nous reste toujours de nouvelles choses à partager.</p>
								</div>
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		<title>Bach et Schubert pour Bresslau et Schweitzer : le concert épistolaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 10:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[#AthénaDuboisPèlerin]]></category>
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					<description><![CDATA[La compagnie ad’Opera fait le pari d’adapter pour la scène la correspondance d’Albert Schweitzer et Hélène Bresslau. Pour juger de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="267860" class="elementor elementor-267860" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La compagnie ad’Opera fait le pari d’adapter pour la scène la correspondance d’Albert Schweitzer et Hélène Bresslau. Pour juger de la réussite de cette audacieuse transposition, rendez-vous à Genève le 12 novembre et à Lausanne les 14 et 16 novembre. </strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Athéna Dubois-Pèlerin</p>

<p class="wp-block-paragraph">Vous n’avez jamais entendu parler d’Albert Schweitzer ? Nous non plus. Le destin de cet Alsacien n’est pourtant pas de ceux qui se laissent facilement oublier : non content d’être médecin, théologien, musicien et philosophe, Schweitzer est surtout connu pour son rôle pionner dans l’activisme humanitaire : son engagement au Gabon, où il passera la majeure partie de son existence, lui vaut en 1952 le Prix Nobel de la paix.</p>
<p>Curieux sujet pour un spectacle musical ? Christian Baur, directeur musical de la production et porteur du projet, en convient volontiers, lui qui a le don de délaisser les sentiers battus pour « toucher à ce que personne n’a encore fait ». C’est à l’occasion d’un colloque à Mülhouse que Christian Baur découvre les lettres de Schweitzer, et avec elles l’homme derrière le mythe, riche de toutes les fêlures de son histoire. Dans la correspondance-fleuve que le théologien entretient avec l’infirmière Hélène Bresslau (qui s’étendra sur plusieurs décennies), on peut lire les questionnements de deux individus tiraillés entre l’amour mutuel qu’ils se portent et la vocation humanitaire d’Albert, à première vue irréconciliable avec une vie conjugale. Au fil des années, pourtant, Hélène s’approprie peu à peu son projet, jusqu’à le suivre au Gabon et devenir son épouse.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>Albert et Hélène (Colmar, 1912) © Maison Albert Schweitzer Musée Günsbach.</em></p>								</div>
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									<p>« Tout au long des dix années d’échanges que nous avons choisi d’adapter, Schweizer apparaît profondément émouvant dans son humanité, relève Christian Baur. Son cheminement fait écho à des questionnements modernes, et à vrai dire intemporels : la valeur de l’engagement, la quête de sens, la notion de sacrifice. »</p>
<p>Tristan Pannatier, en plus d’endosser le rôle de Schweizer, signe également la mise en scène : un défi qui lui a permis d’affûter ses outils dramaturgiques. « Adapter une correspondance permet de jouer sur la multiplicité des points de vue. Ainsi, lorsqu’on cherche à incarner une lettre d’Hélène par exemple, on peut lui donner vie au travers de la voix d’Hélène elle-même, qui la rédige, mais aussi au travers de la voix d’Albert, qui la découvre. Ce jeu d’angles enrichit l’expérience théâtrale. »</p>								</div>
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									<p>Une performance du contrepoint, en définitive, qui appelle comme naturellement une épaisseur musicale. Ambivalente, la partition souligne admirablement la tension entre désir et devoir qui hante le cœur des échanges épistolaires. Interprété à l’accordéon, Schubert prête son romantisme aux épanchements des amants séparé·e·s. Bach de son côté illustre la rigueur du devoir, martelée par un talentueux quatuor vocal. « En organiste doué, Schweizer était un fin connaisseur de Bach. Cette musique résonne profondément avec son parcours d’homme », relève Christian Baur. Ou quand les arts s’allient pour rendre justice à l’histoire.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos: Florian Colombo, 2025</em></p>								</div>
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									<p><strong>Hélène et Albert, en toutes lettres</strong></p>
<p>&#8211; Mercredi 12 novembre 2025 à 20h<br /><a href="https://www.musee-reforme.ch/event/helene-et-albert-en-toutes-lettres/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Musée international de la Réforme</span></a>, Genève</p>
<p>&#8211; Vendredi 14 novembre 2025 à 19h<br /><a href="https://www.abbaye-de-montheron.ch/programme2" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Abbaye de Montheron</span></a>, Cugy-Lausanne</p>
<p>&#8211; Dimanche 16 novembre 2025 à 17h<br />Église Saint-Jean de Cour, Lausanne</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.adopera.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.adopera.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Elizabeth Sombart – Jamais garder ses secrets</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 13:49:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[Par un jour ensoleillé de fin septembre, je chemine depuis la gare de Morges Saint-Jean jusqu’à la Fondation Résonnance. J’entre [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par un jour ensoleillé de fin septembre, je chemine depuis la gare de Morges Saint-Jean jusqu’à la Fondation Résonnance. J’entre dans ce lieu que je ne connais pas comme dans une autre matière ; une odeur d’encens, des tons pastel et quelque chose que je ne saisis pas vraiment. La pianiste Elizabeth Sombart m’accueille, nous nous asseyons à une grande table, entre la cuisine ouverte et le piano.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Je sais qu’en mars 2025, Elizabeth Sombart a sorti un album sur lequel elle a enregistré, avec le Royal Philharmonic Orchestra de Londres, les Concertos de Mozart n° 9 &amp; 12. Il suit l’album des Concertos N°20, 21, 23 et 27, sorti il y a deux ans (<em><a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-104/#lagenda-104/22/" target="_blank" rel="noopener">lire l’article à ce sujet dans L’Agenda</a></em>), et précède un troisième, à paraitre l’année prochaine, qui clôturera l’enregistrement de ses huit concertos préférés.</p>
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									<p>Je sais aussi que <strong>dimanche 9 novembre à 17h, la pianiste sera au Casino de Montbenon à Lausanne pour le Concert de soutien de la Fondation Résonnance</strong>, accompagnée de sept artistes, actuel∙le∙s ou ancien∙ne∙s élèves, désormais professeurs des différentes filiales de la fondation à l’international, qui œuvrent elles aussi à amener la musique aux personnes qui y ont difficilement accès.</p>								</div>
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									<p>Je lui demande d’abord si le fait d’enregistrer ses concertos préférés de Mozart a transformé son lien aux œuvres. Mais j’ai plaisir à aller là où on m’emmène ; l’expérience de vie d’Elizabeth Sombart, son approche de la musique, sa manière de répondre me détourne de mes questions, alors j’accueille ce moment de philosophie imprévue dispensée tantôt avec sérieux, humour, fermeté et gentillesse par une artiste qui n’a « jamais pu garder ses secrets pour elle », selon ses propres mots.</p>
<p><em> « Quand on enregistre un disque, il y a toujours un moment de joie de l’avoir fait, et de tristesse d’avoir figé la musique. On doit faire le deuil de la trahison que ça représente par rapport à notre relation à l’œuvre, qui elle évolue. Je dis toujours que les disques, on devrait les écouter comme des pots de yaourt, avec une date de péremption ! Car la musique est un art spatio-temporel avant toute autre chose. Mais&#8230; souvent je me dis que j’aurais vraiment voulu écouter quelques minutes de Chopin jouant sa musique. Si jamais il y a un au-delà et qu’il est comme je crois, je demanderai à Chopin de me jouer quelque chose ».</em></p>
<p><em>« En tant qu’élèves de Sergiu Celibidache, qui était contre les disques, on était quand même bien contents qu’il ait accepté que ses concerts soient enregistrés. On lui disait, Maître, pour transmettre le savoir, il faut le savoir.<br />Son enseignement consiste à entendre, comprendre et décrire la logique sensible des phénomènes sonores et comment les mettre en relation pour créer l’unité. La pédagogie Résonnance, c’est la phénoménologie de la musique écrite noir sur blanc. 500 pages de pédagogie technique et scientifique</em>.<em> Ma professeur à Vienne, Hilde Langer-Rühl</em>, <em>qui</em> <em>travaillait sur la phénoménologie du geste, disait : « on ne joue pas du piano avec les doigts mais avec le diaphragme. J’ai des élèves – et je parle aussi de moi quand j’étais jeune – qui ne savaient pas qu’on avait un diaphragme, qui ne savaient pas ce que c’était de respirer. Le geste doit être une conséquence d’un souffle intérieur maîtrisé, doit être débarrassé de la peur. Souvent, dans le geste, il y a le signe de ce qui en nous n’est pas fluide, ce qui résiste, ce qui veut encore maitriser. Quand on veut tout maitriser, il y a peu de place pour la musique. C’est technique – et c’est parfois très bien, pourquoi pas – mais ça reste dans la séduction. </em></p>
<p><em>La clé est de comprendre que tout dépend de nous, tout en sachant que ça ne dépend pas de nous.</em> <em>Je pense à cette élève libanaise qui, lorsqu’elle devait jouer un trait en escalier, malgré sa très bonne technique, était face à un blocage total. Jusqu’au moment où elle a compris que pour elle, ça représentait symboliquement le fait que pendant 17 ans de guerre au Liban, elle avait dû descendre les escaliers à toute vitesse pour aller se cacher dans la cave. J’ai beaucoup d’exemples comme celui-là. La musique entre en résonance avec notre vécu. L’apprentissage du piano et ce qu’il nous enseigne sur nous-même – peu importe qu’on devienne un pianiste ou pas – est un immense cadeau. Il permet de rencontrer ses peurs, de les reconnaitre et de les transformer. </em></p>
<p><em>Je me souviens que moi-même, il y a longtemps, j’avais joué à Sergiu Celibidache le Nocturne opus 27 n°2 de Chopin. En haut du premier thème, je faisais un petit effet de pianissimo, je pensais que j’avais un truc, que c’était ma sensibilité propre. Il m’a arrêtée et m’a dit : ‘’Le phrasé de ce thème va jusqu’au point culminant, et revient. Si tu vas contre la tendance musicale naturelle, tu ne fais qu’un commentaire névrotique sur toi-même’’. Au début, je me suis obligée à aller vers ce point culminant, et je comprenais que ça travaillait en moi. La relation des sons avec notre monde affectif est extrêmement directe. Chaque phrasé ‘’juste’’ soigne quelque chose en soi. Je me suis rendue compte qu’au final, la musique est toujours plus belle que soi. »</em></p>
<p><em>« La vie d’une pianiste, en tout cas la mienne, c’est la transmission. Quand j’étais petite, j’avais découvert que le majeur était gai et que le mineur rendait triste. Ça m’avait tellement émerveillée que j’allais dans la rue le dire aux gens ! Plus tard on me disait, ‘Ne dis pas tout à tout le monde, tu donnes tous tes secrets !’ Mais il fallait que je partage. Je n’ai jamais pu garder quelque chose pour moi. De toute façon, pour se prévenir de quoi ? On ne peut pas maitriser ce que les gens projettent sur nous. »</em></p>								</div>
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									<p>Alors que j’allais prendre congé et la laisser retourner à ses élèves, Elizabeth Sombart m’offre une corne de gazelle diaphane achetée à un ami au marché. Comme on offre autre chose, une attention bienveillante d’une petite heure de rencontre, à Morges Saint-Jean.</p>
<p>***</p>
<p>Pour écouter Elizabeth Sombart bientôt :</p>
<p><strong>Concert de soutien de la Fondation Résonnance – Florilège<br /></strong>Dimanche 9 novembre 2025 à 17h<br />Salle Paderewski, Casino de Montbenon, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.resonnance.org/ch/events/concert-annuel-de-soutien" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.resonnance.org/ch/events/concert-annuel-de-soutien</a></span></p>								</div>
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		<title>79e Concours de Genève – Un chemin plus qu’un but</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 09:30:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À quelques semaines de la 79e édition du Concours de Genève, les jeunes altistes et chef∙fe∙s d’orchestre se préparent aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="266240" class="elementor elementor-266240" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quelques semaines de la 79<sup>e</sup> édition du Concours de Genève, les jeunes altistes et chef∙fe∙s d’orchestre se préparent aux différentes épreuves qui les attendent. Récital solo, projet artistique personnel, musique contemporaine, concertos, symphonies : du 31 octobre au 12 novembre, chacun∙e aura l’occasion d’exprimer librement l’étendue de son talent. Mais le Concours est plus qu’un concours.</strong></p>
<p>Texte, propos recueillis et traduction : Katia Meylan</p>
<p><strong>Concours exponentiel</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’aspect purement compétitif du Concours de Genève n’est « que la pointe de l’iceberg », affirmait son président Matteo Inaudi lors de la conférence de presse de l’événement. Le monde a bien changé depuis 1939 et, en 79 éditions, le Concours a changé avec lui, intégrant à son activité de nombreux partenariats et accompagnements dont bénéficient les lauréat∙e∙s. L’encadrement se fait à divers niveaux, de la gestion du planning aux photos de presse en passant par le networking et l’aide à l’élaboration de projets personnels. Les chanteur∙euse∙s et les instrumentistes se font engager auprès de grands orchestres suisses, tout comme les compositeur∙ice∙s se voient passer des commandes d’œuvres. Les éditions successives sont pensées de sorte à se mettre en valeur mutuellement. Un exemple parmi tant d’autres : les candidat∙e∙s au Concours d’Alto cette année joueront la pièce <em>Nouvel Élan </em>de Léo Albisetti, lauréat du Concours de Composition 2024</p>
<p style="text-align: right;"><em> (L’Agenda avait rencontré Léo Albisetti! <a href="https://www.l-agenda.ch/leo-albisetti-concours-de-geneve-2024/" target="_blank" rel="noopener"><span style="text-decoration: underline;">→</span></a><span style="text-decoration: underline;"> <a href="https://www.l-agenda.ch/leo-albisetti-concours-de-geneve-2024/" target="_blank" rel="noopener">lire l&rsquo;article</a></span>)</em></p>
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									<p style="text-align: right;"><em>78e Concours de Genève, 2024, Finale de Composition</em><br /><em>© Anne-Laure Lechat</em></p>								</div>
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									<p><strong>Direction d’orchestre – la saga</strong></p>
<p>Rareté parmi les disciplines, le Concours de Direction d’Orchestre n’avait pas été organisé depuis 1994. Nécessitant une logistique conséquente, notamment une grande disponibilité des orchestres genevois, il sera organisé sur deux saisons, « telle une série Netflix, pour plus de suspense », sourit Didier Schnorhk, secrétaire général du Concours. Les deux premiers tours auront lieu cette année, alors que les demi-finales et la finale auront lieu en 2026.</p>
<p>Parmi les 24 candidat∙e∙s retenu∙e∙s, on reconnait un visage familier : la Polonaise Zofia Kiniorska, <a href="https://www.osr.ch/fr/losr/orchestre/cheffe-assistante" target="_blank" rel="noopener nofollow">cheffe assistante en résidence à l’OSR</a> pour les saisons 2024-25 et 2025-26. Nous l’avons rencontrée au Amaro Café à Genève, quelques semaines avant le début du Concours.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Zofia Kiniorska lors de notre rencontre au Amaro Café</em><br /><em>10 cctobre 2025</em></p>								</div>
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									<p><strong>Les débuts</strong></p>
<p>Un peu nerveuse, Zofia Kiniorska nous dit être surtout excitée à l’approche du Concours, et l’on devine l’expérience derrière son jeune âge. La direction, elle la pratique depuis ses 14 ans, alors qu’elle avait été désignée un peu spontanément pour diriger sa chorale d’église. Au moment de commencer les études universitaires, cette pianiste de formation pensait s’inscrire en direction de chœur, avant d’être happée irrésistiblement par l’orchestre. Depuis l’obtention de son Master en 2021, elle a eu l’opportunité de travailler avec de nombreux ensembles – dont le Sinfonia Varsovia, le Philharmonique de Varsovie, l’Orchestre symphonique national de la radio polonaise ou encore l’OSR – et de se distinguer lors de plusieurs concours internationaux.</p>
<p><strong>Concours, un ressenti ambivalent</strong></p>
<p>Même si elle sait qu’ils sont une étape indispensable pour progresser et se faire connaitre dans le domaine, Zofia confie avoir un ressenti ambivalent vis­-à-vis des concours. « Le plus grand défi est de présenter son travail pendant ces vingt, trente, quarante minutes où l’on est jugé. Dans un coin de la tête, il y a cette légère obsession de devoir absolument tout donner, montrer qui l’on est et tout ce qu’on sait faire de mieux dans ce cours laps de temps. Je veux dire&#8230; je fais toujours de mon mieux ! Mais avec la pression en plus, ce n’est pas forcément facile. Aussi, le temps donné est très court et contrairement à d’habitude où on a plusieurs répétitions avec un orchestre, on peut relire l’œuvre, y repenser, peaufiner quelques détails, là on n’a pas ce temps. À chaque étape, on passe déjà à autre chose. D’un autre côté, c’est un bon exercice, ça demande beaucoup de concentration pour arriver à ce qu’on veut en une courte période de temps. C’est une expérience formatrice ».</p>
<p><strong>Le chemin plus que le but</strong></p>
<p>Lors des différents tours du Concours de Direction (hormis la finale), les candidat∙e∙s seront jugé∙e∙s non pas sur un concert, mais sur des répétitions. Président du jury, Bertrand de Billy affirme que c’est là qu’on témoigne – ou non – de l’aura d’un∙e chef. « Je pense toujours à la rentrée des classes, quand on avait un nouveau professeur ; on savait tout de suite si on l’aimerait ou pas. Peu importe le niveau de l’orchestre, le plus important c’est la communication, le lien, l’empathie, et l’influence que la personne développera sur le groupe ». Zofia voit les choses de la même façon : « Le résultat est important bien sûr, mais le processus est encore plus intéressant ».</p>
<p>Expérimentée, elle a déjà joué en public plusieurs des pièces parmi les pièces au programme des premiers tours. « Je sais à quoi j’ai envie d’arriver avec chacun des extraits, mais je sais aussi qu’il faudra être très flexible. Je ne connais pas les musiciens avec qui je jouerai. Je suis en train de préparer des idées, je crée une image dans ma tête, mais il se pourrait qu’elles ne soient pas compatibles avec l’orchestre. C’est notre job : il faut trouver une balance entre ce qu’on veut faire et les émotions, l’ambiance qui se présentent le jour-même ».</p>
<p>Lorsqu’on lui demande si elle préférerait tirer au sort une pièce qu’elle connait bien ou une pièce qu’elle n’a jamais jouée, la jeune cheffe démontre un brin de superstition : « Ca me rassure que ce soit tiré au sort et que ça ne relève de ma responsabilité, parce que justement, je ne saurais pas dire quel serait le meilleur choix. Là, je ferai au mieux avec ce que le sort me réserve ! » sourit-elle.</p>
<p><strong>Tchaïkovski et Stravinski, des amis retrouvés</strong></p>
<p>Le 31 octobre, Zofia nous confie espérer passer le premier tour, au-delà de l’aspect compétitif : « J’aimerais vraiment pouvoir me présenter au 2<sup>e</sup> tour car je me réjouis beaucoup de jouer les pièces proposées. J’aime Beethoven et Schubert bien sûr, mais je trouve que c’est plus difficile de jouer des pièces du répertoire classique – il existe déjà certaines normes et tellement de belles interprétations. Alors que la <em>Sérénade</em> de Tchaïkovski et les <em>Danses concertantes</em> de Stravinski sont des œuvres magnifiques, et la pièce de Stravinski est rarement jouée. C’est vraiment mon genre de musique. En fait, en Pologne, depuis que la guerre a commencé, la plupart des grandes institutions ne jouent plus du tout de musique Russe. Quand je suis arrivée ici, j’étais tellement contente de les réentendre! »</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Krótki Questionnaire of Proust de Zofia Kiniorska</h4>				</div>
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									<p><strong>Katia : Quel est l’endroit le plus inattendu où tu répètes ?<br />Zofia :</strong> Maintenant, j’ai besoin de calme pour travailler, mais quand j’étudiais à l’université, j’avais tellement de matières différentes que pour optimiser le temps, je révisais n’importe où, même dans le métro. J’étais focalisée, je ne faisais pas attention aux gens autour. Probablement que certains ont dû se demander ce que je faisais&#8230;</p>
<p><strong>Qu’as-tu écouté en venant à notre rendez-vous ?<br /></strong>Rien. Écouter de la musique me demande beaucoup de concentration, alors si j’écoute quelque chose sur mes trajets, ce sont plutôt des podcasts.</p>
<p><strong>Quel mot ou expression ou français trouves-tu musical ?<br /></strong>Oh my god ! Le français est une langue tellement musicale en soi ! Je prends des leçons privées en ce moment. Avec ma prof, on parle beaucoup de la mélodie des phrases, des accents,&#8230; Au début, j’ai eu du mal avec le fait que certaines lettres ne se prononcent pas, mais j’aime beaucoup, je trouve ça très doux.</p>
<p><strong>Quels « vers d’oreille » t’empêchent de dormir ?<br /></strong>Malheureusement, pas mal de mauvaises chansons pop polonaises ! (<em>rire</em>). Une fois que c’est coincé dans la tête, c’est horrible, ça ne sort pas. Mais ça m’arrive aussi avec <em>Eine kleine </em>de Mozart.</p>								</div>
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									<p><strong>79<sup>e</sup> Concours de Genève</strong><br />Alto &amp; Direction d’orchestre *1<br />Du 31 octobre au 12 novembre 2025<br />École de Musique, Conservatoire et Victoria Hall, Genève<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.concoursgeneve.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.concoursgeneve.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Samuel Hirsch, double Konzertmeister au WEMP</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/samuel-hirsch-wemp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 07:30:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En mixologue inventif, le Week-End Musical de Pully – ou WEMP, pas que pour les intimes – signe une édition [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En mixologue inventif, le Week-End Musical de Pully – ou WEMP, pas que pour les intimes – signe une édition 2025 façon cocktail qui, du 8 au 11 mai, mélange les générations, les styles et les énergies, sans oublier d’y verser le zeste folie douce qui le caractérise depuis douze ans d’existence. L’Agenda a rencontré le violoniste Samuel Hirsch, à l’affiche de deux concerts cette année.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan<br />Photo: <a href="https://www.instagram.com/p/DI6PtTSIAqo/?img_index=1" target="_blank" rel="noopener nofollow">Christian Meuwly</a></p>
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									<p>Les apéro-jazz au soleil sur l’Esplanade du Prieuré, les jams impressionnantes, la file d’attente « mythique » qui partait de la Maison Pulliérane et se prolongeait jusque sur la rue, avant le concert de Jakub Józef Orliński. Du WEMP, Samuel Hirsch a quelques souvenirs en commun avec le public. En effet, le WEMP est de ces festivals chaleureux où spectateur∙ice∙s et artistes (les stars comme les jeunes talents) se croisent dans Pully tout au long du week-end, et prolongent volontiers leur soirée pour assister au concert suivant.</p>
<p>Si Samuel Hirsch s’est régulièrement glissé dans le public du WEMP ces dernières années, il participe aujourd’hui à sa cinquième édition en tant que musicien. « Depuis que je suis adolescent, ils m’ont fait jouer dans différentes configurations », nous raconte le Lausannois devant un cappuccino, voix grave et yeux noisette rieurs. « En 2021, j’avais joué une pièce du violoniste de jazz Marc Crofts, créée pour l’occasion. Par la suite, j’ai pu la reprendre dans différents contextes, évoluer avec. C’est génial d’avoir eu cette opportunité ! C’était un de mes premiers concerts solo dans ce type de cadre prestigieux. Je me souviens vraiment avec plaisir de la confiance qu’ils m’ont faite ». L’année suivante, en 2022, il faisait partie des onze instrumentistes de la Hotline Musicale de l’humoriste Blaise Bersinger, dans un spectacle plutôt barré, très « wempien », comme le qualifie Samuel Hirsch en souriant.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Samuel Hirsch. Photo: Katia pour L&rsquo;Agenda</em></p>								</div>
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									<p>Cette année, le violoniste s’est vu proposer un double titre de Konzertmeister. Pour le concert du <a href="https://www.wempully.ch/events/2025-danza/" rel="nofollow noopener" target="_blank">vendredi 9 mai</a>, on lui a confié carte blanche pour former de l’ensemble de cordes qui accompagnera le clarinettiste Amaury Viduvier sur son concept <em>Danza</em>, composé d’airs de différents siècles et pays. « C&rsquo;est un programme festif, où on est à la limite du petit orchestre. J’ai pensé à des musiciennes qui ont une personnalité musicale, beaucoup d’énergie à apporter, et qui ont un même rapport au son, pour pouvoir créer quelque chose d’uni et de chaleureux », explique-t-il. Puis, le <a href="https://www.wempully.ch/events/2025-julien-martineau-samuel-hirsch-et-ensemble-a-cordes-de-lhemu/" rel="nofollow noopener" target="_blank">dimanche 11 mai</a>, il sera à la tête d’un autre ensemble, cette fois-ci composé de musicien∙ne∙s de l’HEMU, qui entoureront le soliste Julien Martineau sur deux concerti pour mandoline, respectivement de Vivaldi et Calace. Des œuvres qu’on ne compte pas parmi les plus connues du répertoire classique&nbsp;: «&nbsp;Je n’avais encore jamais joué avec mandoline et ne connaissais pas Calace, alors même pour moi en tant que musicien professionnel, ce concert est une découverte intéressante&nbsp;! En commençant à travailler, je me suis rendu compte que la mandoline est capable de choses très variées. Le Vivaldi la montre comme un instrument virtuose, et le Calace est très tendre, avec beaucoup d’émotions. Ce sera un très beau programme&nbsp;!&nbsp;», se réjouit le violoniste.</p>
<p>Alors qu’il termine actuellement un 2<sup>e</sup> Master à Berne, Samuel Hirsch développe son activité professionnelle sous différentes formes, notamment au sein du Quatuor Arola, fondé dans le cadre de ses études, mais également en tant que directeur artistique des Concerts de la Thièle, un festival qu’il a lui-même créé en 2023 à Yverdon-les-Bains. «&nbsp;J’adore la musique de chambre, c’est peut-être même ce qui me plait le plus dans la musique. Il existe un répertoire incroyable que l’on n’entend pas assez&#8230; enfin, que je n’entends pas aussi souvent que je voudrais, disons-le comme ça <em>(sourire en coin).</em> Il y a deux démarches pour faire vivre la musique de chambre, que je trouve belles toutes les deux : celle de l’ensemble qui se voit tout au long de l’année, qui crée sur le long terme avec un nom commun – c’est ce qu’on fait avec mon quatuor, et celle de la rencontre ponctuelle, où chacun vient apporter sa personnalité musicale – c’est ce que je mets en place avec le festival&nbsp;».</p>
<p>Ici, ses inspirations sont-elles un peu «&nbsp;wempiennes&nbsp;», lui demande-t-on pour reprendre son expression&nbsp;? Il sourit&nbsp;: «&nbsp;Je ne veux pas faire un copié-collé, ça n’aurait pas de sens&nbsp;! Mais bien-sûr, le WEMP est un modèle inspirant dans son fonctionnement, son aspect convivial, mais aussi sa réussite, en ayant su prendre de l’ampleur dans toutes les directions : l’envergure des invités, le nombre de concerts, de spectateurs&#8230; et dans le fait de gagner en prestige tout en restant en entrée libre.&nbsp;»</p>
<p>***</p>								</div>
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									<p>Tout le programme de la 12<sup>e</sup> édition sur : <a href="https://www.wempully.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.wempully.ch</span></a></p>
<p><strong>Week-End Musical de Pully</strong><br />Du 8 au 11 mai 2025<br />Maison Pulliérane et alentours</p>
<p> </p>
<p>Anciens articles de L’Agenda au sujet du WEMP :</p>
<p><a href="https://www.l-agenda.ch/week-end-musical-de-pully-vocation-de-transmission/" target="_blank" rel="noopener">« Week-End Musical de Pully – Vocation de transmission »<br /><span style="text-decoration: underline;">L’Agenda 96 – Mai/juin 2022</span></a><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-101/#lagenda-101/10/" target="_blank" rel="noopener">« Le Week-End Musical de Pully a 10 ans ! »<br /><span style="text-decoration: underline;">L’Agenda 101 – Mai/juin 2023</span></a></p>
<p><a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-107/#lagenda-107/28/" target="_blank" rel="noopener">« Week-End Musical de Pully – Si belles dualités »<br /><span style="text-decoration: underline;">L’Agenda 107 – Mai/juin 2024</span></a></p>								</div>
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		<title>« J’aime quand la musique dit quelque chose qui n’est pas dans le texte »: Giuseppe Grazioli dirige Don Pasquale à l’Opéra de Lausanne</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/don-pasquale-giuseppe-grazioli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 13:07:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[#classique]]></category>
		<category><![CDATA[#interview]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
		<category><![CDATA[#lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#opéra]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Mercredi 2 avril, 17h25, l’entrée des artistes de l’Opéra de Lausanne s’emplit peu à peu de choristes enjoué∙e∙s et emperruqué∙e∙s, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="256011" class="elementor elementor-256011" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Mercredi 2 avril, 17h25, l’entrée des artistes de l’Opéra de Lausanne s’emplit peu à peu de choristes enjoué∙e∙s et emperruqué∙e∙s, à une heure de la pré-générale de <em>Don Pasquale</em>. « On va répéter les saluts, ce soir » « les costumes sont incroyables! » « dans le premier tableau je suis plutôt devant, tu verras ». On attrape des bribes de conversations autour d’un café ou au téléphone. Giuseppe Grazioli, le directeur musical avec qui nous avons rendez-vous, est là aussi et s&rsquo;avance pour nous serrer la main avec un grand sourire.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p>Giuseppe Grazioli n’avait encore jamais travaillé à l’Opéra de Lausanne : monter <a href="https://www.opera-lausanne.ch/show/don-pasquale/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><strong><em>Don Pasquale</em></strong></a>, l’œuvre la plus populaire de Donizetti, était donc une belle occasion pour l&rsquo;institution d&rsquo;inviter ce spécialiste du répertoire romantique italien ! <strong>Du 6 au 13 avril</strong>, le chef guidera l’Orchestre de Chambre de Lausanne dans une partition mélan-comique, accompagnant les quatre personnages principaux dans la poursuite de leurs intérêts : Don Pasquale l’homme de pouvoir vieillissant, Ernesto le jeune amoureux cupide, Norina la bicéphale, et Malatesta le « docteur » aux commandes des ficelles.</p>
<p>Avec une aisance décontractée, Giuseppe Grazioli nous parle de cette œuvre dont il est si familier et qui, avec beaucoup d’humour, traite du rapport démesuré aux rivaux, de recherche de reconnaissance et d’un patriarcat déclinant s’accrochant à un pouvoir qui lui échappe.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Giuseppe Grazioli. Photo: Marco Borrelli</em></p>								</div>
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									<p><strong>L’Agenda : </strong><strong>Ce n’est pas la première fois de votre carrière que vous dirigez <em>Don Pasquale. </em>Comment voyez-vous cette oeuvre ?</strong></p>
<p><strong>Giuseppe Grazioli :</strong> Il y a plusieurs niveaux à cet opéra. Le premier est comique : l’histoire parle d’un vieil homme qui veut épouser la jeune fiancée de son neveu, et que tout le monde tourne en dérision. Un niveau plus intime et psychologique survient lorsqu’on se demande <em>pourquoi</em> il veut le faire. Est-ce que ce n’est vraiment qu’une question d’héritage, ou Don Pasquale est-il aussi poussé par la peur de vieillir, de mourir ? Dans cette histoire, on ne sait pas vraiment qui est dans le juste, qui sont les méchants. Le public est libre de prendre parti pour qui il veut. Malatesta, qui n’est pas médecin mais qu’on appelle « Dottor » simplement parce qu’il a lu un peu plus que les autres, est dans la lignée des personnages d&rsquo;opéra qui se mêlent de tout, comme Figaro dans <em>Le Barbier de Séville</em>. Son nom, en italien, suggère qu’il n’agit pas forcément dans l’intérêt des autres. Quant à Norina, on la croit d’abord victime, mais la tournure des événements – sans vouloir spoiler – révèle que c’est elle qui a le caractère le plus fort de tous les personnages. Quand je pense aux femmes de Puccini par exemple, qui sont toujours des victimes de l’amour et se retrouvent dans des situations où l’homme à tout le pouvoir, là, chez Donizetti, ce n’est pas le cas du tout : Norina est active et refuse d’être victime de la situation. Cette trame ne coulait pas forcément de source, surtout si on considère l’époque à laquelle l’œuvre a été écrite.</p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo ci-dessous et photo de haut de page:<br />Don Pasquale</em>, © Opéra de Lausanne. Carole Parodi</p>								</div>
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									<p><strong>Comment les spécificités de la mise en scène de <a href="https://vimeo.com/894260352" target="_blank" rel="noopener nofollow">Tim Sheader</a> influencent votre manière d’aborder la direction musicale ?</strong></p>
<p>C’est ma troisième production de Don Pasquale, et les trois étaient complètement différentes les unes des autres, que ce soit dans les costumes, les décors ou l’interprétation du metteur en scène. Celle-ci est vraiment drôle, tous les aspects comiques du texte sont pris en charge. La vitesse qu’il peut y avoir dans la mise en scène, le côté loufoque, ont une influence jusque dans les tempi qu’on prend. Quant au côté plus intime dont je parlais, il est déjà dans la musique de Donizetti. Le chef d’orchestre peut faire beaucoup, on peut transformer un simple accord en quelque chose de surprenant. La question est : jusqu’où aller ? Est-ce qu’on ajoute quelque chose qui peut aider à la situation dramatique, ou on ne touche rien ? La musique a à la fois cette liberté créative, et à la fois, dans les <em>recitativi</em> – les parties parlées qui font avancer l’histoire –, il faut être collé au texte avec chaque accord, souligner les mots, leur donner une couleur, une valeur. C’est ça le plus difficile.</p>
<p><strong>Est-ce que cette œuvre continue à vous surprendre ?</strong></p>
<p>Absolument. Déjà parce qu’on a toujours des chanteurs différents. Chacun amène son vécu sur scène quand il chante, et nous, on doit réagir à ça. C’est la beauté de ce métier d’avoir une communication avec ceux qui sont sur le plateau. La façon dont on reçoit la pièce dépend aussi beaucoup des interprètes, même physiquement ! Si on a un Don Pasquale très vieux, on voit la chose comme s’il était condamné. S’il commence tout juste à lutter contre l’âge, on a envie de le soutenir, de lui donner une chance.</p>
<p><strong>Et là, qu’en est-il ?</strong></p>
<p>Ben ça&#8230; ! Je suis moi-même plus vieux que Don Pasquale dans cette production ! Je revois en lui ce que j’ai pu vivre, donc forcément, j’ai envie de le soutenir. Mais j’essaie d’être objectif. Un peu (<em>sourire</em>).</p>
<p><strong>Y a-t-il un aspect, un moment que vous aimez particulièrement dans cette œuvre ?</strong></p>
<p>J’aime quand la musique dit quelque chose qui n’est pas dans le texte. Il y a des passages dans lesquels un parcours harmonique raconte en deux ou trois mesures les étapes que le personnage est en train de vivre. En cela, des compositeurs aussi éloignés que Donizetti et Wagner ont des points de contacts ! On voit que, déjà à l’époque romantique de Donizetti – on est en 1843 –, la musique n’est pas seulement un accompagnement, elle est au service de la compréhension du texte dans une dimension plus profonde. Quand Don Pasquale se rend compte qu’il est tombé dans un piège et que sa vie n’a pas pris la direction qu’il voulait, Donizetti répète quatre fois la même phrase. Exactement la même phrase. L’orchestre lui aussi, comme Don Pasquale, dit « pour moi c’est fini », mais à chaque fois avec une orchestration différente. La première phrase jouée par les violons est presque romantique, puis elle est répétée avec le piccolo et la clarinette à une distance très lointaine. Ensuite vient le basson, qui est entre le pathétique et le nostalgique. Finalement, il ajoute un crescendo-diminuendo joué par les cordes, comme pour couvrir le thème d’une sorte de brouillard. C’est une invention prodigieuse que fait Donizetti pour exprimer que chaque personnage a différentes facettes.</p>
<p>Par ailleurs, cette partition est très variée : il y a presque un passage de rap, qui fait prononcer des syllabes à une vitesse impossible au chanteur, ou une partie qui fait penser à du reggae : Donizetti enlève les accents là où on les attend pour les déplacer ailleurs. Ça donne une espèce d’électricité à la musique. On peut dire que c’est quelqu’un qui savait comment surprendre son public !</p>
<p>***</p>
<p><strong>Don Pasquale</strong><br />Du 6 au 13 avril 2025<br />Opéra de Lausanne<br /><a href="https://www.opera-lausanne.ch/show/don-pasquale/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.opera-lausanne.ch</span></a></p>								</div>
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		<item>
		<title>OSR, saison 2025-2026 &#8211; L’apport humain</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/osr-saison-2025-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 15:06:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Présentation de saison]]></category>
		<category><![CDATA[#classique]]></category>
		<category><![CDATA[#genève]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#orchestre]]></category>
		<category><![CDATA[#saison]]></category>
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					<description><![CDATA[En dévoilant hier la saison 2025-2026 de l’Orchestre de la Suisse Romande ainsi que les coulisses de sa réflexion, le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="254518" class="elementor elementor-254518" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>En dévoilant hier la saison 2025-2026 de l’Orchestre de la Suisse Romande ainsi que les coulisses de sa réflexion, le directeur général Steve Roger et la déléguée artistique Inès de Saussure nous ont permis de mieux comprendre certains enjeux auxquels fait face l’orchestre, tout en mettant en avant le facteur humain derrière la «&nbsp;machine&nbsp;», et bien-sûr, en faisant rêver avec une trépidante programmation musicale qui panache classique et contemporain, stars et jeunes talents, salles de concert et plage.</strong></p>
<p>Texte de Katia Meylan</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
				</div>
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									<p><em>Les grands, ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent ! </em>Eh bien non, depuis le temps, on sait qu’être grand ne nous empêche pas de faire face à des contraintes et des compromis. Dans la culture, c’est pareil : on peut être une institution installée comme l’Orchestre de la Suisse Romande, et ne pas pouvoir réaliser tous ses désirs artistiques en un claquement de doigts.</p>
<p>Pour cause de déficit budgétaire (qui reste maitrisé, rassure Steve Roger), l’OSR a dû renoncer à une belle idée, celle de centrer la résidence artistique annuelle sur le Victoria Hall en invitant un∙e concepteur∙ice lumière à réinventer l’espace. Personne ne succédera donc, cette année, à la saxophoniste Valentine Michaud, en résidence dans la saison actuelle 2024-2025. Qu’à cela ne tienne, l’orchestre peut être fier d’une saison qui s’annonce magnifique !</p>								</div>
				</div>
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															<img loading="lazy" decoding="async" width="607" height="405" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2025/03/OSR-conference-de-presse-Magali_Dougados.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-254521" alt="OSR conférence de presse Magali_Dougados" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2025/03/OSR-conference-de-presse-Magali_Dougados.jpg 607w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2025/03/OSR-conference-de-presse-Magali_Dougados-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" />															</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Le journaliste Julian Sykes, la présidente du conseil de fondation Charlotte de Senarclens, Inès de Saussure et Steve Roger lors de la conférence de presse du 10 mars 2025.  Photo: Magali Dougados.<br />Photo de haut de page: Niels Ackermann</em></p>								</div>
				</div>
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									<p><strong>Jonathan Nott, l’esprit insufflé</strong></p>
<p>Cette saison, la dernière de Jonathan Nott clôturant un mandat de huit ans, contient toute l’expression de sa patte. Les derniers concerts que le chef dirigera en ses qualités de directeur musical et artistique sont d’ailleurs représentatifs de l’esprit qu’il a insufflé à l’orchestre. Les 3 et 4 septembre, il dirigera notamment <em>Harold en Italie</em> de Berlioz, une œuvre qui fait la part belle à l’alto, et qu’il attribue à Elçim Özdemir, première altiste et membre de l’orchestre depuis 1998, traduisant son souhait de mettre en avant les solistes de l’OSR. Les concerts des 17 et 18 décembre, quant à eux, le verront interpréter un programme de 2h40 mêlant contemporain et classique, avec la pièce pour guitare et groupes instrumentaux dispersés dans l&rsquo;espace <em>Grabstein für Stephan</em> de Kurtág, le <em>Concerto pour violon et orchestre N° 1 en sol mineur </em>de Bruch et le <em>Requiem</em> de Mozart. Il y met également à l’honneur la jeunesse, en invitant un tout jeune talent, la violoniste japonaise Himari, quatorze ans.</p>								</div>
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									<p><strong>Chef∙fe∙s invité∙e∙s</strong></p>
<p>Si l’OSR n’a pas encore élu celui ou celle qui reprendra la direction artistique, les discussions sont en cours et il y a actuellement plusieurs candidat∙e∙s en lice. Un tel choix ne peut pas se presser, note Steve Roger, et en attendant, le fonctionnement de l&rsquo;orchestre permet de voguer sans crainte sous la direction des chef∙fe∙s invité∙e∙s de la saison 2025-2026. Pour désigner un∙e chef∙fe attitré∙e comme pour en convier ponctuellement, l’OSR est en concurrence avec les plus grands orchestres du monde et souvent, les chef∙fe∙s les plus prisé∙e∙s partagent leurs saisons entre New York, Vienne, Chicago ou encore Genève. C’est le cas notamment de Karina Canellakis, qui vient tout juste de diriger le New York Philharmonic, et que l’OSR se targue d’avoir pu inviter pour les concerts des 3 et 4 décembre 2025, malgré son planning chargé.</p>
<p>L’OSR, qui tend de plus en plus vers la parité homme/femme dans ses invitations, accueillera également la chef Mirga Gražinyte-Tyla. Les 20 et 21 mai 2026, elle dirigera notamment <em>Les Quatre Éléments </em>du compositeur suisse Frank Martin, écrit à l&rsquo;occasion du 80<sup>e</sup> anniversaire d&rsquo;Ansermet et créé par l’OSR lui-même, en 1964.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Mirga Grazinyte-Tyla. Photo: Frans Jansen</em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Karina Canellakis. Photo: Mathias Bothor</em></p>								</div>
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									<p><strong>S’amuser</strong></p>
<p>En plus des programmes pour les mélomanes aguerri∙e∙s, l’OSR développe également des propositions plus grand public. La saison à venir verra notamment l’avènement des Doudou-Concerts, des programmes d’une trentaine de minutes destinés aux enfants de six mois à trois ans et à leurs parents, durant lesquels les bébés peuvent déambuler librement autour de deux instrumentistes de l’OSR.</p>
<p>Les <em>Tableaux d&rsquo;une Nouvelle Exposition, </em>les 17 et 18 janvier 2026, seront l’occasion de projeter des créations réalisées par les étudiant∙e∙s du Bachelor Illustration de la HEAD, sur les compositions de Moussorgski, Hans Zimmer et la compositrice suisse Sandrine Rudaz. (L’Agenda avait rencontré Sandrine Rudaz en novembre 2024. <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/les-creatives-osr/" target="_blank" rel="noopener">Voir l’article.</a></span>)</p>
<p>Sans oublier le festival Genève-Plage et son trio de soirées open-air au bord du lac les 21, 22, 23 août, avec un concert classique, un concert jazz avec des arrangements de tubes de Frank Sinatra, et un ciné-concert sur le film <em>Un Américain à Paris</em>, dont la musique est signée Georges Gershwin.</p>
<p>La suite de la saison actuelle ainsi que la saison 2025-2026 sont à retrouver sur :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.osr.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.osr.ch</a></span></p>
<p> </p>								</div>
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		<title>La Danse du Soleil &#8211; Un cadeau différent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 07:25:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus qu’un concert, La Danse du Soleil est un cadeau, échangé entre le Geneva Camerata, son chef d’orchestre David Greilsammer, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="252276" class="elementor elementor-252276" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus qu’un concert, <em>La Danse du Soleil</em> est un cadeau, échangé entre le Geneva Camerata, son chef d’orchestre David Greilsammer, les danseurs et le public. Dans ce spectacle, les instrumentistes jouent par cœur la Symphonie N°40 de Mozart tout en dansant sur scène. </strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p>Depuis sa création en 2017, <em>La Danse du Soleil</em> a contribué à la renommée internationale du Geneva Camerata. S’il est très rare dans le monde symphonique de voir un orchestre au complet, chef compris, jouer sans partitions, l’émotion qui émane du spectacle n’est pas uniquement due à l’originalité de la performance. Les regards, les sourires et les gestes qu’échangent les instrumentistes semblent leur conférer une présence rayonnante.</p>
<p>À l’occasion de la prochaine reprise du spectacle le 21 mars au Victoria Hall à Genève, L’Agenda a posé quelques questions à deux musicien∙ne∙s du Geneva Camerata, le clarinettiste Mathieu Steffanus et à la violoniste Albane Genat.</p>
<p><strong>L’Agenda : Quel instrumentiste projetiez-vous d’être, lorsque vous avez commencé votre carrière?</strong></p>
<p><strong>Albane Genat : </strong>Je ne sais pas si j’avais une image très précise de ce que je voulais être, mais actuellement je peux dire que je suis contente de ce que j’ai réussi à créer. Dans les études, on est amenée à suivre les voies évidentes : passer les concours d’orchestre pour avoir un poste fixe quelque part. C’est ce que j’ai fait, ça a marché, j’ai eu un poste fixe il y a huit ans, et suis partie après quatre ans parce que ce n’était pas la manière dont je préférais faire mon métier. J’ai démissionné pour pouvoir avoir un maximum de projets variés et atypiques.</p>
<p><strong>Mathieu Steffanus :</strong> J’étais quelqu’un d’assez curieux – je pense que c’est le dénominateur commun de tous les musicien·ne·s du Geneva Camerata ! Avant ça, j’avais fait des mathématiques. À partir du moment où j’ai découvert la musique, j’ai eu besoin viscéral d’en faire sous des formes extrêmement différentes : de l’orchestre classique, de la création contemporaine, des spectacles jeune public&#8230; Je ne crois pas avoir eu un rêve précis, mais c’est un peu comme un enfant : tant que je m’amuse, ça me va !</p>
<p><strong>Mathieu Steffanus, vous êtes dans l’orchestre depuis ses débuts, comment êtes-vous arrivé au Geneva Camerata ?</strong></p>
<p><strong>Mathieu Steffanus :</strong> Quand j’étais au Conservatoire à Paris, mon meilleur copain est devenu un très bon ami de David [<em>Greilsammer</em>]. C’est lui qui lui a donné mon nom. Dans le tout premier projet, il n’y avait pas de clarinette, mais j’ai rejoint l’orchestre dès le deuxième, avec mon collègue Benoît [<em>Savin</em>] qui est toujours là lui aussi. On a un peu grandi avec l’orchestre. On n’aurait pas imaginé un jour jouer des symphonies par cœur !</p>
<p><strong>Albane Genat, vous avez rejoint l’orchestre un peu plus tard, par quel biais ?</strong></p>
<p><strong>Albane Genat :</strong> C’est une amie altiste du GECA, Caroline Donin, qui avait donné mon nom. Le premier projet que j’ai fait en tant qu’artiste invitée, en mai 2021, était d’ailleurs aussi un projet chorégraphié, sur la <em>Symphonie du Nouveau Monde</em> de Dvorak avec Marie-Claude Pietragalla. De fil en aiguille, ils m’ont proposé de plus en plus de concerts. À la fin de la saison dernière, David m’a proposé de devenir membre titulaire de l’orchestre. En plus de participer aux concerts, ça consiste, entre autres, à assister aux réunions pour faire évoluer les choses, proposer des idées pour la suite de l’aventure, que ce soit dans l’organisation ou dans l’artistique. Tout le monde a la parole de manière horizontale, ce qui est assez chouette !</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Albane Genat avant de monter sur scène crédit ©Yannick Perrin<br />Photo de haut de page: ©Michael Priest Photography</em></p>								</div>
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									<p><strong>Quelle est la plus grande difficulté dans la préparation d’un concert comme <em>La Danse du Soleil</em> ?</strong></p>
<p><strong>Albane Genat : </strong>Pour moi, ça a été d’arriver dans quelque chose qui existait déjà. Avec la vidéo que j’avais pour travailler, il a fallu que je comprenne où me placer, que je sois là où il faut quand il faut, pour ne pas faire perdre de temps au groupe. Je me rappelle de ma première répétition : Juan <em>[Kruz Díaz de Garaio Esnaola]</em>, le chorégraphe, a commencé par lancer un filage, en disant « on verra ce qui se passe ». J’ai dû le faire de but en blanc, sans avoir répété une seule fois avec eux ! C’était un challenge.</p>
<p><strong>Mathieu Steffanus :</strong> L’étape la plus difficile pour moi est d’être à l’aise avec le par cœur. Ça arrive de le faire dans des concertos, en tant que clarinette solo – mais c’est presque plus facile à apprendre qu’une symphonie, où il y a beaucoup de passages d’accompagnements, parfois un peu tarabiscotés. C’est beaucoup une question d’organisation. Moi je m’y mets environ deux mois à l’avance, et j’essaie de vivre avec la partition. Plutôt que d’y consacrer deux heures d’affilée, j’essaie de faire 3 minutes dix fois par jour, quand je suis dans le métro, quand je me balade.</p>
<p><strong>L’apprentissage par cœur vous challenge donc plus que la danse ?</strong></p>
<p><strong>Mathieu Steffanus :</strong> Le chorégraphe sait qu’on n’est pas des danseurs, je ne vais pas devoir faire des entrechats ! Le travail consiste surtout à savoir se placer, à avoir la bonne attitude sur scène. Tout ça se construit avec une logique de troupe et un temps de répétition plus long, qu’on ne connait pas habituellement en tant que musicien. Au mois de mai, on va faire une création sur la Symphonie N°1 « Titan » de Mahler avec la chorégraphe Marion Motin, et là on a carrément 12 jours de répétitions. C’est énorme ! En général, pour monter un concert symphonique, c’est quatre jours. Là, on a le luxe de pouvoir tâtonner, chercher, potentiellement se planter&#8230; Mais la condition sine qua non, c’est qu’on connaisse la musique par cœur en arrivant.</p>
<p><strong>À votre avis, la mise en scène peut-elle distraire de la musique ?</strong></p>
<p><strong>Albane Genat :</strong> À la fois oui et non. Dans le processus de travail, il y a des choses qui sont perturbantes corporellement et qui nous écartent de la musique dans un premier temps. Puis quand on commence à mieux comprendre ce qu’on est en train d’incarner, je trouve que le mouvement nous rapproche encore plus de la musique. Les deux deviennent intrinsèquement liés.</p>
<p><strong>Mathieu Steffanus :</strong> Quand on est en mouvement, il y a des passages où on est complètement mélangés sur scène, ça arrive que tout à coup on soit à côté d’une contrebasse et d’un cor. Alors bien sûr, c’est plus difficile. Mais le but n’est pas d’arriver à faire une version aussi parfaite que le Philharmonique de Berlin. On cherche autre chose. C’est une question de contexte : imaginons que vous faites une soirée à la maison et qu’un de vos amis pianiste joue Chopin avec un petit coup dans le nez. Il fait quelques fautes, mais l’expérience sera peut-être plus forte qu’en écoutant la même œuvre dans une salle par le meilleur pianiste du monde.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>La Danse du Soleil, ©Iván Martínez</em></p>								</div>
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									<p><strong>Comment vivez-vous un concert comme <em>La Danse du Soleil</em> ?</strong></p>
<p><strong>Mathieu Steffanus :</strong> Le chorégraphe, Juan, a une approche très profonde et extrêmement honnête. Il est comme un enfant affairé à son jeu, qui donne envie de le suivre et nous met à notre tour dans cet état-là. C’est un vrai voyage. Je ne connais personne dans l’orchestre qui se lasse de cette pièce. Le fait de s’exprimer physiquement sur scène est plus immersif que lorsqu’on est assis au pupitre. Une autre chose agréable, c’est qu’on a toujours un très bon accueil du public. À la chaleur des applaudissements, on sent qu’il s’est passé un truc, qu’on a vécu quelque chose de fort.</p>
<p><strong>Albane Genat :</strong> Quand je suis arrivée dans l’aventure, mes collègues m’ont dit « Tu verras, après la première représentation, ça va te faire quelque chose ». Ça l’a fait à tout le monde&#8230; et ça a été mon cas aussi.</p>
<p>***</p>								</div>
				</div>
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									<p><strong>Migros-Pour-cent-culturel-Classics </strong></p>
<p>Il n’est pas surprenant que <em>La Danse du Soleil</em>, dans son essence extraordinaire, ait charmé le Migros-Pour-cent-culturel-Classics. En effet, cette saison 2024-2025, sa programmation a changé d’angle et regarde désormais à <strong>180°</strong>. Elle ne tombe pas sur la tête, mais souhaite renverser la façon dont est transmise et perçue la musique classique. Notamment, par des concerts dansés comme celui du Geneva Camerata en avril 2025, ou encore des concerts de très grande envergure tels que celui du Budapest Festival Orchestra à venir en mai.</p>
<p>Instaurée déjà en 1948 dans le cadre du <a href="https://engagement.migros.ch/fr/organisation/migros-geneve" rel="nofollow noopener" target="_blank">Pour-cent culturel </a>par le fondateur de Migros, cette saison de concerts a su évoluer pour que perdure sa mission. Aujourd’hui, elle invite chaque année six orchestres de renommée internationale à se produire à Genève, Berne, Lucerne et Zürich.</p>
<p>Prendre l’abonnement permet d’assister à six concerts pour un tarif avantageux de 16.50 à 66.50 la place, selon la catégorie. Les jeunes bénéficient d’un tarif réduit, et les plus spontané∙e∙s peuvent même acheter des billets « last minute » à 10 francs.</p>
<p>Étant donné que le nombre d’abonnements vendus est limité&#8230; guettez l’annonce de la saison 2025-2026, qui se fera le 19 mai 2025 <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://engagement.migros.ch/fr/organisation/migros-geneve/programme#classics" target="_blank" rel="noopener nofollow">ici</a></span> !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Infos pratiques :</strong><br />Pour assister aux prochains concerts, les places peuvent se réserver via la <a href="https://www.migroslabilletterie.ch/spectacle?id_spectacle=7181" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">billetterie en ligne</span>, ou</a> auprès de différents points de vente: Migros Change Rive / Migros Change MParc La Praille / Stand Info Balexert. Vous pouvez également réserver par e-mail à <a href="mailto:scmbilletterie@migrosgeneve.ch" target="_blank" rel="noopener"><span style="text-decoration: underline;">scmbilletterie@migrosgeneve.ch</span></a> ou par téléphone au +41 58 568 29 00.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.engagement.migros.ch/fr/organisation/migros-geneve/billetterie" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.engagement.migros.ch/fr/organisation/migros-geneve/billetterie</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>La Danse du Soleil<br /></strong>Geneva Camerata<br />Oeuvres de Mozart, de Lully et de la compositrice suisse Barblina Meierhans</p>
<ul>
<li>Vendredi 21 mars 2025 à 19h30 <br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.migros-kulturprozent-classics.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Victoria Hall</a></span>, Genève</li>
</ul>
<p>Autres dates, hors de la tournée Migros-Pour-cent-culturel-Classics :</p>
<ul>
<li>Mardi 29 avril 2025 à 20h<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.genevacamerata.com/fr/concerts/la-danse-du-soleil-7" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre du Jura</a></span>, Delémont</li>
<li>Mercredi 30 avril 2025 à 20h<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.genevacamerata.com/fr/concerts/la-danse-du-soleil-9" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre du Beausobre</a></span>, Morges</li>
</ul>								</div>
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		<title>Rachel Kolly &#038; Christian Chamorel</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/rachel-kolly-christian-chamorel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 15:22:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[#classique]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#yverdon]]></category>
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					<description><![CDATA[Leur dernier album Brahms Violin Sonatas est sorti en mars dernier chez Indésens Calliope Records, et, cette année, cela fait [&#8230;]]]></description>
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									<p class="font_2 wixui-rich-text__text">Leur dernier album <em>Brahms Violin Sonatas</em> est sorti en mars dernier chez Indésens Calliope Records, et, cette année, cela fait trente ans que la violoniste Rachel Kolly et le pianiste Christian Chamorel ont joué ensemble pour la première fois, à l&rsquo;occasion de leur premier prix au Concours des Jeunesses Musicales, en 1994.</p>
<p class="font_2 wixui-rich-text__text">Ils célèbrent cette belle amitié à Yverdon, sur la Sonate pour violon et piano n ° 2 de Brahms, la Sonate pour piano et violon en la majeur de César Franck (qu’ils ont jouée plus de cent fois!) et la Sonate pour piano et violon n° 2 en mi mineur de Ferruccio Busoni.</p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques:<br /></strong>Dimanche 24 novembre 2024 à 17h<br />Aula Magna du Château, Yverdon-les-Bains<br />Tarif: de 15.- à 40.-<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.theatrebennobesson.ch/programme-24-25/rachel-kolly-christian-chamorel" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.theatrebennobesson.ch</a></span><strong><br /></strong></p>
								</div>
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		<title>Millennium – une expérience en écosystème</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/millennium-nouvelle-saison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 18:07:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Présentation de saison]]></category>
		<category><![CDATA[#capuçon]]></category>
		<category><![CDATA[#classique]]></category>
		<category><![CDATA[#crissier]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
		<category><![CDATA[#saison]]></category>
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					<description><![CDATA[Des reflets d’or chatoyant dans le début de soirée flirtent avec le ciel, rebondissent dans les rétroviseurs, contredisent l’autoroute et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="240159" class="elementor elementor-240159" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des reflets d’or chatoyant dans le début de soirée flirtent avec le ciel, rebondissent dans les rétroviseurs, contredisent l’autoroute et sa morosité. Il suffira, un soir, de dévier son itinéraire de retour chez soi pour entrer au Millennium et l’on y trouvera… de la culture.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p></p>								</div>
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									<p>L’endroit se donne des airs de Las Vegas, avec sa fontaine, son vaste hall d’entrée peuplé d’écrans géants et ses ascenseurs immaculés. L’idée derrière la construction du <a href="https://www.millennium.ch/agenda" target="_blank" rel="noopener nofollow">Millennium à Crissier</a> (VD), ouvert au mois d’août 2022, était avant tout de proposer des espaces de travail, de congrès et de networking aux entreprises. En parallèle à cette fonction commerciale, le centre a son écosystème propre qui comporte un café, une brasserie, une épicerie, un simulateur de golf, une cave à vin, des espaces événementiels mais aussi une librairie ou encore une galerie d’art dont l’accrochage change tous les deux mois.</p>
<p><strong>La destination</strong></p>
<p>Son Auditorium, à la pointe de la technologie, débute cet automne sa première saison culturelle. « Maintenant que les services pour les entreprises sont en place, il était temps d’ajouter la culture à cet agenda », affirme Nicolas Charré, directeur artistique. Les événements s’adresseront aux entreprises comme au grand public. « On souhaite se démarquer du reste de l’offre culturelle de la région, déjà très riche, en proposant l’expérience d’une ‘destination Millennium’, où l’on peut se parquer, faire un tour à la galerie, profiter de la formule dîner-concert à la brasserie tenue par le chef Fabien Foare, 15/20 Gault-Millau, avant d’aller au spectacle. »</p>								</div>
				</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Nicolas-Charre.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Nicolas Charré" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MjQwMTY3LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8xMVwvTmljb2xhcy1DaGFycmUuanBnIn0%3D">
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									<p style="text-align: right;"><em>Nicolas Charré</em></p>								</div>
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									<p><strong>La programmation culturelle</strong></p>
<p>Pour concevoir sa programmation en trois axes – <strong>classique, spectacle et conférence</strong> – Nicolas Charré trouve l’inspiration dans les capacités audiovisuelles immersives de l’Auditorium. « On encourage les artistes à concevoir ou à adapter leur spectacle pour qu’il s’enrichisse au contact de la technologie du Millennium, pour que le public trouve ici un show qui ne sera pas le même qu’ailleurs ». C’est le cas du spectacle <em>Joie sauvage</em> de Nicolas Fraissinet, qui jouera à Crissier la première date de sa tournée, le 21 janvier 2025. Le concert piano-voix repose également sur une immersion vidéo, « rendue possible par un écran de 24 mètres par 4, où seront diffusées des images de forêt et d’animaux », se réjouit le programmateur. Le spectacle <em>Beatles Factory</em>, prévu le 20 mars 2025, rendra quant à lui un hommage musical et narratif au groupe de rock anglais, grâce à la diffusion d’archives. « Et pour les conférences, on suit la même ligne directrice: on se rapproche de disciplines qui ont des images impressionnantes, telles que les sports de montagne, de mer ou encore l’astronomie ».</p>
<p>Dans le business comme dans l’art, rien ne vaut le travail d’équipe. Ainsi, Nicolas Charré a conçu l’axe classique de sa saison en collaboration avec le violoniste Renaud Capuçon. « Avec sa société BeauSoir Production, Renaud met en valeur la nouvelle scène de la musique classique, et la transmission est une valeur dans laquelle se retrouve le Millennium. Tous les concerts que l’on va recevoir l’année prochaine, trios, quartettes, quintettes ou piano solo, sont ses propositions », explique Nicolas Charré.</p>
<p>Renaud Capuçon ouvrira lui-même le tout premier concert de la saison culturelle du Millennium ce 28 novembre 2024, en compagnie du pianiste Guillaume Bellom, dans des œuvres de Mozart, Beethoven et Richard Strauss. Il la clôturera le 27 novembre 2025 avec le pianiste Paul Zientara.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Informations pratiques :<br /></span><strong>Concert inaugural avec Renaud Capuçon et Guillaume Bellom</strong><br />Jeudi 28 novembre 2024 à 20h<br />Millennium, Crissier</p>
<p>Toute la saison à venir sur : <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.millennium.ch/agenda" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-wplink-edit="true">www.millennium.ch</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Montreux Jazz Club Millennium</strong></p>
<p>Le centre de Crissier recèle également un autre lieu de musique, à peine plus âgé que son cadet d’Auditorium&nbsp;: le Club, lancé en janvier 2024 et devenu en septembre dernier le Montreux Jazz Club Millennium. Nicolas Charré en est également le programmateur, cette fois en partenariat avec une équipe du Montreux Jazz Festival.</p>
<p>Avec plus de 25 concerts sur l’année, les deux entités ont à cœur d’offrir un lieu intimiste où venir écouter à la fois des têtes d’affiches comme Manu Katché ou Marcus Miller, mais aussi des artistes émergent·e·s, à l’image de la chanteuse soul Nnavy, révélation suisse du Montreux Jazz Festival.</p>								</div>
				</div>
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																<a href="https://www.mjclub-millennium.ch/fr/accueil" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Montreux-Jazz-Club-Millennium-800x450.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-240169" alt="Montreux Jazz Club Millennium" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Montreux-Jazz-Club-Millennium-800x450.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Montreux-Jazz-Club-Millennium-300x169.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Montreux-Jazz-Club-Millennium-768x432.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Montreux-Jazz-Club-Millennium-1536x864.jpg 1536w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/11/Montreux-Jazz-Club-Millennium.jpg 1920w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />								</a>
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									<p>Si les soirées sont pour la plupart destinées aux<a href="https://www.mjclub-millennium.ch/fr/devenir-membre" target="_blank" rel="noopener nofollow"> membres du club</a> – plutôt sélect, certaines sont gratuites et ouvertes au public. La prochaine : le cover band <strong>What The Funk</strong>, mercredi 27 novembre 2024 à 20h.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.mjclub-millennium.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-wplink-edit="true">www.mjclub-millennium.ch</a></span></p>								</div>
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