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	<title>L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Mateusz Krzyżowski, entre frustrations et moments de grâce</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 08:00:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l’approche de la 29e édition du Festival Chopin Genève, nous avons eu l’occasion d’interviewer le pianiste Mateusz Krzyżowski, qui [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’approche de la 29<sup>e</sup> édition du Festival Chopin Genève, nous avons eu l’occasion d’interviewer le pianiste</strong> <strong>Mateusz Krzyżowski</strong><strong>, qui se produira en récital lors du concert de clôture</strong><strong>. Le jeune homme de 27 ans partage quelques réflexions au sujet de son art, avec sincérité et le petit côté compétitif qui semble le caractériser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Propos recueillis et traduits par Katia Meylan</p>
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									<p><strong>Festival Chopin Genève<br /></strong>Du 4 au 13 octobre 2026<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.societe-chopin.ch/fr/programme/festival-chopin-geneve" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.societe-chopin.ch/fr/programme/festival-chopin-geneve</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>L’Agenda : Quels sont vos souvenirs de la première fois où vous avez entendu Chopin versus la première fois où vous avez joué Chopin&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>Mateusz Krzyżowski : </strong>Quand j’étais petit, je devais avoir six ans, j’ai entendu pour la première fois Rafał Blechacz, le lauréat du Concours Chopin 2005. C’était une expérience incroyable, je suis tombé complètement amoureux de la musique de Chopin. La jouer n’a pas été la même évidence tout de suite&#8230; Je pense que ma première pièce de Chopin, je l’ai apprise à 12 ou 13 ans. Je jouais déjà du piano depuis quelques années pourtant, mais dans l’école où j’étais, Chopin, c’était un compositeur à part. Les professeurs nous disaient&nbsp;: «&nbsp;Tu joueras Chopin quand tu seras prêt ».</p>
<p><strong>En 2021 et 2025, vous avez vous-même participé au Concours Chopin, qui est <em>le</em> concours de référence non seulement en Pologne mais à l’international. Que retenez-vous de ces deux expériences ?</strong></p>
<p>La première fois était un grand moment, une expérience formidable, très stressante, très formatrice. Je suis allé jusqu’en demi-finale. J’ai eu énormément de concerts suite à cette édition&nbsp;! En 2025, j’y suis allé en ayant surtout hâte de partager de la belle musique avec le public. Mais je me suis arrêté à la première étape, ce qui, bien sûr, n’était pas le plan&nbsp;! J’étais un peu déçu car atteindre la finale était un rêve, ou plutôt un but. J’aime les concours – ce qui est une opinion assez rare, je crois&nbsp;; en général, les musiciens trouvent qu’à être évaluée, notée, la musique perd de son essence artistique. Pour être honnête, personnellement, j’aime savoir où j’en suis, tester mes capacités et m’améliorer constamment.&nbsp;Mais c’est une compétition avec moi-même.&nbsp;</p>
<p><strong>Vous enseignez la musique à la Chopin University of Music de Varsovie et fréquentez donc la génération suivante. Quelles réflexions vous faites-vous sur l’enseignement&nbsp;? </strong></p>
<p>Ce que je constate chez la jeune génération, c’est qu’elle est vraiment talentueuse&#8230; mais un peu paresseuse (<em>rire</em>). On a envie de tout résoudre tout de suite. Ce que j’essaie de d’enseigner à mes élèves, c’est entre autre la patience. Dans ma pratique, il y a des choses pour lesquelles j&rsquo;ai de la facilité, d&rsquo;autres pour lesquelles j&rsquo;ai parfois plus de peine, mais je travaille à des « solutions musicales ». Quand j’enseigne ces solutions, je vois les choses d’un œil extérieur, et quand je retourne au piano je réalise que j’ai évolué moi aussi. J’aime beaucoup ce travail de professeur – même si c’est au plus près du clavier que je me sens le mieux.</p>
<p><strong>Qu’écoutez-vous quand d’autres pianistes jouent Chopin ?</strong></p>
<p>La qualité du son. Aujourd’hui, il existe de plus en plus de bons enregistrements, alors la façon donc chacun s’approprie le phrasé, le style, c’est ce qui le rend unique. Il me semble aussi très important de comprendre le compositeur. Qu’est-ce qui l’a fait s’assoir et composer cette partition. Alors oui, bien sûr, parfois, c’est le besoin de gagner sa vie&nbsp;! (<em>rire</em>). Mais parfois, c’est l’expression de quelque chose d’émotionnel, de profondément personnel, et c’est ça que j’essaie de comprendre. En concert, j’apprécie les pianistes qui essaient, qui expérimentent, qui suivent leurs émotions plutôt que ceux qui s’attachent à une interprétation et la vendent comme un produit.</p>
<p><strong>Quelles sont les frustrations et les moments de grâce que vous expérimentez en tant qu’artiste&nbsp;?</strong></p>
<p>J’expérimente les deux lors de chaque concert. J’essaie de partager avec le public toutes les émotions que la musique provoque en moi, et l’adrénaline est tellement forte qu’après, il m’est impossible de dormir, je dois aller courir ou à la salle de sport. Pour être honnête, je suis souvent frustré après un concert parce que je sais de quoi je suis capable et j’aurais envie d’être parfait. Je n’écoute jamais les enregistrements tout de suite car j’ai l’impression d’avoir été mauvais. Lorsque je les écoute une semaine plus tard&#8230; je me rends compte que c’était plutôt bien&nbsp;!</p>
<p><strong>Parmi les pièces du programme que vous avez choisi de jouer au Festival Chopin à Genève, laquelle vous est la plus précieuse&nbsp;? </strong></p>
<p>La Ballade en Sol mineur. C’est ma pièce préférée de tous les temps. J’y découvre toujours quelque chose de nouveau, et elle évolue avec moi&nbsp;; je ne la joue pas du tout de la même manière aujourd’hui que l’année dernière ou qu’il y a deux ans.</p>
<p>Là, ce sera la troisième fois que je jouerai toutes les Ballades de Chopin. J’adore ce format où le pianiste se fait narrateur. Et la musique est à la fois belle, virtuose et intellectuelle.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets pour cette nouvelle saison musicale qui démarre&nbsp;? </strong></p>
<p>Ce sera intense&nbsp;! En septembre je vais jouer dans des petites villes en Pologne, puis je serai à Genève, et en novembre quatre concerts sont prévus au Japon&nbsp;; deux récitals et deux concerts avec l’Orchestre AUKSO de la ville de Tychy. J’aime jouer autant que possible avec orchestre. Le fait de devoir planifier ou respecter un tempo commun ne me contraint absolument pas. Au contraire c’est là que je me sens le plus libre, entouré par les autres musiciens, inspiré par les autres instruments.</p>
<p><strong>Dernière question&nbsp;: q</strong><strong>uel son a été au top de votre playlist Spotify cet été&nbsp;?</strong></p>
<p>Aucune idée, je vais checker (<em>en souriant et en prenant son téléphone).</em>.. Oh&nbsp;: les <em>Impromptus</em> de Schubert&nbsp;!</p>
<p>***<strong></strong></p><strong>
</strong><p><strong></strong>Ainsi, après avoir passé les vacances d’été en compagnie de Schubert, Mateusz Krzyżowski retrouvera Chopin à Genève en octobre&nbsp;prochain&nbsp;!</p>
<p><strong>Mateusz Krzyżowski<br></strong>Concert de clôture<br>Mardi 13 octobre 2026 à 20h<br>Conservatoire de Musique de Genève, Salle Franz Liszt</p>
<p><strong>Festival Chopin Genève</strong><br>Du 4 au 13 octobre 2026<br><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.societe-chopin.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.societe-chopin.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>La rentrée littéraire de Zaza lit &#8211; Épisode 4/13 -Mon coup de foudre pour Simona Brunel-Ferrarelli</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 07:32:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[461 romans francophones et traduits paraissent en librairie dès cette semaine et jusqu’en octobre. Du lancement de la rentrée littéraire [&#8230;]]]></description>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">461 romans francophones et traduits paraissent en librairie dès cette semaine et jusqu’en octobre. Du lancement de la rentrée littéraire jusqu'à la symbolique remise du Prix Goncourt 2026, Zaza lit, alias notre chroniqueuse Isabelle Falconnier, partage ses coups de cœur, conseils et rencontres.</h5>				</div>
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									<p><em>Photo de haut de page: © <a href="https://www.alexandrina.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Alexandrina Birsan </a></em></p>								</div>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Épisode 4/13</h6>				</div>
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									<p><strong>Mon coup de foudre pour Simona Brunel-Ferrarelli</strong></p>								</div>
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									<p><em>Simona Brunel-Ferrarelli</em></p>								</div>
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									<p><em>« La Peine haute », troisième roman de l’écrivaine italo-genevoise Simona Brunel-Ferrarelli, est un chef-d’œuvre, et mon coup de cœur de la rentrée des écrivains romands. Précipitez-vous sur ce drame familial au cœur des Alpes italiennes porté par une plume hypnotique et puissante.</em></p><p>La rentrée des écrivains romands est formidable. Elisa Shua Dusapin montre avec quelle finesse on peut parler du Proche-Orient (<em>Sauf la frontière</em>, Zoé). Anne Pitteloud, journaliste et critique au journal Le Courrier, a figuré dans la première sélection du Prix du Roman Fnac et aurait mérité de rester en lice avec un premier roman épatant (<em>Fille de</em>, Finitudes). Daniel de Roulet livre un roman quasi testamentaire d’éternel engagé qui le raconte autant qu’il ausculte la Suisse des années 1940 à aujourd’hui (<em>Trois garçons</em>, Phébus).</p><p>Mais mon coup de cœur absolu, immense et entier va à l’écrivaine italo-genevoise Simona Brunel-Ferrarelli pour <em>La Peine haute</em> (Hélice Hélas), son troisième roman, qui nous emmène dans un hameau au cœur des Alpes italiennes où se joue, autour d’une femme nommée Mimi, un drame familial d’une puissance rare. Mon cœur a ses fidélités et sa logique : il y a six ans, je faisais partie du jury du stimulant Prix SPG du 1<sup>er</sup> roman romand qui récompensait son premier livre, <em>Les Battantes</em> (Encre Fraîche), une histoire de mère rigide et de rumeurs délétères dans un petit village au nom chantant pourtant, Rocca Patrizia. Son deuxième roman, <em>Chienne-Mère</em> (Slatkine), troublait et séduisait en offrant à une fillette nommée Allegra Felice une chienne qu’elle appelle « Mère » et qui l’aime mieux que sa mère. <em>La Peine haute</em> rassemble les ingrédients de l’univers de Simona Brunel-Ferrarelli, un hameau de montagne des Alpes italiennes, tout près de la frontière suisse, des relations compliquées entre les mères et leurs fils, entre les frères, des chiens fraternels et protecteurs, mais des ingrédients ici sublimés, transcendés, emportés par une écriture incomparable, puissante, hypnotisante, rude et lyrique à la fois, soufflant le chaud et le froid, alternant des phrases creusant longuement leur sillon et leurs contrepoints lapidaires et fulgurants.</p><p>En héroïne inoubliable, Mimi. Mimi que dans les premières pages du roman, à la faveur d’une catastrophe naturelle – une immense inondation qui dévaste le village – l’on retrouve chez elle presque momifiée, morte depuis des mois, seule, oubliée de tous. Mimi, née de l’inceste, humble et forte, parle aux bêtes, aime violemment, hérite d’une maison qu’elle cède en viager à deux frères qui amèneront la joie et le drame dans sa vie, élève les fils de Madame Armande qui n’a pas l’instinct maternel, mais finit seule, abandonnée de tous, de ses fils surtout, parce qu’entre eux elle a semé la zizanie et la haine. Une scène magnifique décrit comment, alors employée au service de la charcutière du village, elle tombe sur une pile de vieux romans détrempés, aux pages collées entre elles – le soir, la nuit, ce qui manque de l’histoire, elle l’invente, développant de merveilleux pouvoirs d’imagination qui lui donne, enfin, un peu de paix.</p><p><em>La Peine haute</em> évoque merveilleusement bien, terriblement bien, ce que peut être une communauté humaine : « Un village, c’est comme une immense famille qui ne se veut pas toujours du bien ». C’est un roman qui a tout compris de l’amour, et du désamour. De l’instinct de survie. Des haines familiales et leur corollaire, les secrets de famille. De la haute solitude, des violences faites aux femmes, partout, de toujours. Des enfants de la honte qui la porte leur vie entière comme une croix. De la sauvagerie humaine et de l’humanité des animaux. Dramatique, grave, ce beau récit ne pèse pourtant pas lorsqu’on a tourné la dernière page ; c’est qu’il nous va droit au cœur, profondément empathique, semblant tout connaître de l’âme humaine, nous rendant plus riche des intuitions poétiques de l’écrivaine.</p><p>Simona Brunel-Ferrarelli est une personne rare, discrète, toute en élégances. Née à Rome, elle arrive encore enfant à Genève, en 1974, suivant son père engagé au CERN. Études de sciences politiques, de lettres, puis l’enseignement, les enfants, les maris. Depuis toujours, depuis que la bibliothèque de son père lui a littéralement sauvé la vie, la lecture, et l’écriture, très vite. Des nouvelles, des poèmes, des romans. Elle a plusieurs vies, toutes aussi intenses les unes que les autres. Elle dit qu’écrire la vie, c’est un peu la corriger, la distraire de la vulgarité, de la banalité. Et que lorsqu’elle a compris cela, c’est un peu comme si elle avait trouvé un ami invisible, et qui dorénavant la protègerait. Ce n’est qu’à la mort de sa mère qu’elle termine <em>Les Battantes</em> et publie, enfin, son premier livre. Simona sera tout ce week-end (4-6 septembre) au festival Le Livre sur les Quais à Morges. À vous de jouer.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>La Peine haute, </em>de Simona Brunel-Ferrarelli. <a href="https://helicehelas.org/catalogue/la-peine-haute/" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-wplink-edit="true">Hélice Hélas</a>, 270 pages.</p>								</div>
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		<title>In Situ, le lyrique dans un autre espace-temps</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 07:26:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[(Re)découvrir l’univers de l’opéra sous un prisme énergique, engagé, politique et inclusif ? À la Biennale In Situ, c’est possible [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>(Re)découvrir l’univers de l’opéra sous un prisme énergique, engagé, politique et inclusif ? À la Biennale In Situ, c’est possible !</strong> <strong>Ce festival fait respirer la musique lyrique à travers les murs d’une ancienne gare marchande lausannoise, l’Espace Amaretto. Réunir des approches différentes dans une programmation unique, c’est le pari que réalise la Biennale In Situ pour sa 2<sup>e</sup> édition. Du théâtre lyrique au récital, en passant par un projet participatif</strong><strong>, des projections documentaires ou encore un cabaret queer, la programmation</strong> <strong>fait cohabiter l’art lyrique avec d’autres formes artistiques.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Jeanne Möschler</p>
<p><strong>In Situ, c’est quoi ?</strong></p>
<p>Cette année, c’est le thème de l’hospitalité qui trace son sillon à travers les différents événements au programme. Après une première édition consacrée à la violence faite aux femmes, c’est une autre vision engagée que défend le festival pour cette nouvelle édition. Dans un contexte où la peur de l’autre est utilisée comme outil politique pour justifier des lois restrictives, les propositions artistiques viennent interroger la notion d’hôte.</p>
<p>« C’est une thématique qui est aussi adaptée à des publics variés, avec des âges très différents. Les publics chez nous se mélangent plutôt bien », estime Marlyse Audergon, attachée de presse du festival. « Créer un événement inclusif passe à la fois par la communication adapté, les tarifs, la langue… On est ouvert à tout un chacun et on fait baisser la moyenne d’âge habituelle du public de l’opéra! »</p>
<p>Comment ouvrir un univers souvent considéré comme pompeux et sérieux ? Pour Joël Terrin, un artiste au programme de plusieurs soirées cette année, la réponse passe notamment par le fait de jouer avec les codes : « Ce qui est chouette, dans le milieu classique, c’est de tordre les règles du jeu pour élargir le cadre. J’avais organisé un premier cabaret classique il y a 8 ans, et il y avait à la fois des jeunes queers plutôt intéressés par le drag et des gens très chics en chemise là pour le lyrique. À la fin, les deux publics ont vraiment apprécié ce qui était nouveau pour eux, que ce soit dans le côté subversif – “un homme habillé en femme !” – ou pour la beauté des mélodies classiques. »</p>
<p><strong>Une musique lyrique ancrée dans son époque</strong></p>
<p>Cette volonté de faire bouger les frontières se retrouve dans l’ensemble de la programmation. À In Situ, on souhaite ainsi garder les codes du classique… mais apporter « de l’air frais dans ce milieu parfois poussiéreux », raconte Joël Terrin en souriant. Le niveau et la qualité des performances restent au rendez-vous. Aussi importantes que la technique, l’émotion et sa transmission au public sont des éléments clés pour les artistes de cette nouvelle édition.</p>
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									<p>Le récital très attendu du contre-ténor Philippe Jaroussky et de Jérôme Ducros au piano explorera les différents visages de la musique italienne.</p>								</div>
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									<p>Dans <em>Iphigénie en Tauride</em>, la mise en scène de Benjamin David vient ancrer les questions de voyage, de migration et d’accueil au sein de l’actualité. Joël Terrin, qui interprète le rôle de Pylade, explique : « Même si on chante des pièces du 18<sup>e</sup> siècle, on est des chanteur·euse·s de 2026 et on ne peut évidemment pas passer outre de ce qu’on vit maintenant. Par la mise en scène et nos attitudes, on peut créer quelque chose de touchant. Pour ma part, j’essaye d’intégrer, par la vulnérabilité et une attention particulière portée au texte, le public à l’œuvre. » Le fait que les artistes ne soient pas séparés du public par une fosse, comme à l’opéra classique, permet de créer une proximité et une intimité entre les deux côtés de la salle. Une manière, là encore, de repenser la relation entre la scène et le public.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Joël Terrin. Photo: Matthieu Croizier</em><br /><em>Photo de haut de page: Canicule/Joel Terrin. Photo: Emal Dubsk</em></p>								</div>
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									<p><strong>Dans la loge, libre et vulnérable </strong></p>
<p>Cette proximité, on pourra également la ressentir lors de l’événement <em>Plumes, Strass, Larmes</em>, organisé par Joël Terrin, avec Romain Louveau au piano. La soirée s’annonce prometteuse : une performance de Granny Bonbon pour accueillir le public en musique, une série de drag-shows par des artistes internationaux, comme La Belladone et La Grande Frousse, ainsi que les DJ Pierry Prairie et Sabrina Oberlin, qui feront danser le public jusqu’à tard dans la nuit. La soirée sera également l’occasion de découvrir le cabaret de Canicule, le personnage drag de Joël Terrin, déjà présenté à Paris quelques mois auparavant.</p>
<p>Son concept s’inscrit dans la ligne directrice d’In Situ : basé sur une programmation de cabaret dit classique, son spectacle rassemble des œuvres de grands compositeurs tels que Britten ou Poulenc, qui ont également écrit pour des formes plus populaires. « Plusieurs d’entre eux étaient d’ailleurs “queer” ! »</p>
<p>Le cabaret prend place dans ce moment intime où l’artiste drag se rend dans sa loge : « Les coulisses, c’est un lieu de fantasme pour le public, car c’est inaccessible et caché. Dans les performances drag, on voit souvent comment on fait pour rentrer dans un personnage, mais rarement comment on sort du personnage pour revenir à la vie civile. En personnage drag, on se sent puissant. Devant le miroir, démaquillé·e, on est beaucoup plus vulnérable », témoigne Joël. Le spectacle proposé n’est pas seulement divertissant, il fait réfléchir sans confronter, en essayant de transmettre un vrai message. « Dans le drag, on utilise les frustrations et les violences subies au quotidien pour les transformer en une expérience libératrice sur scène. Au cœur d’un personnage, il y a toujours une histoire percutante avec des larmes. »</p>
<p>Ainsi, au sein d’un cadre classique, l’artiste trouve une forme de liberté qui vient toucher et rendre le message plus accessible au public. Une approche qui rejoint finalement celle de la Biennale In Situ : faire sortir l’art de ses cadres habituels, tout en gardant son exigence artistique.</p>
<p>***</p>
<p><strong>Biennale In Situ <br /></strong>Du 10 au 19 septembre 2026<strong><br /></strong>Espace Amaretto,  Lausanne</p>
<p>Programme complet et billetterie en ligne</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.biennaleinsitu.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.biennaleinsitu.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>La rentrée littéraire de Zaza lit &#8211; Épisode 3/13 &#8211; Amélie Nothomb : « Au nom de quoi l’amour serait-il un dû ?»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 12:51:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[461 romans francophones et traduits paraissent en librairie dès cette semaine et jusqu’en octobre. Du lancement de la rentrée littéraire [&#8230;]]]></description>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">461 romans francophones et traduits paraissent en librairie dès cette semaine et jusqu’en octobre. Du lancement de la rentrée littéraire jusqu'à la symbolique remise du Prix Goncourt 2026, Zaza lit, alias notre chroniqueuse Isabelle Falconnier, partage ses coups de cœur, conseils et rencontres.</h5>				</div>
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									<p><em>Photo de haut de page: © <a href="https://www.alexandrina.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Alexandrina Birsan </a></em></p>								</div>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Épisode 3/13</h6>				</div>
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									<p><strong>Amélie Nothomb : « Au nom de quoi l’amour serait-il un dû ?»</strong></p>								</div>
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									<p><em>Diabolique, féroce, drôle, grinçant, déchirant et déroutant: « L’adolescence du perroquet », 35<sup>e</sup> et nouveau roman d’Amélie Nothomb, raconte un face à face entre Alban, chroniqueur radio parisien et Jo, le perroquet Gris du Gabon, qu’il adopte pour le meilleur et, surtout, pour le pire. Zaza a parlé oiseaux, animaux de compagnie, amour du Musée du Louvre et amour tout court avec Amélie Nothomb.</em></p><p><strong>Isabelle Falconnier : Pourquoi avoir choisi un perroquet comme animal de compagnie d’Alban, et non, plus banalement, un chat ou un chien ?</strong></p><p><strong>Amélie Nothomb :</strong> Les perroquets sont des animaux très ambigus du fait qu’ils ont le pouvoir de la parole. Le Gris du Gabon est même l’animal le plus bavard de tous les animaux au monde ! Il est communément admis qu’ils ne comprennent pas les mots et les phrases qu’ils répètent après les avoir entendus. Je suis persuadée du contraire. D’où toute l’ambiguïté et l’intérêt, à mes yeux, de cet incroyable animal. Mon roman est ainsi une histoire d’extrême ambivalence, d’amour et d’intelligence tout à la fois.</p><p><strong>Est-ce une manière de poursuivre la réflexion entamée dans <em>Psychopompe</em>, qui évoquait le monde des oiseaux avec fascination et admiration ?</strong></p><p>Les oiseaux ont deux manières de nous fasciner : par leur vol – c’était le sujet de <em>Psychopompe</em> – et par le chant. <em>L’adolescence du perroquet</em> examine cette autre manière que les oiseaux ont de nous fasciner, de nous séduire. De tous les oiseaux, le perroquet est le seul à posséder trois possibilités de s’exprimer, trois domaines de la phonation : le chant, le langage, le cri. L’être humain n’en a que deux, dans le meilleur des cas. Nous possédons la capacité du langage, le chant parfois – moi pas ! – mais le cri, non. Notre cri n’a aucune puissance comparée à celle du perroquet. Nous pouvons hurler de toutes nos forces, sans obtenir le vingtième de ce qu’un lion obtient en rugissant ou un perroquet en criant. Son cri est une déclaration de guerre à effet immédiat. Il peut clairement vous mettre à la porte de chez vous, vous faire fuir immédiatement, tant c’est insupportable ! C’est une arme redoutable.</p><p><strong>La relation entre Alban et son perroquet Jo tourne effectivement au cauchemar. Alban ne reçoit en retour de ses soins et de son amour que coups de bec, violence, manifestations de jalousie, et son appartement se transforme en enfer. Or, le titre de votre roman se concentre sur le mot « adolescence ». Avez-vous ainsi voulu raconter sous forme de métaphore les difficultés des relations entre parents et adolescents ?</strong></p><p>En partie, mais pas seulement. Qui n’a pas vécu de désamour ? Mon roman raconte l’histoire de quelqu’un qui cesse d’être aimé par celui ou celle qu’il aime, par son amour, son chéri, le centre de toute son attention et affection. C’est violent, très violent. Le perroquet martyrise Alban, le réduit en esclavage, le coupe de toutes ses relations sociales. Leur relation est absolument toxique et destructrice. De telles histoires existent !</p><p><strong>Alban entre en contact, dans le cadre de la chronique qu’il tient à la radio, avec une mère d’adolescent qui fait écho à sa propre histoire. Le témoignage de cette maman violentée par son fils adolescent a-t-elle été une source d’inspiration pour raconter votre histoire?</strong></p><p>Mon roman a eu de multiples points de départ, c’est une conjonction de nombreux éléments plus ou moins proches. J’ai vu ce perroquet à l’œuvre, littéralement. J’ai aussi eu divers contacts avec des mamans qui vivent régulièrement des scènes d’une telle violence avec leur enfant. Par ailleurs, il m’est arrivée de cesser d’être aimée.</p><p><strong>Vers la fin du livre, le perroquet d’Alban lui offre un moment de trêve sous la forme d’un chant sublime. La preuve que rien n’est jamais perdu ?</strong></p><p>Lorsque mon roman se termine, l’adolescence du perroquet, qui dure théoriquement quinze ans sur les quatre-vingt-ans de son espérance de vie, n’est pas terminée. Alban aime ce perroquet d’un amour inconditionnel. Il se sent son père et sa mère en même temps, il l’aime de cet amour inconditionnel et particulier qu’ont les parents pour leur enfant. Voilà qu’arrive l’adolescence, et l’adolescent, ici perroquet, cesse de l’aimer. Ce chant est une parenthèse enchantée, comme lorsqu’un adolescent redevient l’espace d’un instant un petit enfant apeuré qui cherche refuge et réassurance auprès de son parent. Son chant dit toute l’ambiguïté de sa relation à l’adulte. Il dit « je te déteste » et « je t’aime » à la fois. Il reste toujours de l’espoir. Alban a l’impression de vivre l’enfer, mais tant que lui et le perroquet seront vivants, tout peut évoluer. Il faudra une patience extraordinaire à Alban, car l’adolescence d’un perroquet et très longue, mais il peut espérer que son perroquet cesse de le martyriser, se lasse.</p><p><strong>Votre roman aborde aussi la relation entre un homme ou une femme et son animal de compagnie, que ce soit un chien, un chat, ou un perroquet. Une relation qui prend de plus en plus d’importance. On parle aujourd’hui de phénomène de « pet-parentalité », très marqué chez la jeune génération. Un sondage récent indique que 69% des Français considèrent leur animal comme un membre de la famille et 36% d&rsquo;entre eux verbalisent le fait de le considérer comme un enfant. Qu’en pensez-vous ?</strong></p><p>Je connais tant de personnes qui vivent une telle relation ! C’est magnifique et passionnant. Peu importe que le narrateur vive cette relation avec un perroquet ou un chien. Ce qui compte, c’est la nature du sentiment qui, lui, est vrai et sincère. Contrairement à ce que l’on entend parfois, il ne s’agit pas d’une relation de remplacement, pour pallier un manque affectif, ou faute de mieux. L’animal est choisi de manière préférentielle, décidée. Regardez Léautaud qui s’isole avec son chat… C’est son choix. C’est aussi une erreur commune de penser que, dans le couple formé par un humain et un animal, l’humain serait le maître, et l’animal l’obéissant, le soumis, la propriété. C’est la plupart du temps l’inverse. Le perroquet de mon roman sait qu’il doit sa survie à Alban, mais il lui en veut, ce qui est toujours le cas quand on doit trop à un autre être.</p><p><strong>Le Musée du Louvre joue un grand rôle dans votre roman. Alban s’y sent à la maison, considère d’ailleurs le Louvre comme son véritable chez lui, et trouve dans la contemplation des œuvres, surtout les peintures, une véritable consolation. C’est votre cas ?</strong></p><p>Absolument ! Mais je parlerais plus de sublimation que de consolation. Alban va y contempler des œuvres qui ne sont pas gentilles, ni jolies, mais terribles ! La plupart des tableaux du Louvre sont d’une grande violence. Nous voyons au Louvre tout ce dont nous souffrons, la mort, la guerre, les viols, les passions humaines les plus destructrices. Nous plonger dans ces œuvres d’art nous donne la force pour les affronter. Ce que je raconte sur le Louvre est du vécu. Après la pandémie de Covid-19, le Louvre, comme la plupart des grands musées, ont conservé des conditions d’accès compliquées. Il faut désormais prendre son billet en ligne, s’inscrire à un créneau horaire, parfois attendre des heures sans pouvoir entrer. Ce qui interdit toute spontanéité… J’ai la chance de m’être vue offrir comme Alban, suite à une chronique sur France Inter, une carte des Amis du Musée qui me permet d’entrer sans réservation. C’est un bonheur total. Sans cela, je n’y irais plus alors que ce lieu m’est essentiel ! J’ai développé une addiction au Louvre ! Quand je vais bien, j’y vais. Quand je vais mal, j’y vais !</p><p><strong>Quels sont vos tableaux préférés au Louvre ?</strong></p><p>Tout comme Alban, j’admire beaucoup <em>La</em> <em>Victoire de Samothrace</em>. Mais c’est devant deux tableaux en particulier que je me recueille surtout: le premier est un énigmatique portrait de femme appelé <em>La Belle Ferronnière</em> de Leonard de Vinci, qui tire son nom de la fine chaîne qui ceint sa tête, tableau qui a longtemps été bien plus connu et admiré que <em>La Joconde</em>. Le second est <em>La Mort de Sardanapale</em> d&rsquo;Eugène Delacroix, inspiré par le roi légendaire d’Assyrie qui, pour ne pas tomber aux mains de ses ennemis, fait édifier un immense bûcher dans son palais, y amasse tout son or, s’y fait enfermer avec ses concubines et demande à ses esclaves de les égorger puis de mettre le feu. Ce tableau est magnifique et fascinant de chaos, d’érotisme, de cruauté.</p><p><strong>Le 4<sup>e</sup> de couverture de votre roman reprend une des réflexions d’Alban, « L’amour n’est pas un dû ». Est-ce la morale que vous donnez à votre roman ? Ce qu’il faut en retenir ?</strong></p><p>C’est une morale et un constat. Je suis toujours surprise quand je vois des gens s’indigner de ne pas être aimée. Au nom de quoi l’amour serait-il un dû ? Ne pas s’aimer est très fréquent. Je vois autour des moi des enfants qui n’aiment pas leur père, ou leur mère, des frères et sœurs qui ne s’aiment pas. C’est un tabou. On ne le dit pas. Mais je ne vois pas en quoi cela aide de ne pas le dire. Est-ce un devoir d’aimer ses proches ? Du respect, de la franchise, oui, mais éprouver de l’amour par devoir est impossible.</p><p><strong>Vous avez publié ces dernières années plusieurs textes à tendance autobiographiques, évoquant votre père, votre mère ou votre propre enfance. Ce texte est-il une manière de rompre avec ce cycle ?</strong></p><p>J’observe dans ma créativité romanesque un mouvement de balancier depuis quelques années. J’oscille entre gravité et légèreté. Ce roman fait partie de ma veine que je qualifie de légère. Je suis bien consciente qu’il s’agit d’une forme spéciale de légèreté, très personnelle…</p><p><strong>Lors de la tournée de rencontres en festivals et librairies cet automne (Paris, Nancy, Strasbourg, etc), vous allez beaucoup discuter animaux de compagnie avec votre public. C’est un sujet souvent polarisant, qui inspire parfois une grande condescendance à une partie du public culturel… Vous en réjouissez-vous malgré tout ?</strong></p><p>Mais c’est très intéressant comme thème, que celui de notre lien aux animaux dits de compagnie ! Oui, je me réjouis d’en parler ! Je constate bien ce regard parfois supérieur d’une partie de la population sur l’autre, celle qui avoue un immense amour pour son animal de compagnie. Or, il n’y a vraiment aucune raison de l’être. On peut aimer un animal autant qu’un être humain. La relation entre les hommes, les femmes et l’animal qui partage leur vie est au contraire un sujet passionnant et complexe !</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>L’adolescence du perroquet</em>, de Amélie Nothomb. <a href="https://www.albin-michel.fr/ladolescence-du-perroquet-9782226513045" target="_blank" rel="noopener nofollow">Albin Michel</a>, 160 p.</p>								</div>
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		<title>Cabaret &#8211; Célébrer et être ces artistes qui résistent quand tout s’effondre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 12:36:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comédie Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[#comédiemusicale]]></category>
		<category><![CDATA[#féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsque les règles du monde dans lequel on évolue ne correspondent pas tout à fait à ce à quoi l’on [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="279210" class="elementor elementor-279210" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Lorsque les règles du monde dans lequel on évolue ne correspondent pas tout à fait à ce à quoi l’on aspire, une possibilité est de se créer ses propres occasions. C’est ce qu’a fait la comédienne-chanteuse Camila Piccinini en fondant Tabou Théâtre. Du 11 au 13 septembre au Théâtre de Marens à Nyon, la compagnie monte sa première pièce, une version retravaillée de la comédie musicale culte <em>Cabaret.</em></strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>								</div>
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									<p><strong>Une Nuit à Berlin</strong><br />Les 11, 12 et 13 septembre 2026<br />Théâtre de Marens, Nyon<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://infomaniak.events/fr-ch/theatre/une-nuit-a-berlin-cabaret-la-comedie-musicale-en-concert/6c8a731d-1e64-43e5-809c-414e852b4867/events/394236" target="_blank" rel="noopener nofollow">billets</a></span></p>								</div>
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<p><em>Cabaret</em>, c’est l’histoire de Sally Bowles, Cliff, Fraulein Schneider, Herr Schultz et du mystérieux Emcee qui, tous autant qu’ils sont, tentent de vivre, d’aimer et de poursuivre leurs rêves alors que l’ombre du nazisme s’étend sur l’Allemagne des années 1930.</p>
<p>Pour mener la petite équipe qui racontera cette histoire (9 comédien∙ne∙s au plateau, qui seront rejoints par le Swiss Broadway Orchestra pour la musique live) Camila Piccinini – également interprète du rôle de Sally Bowles – s’est entourée d’Ellie van Gele à la création chorégraphique et de Lorraine Malherbe à la dramaturgie, mêlant leurs diverses expériences professionnelles dans un processus de création collaboratif et riche. Pour les trois jeunes femmes qui travaillent ensemble pour la première fois, le plaisir est à l’exploration, non seulement des possibilités qu’offre le texte mais aussi le jeu physique et la corporalité. Camila souligne: « J’adore travailler avec des femmes! Et surtout, je me sens soutenue. Il faudrait que ça devienne la norme, et non quelque chose de rare! ».</p>
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									<p><em>L&rsquo;Agenda avait rencontré Camila Piccinini il y a deux ans!</em><br /><em>→<span style="text-decoration: underline;"> <a href="https://www.l-agenda.ch/camila-piccinini-portrait/" target="_blank" rel="noopener">lire l&rsquo;article</a></span> ←</em></p>								</div>
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									<p><strong>Un regard féminin</strong></p>
<p>En tant que compagnie émergente avec un budget limité, Tabou Théâtre relève le défi d’adapter une comédie musicale de 2h30 impliquant des dizaines de postes artistiques à une version d’1h30 où chacun∙e multiplie les rôles. Les trois artistes à la tête du projet ont saisi cette occasion pour s’interroger sur ce qu’elles souhaitaient raconter aujourd’hui à travers cette version plus concise, et sur le cap dramaturgique à tenir au sein de leur trio féministe. « En nous penchant sur la version française du texte, on a relevé un fort regard masculin, qu’on aimerait faire basculer », racontent-elles. « L’image qu’on a souvent de Sally Bowles », donne Camila en exemple, « c’est celle d&rsquo;une séductrice qui va d’homme en homme, qui use de son charme pour faire son chemin. En réalité elle est plus que ça : elle est co-propriétaire du Kit Kat Klub, elle a une présence forte. Oui elle a des relations avec plein d’hommes mais elle choisit où elle va et prend le contrôle sur sa vie – en tout cas, elle essaie. Pour moi qui l’interprète, je pourrais facilement jouer la coquette&#8230; Mais c’est intéressant d’explorer autre chose ! ». Et Lorraine d’ajouter : « On a travaillé le parcours des femmes, et plus généralement de tous les personnages de la pièce, en gardant le trajet de chacun du début à la fin. On s’est aussi beaucoup intéressées à la question d’intimité, de quoi sont faits les liens entre les personnages ». Ainsi, sans réinventer la pièce, les artistes en approfondissent certaines facettes choisies.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Lorraine Malherbe, Camila Piccinini et Ellie van Gele</em></p>								</div>
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									<p><strong>Des numéros flamboyants, une époque sombre</strong></p>
<p>Le choix s’opère également dans les numéros de cabaret diégétiques, chantés et dansés. Des chansons interprétées par les personnages du Kit Kat Klub telles que <em>Mein Herr</em> (qu’on voit souvent dansée sur des chaises) ou <em>Don’t tell Mama </em>(qui convoque l’imaginaire de la femme-enfant sexualisée), Ellie van Gele a gardé le caractère sensuel mais, là aussi, sous l’angle féministe. « La femme prend de la place, non pas pour plaire, mais pour explorer sa féminité totale, puissante et passionnante. Chaque Kit Kat Girl et Boy est un personnage unique ».  Quant à la chanson <em>Two Ladies, </em>dans laquelle un homme se vante avec humour de son ménage à trois, Ellie avoue que c’est celle qui lui a donné le plus de fil à retordre. « Je suis partie sur beaucoup de pistes, dont politiques&#8230; et au final, ça s’est simplement transformé en célébration de la <em>queerness</em>! On y voit les dynamiques d’un polyamour, avec parfois deux personnes qui peuvent être sur la même longueur d’ondes et pas la troisième, un peu de compétition, de la joie, de la liberté – et on a gardé l’humour. Ça a tout son sens dans un spectacle dont le sujet est aussi lourd ».</p>
<p>La tension entre l’univers festif du cabaret et le monde extérieur, entre la prise de conscience impuissante des un∙e∙s et le déni des autres, entre la peur et l’espoir, est grandissante. Dans la musique de John Kander, la gaîté effrénée se bat avec les dissonances traînantes. Les voix sont souvent à l’unisson, comme refusant la complexité de la toile de fond sur laquelle elles évoluent.</p>
<p>La trame de la pièce glisse peu à peu vers le drame alors que le nazisme prend de l’ampleur et réduit les libertés des personnages jusqu’à les détruire. « Et ce sont des histoires qui se répètent encore et encore&#8230; » déplore Camila. « Dans notre <em>Cabaret, </em>avant que tout soit détruit, on veut chanter, s’amuser, célébrer la femme, célébrer et être ces artistes qui résistent! ».</p>
<p><strong>Une Nuit à Berlin</strong><br />Les 11, 12 et 13 septembre 2026<br />Théâtre de Marens, Nyon<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.taboutheatre.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.taboutheatre.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Jenny Lorant, un premier one-woman-show musical qui convoque Verdi, Céline Dion et les Spice Girls</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 07:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
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					<description><![CDATA[Sur scène, Jenny Lorant est cette femme magnifique qui a tout pour elle : la présence, l’humour, un goût vestimentaire des [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Sur scène, Jenny Lorant est cette femme magnifique qui a tout pour elle : la présence, l’humour, un goût vestimentaire des plus sûrs et – pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore – une voix ahurissante. Dans la vie, elle est aussi cette fille normale qui a mal au ventre quand elle mange du gluten, qui a conquis/pris en otage son premier public à dix ans lors des repas de famille et qui, parfois, doute d’elle-même. Une recette humaine et détonnante, qu’elle partage avec sincérité dans son premier one-woman-show musical, <em>Voix sur mon chemin</em>.</strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>								</div>
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									<p><strong>Date à venir:</strong><br />Du 24 au 26 septembre 2026 à 20h<br /><a href="https://theatregrenette.ch/evenements/jenny-lorant-voix-sur-mon-chemin-2/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre Grenette</a>, Vevey</p>								</div>
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									<p>La petite Jenny devenue grande s&rsquo;adresse au public en voix off, depuis les coulisses. Sur scène, une chambre d’enfant, teinte dominante de rose et poster de Titanic scotché au-dessus du lit. Une vraie chambre d’ado des années 2000, biberonnée à la Nouvelle Star et à l’album de Céline Dion écrit par Jean-Jacques Goldman. Dès son entrée en scène, Jenny Lorant virevolte dans ses souvenirs les plus musicaux, convoquant toute une galerie de personnages : son père <em>a.k.a </em>manager autoproclamé, sa mère dure à cuire, son grand-père précurseur (<em>hater</em> avant l’heure !), les pestes de sa classe, sa prof de chant puis, plus tard, ses élèves. Certifié 90% autobiographique ! Le tout agrémenté d’extraits chantés allant de Verdi à Clara Luciani en passant par Johnny Hallyday, le yodel, les Spice Girls et même un titre original, <em>Cupcake</em>, composé pour l’occasion. On rit beaucoup. Mais pas que : car Jenny n’a pas peur – enfin, peut-être un peu, mais qu’à cela ne tienne – de s’aventurer en terrain personnel et sincère. Certains passages du spectacle, ni punchlines ni exercices de style, sont simplement là pour le plaisir d’être partagés.</p>
<p><strong>De chanteuse comédienne à humoriste</strong></p>
<p>Chanteuse de toujours, comédienne aguerrie, Jenny Lorant arpente depuis des années les scènes romandes, dans des concerts, des comédies musicales ou encore des revues, qui révèlent son talent comique. « On m’a dit qu’avec ma voix, y avait un créneau à prendre dans le monde de l’humour. Karim Slama [<em>ndrl, son collègue à la Revue Vaudoise</em>] m’a réservé un passage de 15 minutes dans le gala Das Zelt, et il m’a dit qu’après ça, on s’attellerait à mon spectacle ! C’était une opportunité tellement belle, ça ne se refusait pas ! ». Tout à coup, Jenny passait de chanteuse confirmée à humoriste débutante. « Ça n’a pas tout de suite été facile. Au début, je pensais qu’il fallait que les gens rient non-stop pour que le spectacle soit réussi. Dans ma tête, chanter allait de soi, et je n’ai pas tout de suite réalisé qu’une blague alliée à une performance de chant générait une émotion différente d’une blague pure. J&rsquo;ai accepté maintenant que mon univers humoristique est un peu différent, et que les respirations y sont nécessaires.</p>
<p><strong>Doutes et moments de grâce</strong></p>
<p>En plus de la performance vocale et du rire, <em>Voix sur mon chemin</em> est aussi une mise à nu. « J’avais envie de montrer des couleurs différentes de celles dans lesquelles on me voit d’habitude. Oui, je suis cette chanteuse qui envoie des décibels et qui interprète des femmes de poigne, mais je peux aussi être autre chose. Ce spectacle, c’est comme si j’avais fait le bilan de toutes ces années depuis que j’ai choisi le métier d’artiste », raconte-t-elle. </p>
<p>À l’entendre parler, on se rend compte que les décibels, la poigne et le talent n’éloignent pas toujours les doutes. « Je ne me sens jamais légitime : j’ai toujours peur d’être trop, de ne pas être assez, de ne pas faire partie du bon monde. Ce spectacle est thérapeutique en quelque sorte : il me permet de me rendre compte de tout ce que j’ai déjà fait au lieu de tout ce que je n’ai pas fait ! À 38 ans, je ne suis peut-être pas exactement là où je voulais être – à Broadway, avec quelques disques d’or à mon actif –, je ne vis peut-être pas comme une rock star, mais cette année&#8230; j’ai payé des impôts parce que j’ai gagné ma vie en tant qu’artiste ! » rit-elle. « Je vis de mon art, je vis ce que je voulais vivre, j’ai des beaux projets grâce auxquels je rencontre de nouvelles personnes, je suis fière de mon école [<em>ndrl, les ACMJL, des ateliers de comédie musicale qui comptent aujourd’hui plus de 150 élèves de 5 à 84 ans</em>], j’adore voir mes élèves progresser sur scène. J’ai aussi constaté le nombre de personnes qui m’ont soutenue dans ce projet, qui m’ont filé des coups de mains, qui ont cru en moi. Tout ça, ça m’a donné de la force. »</p>								</div>
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									<p><strong>Bien entourée</strong></p>
<p>En effet, depuis les débriefings post-concert avec son père, l’équipe artistique s’est un peu agrandie. Déjà, Jenny n’est pas tout à fait « seule-en-scène » dans ce spectacle, puisqu’elle est accompagnée de Léa Gamba, multi-instrumentiste révélée par la Revue Vaudoise. Une Léa qui, sans se départir de son flegme, joue d’un peu près tout en live et a encore le réflexe d’attraper les perches au vol. Trois briscards de l’humour romand épaulent également Jenny dans les coulisses ce premier spectacle : Jessie Kobel en soutien inconditionnel à l’écriture, Karim Slama à la mise en scène et Yann Lambiel en qualité d’œil extérieur. Ce qui, pour la comédienne, a été tant une aide précieuse qu’un défi. « Le regard des autres a toujours pris trop de place dans ma vie. Alors avant de travailler sur mon texte avec un metteur en scène, je me suis conditionnée au fait que quelqu’un serait là pour observer et potentiellement critiquer, pas pour me rabaisser mais pour me faire avancer&#8230; et comme tous les trois sont exigeants mais ultra bienveillants, ça s’est vraiment bien passé ! Ça m’a beaucoup fait évoluer ».</p>
<p><strong>Deux questions-réponses avec Jenny Lorant :</strong></p>
<p><strong>Un conseil que tu es contente d’avoir écouté ?</strong><br />Oublie que tu as aucune chance, fonce ! (rire). Dans le sens, avance un max avec le cœur, dis ce que tu penses, fais les trucs qui te font vibrer et tu ne pourras pas être dans le faux.</p>
<p><strong>Une chose sur laquelle tu n’as pas transigé ?</strong><br />Le texte du tout début du spectacle en voix off. Karim [<em>Slama</em>] pensait que ce serait plus sincère que je le fasse dans le micro en direct. Mais je lui ai expliqué que j’avais besoin de démarrer avec cette voix off pour me caler sur un rythme qui ne serait pas bercé par mon stress. Là, j’entends ma propre voix calme&#8230; j’entends le public&#8230; je respire&#8230; et j’entre.</p>
<p>***</p>
<p><strong>Jenny Lorant &#8211; Voix sur mon chemin</strong><br />Du 24 au 26 septembre 2026 à 20h<br />Théâtre Grenette, Vevey</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.jennylorant.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.jennylorant.ch</a></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.theatregrenette.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.theatregrenette.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>La rentrée littéraire de Zaza lit &#8211; Épisode 2/13 &#8211; Pourquoi le monde s’arrache le jeune écrivain suisse Nelio Biedermann</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 06:55:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[461 romans francophones et traduits paraissent en librairie dès cette semaine et jusqu’en octobre. Du lancement de la rentrée littéraire [&#8230;]]]></description>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">461 romans francophones et traduits paraissent en librairie dès cette semaine et jusqu’en octobre. Du lancement de la rentrée littéraire jusqu'à la symbolique remise du Prix Goncourt 2026, Zaza lit, alias notre chroniqueuse Isabelle Falconnier, partage ses coups de cœur, conseils et rencontres.</h5>				</div>
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									<p><em>Photo de haut de page: © <a href="https://www.alexandrina.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Alexandrina Birsan </a></em></p>								</div>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Épisode 2/13</h6>				</div>
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									<p><strong>Pourquoi le monde s’arrache le jeune écrivain suisse Nelio Biedermann</strong></p>								</div>
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									<p><em>Il est né à Zurich de parents héritiers de l’aristocratie hongroise. Nelio Biedermann, 23 ans, livre avec « </em>Lázár<em> » une </em><em>irrésistible et ultra romanesque saga familiale, mâtinée de réalisme magique, inspirée du destin de ses ancêtres, traversant les tourmentes du 20<sup>e</sup> siècle avec maestria et poésie. Paru en Allemagne l’an dernier, en librairie en France et en Suisse ce jeudi 20 août, « </em>Lázár<em> » </em><em>connait déjà un succès planétaire. Vous aussi vous craquerez. Voici pourquoi.</em></p><p><em>Lázár</em> a tout de la formule magique : une saga familiale irrésistible aux personnages inoubliables, des drames, passions intimes et autres secrets de famille qui se heurtent à l’Histoire implacable du 20<sup>e</sup> siècle, de la chute de l’Empire des Habsbourg à l’insurrection hongroise de 1956 et son écrasement par les chars soviétiques, en passant par deux guerres mondiales et la Shoah, sans oublier un auteur dont l’insolent talent précoce courtise le charme physique ingénu. Mais parfois, même une telle formule magique ne suffit pas. Son succès, jusqu’ici total, relève d’une forme de miracle, tant il repose sur l’intuition, l’émotion, un désir de littérature, un pari éditorial – autant dire rien.</p><p>Nelio Biedermann, né en juin 2003 dans la classe moyenne zurichoise, a grandi baignant dans les histoires et légendes familiales, passant des étés à contempler, de loin, les châteaux et vaste manoirs autrefois habités par ses ancêtres issus de l’aristocratie terrienne austro-hongroise, et saisis par le nouveau régime communiste au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Visitant incognito l’un d’entre eux, transformé en asile psychiatrique, Nelio voit défiler aux murs les portraits de ses ancêtres. Sa grand-mère, dans sa grande vieillesse, perdait la mémoire mais racontait de manière obsessionnelle les souvenirs de son enfance, nourrissant son imaginaire en les parant d’une aura de contes de fées.</p><p>En 2019, à l’âge de 16 ans, Nelio découvre l’écriture. En pleine pandémie Covid, leur professeur propose un concours d’écriture aux élèves confinés. Nelio y prend un plaisir fou, gagne le concours. Et n’a dès lors qu’une idée en tête : écrire l’histoire de sa famille, d’une manière ou d’une autre. Il s’y prendra à plusieurs reprises, écrivant, réécrivant divers brouillons, rendant visite à son grand-oncle à Budapest, plongeant dans les archives familiales et nationales, étudiant la littérature à l’Université, publiant même, l’année de ses 20 ans, un premier roman, <em>Anton will bleiben</em> (2023, pas encore traduit), avant d’y parvenir.</p><p>C’est ce premier roman qui va tout déclencher. L’agente littéraire Hannah Nuspliger-Fosh se trouve par hasard dans le public lors de son vernissage à Thalwil, bourgade natale de Nelio. En fin de soirée, elle lui remet sa carte. Il lui envoie alors quelques pages du manuscrit en cours de <em>Lázár</em>. Bingo ! Le manuscrit, pas même encore terminé, séduit tout azimut. En juin 2024, après une vente en enchère, il choisit la maison d’édition allemande Rowohlt à Berlin. En octobre 2024, à la fameuse foire du livre de Francfort, <em>Lázár </em>est désigné « Book of the Fair », et les ventes de droits étrangers s’envolent. À sa sortie, au printemps 2025 en Allemagne, il domine les meilleures ventes durant plus de trente semaines. Il paraît en Angleterre et aux États-Unis au printemps 2026. Re-bingo ! La reine de la pop britannique Dua Lipa l’encense dans son Book Club et Patti Smith clame que « <em>Lázár</em> est la preuve exquise et magistrale qu’un jeune écrivain bourré de talent est parmi nous ». Et cet automne 2026, <em>Lázár</em> sort dans plus de vingt-cinq pays supplémentaires, poussés par les machines de guerre marketing et médiatiques des éditeurs les plus influents d’Europe.</p><p>Un remake de l’effet Dicker ? Nelio Biedermann est jeune, charmant, photogénique, parfaitement éduqué autant qu’à l’aise sur les réseaux sociaux qu’il nourrit en toute décontraction d’images de ses tournées promotionnelles et rencontres professionnelles. Cela fait bien sûr partie de la formule magique. Mais <em>Lázár </em>est sincèrement bluffant.</p><p>Qui dit saga familiale dit à la fois fresque historique, témoignage sociologique et illustrations des valeurs et traditions, parfois discutables, parfois admirables, d&rsquo;un clan : on a tout cela dans <em>Lázár</em>, et plus encore. Chaque génération trébuche sur son lot de secrets de famille – liaisons cachées, enfants illégitimes, morts honteuses, suicides tus à jamais, traumatismes d’enfance refoulés, photos compromettantes ôtées des albums de famille. La folie rôde, la violence aussi, la sexualité y est jouissive et sombre à la fois, tout autant que les passions immenses, pures et chastes.</p><p>Six décennies coulent avec fluidité sur 350 pages, du tournant du 20<sup>e</sup> siècle à l’orée des années 1960. Nous faisons connaissance avec Sándor et sa femme Maria, puis leurs enfants Lajos et Ilona, enfin Pista et Eva, les enfants de Lajos. Nelio Biedermann les pare chacun de rêves, de traits de caractères ou de désirs inavouables qui les rendent inoubliables, proches et touchants. Maria se laisse mourir lorsque le délicat percepteur dont elle s’est amourachée est battu à mort par les hommes de main de son époux. Pista parle à son ombre et écrira quasi tous les jours de la guerre à la jeune fille dont il est tombé amoureux, sans savoir si elle est morte ou vivante. Ilona croira devenir folle à Vienne, en voyant les Nazis prendre le pouvoir, et fuira en Amérique, voyant l’Europe couler.</p><p><em>Lázár</em> parle de ce qui nous passionne, voire nous obsède aujourd’hui que notre planète brûle : l’héritage, la transmission, ce que nous laissons aux générations futures. <em>Lázár</em> est imprégné de l’Histoire, l’immense, la dramatique – deux guerres mondiales, la Shoah, le communisme, le fascisme, l’insurrection de Budapest et son écrasement par les chars soviétiques &#8211; sans que jamais elle ne prenne le dessus dans la narration, toujours au service des états d’âme et des soubresauts de la vie personnelle des personnages ; c’est ainsi que souvent les hommes vivent, passant à travers, voire à côté, des événements historiques majeurs.</p><p>Mêlant, dans un style hybride très contemporain, tout à la fois littéraire et populaire, des éléments de gothique, de réalisme magique – ah la forêt sombre qui avale les femmes malheureuses ou les petites filles trop curieuses – et de classicisme lorgnant du côté du roman du 19<sup>e</sup> siècle, Nelio Biedermann donne à son roman une contenance bienvenue, une pudeur, une tenue toute en élégance littéraire germanique. Démontrant par là une tonalité très Mitteleuropa, <em>Lázár</em> pleure des larmes de mélancolie, hanté par un profond sens de la perte – chacun des personnages perd quelque chose, une mère, un pays, une maison, un amour, un passé. Mais il exsude aussi, par tous les pores de sa peau, un espoir et un sens de la résilience inouï – précisément ce dont notre époque anxiogène, hypocondriaque, en quête violente de sens et d’espérance, a besoin.</p><p><em>Lázár</em> plait aux lecteurs parce qu’il les comprend, déclarant explicitement son amour des écrivains et des livres. Proust, Joyce, Woolf, Mann, Hoffmann – de nombreuses références et emprunts à leur œuvre montrent à quel point l’auteur a à cœur de s’inscrire dans une tradition littéraire européenne aussi illustre qu’inspirante, convaincu comme eux, comme nous, que les histoires et les écrivains peuvent changer le monde. Enfin, Nelio Biedermann a trouvé l’équilibre parfait entre la fiction et l’autobiographie. C’est-à-dire que <em>Lázár</em> est autobiographique, ce qui est important dans notre monde qui aime que les écrivains parlent « vrai », mais pas trop, ce qui est important dans notre monde qui se lasse rapidement des autobiographie victimaires.<em> Lázár</em> est donc une fiction, un roman, mais plus vrai que vrai, car ancrée fondamentalement dans son cœur, son âme, son imaginaire nourri des belles histoires du passé familial que lui racontait sa grand-mère.</p><p>À tant de perfection, on pourra objecter que <em>Lázár</em> est inégal, que les derniers chapitres sont moins inspirés, sans doute écrit hâtivement, moins ressassés. Qu’il respire trop l’air du temps romanesque, surfant sur une vague de <em>world fiction</em> qui lui permet justement de séduire la planète. Qu’il lance des pistes narratives qui n’aboutissent pas : la peau translucide de Lajos, annoncée comme un fait marquant et extraordinaire à sa naissance, semble abandonnée à mi-parcours. Et le personnage de l’oncle Imre, qui vit reclus, mystérieux et omniscient, dispose clairement d’un potentiel narratif sous exploité. Mais ceci n’entache en rien le plaisir de lecture immense distillé page après page, et crée une seule attente : celle de lire la suite des aventures littéraires de Nelio Biedermann, génie précoce de 23 ans, et un talent fou.</p><p><em>Lázár</em> s’ouvre et se ferme habilement sur des images de neige, de champs de neige blancs comme des pages où les histoires ne demandent qu’à s’écrire. Dans les premières lignes, Lajos von Lázár surgit du ventre de sa mère et ouvre des yeux « bleu lac » sur l’orée de la forêt obscure, « jonchée de la neige du siècle défunt », et sur l’homme dont il pensera « jusqu’à sa mort et au-delà » qu’il était son père, Sándor. À la fin, la neige des montagnes suisses, au-dessus du lac de Zurich, s’offre à Eva et Pista, enfants de l’un, petits-enfants de l’autre. Ils laissent derrière eux le monde connu. Et s’apprêtent à écrire, sur cette neige à la fois pareille et complètement autre, une nouvelle histoire.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p><p><em>Lázár</em>. De Nelio Biedermann. Traduit de l’allemand (Suisse) par Rose Labourie. Belfond, 350 pages.</p>								</div>
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		<title>Une Winterreise «augmentée» au Menuhin Festival Gstaad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 13:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Vendredi soir en la ravissante église de Zweisimmen et dans le cadre du Menuhin Festival Gstaad, le ténor hambourgeois Daniel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="279030" class="elementor elementor-279030" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi soir en la ravissante église de Zweisimmen et dans le cadre du Menuhin Festival Gstaad, le ténor hambourgeois Daniel Behle, accompagné du trio Oliver Schnyder, nous a livré une version « augmentée » de la <em>Winterreise</em>.</strong><strong> Une rareté qui ne manque ni d’audace ni de pertinence.</strong></p>
<p></p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte&nbsp;: Katia Baltera</p>
<p>Au beau milieu d’une canicule dont on ne voit pas la fin, ce soir-là, les cieux ont décidé de se mettre au diapason de ce long <em>Voyage d’hiver </em>que nous raconte Schubert, et enveloppaient les montagnes de nuages noirs et lourds en écho à la mélancolie sans réconfort possible du voyageur.</p>
<p>Daniel Behle, 51 ans, touche à des répertoires très différents tels que l’opéra, la musique baroque et contemporaine mais aussi et surtout au lied. Fils de la soprano dramatique autrichienne Renata Behle, c’est avec elle qu’il se forme au chant classique. Cadeau de la vie, de pouvoir apprendre cet art si exigeant et si subtil auprès de celle qui vous a mis au monde.</p>
<p>Entouré du trio Olivier Schnyder, Daniel Behle embarque le public avec sérénité et intériorité sur le chemin de la <em>Winterreise</em>, soit vingt-quatre lieder sur des poèmes de Wilhelm Müller. Le timbre est clair, la diction parfaite et l’émotion est bien présente.</p>
<p>La <em>Winterreise</em>, écrite pour ténor, est pour la plupart du temps chantée par des barytons — telle les versions de référence du XXe siècle par Dieter Fischer-Dieskau ou Hans Hotter, ainsi que par des barytons basses, comme Matthias Goerne. Peu de ténors s’y aventurent, peut-être parce que la tessiture dans l’ensemble est un peu basse.</p>
<p>Daniel Behle y voit aussi un cycle qui ne s’aborde pas au début d’une carrière car la thématique de ce cycle nécessite une connaissance de la vie et de ses tourments, une profondeur de sentiments que l’âge favorise naturellement.</p>
<p>Certain·e·s sont d’avis qu’il ne faut pas toucher aux grandes œuvres. Pourtant, les monuments peuvent parfois étouffer sous la poussière de la pérennité. C’est en osant une interprétation personnelle, qui prend un autre chemin qu’une lecture vertueuse et dévouée, que ces œuvres révèlent à quel point elles sont ancrées et universelles. Elles semblent ouvrir sans restriction des champs d’interprétation infinis.</p>
<p>Bravant les gardiens du temple, Daniel Behle, à la fois chanteur et compositeur, relève le défi. Il se défend d’appeler cela un arrangement car, dit-il en préambule au concert, aucun changement n’est amené à la partition originale et la partition des cordes ne cherche pas à parler la langue de Schubert. Il préfère parler d’une version augmentée. Des « didascalies » musicales se glissent ça et là comme pour pointer un motif ou un sentiment. Ces interventions donnent à certains moments, une couleur, un éclairage, une interprétation personnelle à l’œuvre. Avec intelligence et un grand respect de l’œuvre, il livre non pas une version, mais sa vision.</p>
<p>Le violoncelle et le violon interviennent comme une sorte de commentaire mais sans jamais être bavards. En effet les cordes restent discrètes et se faufilent aux moments opportuns. Ce n’est que lorsque le piano est en retrait que les deux instruments accentuent l’émotion du chanteur ou dialoguent avec ce dernier comme ce moment dans <em>Die Krähe </em>où la corneille moqueuse et cynique grince sous l’archet du violon comme une réponse aux mots lugubres du voyageur.</p>
<p>Les trilles des cordes évoquent la musique baroque alors que les pulsations rythmiques, répétitives et lancinantes rappellent la musique folklorique irlandaise. Une mise en abîme musicale qui appartient à une compréhension personnelle de l&rsquo;œuvre.</p>
<p>C’est en 2012 que Daniel Behle jette la première ébauche de ce projet audacieux, il le termine en 2014 et signe avec Sony en 2015 pour un disque au titre évocateur de « WinterreiseN ». De nombreux concerts de cette version « augmentée » ont été données notamment à la Fondation Paul Klee à Berne. Cette <em>Winterreise</em> continuera son chemin dans diverses villes d’Europe.</p>
<p>Une soirée sous le signe de la pluie de la mélancolie et de la musique en mouvement qui ne laissera aucun·e musicien·ne indifférent·e.</p>
<p>***</p>
<p></p>								</div>
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									<p>Le Menuhin Festival Gstaad s&rsquo;étend jusqu&rsquo;au 5 septembre 2026<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.menuhin.ch/fr/programme-and-location/programme-2026" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.menuhin.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Les Nuits Singulières : romantiques ou horrifiques ? Le « premier cinéma multiplex open-air du monde » nous laisse le choix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 13:45:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Tout en haut de la colline de Montriond : 3 écrans orientés dans différentes directions, 3 beamers, 3 projectionnistes, et le [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout en haut de la colline de Montriond : 3 écrans orientés dans différentes directions, 3 beamers, 3 projectionnistes, et le public au centre, muni de casques de Silent Disco permettant de choisir l’un des 3 films présentés simultanément. Singulier concept en effet que ce cinéma multiplex open-air, dont l’organisateur et programmateur Patrick Graber affirme qu’il est le premier au monde.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p>Les 21 et 22 août 2026<br />Colline du Parc de Milan, Lausanne<br />⚠️<em>En cas d&rsquo;intempéries, soirée annulée. Indication le soir-même à 19h<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.1650.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.1650.ch</a></span><br /></em></p>								</div>
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									<p>Nous n’avons rien trouvé qui démente cette audacieuse affirmation, et nous plairons donc à lui laisser le bénéfice du doute&nbsp;!<br>C’est bien autour d’un café – comme souvent lors des interviews de L’Agenda, et non pas autour d’une bière – que nous avons retrouvé Patrick Graber la semaine dernière, juste avant son départ pour le Locarno Film Festival où ce Lausannois cinéphile visionne en moyenne une vingtaine de films chaque année. (Entre deux, il passait faire un petit tour à la fête de la Guinness à Sion, d’où la photo&nbsp;↓ )</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Patrick Graber</em></p>								</div>
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									<p>Également programmateur des <a href="https://lestoilesdemilan.ch/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Toiles de Milan</a>, c’est lui qui est à l’origine de la première édition des Nuits Singulières. L’idée lui est venue en constatant l’augmentation du nombre de films qu’il souhaitait partager avec le public mais qui n’entraient pas dans les cases : des trilogies, dont beaucoup « oubliées ou sous-cotées » selon lui, mais aussi des documentaires, des animations, des films à contenus sensibles, certains rétros, d’autres très récents. « Ce sont, pour la plupart, des films de festival qui n’ont pas leur place au cinéma de grande distribution », souligne-t-il.</p>
<p>18 films seront projetés au total sur les deux jours, avec trois fois trois séances simultanées par soir, du coucher du soleil au milieu de la nuit. Entre chaque projection, une petite pause permettra d’aller chercher une boisson au bar, de débriefer des films ensemble et de s’orienter vers le prochain écran : l’écran du Levant pour les trilogies, l’écran du Couchant pour les thrillers ou les inclassables, et l’écran du Kiosk pour la carte blanche à <a href="https://www.lanuitdesgriffes.com/" rel="nofollow noopener" target="_blank">La Nuit des Griffes</a>.</p>
<p>L’un des défis principaux du festival réside dans la logistique ; en effet, la colline n’ayant pas accès au réseau électrique, l&rsquo;entièreté des projections se fait à l&rsquo;aide de beamers et d’appareils sur batteries. Une autonomie qui, selon notre interlocuteur, « rend le festival d&rsquo;autant plus singulier »</p>
<p>Patrick Graber se réjouit de voir comment les spectateur∙ice∙s composeront leur soirée. « Il y aura des choix plus classiques que d’autres ! Je me demande si les gens seront curieux&#8230; » sourit-il.</p>
<p>***</p>
<p>Pour nous aider à concocter notre programmation, on a posé quelques questions à Patrick Graber.</p>
<p><strong>Quel film aller voir avec son date ?</strong></p>
<p><strong>Patrick Graber :</strong> <em>Before Sunrise.</em> C’est un peu évident comme réponse, mais&#8230; il pose quand même toutes les bases pour une rencontre. Il les pose bien ! Je trouve que c’est l’un des films de romance les mieux écrits. Il finit avec une grosse interrogation, et la suite 9 ans plus tard est d’autant plus intéressante.</p>
<p><strong>Quel film aller voir si on est Lausannois∙e ?</strong></p>
<p><em>Miracle. </em>Il a été produit et réalisé hors des canaux habituels, dans le monde de l’impro. Par rapport au travail qui a été engagé, c’est vraiment dommage que ce film n’ait pas eu plus de visibilité.</p>
<p><strong>Quel film aller voir si on doit rentrer tout∙e seul∙e à pied après ?</strong></p>
<p>Ouh, les films de fin de soirée sont quand même un peu&#8230; [<em>rire</em>]<br />Si on veut rentrer de façon insouciante, <em>Before Midnight</em>, et si on veut rentrer avec des sentiments différents mais tout aussi intenses, les autres ne sont pas mal non plus !</p>
<p><strong>Quel film aller voir si on ne peut plus voir ce monde en peinture ?</strong></p>
<p><em>Avalon</em>. Il aborde la vacuité des choses, les raisons pour lesquelles on obéit aux ordres&#8230; C’est la quête d’Avalon façon jeu vidéo, façon Mamoru Oshii et Kenji Kawai. Les trois films programmés sur cet écran le samedi ne forment pas une trilogie en soi, mais ce sont trois histoires qui ont, quelque part, la même vision du monde. <em>Avalon</em>, réalisé moitié en animation, moitié en prises de vues réelles, est le plus sous-coté.</p>
<p><strong>Quel film t’a personnellement le plus marqué ?</strong></p>
<p>Je blague souvent là-dessus, mais ça fait 8 ans que je veux passer <em>Les garçons sauvages</em>, et j’en ai enfin l’occasion !! J’adore le cinéma de Bertrand Mandico, j’ai adoré le concept derrière ce film – Cinq loubards, cambrioleurs, violeurs, tout ce qu’il y a de pire, arrivent sur une île qui les transforme peu à peu et les fait devenir des gens respectables&#8230; des femmes. La métaphore semble un peu grossière, mais ce film a quelque chose de tellement sulfureux ! C’est un film arty dans le bon sens du terme.</p>
<p><em>Deathstalker</em> a aussi du mérite, il est fait avec 3 francs 6 sous, les effets sont plus cheap que dans les années 80. Ce n’est ni une série B, ni une série Z, ni un nanar, c’est un peu tout à la fois&#8230; Et ça a été fait avec tellement de cœur !</p>
<p>Dans un autre registre, <em>Fino alla Fine</em>. Je l’ai vu dans un petit festival en Italie, sans sous-titres, et ne parlant pas italien je l’ai compris quand même car la cinématographie est très parlante. Pendant une heure, il ne se passe rien. Je me demandais même si j’avais bien fait de rester – mais je ne sors jamais d’une salle de cinéma, par principe ! Et tout à coup, tout bascule. C’est très intelligemment construit, car justement, c’est tous ces petits éléments lents, insouciants, qui font que le film arrive avec une réponse grandiose. Je me suis dit, ce film-là, il faut absolument lui donner la possibilité d’être vu.</p>
<p><strong>Quel film tu as déjà cité en société ?</strong></p>
<p>Je suis incapable de garder en mémoire un dialogue ou une citation en tant que telle, mais j’ai toujours la musique, les mélodies, les intonations des films en tête. La musique d’<em>Avalon</em>, par exemple, est absolument parfaite. Probablement l’une des meilleures B.O. de tous les temps, le truc que j’ai le plus écouté dans ma vie.</p>								</div>
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		<title>La rentrée littéraire de Zaza lit &#8211; Épisode 1/13</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 12:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[461 romans francophones et traduits paraissent en librairie entre le 19 août et début octobre. Du lancement de la rentrée [&#8230;]]]></description>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">461 romans francophones et traduits paraissent en librairie entre le 19 août et début octobre. Du lancement de la rentrée littéraire jusqu'à la très attendue remise du Prix Goncourt 2026, Zaza lit, alias Isabelle Falconnier, partage ses commentaires, conseils et rencontres!</h5>				</div>
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									<p><em>Photo de haut de page: © <a href="https://www.alexandrina.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Alexandrina Birsan </a></em></p>								</div>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Épisode 1/13</h6>				</div>
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									<p><strong>10 incipit qui vous donneront envie de lire la suite </strong></p>								</div>
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									<p>La première phrase d’un roman annonce la couleur, vous accueille au seuil du livre et déploie des trésors de style pour vous donner envie d’entrer. Mission accomplie pour ces 10 incipit de la rentrée littéraire : touchée, accrochée, je n’ai pu que dévorer la suite. Je n’ai pas été déçue !</p><p>Huit secondes. C&rsquo;est la durée d&rsquo;attention moyenne dont nous serions désormais capables. Quatre secondes de moins qu&rsquo;au début du millénaire, selon une étude menée il y a quelques années par Microsoft. Autant dire que dans le monde de la fiction littéraire, l’incipit, soit la première phrase d’un roman, prend une importance cruciale pour un lectorat des plus impatient. Vous avez en tête les célèbres « Aujourd’hui, maman est morte. » (Camus, <em>L’étranger</em>), « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » (Proust, <em>Du </em><em>côté de chez Swann</em>), « Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. » (Nabokov, <em>Lolita</em>), « Tous les enfants, sauf un, grandissent. » (J. M. Barrie, <em>Peter Pan</em>) ou encore le magnifique « Sur ce sentiment inconnu dont l&rsquo;ennui, la douceur m&rsquo;obsèdent, j&rsquo;hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. » (Sagan, <em>Bonjour Tristesse</em>). Dès le 19 août et les premiers feux de la rentrée littéraire, 461 romans francophones ou traduits paraissent d’ici à octobre. Voici, en guise d’amuse-bouche, dix débuts de romans à paraître suffisamment forts, intrigants, poétiques ou évocateurs pour que vous aussi, vous plongiez bille en tête dans ce bain, garanti non chloré, d’histoires à vivre.</p>								</div>
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									<p>« Ce matin, papa est mort.<br />Un océan nous sépare quand j’apprends la nouvelle. Je suis à Paris, assis dans un <em>open space</em>, entouré de collègue, et pourtant jamais je ne me suis senti aussi seul. »</p>								</div>
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									<p><em>L’âge de déplaire</em>. Abibou Diouf. <a href="https://www.albin-michel.fr/lage-de-deplaire-9782226508089" target="_blank" rel="noopener nofollow">Albin Michel</a>, 190 p. Sortie le 19 août.</p>								</div>
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									<p>« Son cœur éclata à l’instant où son pied, sans sa chaussure américaine en cuir jaune, entamait un nouveau <em>pas de danse</em>. La douleur jaillit de ses côtes fêlées et submergea l’espace : les tapis rouge feu, les lustres de cristal, l’orchestre d’instruments à vent et à cordes. Il tenta de s’agripper à la taille de sa partenaire &#8211; une actrice célèbre, au beau visage soviétique &#8211; mais il glissait inexorablement vers le bas, du velours lisse de la robe au parquet fuyant, puis plus bas encore, de plus en plus vite, dans une douleur de plus en plus aiguë. »</p>								</div>
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									<p><em>Eisen</em>. Gouzel Iakhina. <a href="https://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/catalogue/eisen/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Noir sur Blanc</a>, 520 p. Sortie le 27 août.</p>								</div>
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									<p>« Alors, on dit quoi, Beaubourg ou Pompidou ? Centre Beaubourg ? Musée Pompidou ? L’inverse ? T’as habité vingt-trois ans à Paris et t’es toujours infoutu de savoir ? Gros naze. »</p>								</div>
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									<p><em>Un diamant dans les gravats</em>. Luz. <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/un-diamant-dans-les-gravats-9782234105546/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Stock, coll. Ma nuit au musée</a>, 288 p. Sortie 19 août.</p>								</div>
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									<p>« Elle rajuste son soutien-gorge, sa chemise, et quitte la chambre du bébé. Parvenue dans le séjour, elle jette un œil à sa montre, déjà dix-huit heures. Elle s’agenouille pour rassembler les jouets qui ont volé dans toute la pièce, en trouve sous le radiateur et, de fil en aiguille, se contorsionne pour regarder sous les meubles, une joue sur le parquet. (…) En quelques minutes c’est rangé, le salon devient un lieu d’adultes. »</p>								</div>
				</div>
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									<p><em>Glissando</em>. Anne-Sophie Subilia. <a href="https://editionszoe.ch/livre/glissando/#excerpt" target="_blank" rel="noopener nofollow">Zoé</a>, 192 p. Sortie le 27 août.</p>								</div>
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									<p>« J’ai demandé à mon cousin quels étaient ses premiers souvenirs : il a évoqué les verres en plastique de couleur à l’école maternelle, son petit tablier, l’odeur de la salle de classe. Dans un sourire, il s’est rappelé le jour où il avait coincé son pénis en remontant la fermeture éclair de son pantalon et comment les sœurs qui s’occupaient de lui, gênées, n’avaient pas osée immédiatement lui venir en aide. »</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>Bahía</em>. Isabelle Cornaz. <a href="https://www.editions-baconniere.ch/fr/auteurs/isabelle-cornaz" target="_blank" rel="noopener nofollow">La Baconnière</a>, 110 p. Sortie le 21 août.</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p> « Et puis, la femme assise sur le côté m’avait demandé, d’une voix douce qui invitait à la confidence, quel était mon plus lointain souvenir. J’avais réfléchi quelques instants et répondu ceci. »</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
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									<p><em>La première phrase du premier livre</em>. Philippe Besson. <a href="https://www.lisez.com/livres/la-premiere-phrase-du-premier-livre/9782260057680" target="_blank" rel="noopener nofollow">Julliard</a>, 240 p. Sortie le 3 septembre.</p>								</div>
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									<p>« Si je cherche à identifier ce qui a précipité ma vie dans un univers de fiction, c’est le vide qui me vient à l’esprit. »</p>								</div>
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									<p><em>La fabrique des histoires</em>. Stéphanie Janicot. <a href="https://www.albin-michel.fr/la-fabrique-des-histoires-9782226512963" target="_blank" rel="noopener nofollow">Albin Michel</a>, 242 p. Sortie le 26 août.</p>								</div>
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									<p>« 2002. France. Sur le trajet entre le collège et chez moi, j’essaie de me souvenir si c’est à chaud ou à froid que les taches de sang se lavent. Je réfléchis à qui je pourrais poser la question. (…) Arrivée à la maison, je me change et je prends un billet de vingt dans l’enveloppe spéciale course. Je mets mes cheveux en rideau sur la partie gauche de mon visage et je descends au 8 à Huit m’acheter un cordon-bleu et du Sprite. »</p>								</div>
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									<p><em>À voix haute</em>. Polina Panassenko. <a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823624540-a-voix-haute" target="_blank" rel="noopener nofollow">Editions de l’Olivier</a>, 260 p.</p>								</div>
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									<p>« De plus en plus, la peur de mourir sans avoir connu la jouissance enfonçait Maya Marta dans des visions nocturnes de forêt en lisière de ville. »</p>								</div>
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									<p><em>Maya-fantôme</em>. Caroline Dorka-Fenech. <a href="https://www.editionsdelamartiniere.fr/livres/maya-fantome/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Editions de La Martinière</a>, 176 p. Sortie le 21 août.</p>								</div>
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									<p>« La fin du monde n’est pas une prédiction, elle est en train d’arriver.<br />Cette phrase existe, sur un parchemin du VIe siècle dont l’épaisseur de peaux empilées n’atténue pas l’écho. Elle est une cloche que l’on a frappée dès l’apparition des cavaliers de la peste, et le tocsin se transmet à l’identique depuis des siècles. On sait bien l’objet de cette alarme, mais on essaie de toute force de ne pas le comprendre : ils arrivent. »</p>								</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>Dans les Alpes tout ira mieux</em>. Alexis Jenni. <a href="https://lecercleouvert.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Le Cercle ouvert</a>, 280 p. Sortie le 20 août.</p>								</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« Le Louvre ferme une fois par semaine. Je trouve cela scandaleux : le mardi, je n’ai pas le droit d’aller chez moi. »</p>								</div>
				</div>
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		</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/08/Amelie-Nothomb.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Amélie Nothomb" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc4OTMyLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wOFwvQW1lbGllLU5vdGhvbWIuanBnIn0%3D">
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>L’adolescence du perroquet.</em> Amélie Nothomb. Albin Michel, 156 p. Sortie le 19 août.</p>								</div>
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									<p>«  – Je vois un ange, l’ombre d’un ange sur ton épaule, avait murmuré la Gitane aux yeux agrandis de khôl, en me gardant la main, paume tournée vers le ciel. Oui, un ange ou un archange, avec des ailes bleutées…<br />Aussitôt, ma mère lui avait glissé une piécette et, me tirant par le bras, on avait replongé dans le brouhaha du marché de Plougastel. (…) De ce moment où j’avais senti la gêne de ma mère, palpable, à croire qu’il fallait me cacher quelque chose, en retarder le moment. Ne pas tout dire tout de suite. »</p>								</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/08/Bete-brulee.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Tête brulée" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc4OTMzLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wOFwvQmV0ZS1icnVsZWUuanBnIn0%3D">
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									<p><em>Tête brûlée</em>. Jean-Luc Coatalem. <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/tete-brulee-9782234090422/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Stock</a>, 240 p. Sortie le 19 août.</p>								</div>
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		<title>Morges plonge dans la fragilité de son patrimoine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 09:14:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À la mi-septembre, à l’occasion des 33e Journées européennes du patrimoine, la Ville de Morges convie petit∙e∙s et grand∙e∙s à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="278876" class="elementor elementor-278876" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À la mi-septembre, à l’occasion des 33<sup>e</sup> Journées européennes du patrimoine, la Ville de Morges convie petit∙e∙s et grand∙e∙s à plonger dans les entrailles, habituellement fermées au public, de différents bâtiments historiques. Avec un fil rouge commun : mettre en lumière la fragilité du patrimoine.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Diane Zinsel<br />Photo de haut de page: Lisa Ethenoz</p>

<p class="wp-block-paragraph">À Morges, les Journées européennes du patrimoine donnent cette année accès à des lieux que le public ne voit jamais : réserves, sous-sols, fonds anciens. Une manière de raconter une autre histoire, celle d&rsquo;un patrimoine qu&rsquo;on croit acquis mais qui, en réalité, tient parfois à un fil.</p>
<p>« L&rsquo;idée est vraiment de montrer que ce patrimoine qui constitue notre passé est fragile », indique Ludivine Guex, Cheffe de l’Office de la culture de la Ville de Morges. Un fil rouge qui s’inscrit dans la thématique de l’événement européen dont la 33<sup>e</sup> édition veut mettre en lumière les diverses menaces qui pèsent sur notre héritage culturel. </p>
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									<p style="text-align: right;"><em>© Jay Burton</em></p>								</div>
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									<p><strong>Une déambulation</strong></p>
<p>Dans la ville vaudoise, le programme s&rsquo;articule autour d&rsquo;une visite sur mesure, le samedi 12 septembre, baptisée « À la découverte de la fragilité du patrimoine ». Le principe : une déambulation dans le centre-ville, accompagnée d’un ou une guide, ponctuée de rencontres avec celles et ceux qui, au quotidien, veillent sur le patrimoine. Trois créneaux sont proposés, à 10h, 13h30 et 16h, pour une quinzaine de personnes à chaque fois. L’entrée est libre, mais l’inscription est obligatoire.</p>
<p>Tout commence au Château de Morges et ses musées, où le public accède au centre documentaire et aux collections conservées en sous-sol. Le restaurateur du château et le conservateur du Musée Paderewski y évoqueront les objets en péril, ceux qu&rsquo;on ne peut pas toujours restaurer ou conserver dans des lieux adéquats, faute de moyens, explique Ludivine Guex. La visite se poursuit au Musée Alexis Forel, où la directrice et le chargé de médiation raconteront à la fois l&rsquo;architecture du bâtiment, dont la restauration est en réflexion, et la vie des collections stockées, celles qui ne sont pas visibles et qui attendent d&rsquo;être un jour exposées.</p>
<p>Le groupe rejoindra ensuite le Grenier bernois. Datant de 1692, c’est le dernier du genre encore debout dans le canton, et il abrite la Bibliothèque municipale qui détient un Fonds ancien de 20&rsquo;000 ouvrages, en cours de réhabilitation. « On va sortir quelques ouvrages pour montrer ce qui est conservé à Morges, expliquer à quoi cela sert de les inventorier et finalement, rappeler pourquoi cette bibliothèque, la deuxième plus ancienne du canton, a été fondée », détaille Ludivine Guex. Cette partie sera guidée par la co-directrice de Clio Archives mandatée pour la réalisation de l’inventaire et le responsable de la bibliothèque.</p>
<p><strong>Formule approuvée</strong></p>
<p>La visite se terminera à la Maison du Dessin de Presse, avec un « matc h» entre deux dessinateurs invités à s’attaquer, en direct, au thème « en péril ». « Cette visite de deux heures s’apparente à un petit marathon, reconnaît la Cheffe de l’Office de la culture. Mais les gens aiment se déplacer et entendre des intervenants différents ». Une fois le parcours effectué, rien n’empêche d&rsquo;ailleurs de revenir dans les lieux qui restent ouverts au public ce week-end-là en entrée libre. « La formule a été testée et approuvée l’an dernier », ajoute-t-elle.</p>
<p>Le dimanche 13 septembre, place à une journée plus festive et familiale au château, intitulée « À l&rsquo;assaut du château, du Moyen Âge à nos jours ». Au programme: escrime médiévale, broche de sanglier, balade en calèche et forgerons en action, de 11h à 17h. Cette journée marque aussi la clôture de l&rsquo;Été culturel du château, glissée volontairement dans le même week-end dans le but de compléter le programme patrimonial.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>© Lisa Ethenoz</em></p>								</div>
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									<p><strong>Encourager la curiosité</strong></p>
<p>Nouveauté de cette édition : l&rsquo;arrivée à Morges du projet international Swiss Giant Steps, qui interroge l&#8217;empreinte laissée par les musicien∙ne∙s dans le patrimoine. « L’association à l’origine du projet cherchait les meilleures dates pour organiser son événement. Nous leur avons proposé d&rsquo;intégrer notre programme, de manière à offrir une diversité d&rsquo;événements pour le public », explique Ludivine Guex.</p>
<p>Du 9 au 25 septembre, une exposition à l&rsquo;Espace 81 retrace ainsi l&rsquo;histoire du projet et celle de L&rsquo;Histoire du Soldat, l&rsquo;œuvre composée par Igor Stravinski et Charles-Ferdinand Ramuz. Sont aussi prévus un récital piano-voix le 10 septembre, une adaptation scénique de <em>L&rsquo;Histoire du Soldat</em> le 11 au Casino de Morges. Swiss Giant Steps a par ailleurs choisi le week-end des journées patrimoniales pour installer, lors d’une performance, « une empreinte de pas géante et lumineuse » dans les jardins du château.</p>
<p>Ce choix de regrouper différents événements sous une même bannière n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin. « Tout réunir sur un seul programme a l’avantage de faciliter la vision d’ensemble de la population et surtout de l’encourager à tester quelque chose qu’elle n’aurait pas pensé à essayer », souligne Ludivine Guex.</p>
<p><strong>Troisième édition</strong></p>
<p>Relancées il y a trois ans par l&rsquo;Office de la culture et le Château de Morges après plusieurs années d&rsquo;absence, les Journées du patrimoine à Morges ont pris de l&rsquo;ampleur au fil des éditions. « C&rsquo;est un moyen de rappeler que le patrimoine, aussi solide qu&rsquo;il paraisse, mérite qu&rsquo;on s&rsquo;en occupe », résume celle qui a chapeauté l’organisation de ces Journées. Le <a href="https://www.morges.ch/agenda/journees-du-patrimoine-de-morges-2026-213187" target="_blank" rel="noopener nofollow">programme complet</a> est disponible sur le site de la Ville de Morges.</p>								</div>
				</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/08/Journees-du-patrimoine2.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Journées du patrimoine2" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc4ODgwLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wOFwvSm91cm5lZXMtZHUtcGF0cmltb2luZTIuanBnIn0%3D">
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									<p style="text-align: right;"><em>© Julie Masson</em></p>								</div>
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									<p><strong>Journées européennes du patrimoine<br /></strong>Du 9 septembre au 13 septembre 2026<br />Divers lieux, Morges<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.morges.ch/agenda/journees-du-patrimoine-de-morges-2026-213187" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.morges.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Kévin Eyer, l’art de bifurquer</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/kevin-eyer-lart-de-bifurquer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 07:08:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
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					<description><![CDATA[Figure du stand-up romand, chroniqueur One FM et comédien pour Couleur 3, Kévin Eyer prépare actuellement son deuxième spectacle. Loin [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Figure du stand-up romand, chroniqueur One FM et comédien pour Couleur 3, Kévin Eyer prépare actuellement son deuxième spectacle. Loin de l&rsquo;histoire de Genève qui nourrissait son premier one-man show, il explore cette fois la paternité et les angoisses qui l&rsquo;accompagnent. Avant de le roder sur scène à partir de la rentrée, il sera à l’affiche du prochain <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.causticcomedyclub.com/d-tails-et-inscription/caustic-comedy-show-allianz-cinema-2" target="_blank" rel="noopener nofollow">gala du 1<sup>er</sup> août</a></span> organisé par le Caustic Comedy Club à Allianz Cinéma. L’occasion pour L’Agenda de brosser son portrait. </strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par : Marie-Sophie Péclard</p>
<p>Je retrouve Kévin Eyer sur la terrasse du Cinéma Bio à Carouge où, comme il le raconte, il est souvent venu trouver l’inspiration : « J’aime écrire dans les lieux publics quand je suis entouré de copines et de copains. J’aime ce ping-pong, ça ouvre d’autres portes que celles que tu as dans ta tête, j’ai besoin de changer d’angles et de façons de penser. Mais quand je dois me concentrer pour écrire, je préfère être chez moi, dans un lieu clos, sinon mon esprit divague trop. »</p>
								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: Marie-Sophie Péclard<br />(Photo de haut de page: Damien Bozzini)</em></p>								</div>
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									<p><strong>Footballeur rebelle</strong></p>
<p>Reprenons donc les choses dans l’ordre. Kévin Eyer, 34 ans, est né à Genève et a grandi dans le quartier de la Servette. Avec son père, il s’essaie à de nombreux sports. Il se rêve d’ailleurs footballer professionnel devant son poster géant de Zidane, installé sur la porte de sa chambre pour masquer la vitre brisée après une prise de bec avec son petit frère.</p>
<p>Sa mère sicilienne a donné à ses deux garçons des prénoms américains. « Ma mère a dû vouloir couper les ponts avec ses origines italiennes. Ça vient de là, je pense… une réaction ». Cet esprit de rébellion, le jeune Kévin le cultive précieusement. À l’école, il se mêle de toutes les histoires, mêmes de celles qui ne le regardent pas : « J&rsquo;ai toujours besoin d&rsquo;être dans la confrontation avec l&rsquo;autorité », avoue-t-il le sourire aux lèvres. Il sera donc réformé de l’armée suisse pour objection de conscience, après avoir abandonné le FC Colley-Bossy. Il reconnaît que son mode de vie n’était plus très compatible à celui d’un sportif d’élite : « Je suis un peu contradictoire. J’ai des envies et, en même temps, je n’ai pas envie de faire trop de sacrifices. J’ai donc bifurqué sur d’autres envies. »</p>
<p><strong>Apprenti humoriste </strong></p>
<p>C’est en 2015 que Kévin Eyer décide de se lancer dans le stand-up, le monde du spectacle correspondant mieux à la vie sociale d’un jeune homme de 23 ans. À ce moment-là, il travaille comme animateur socioculturel après des études à la Haute école de travail social et n’a pas d’autres plans que de faire des choses qui lui plaisent : « C’est vrai que le jeu est souvent au cœur de ma vie, de ma réflexion, de mon choix de carrière en tous cas. Et, dans tous les jobs que j’ai faits, je n’ai jamais vraiment eu l’impression de bosser ».</p>
<p>Pourtant, l’envie de monter sur scène est présente dès l’enfance, lors d’un voyage avec ses parents dans un camp de vacances : « J’ai toujours eu cette envie, non pas de me mettre en avant, mais de partager un moment avec les gens ». À l’École de culture générale, il s’inscrit à un cours d’improvisation théâtrale avec Françoise Préfumo : « Elle nous a insufflé cette envie de rire, de créer, de faire, d’être en groupe, d’amener de la joie. Elle a été un véritable déclic. » Kévin met aussi les chances de son côté en étudiant trois ans au cours Florent à Paris. De cette période où il parfait ses techniques d’acteur, il retient la conscience de pouvoir interpréter des rôles : « J&rsquo;ai compris que je ne déméritais pas, qu&rsquo;il fallait que je croie en moi aussi bien que les autres pouvaient croire en moi ».</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: Jorgy </em></p>								</div>
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									<p><strong>Comédien à temps plein</strong></p>
<p>Après son diplôme du Cours Florent, il présente ses sketchs sur différents plateaux de stand-up et intègre la compagnie Confiture pour la pièce <em>La Grande évasion</em> en 2019. Il joue également le rôle de Stanley Kowalski dans une mise en scène <em>d’Un tramway nommé Dé</em>sir. Aujourd’hui, il se réalise entièrement dans son métier de comédien, à travers ses spectacles, des sketchs à plusieurs, ses chroniques pour One FM ou des vidéos pour Couleur 3. Il rêve aussi de cinéma, de rôles à l’écran. Puis nuance aussitôt : « Après, si ça se trouve, dans dix ans, je ne fais plus de stand-up et je suis coach de foot, je n&rsquo;en sais rien. En fait, j&rsquo;aime vivre intensément la passion que j&rsquo;ai. »</p>
<p>Kévin Eyer préfère en effet le concret et trouve ses réels appuis dans sa famille, ses amis, son amoureuse et ses enfants. Depuis toujours, son « objectif de vie est d&rsquo;évoluer en tant qu&rsquo;humain ». « Je me laisse la porte ouverte », ajoute-t-il. « Je ne sais pas où, pas de quoi demain sera fait. Mais en tout cas, ça sera fait de la manière où j&rsquo;espère être le plus heureux possible ».</p>
<p>Cette prudence fait parfois penser à une façon de se protéger, ce que l’humoriste ne dément pas complètement : « Dès que je fais des plans, j&rsquo;ai des attentes. Une fois que j&rsquo;ai des attentes, j&rsquo;ai des déceptions. Et je les gère mal ».</p>
<p>Au début de sa carrière, il accepte volontiers les rôles de maître de cérémonie, organise des soirées, et crée même le KéMedy Club. Un projet ambitieux et très stimulant qu’il a fini par léguer : « Je sentais que j’étais peut-être en train de créer quelque chose de super, mais j’allais finir par être cantonné à ce rôle. C&rsquo;est comme de l&rsquo;amour : pour pouvoir évoluer, tu es obligé un moment de te séparer. Depuis que j&rsquo;ai fait ça, il n&rsquo;y a que des choses bien qui se sont passées pour moi. Et le projet a été repris par d’autres, j’avais besoin qu’il perdure. J&rsquo;ai aussi à cœur de vouloir faire naître des choses pour la branche et pas que pour moi personnellement, parce qu&rsquo;on n&rsquo;est pas éternel. »</p>
<p> « C’est un peu glauque… », ajoute-il dans un rictus. Plusieurs fois pendant notre discussion, il désamorce les sujets sensibles. Car sa quête de bonheur abrite de nombreuses angoisses que sont venues cristalliser la naissance de son premier fils. S’il avoue avoir toujours été stressé, et que cela s’est même traduit par des tics quand il était enfant, il voit dans la paternité une étape supplémentaire : « Je suis dans l&rsquo;instant pour moi, mais je suis dans la prévision pour les autres. Par exemple, pour mes enfants, je pense beaucoup à l’après. »</p>
<p><strong>Papa en rodage </strong></p>
<p>Avec les années, le jeu reste intact, mais le regard change. Après s’être intéressé à l’histoire de Genève dans son premier spectacle, il s’autorise aujourd’hui des chemins plus personnels.  La paternité est ainsi l’un des sujets que l’humoriste travaille dans l’écriture de son prochain spectacle. À travers ses enfants, l’humoriste a conscience de parler de lui : « Mon premier fils me ressemble beaucoup. Par exemple, comme moi, il n’aime pas dormir. Je peux parler du sommeil en général, du dodo, du fait de dormir avec ses parents. Cela permet de parler des craintes, des peurs, des angoisses. Et puis, je pense que tout ça raconte la peur de mourir. Mais toujours de manière joyeuse ! Il ne faut pas oublier que le but premier, c’est de faire rire. »</p>
<p>Sans plans mais jamais sans vision, Kévin Eyer rodera son spectacle chez Floky la Loutre à Genève et au Cylure à Lausanne à partir de septembre. La scène fait ainsi entièrement partie de son processus de création : « J’aime me confronter au public. J&rsquo;ai besoin que les gens valident ce que je fais, c&rsquo;est ce qui va me donner confiance ».</p>
<p>Avant de le libérer, je lui demande s’il se voit des points communs avec l’un de ses homonymes, un ancien capitaine de l’armée américaine.  « Pour être honnête, je n’en vois pas ! J’ai été bien éduqué, je sais faire mon lit, je n’ai pas besoin qu’on me dise quoi faire ! », répond-il en riant, avant de se raviser : « Mais j&rsquo;aurais pu, je pense, être un bon allié dans l&rsquo;organisation. Je suis très fort pour déléguer ! »  Finalement, Kévin Eyer n&rsquo;aime peut-être pas prévoir l&rsquo;avenir. Mais il semble très bien savoir avec qui il a envie de le construire.</p>								</div>
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									<p><strong>Caustic Comedy Show à Allianz Cinéma</strong></p>
<p>Pour la quatrième fois, le Caustic Comedy Club propose un gala d’humour à l’occasion du 1<sup>er</sup> août. Cet événement réunit au bord du lac, en face des gradins de l’Allianz Cinema, un plateau pétillant d’humoristes : Thomas Wiesel, Marie de Brauer, Rémi Boyes, Audrey Baldassare, Myriam Baroukh et Kévin Eyer, présenté·e·s par Nadim.</p>
<p><strong>Caustic Comedy Show</strong><br />Allianz Cinéma, Quai Gustave-Ador 87, 1207 Genève<br />Samedi 1<sup>er</sup> août de 21h30 à 23h30<br />Plus d’infos et billetterie : <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.causticcomedyclub.com/d-tails-et-inscription/caustic-comedy-show-allianz-cinema-2" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-wplink-edit="true">www.causticcomedyclub.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Arles, entre OVNI, héros suisses et icônes de la photographie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 10:09:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Rencontres d’Arles 2026 célèbrent jusqu’au 4 octobre la magie de l’art photographique. En suivant les traces des monstres sacrés [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="278633" class="elementor elementor-278633" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Les Rencontres d’Arles 2026 célèbrent jusqu’au 4 octobre la magie de l’art photographique. En suivant les traces des monstres sacrés et des Suisses du plus grand festival de photographie au monde, notre chroniqueuse Isabelle Falconnier a rencontré l’obsession de cette 57<sup>e</sup> édition : la fabulation critique.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Isabelle Falconnier</p>								</div>
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									<p><em>Photo de haut de page:</em><br /><em>Martine Barrat, Love avant d’aller au Rhythm Club, elle voulait être sûre que son maquillage soit bien mis, Harlem, 1996</em></p>								</div>
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<p>« Des mondes à relire » : telle est l’invitation que nous lance cette année le plus grand festival de photographie au monde, un rendez-vous annuel plébiscité par les Romand·e·s, les Rencontres d’Arles. Une cinquantaine d’expositions d’un bel éclectisme investissent pour cette 57<sup>e</sup> édition églises, entrepôts, musées, supermarchés ou cloîtres de la ville camarguaise et de ses environs. Suggestion de parcours en trois thématiques</p>
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									<p style="font-weight: 400; text-align: right;">Ayana V. Jackson, <em>To be Black And Female in the Spanish South West, in the Style of Selika Lazevski, 2023</em></p>								</div>
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									<p><strong>Imaginer l’Histoire</strong></p>
<p>Fabuleuse porte d’entrée dans le festival que l’exposition de l&rsquo;artiste afro-américaine Ayana V. Jackson, magnifiquement mise en scène dans l’ancien réfectoire de l&rsquo;abbaye de Montmajour, aux portes d’Arles. Intitulée « La bonne nouvelle n’est pas annoncée au sommet des montagnes mais dans les clairières », elle prouve comment, en faisant usage tout à la fois de l&rsquo;archive, de la reconstitution et la performance, la photographie s’offre comme un outil esthétique, politique et narratif. Pour faire revivre des femmes que l’Histoire a effacées, oubliées, négligées, Ayana V. Jackson incarne tour à tour Mary Fields, surnommée <em>Stagecoach Mary</em>, née esclave dans le Tennessee, première factrice longue distance afro-américaine aux États-Unis, Amelio Robles, née femme mais révolutionnaire mexicain sous une identité mâle, ou encore Selika Lazevski, une écuyère noire qui fascina le Paris de la Belle Époque. De puissants et magnifiques portraits équestres qui font advenir le passé dans le présent et se réclament de la théorie de la « fabulation critique », définie par l’historienne américaine Saidiya Hartman dans son essai fondateur <em>Vénus en deux actes</em> – l’artiste construit des images qui se situent dans la tension entre l’absence archivistique et la présence spéculative. La fabulation critique : un fil rouge que l’on retrouve dans plusieurs autres expositions, dont celle du photographe sénégalais Omar Victor Diop exposé à l’ancien collège Mistral. À l’invitation du documentariste Lee Schulman, qui possède plusieurs dizaines de milliers de diapositives Kodachrome des années 1950, Omar Victor Diop s’invite par d’habiles montages dans cet univers représentatif de la bourgeoisie américaine blanche privilégiée, ou nulle mixité raciale et sociale n’est alors tolérée. Le voici qui joue au golf avec une brochette d’hommes en chemisettes, déguste du homard sur la côte est ou découvre les joies du ski, dans une réécriture souriante et acide de ce qui aurait pu – et dû – être. Fabulation critique encore dans les épatants romans-photos de l’Ivoirien Paul Kodjo, décédé en 2021, exposés à l’espace Croisière. Sous des apparences anodines, divertissantes et romantiques, ils ont joué un rôle certain dans l’émancipation politique et sociale de l’Afrique. Fabulation critique encore chez l’un des plus intéressants jeunes lauréats du Prix Roederer, exposés à l’espace Monoprix, Jordan Beal. Né à Fort-de-France, il explore la (fausse) mémoire et les hallucinations de l’IA pour questionner les traces des révoltes des esclaves des plantations au 19<sup>e</sup> siècle dans sa Martinique natale.</p>
<p><strong>Chercher, et trouver, les Suisses</strong></p>
<p>Pas de photographe suisse, mort ou vif, mis·e à l’honneur en solo cette année comme cela avait été le cas avec l’étoile montante Namsa Leuba ou l’immense Sabine Weiss en 2021. Par contre, c’est un ufologue suisse, Billy Meier, qui est au cœur de la vaste exposition « Nous ne sommes pas seuls » (espace Croisière), qui explore la manière dont la croyance aux extraterrestres infuse la création artistique. En 1976, Billy Meier, qui prétend depuis son enfance être en contact avec des extraterrestres, annonce avoir observé une soucoupe volante près de son domicile de la campagne zurichoise. En quelques années, il réalise plus de mille clichés, il va sans dire controversés, de soucoupes volantes – dont l’un inspirera l’affiche de la série télévisée <em>X-Files</em> ! Il fonde son propre mouvement spirituel, le FIGU, dans le village de Schmidrüti, auquel le photographe allemand Silas Bahr consacre en 2020 un intriguant reportage photographique. « Nous ne sommes pas seuls » navigue ainsi habilement entre fantasme, fiction, art, documentaire, mise en abime et questionnement sur le statut de la photographie comme preuve.</p>								</div>
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									<p style="font-weight: 400; text-align: right;"><em>Eduard Albert « Billy » Meier, Troisième cliché d’une série de huit images représentant un « vaisseau pléiadien », Ober-Sädelegg, Suisse, 8 mars 1975</em></p>								</div>
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									<p>Deux autres rendez-vous « suisses » : la grande, passionnante et pléthorique (plus de 500 tirages !) exposition « Modèle animal », à la Mécanique générale, produite par Photo Elysée et sa directrice Nathalie Herschdorfer, raconte comment la photographie se nourrit depuis toujours avec gourmandises des animaux : que ce soit pour les documenter et les classifier, admirer leur puissance ou leur esthétique, ou encore s’attendrir et les faire entrer dans nos albums de famille. Mention spéciale aux images du regretté Martin Parr, au petit chat dans son cercueil de Sophie Calle, aux corbeaux obsédants du photographe japonais Masahisa Fukase et au photogramme d’ours sauvage de l’américaine Zana Briski, obtenu sans caméra, en attendant le passage de l’animal devant de grands papiers photosensibles. Photo Elysée est également co-producteur de la très originale exposition « R comme regarder – Le livre photo jeunesse » à l’Espace van Gogh, traversée d’un siècle de création à travers une centaine d’ouvrages internationaux qui utilisent le média photographique pour communiquer avec les enfants. Ouvrages pédagogiques, fictions et abécédaires témoignent de l’émergence de nouvelles méthodes pédagogiques axées sur l’image tout autant que de la manière dont la photo a investi très tôt tous les registres de la littérature pour enfant. On y retrouve avec plaisir <em>Les Histoires d’Amadou</em> du couple d’artistes vaudois Suzi Pilet et Alexis Peiry, grands succès des années 1960. Rareté exposée dans une vitrine : la marionnette d’Amadou ainsi que ses accessoires de montagnard ayant servi pour le volume « Amadou alpiniste », conservés au Centre des littératures en Suisse romande de l’Université de Lausanne, mais rarement visibles.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Masahisa Fukase, Cap Erimo, 1976, série <em>Ravens</em></p>								</div>
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									<p><strong>Monstres sacrés à (re)redécouvrir</strong></p>
<p>À chaque édition son équilibre subtil entre les jeunes talents, bien servi notamment par les sept artistes lauréats du Prix Découverte Louis Roederer (espace Monoprix) et les vieux briscards ou autres figures légendaires de la photographies, patrimonialisés de longue date ou encore tout juste de ce monde. Ces quatre-là vous donneront une furieuse envie d’admiration et de reconnaissance.</p>
<p>Martine Barrat a 93 ans. Née à Oran en 1933, amie d’enfance d’Yves Saint Laurent, danseuse à Paris dans les années 1950, arrivée à New York en 1968, cette femme libre et aventureuse est l’une des dernières résidentes permanente du Chelsea Hotel. À l’espace Van Gogh, une rétrospective rend justice à cette figure mythique du New York underground, qui a su amadouer, et photographier avec empathie et délicatesse, les chefs de gangs de Harlem, les petits caïds des clubs de boxe du Bronx, les jazzmen autant que les pionniers du hip-hop. Autre rétrospective, dédiée à la chapelle du Museon Arlaten à l’immense photographe américain William Klein, disparu en 2022 à l’âge de 95 ans, témoin lucide et engagés des bouleversements sociaux et politique tant des Etats-Unis, qu’il quitte pour s’installer à Paris après-guerre, que de l’Europe post Mai-68. Son regard impitoyable sur l’univers de la mode, qu’il décline en reportages photos et en films, tels le satirique « Qui êtes-vous Polly Maggoo ? », n’a pas pris une ride.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>William Klein, Ali vient de mettre Foreman K.O., Kinshasa, Zaïre, 1974</em></p>								</div>
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									<p>L’immense Edward Steichen, exposé à la Mécanique générale, dédia sa vie à la nature, en tant que jardinier-horticulteur autant qu’en lui consacrant sa vie d’artiste. Son travail, bouleversant, est d’une beauté et d’une poésie exceptionnelle. Durant les dernières années de sa vie, il se fit le témoin-photographe d’un magnifique arbre amélanchier qu’il avait baptisé Nell, en souvenir de sa petite-fille décédée, le photographiant durant dix années, saison après saison. Quant à ses iconiques photographies de delphiniums géants, elles donnent un visage à la perfection. Normal : sur le lit de mort de sa mère, il lui avait fait une promesse, celle de cultiver les plus beaux spécimens du monde.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Edward Steichen, L&rsquo;Arbre d&rsquo;amélanchier, Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, 1960 Collection Spuerkeess. © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York</em></p>								</div>
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									<p><strong>Rencontres d’Arles</strong><br />Jusqu’au 4 octobre 2026<br />Arles (France), divers lieux</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.rencontres-arles.com" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.rencontres-arles.com</a></span></p>								</div>
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		<item>
		<title>Marianne Savioz, lauréate du Concours d’écriture 2026</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/concours-decriture-2026-laureate/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 09:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[« J’ai l’impression d’être une star ! », plaisante Marianne Savioz alors que j’allume mon dictaphone. Un café noir pour elle, un chaï [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="278383" class="elementor elementor-278383" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« J’ai l’impression d’être une star ! </em>», plaisante Marianne Savioz alors que j’allume mon dictaphone. Un café noir pour elle, un chaï froid pour moi, à la fraicheur d’un café lausannois on parle de lecture et d’écriture, elle répond avec beaucoup de spontanéité à mes questions. À 24 ans, cette Valaisanne établie à Lausanne étudie la philosophie à l’UNIL. Et elle écrit.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Lors de la délibération de cette 6<sup>e</sup> édition du concours d’écriture sur le thème « Les dix commandements », le texte <em>Par-delà le bien et le mal</em> de Marianne Savioz a convaincu. Le jury s’est accordé sur le plaisir de lecture, sur la fraîcheur et l’humour de ce texte écrit à hauteur d’enfant, qui a su embrasser le thème pleinement – non comme un prétexte mais comme base de son déroulement. <em>Par-delà le bien et le mal</em> a probablement touché aussi, me semble-t-il, pour la pointe de nostalgie qu’il provoque en rappelant un certain <em>Petit Nicolas</em>… Une série de livre que Marianne Savioz, lorsqu’on lui mentionne la référence, confie n’avoir jamais lue. Comme quoi !</p>
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									<p><span style="color: #333333;"><em>« On a soupiré, Mathieu a rangé la balle dans le buisson. En colonnes silencieuses, on s’est acheminés jusqu’à la maison de Jésus. D’après ce qu’on dit, il y en a des comme ça jusqu’à l’autre bout du monde, parce que Jésus est d’un naturel très accueillant. »</em></span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/concours-decriture/" target="_blank" rel="noopener">Lire la nouvelle</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Katia, pour L’Agenda : Que t’a inspiré le thème de cette édition au premier abord ?</strong></p>
<p><strong>Marianne Savioz :</strong> Je n’étais même pas sûre de connaître les dix commandements ! Je devais les avoir appris quand j’étais petite, quand on allait aux cours de catéchisme pour la forme, pour faire plaisir à grand-maman. Je pense qu’on est beaucoup à avoir été initié à ça en tant qu’enfant et à ne plus y être revenu par la suite. Comme je n’avais pas les outils pour aller plus loin sur ce thème en me basant sur mes connaissances, je me suis inspirée de ces souvenirs, liés à l’enfance.</p>
<p><strong>Fin 2025, tu as aussi été lauréate du </strong><a href="https://www.l-agenda.ch/lever-le-voile-sur-la-litterature-universitaire-romande/"><strong>Prix de la Sorge</strong></a><strong> ; comment l’écriture créative s’intègre dans le quotidien d’une étudiante en philo ?</strong></p>
<p>Lorsque j’en ai marre des séminaires, de cette langue formelle, académique, dans laquelle il faut dérouler sa pensée de façon logique, l’écriture créative est une respiration. Je peux écrire sur n’importe quoi juste parce que j’en ai envie, je peux utiliser ma propre langue, prendre le point de vue que je veux. C’est un moment de jeu.</p>
<p><strong>Quel est ton processus d’écriture ?</strong></p>
<p>J’ouvre les vannes de l’imagination et suis réceptive à tout ce qui me vient. Je teste, j’écris plusieurs débuts, plein d’idées, et dès que j’ai quelques lignes et une idée globale qui me plait, je me lance. Le reste vient au fur et à mesure, dans un flow, sans vraiment réfléchir. C’est très libre comme processus ! Puis je relis, je relève ce que j’aime, je corrige quelques détails. J’ai l’impression que plus je retravaille le texte, moins c’est bien. Ça devient trop conscient, rigide, pas assez vivant.</p>
<p><strong>Les concours d’écriture n’échappent pas à la grande question de l’intelligence artificielle, et il est difficile de ne pas s’interroger sur la proportion de textes écrits en partie avec l’IA. Sans pouvoir l’affirmer, j’ai l’intuition que L’Agenda n’en aurait reçu que très peu… De ton côté, quel œil poses-tu sur l’usage de l’IA ?</strong></p>
<p>J’utilise parfois ChatGPT quand j’ai des questions sur une chose ou une autre… Mais quand il s’agit d’écrire, jamais. Même pour un travail universitaire, car la partie la plus plaisante, c’est l’écriture ! Le moment où toute la matière est réunie, la problématique est posée et je n’ai plus qu’à rédiger, c’est le cadeau de la fin. Donc non, je n’utilise pas l’IA ; déjà car je perdrais du plaisir, mais aussi car j’ai l’impression que si je commence à me reposer là-dessus,… si on se repose là-dessus et qu’on lui donne trop de pouvoir, on perdra notre savoir-faire. Même en l’utilisant pour autre chose, à force de lire des réponses de « type IA », j’aurais peur d’uniformiser ma manière d’écrire et de penser, de contribuer à l’appauvrissement du langage. Ça fait un peu réac’ ! (<em>rire</em>) Mais je trouve hyper important que la langue reste personnelle à chacun.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui guide tes choix de lecture ?</strong></p>
<p>L’impulsion du moment. Dès que je passe devant une librairie, il n’y a pas d’autre choix que d’entrer, et une fois que je suis entrée il n’y a pas d’autre choix que d’acheter un livre ! Sur mon téléphone j’ai aussi une liste de lectures qu’on ma conseillées. Après – comment plein de gens – j’ai toujours une pile énorme de livres à lire à côté de mon lit. Qui va m’engloutir sûrement un jour !</p>
<p><strong>Est-ce que tu as des auteur·ice·s de référence ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas un ou des auteurs à qui je retourne tout le temps. Il y a tellement à lire que j’ai envie de toucher à tout ! Même si j’ai eu une grosse période Virginie Despentes. Je trouve qu’elle arrive à rendre littéraire le fait d’écrire de façon très trash. J’étais happée dans son univers et je ne voulais plus la lâcher pendant un moment.</p>
<p><strong>Est-ce que tu relis plusieurs fois un livre ?</strong></p>
<p>Jamais. J’ai l’impression que je volerais du temps aux autres livres !</p>								</div>
				</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Mini Questionnaire de Proust</h4>				</div>
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									<p><strong>Un tic d’écriture qui t’agace ?<br></strong>Un style trop ampoulé. Ça me donne l’impression d’avoir affaire à un ego surdimensionné.</p>
<p><strong>Un tic d’écriture que tu as relevé chez toi ?<br></strong>Je me suis rendu compte que j’en avais – je n’arrive pas à dire ce que c’était, là tout de suite. Je me suis demandé si c’était dérangeant ou si ça pouvait faire partie de la personnalité de chacun… Mais si c’est quelque chose que je n’aime pas, je corrige&nbsp;!</p>
<p><strong>Une expression que tu as longtemps compris de travers&nbsp;?<br></strong>Avoir affaire à quelqu’un&nbsp;: je ne sais jamais si c’est «&nbsp;à faire&nbsp;» ou «&nbsp;affaire&nbsp;».</p>
<p><strong>Un livre que tu as lu récemment&nbsp;?</strong><br><em>Crime et Châtiment</em> de Dostoïevski. J’avais peur de m’y attaquer, alors je l’ai écouté en livre audio, ce que je n’avais jamais fait. J’ai eu beaucoup de plaisir. Je n’attendais que ces moments où j’avais une tâche à faire qui ne me demandait pas de fonctions cognitives, pendant laquelle je pouvais l’écouter.</p>
<p><strong>Un nouveau mot appris récemment&nbsp;?<br></strong>J’apprends en retard les expressions des gens qui ont quelques années de moins que moi (<i>rire</i>)! Le «&nbsp;lore&nbsp;», par exemple&nbsp;: le «&nbsp;lore&nbsp;» de quelqu’un c’est son histoire de vie, son récit personnel.</p>
<p><strong>Un festival d’été&nbsp;?<br></strong>L&rsquo;incontournable Paléo, et le Palp en Valais qui organise différents événements tout au long de l&rsquo;été. Sinon, je vais sûrement me rendre à la fête du livre à St-Pierre-de-Clages (encore un big up au Valais&nbsp;!)</p>
<p><strong>Un lieu culturel de prédilection ?<br></strong>J&rsquo;adore me rendre au cinéma, peu importe lequel ils ont tous leur charme. Malheureusement c&rsquo;est toujours assez cher, et c&rsquo;est dommage que tout le monde ne puisse pas en profiter.&nbsp;</p>								</div>
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		<title>Le Prix de Lausanne, d’hiver en été</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:24:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cette semaine, du 6 au 11 juillet, le Prix de Lausanne accueille 61 jeunes danseur·euse·s de 22 pays différents pour une semaine de cours [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="278322" class="elementor elementor-278322" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette semaine, du 6 au 11 juillet, le Prix de Lausanne accueille 61 jeunes danseur·euse·s de 22 pays différents pour une semaine de cours et de coaching intensifs au Théâtre de Beaulieu, au terme de laquelle jusqu’à quatre talents seront présélectionnés pour l’édition 2027 du Prix. La journée du samedi 11 juillet se dansera en portes ouvertes, afin de permettre au public de venir découvrir cet univers.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Si le Prix de Lausanne se tient chaque année en hiver, son activité est loin de s’arrêter le reste du temps. Pour l’équipe qui l’organise, entre la sortie des nouvelles affiches et du trailer, la mise en ligne du règlement, l’appel aux candidatures et surtout le <strong>Stage d’été</strong>, juillet est <em>– presque – </em>aussi intense que février !</p>
<p>Ce « mini Prix de Lausanne », comme le qualifie affectueusement la Directrice artistique et exécutive Kathryn Bradney, a effectivement un format similaire à son « grand frère » hivernal, puisqu’il propose des cours et des coachings à des jeunes danseuses et danseurs du monde entier, leur donnant l’occasion d’entraîner leur technique mais aussi leur interprétation et leur créativité, tant en classique qu’en contemporain, avec une restitution du travail de la semaine en public le dernier jour.</p>
<p><strong>L’esprit de transmission</strong></p>
<p>Le Stage d’été est aussi l’occasion de passer certains caps, d’avancer en tant que danseur·euse. Participant de l’an dernier, <a href="https://www.l-agenda.ch/prix-de-lausanne-bourse-vaudoise/" target="_blank" rel="noopener"><span style="text-decoration: underline;">Matheo Accetta</span></a>, 14 ans, nous avait par exemple confié s’être découvert un amour nouveau pour la danse contemporaine, qu’il n’affectionnait pas particulièrement jusqu’alors. Pendant le stage, il avait pu apprendre une variation contemporaine directement sous le coaching d’Alexander Mockrish, le chorégraphe, de quelques années seulement son aîné. Cela avait été possible car chaque année, le Prix de Lausanne invite les lauréat·e·s du Young Creation Award, un concours chorégraphique dédié aux jeunes, à venir enseigner leur variation aux participant·e·s du Stage d’été. Cette année, les deux chorégraphes présents seront l’Irlandais Max Cowan et l’Américaine Kyra Wentzlaff.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>Kyra Wentzlaff avec le danseur Paolo Leanza.<br />Photo: Rodrigo Buas<br />Février 2026</em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Max Cowan et le danseur Quetzalcoatl Flores Cardeña.<br />Photo: Rodrigo Buas<br />Février 2026</em></p>								</div>
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									<p>« Ces Young Creation Awards sont toujours très intéressants, notamment car ils permettent à des jeunes entre 15 et 21 ans de s’exprimer sur ce qui préoccupe leur génération aujourd’hui », relève Kathryn Bradney.</p>
<p><strong>L’énergie de la jeunesse</strong></p>
<p>Olivier Glauser, Président du Conseil de Fondation avec qui nous avions eu la chance d’échanger lors de la semaine du Prix de Lausanne cette année, est convaincu du pouvoir inspirant du Prix et de ses programmes satellites, comment la Bourse vaudoise ou le Stage d’été. Pour lui, ces événements sont une porte d’entrée accessible sur le monde du ballet. « Il y a quelques années, j’étais venu avec mon fils, qui ne s’intéressait pas forcément à la danse. Témoigner de ce qu’arrivaient à faire ces jeunes d’à peu près le même âge que lui à l’époque l’avait complètement fasciné ! Je suis convaincu que le Prix de Lausanne peut attirer du public en dehors du milieu de la danse. C’est beaucoup plus qu’un concours, c’est plus que de la danse : c’est aussi du sport, des valeurs. Et à côté de cela, ayant un travail qui touche beaucoup à la technologie, je me rends compte que les arts de la scène sont ce qui va résister à cette omniprésence du virtuel. Ils montrent une facette de l’humanité qui est celle de la connexion, de la passion, de l’émotion ».</p>								</div>
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									<p><em>Kathryn Bradney,</em><br /><em>Directrice artistique et exécutive </em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Olivier Glauser,<br />Président du Conseil de Fondation </em></p>								</div>
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									<p><strong>Rencontre </strong></p>
<p>Le vendredi 10 juillet à 18h30, les jeunes danseur·euse·s présenteront en plein air dans le parc de Montbenon une chorégraphie inédite, spécialement créée pour l&rsquo;occasion sur une musique originale. Le lendemain, toute la journée du samedi, le public est invité à Beaulieu à assister aux cours et aux coachings. Les deux événements sont ouvert à toutes et tous, et gratuits.</p>
<ul>
<li><strong>Le Prix fait vibrer Lausanne<br /></strong>Performance en plein air, chorégraphie inédite<br />Vendredi 10 juillet 2026 à 18h30<br />Allée Ernest-Ansermet (Parc de Montbenon), Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.prixdelausanne.org/fr/le-prix-fait-vibrer-lausanne/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.prixdelausanne.org/fr/le-prix-fait-vibrer-lausanne</a></span></li>
<li><strong> Journée Portes Ouvertes</strong><br />Cours et coachings aux candidat·e·s<br />Samedi 11 juillet 2026 de 9h à 17h30<br />Théâtre de Beaulieu, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.prixdelausanne.org/fr/journee-porte-ouverte-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.prixdelausanne.org/fr/journee-porte-ouverte-2026</a></span></li>
</ul>								</div>
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