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	<title>L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Marianne Savioz, lauréate du Concours d’écriture 2026</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 09:42:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« J’ai l’impression d’être une star ! », plaisante Marianne Savioz alors que j’allume mon dictaphone. Un café noir pour elle, un chaï [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="278383" class="elementor elementor-278383" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« J’ai l’impression d’être une star ! </em>», plaisante Marianne Savioz alors que j’allume mon dictaphone. Un café noir pour elle, un chaï froid pour moi, à la fraicheur d’un café lausannois on parle de lecture et d’écriture, elle répond avec beaucoup de spontanéité à mes questions. À 24 ans, cette Valaisanne établie à Lausanne étudie la philosophie à l’UNIL. Et elle écrit.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Lors de la délibération de cette 6<sup>e</sup> édition du concours d’écriture sur le thème « Les dix commandements », le texte <em>Par-delà le bien et le mal</em> de Marianne Savioz a convaincu. Le jury s’est accordé sur le plaisir de lecture, sur la fraîcheur et l’humour de ce texte écrit à hauteur d’enfant, qui a su embrasser le thème pleinement – non comme un prétexte mais comme base de son déroulement. <em>Par-delà le bien et le mal</em> a probablement touché aussi, me semble-t-il, pour la pointe de nostalgie qu’il provoque en rappelant un certain <em>Petit Nicolas</em>… Une série de livre que Marianne Savioz, lorsqu’on lui mentionne la référence, confie n’avoir jamais lue. Comme quoi !</p>
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									<p><span style="color: #333333;"><em>« On a soupiré, Mathieu a rangé la balle dans le buisson. En colonnes silencieuses, on s’est acheminés jusqu’à la maison de Jésus. D’après ce qu’on dit, il y en a des comme ça jusqu’à l’autre bout du monde, parce que Jésus est d’un naturel très accueillant. »</em></span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/concours-decriture/" target="_blank" rel="noopener">Lire la nouvelle</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Katia, pour L’Agenda : Que t’a inspiré le thème de cette édition au premier abord ?</strong></p>
<p><strong>Marianne Savioz :</strong> Je n’étais même pas sûre de connaître les dix commandements ! Je devais les avoir appris quand j’étais petite, quand on allait aux cours de catéchisme pour la forme, pour faire plaisir à grand-maman. Je pense qu’on est beaucoup à avoir été initié à ça en tant qu’enfant et à ne plus y être revenu par la suite. Comme je n’avais pas les outils pour aller plus loin sur ce thème en me basant sur mes connaissances, je me suis inspirée de ces souvenirs, liés à l’enfance.</p>
<p><strong>Fin 2025, tu as aussi été lauréate du </strong><a href="https://www.l-agenda.ch/lever-le-voile-sur-la-litterature-universitaire-romande/"><strong>Prix de la Sorge</strong></a><strong> ; comment l’écriture créative s’intègre dans le quotidien d’une étudiante en philo ?</strong></p>
<p>Lorsque j’en ai marre des séminaires, de cette langue formelle, académique, dans laquelle il faut dérouler sa pensée de façon logique, l’écriture créative est une respiration. Je peux écrire sur n’importe quoi juste parce que j’en ai envie, je peux utiliser ma propre langue, prendre le point de vue que je veux. C’est un moment de jeu.</p>
<p><strong>Quel est ton processus d’écriture ?</strong></p>
<p>J’ouvre les vannes de l’imagination et suis réceptive à tout ce qui me vient. Je teste, j’écris plusieurs débuts, plein d’idées, et dès que j’ai quelques lignes et une idée globale qui me plait, je me lance. Le reste vient au fur et à mesure, dans un flow, sans vraiment réfléchir. C’est très libre comme processus ! Puis je relis, je relève ce que j’aime, je corrige quelques détails. J’ai l’impression que plus je retravaille le texte, moins c’est bien. Ça devient trop conscient, rigide, pas assez vivant.</p>
<p><strong>Les concours d’écriture n’échappent pas à la grande question de l’intelligence artificielle, et il est difficile de ne pas s’interroger sur la proportion de textes écrits en partie avec l’IA. Sans pouvoir l’affirmer, j’ai l’intuition que L’Agenda n’en aurait reçu que très peu… De ton côté, quel œil poses-tu sur l’usage de l’IA ?</strong></p>
<p>J’utilise parfois ChatGPT quand j’ai des questions sur une chose ou une autre… Mais quand il s’agit d’écrire, jamais. Même pour un travail universitaire, car la partie la plus plaisante, c’est l’écriture ! Le moment où toute la matière est réunie, la problématique est posée et je n’ai plus qu’à rédiger, c’est le cadeau de la fin. Donc non, je n’utilise pas l’IA ; déjà car je perdrais du plaisir, mais aussi car j’ai l’impression que si je commence à me reposer là-dessus,… si on se repose là-dessus et qu’on lui donne trop de pouvoir, on perdra notre savoir-faire. Même en l’utilisant pour autre chose, à force de lire des réponses de « type IA », j’aurais peur d’uniformiser ma manière d’écrire et de penser, de contribuer à l’appauvrissement du langage. Ça fait un peu réac’ ! (<em>rire</em>) Mais je trouve hyper important que la langue reste personnelle à chacun.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui guide tes choix de lecture ?</strong></p>
<p>L’impulsion du moment. Dès que je passe devant une librairie, il n’y a pas d’autre choix que d’entrer, et une fois que je suis entrée il n’y a pas d’autre choix que d’acheter un livre ! Sur mon téléphone j’ai aussi une liste de lectures qu’on ma conseillées. Après – comment plein de gens – j’ai toujours une pile énorme de livres à lire à côté de mon lit. Qui va m’engloutir sûrement un jour !</p>
<p><strong>Est-ce que tu as des auteur·ice·s de référence ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas un ou des auteurs à qui je retourne tout le temps. Il y a tellement à lire que j’ai envie de toucher à tout ! Même si j’ai eu une grosse période Virginie Despentes. Je trouve qu’elle arrive à rendre littéraire le fait d’écrire de façon très trash. J’étais happée dans son univers et je ne voulais plus la lâcher pendant un moment.</p>
<p><strong>Est-ce que tu relis plusieurs fois un livre ?</strong></p>
<p>Jamais. J’ai l’impression que je volerais du temps aux autres livres !</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Mini Questionnaire de Proust</h4>				</div>
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									<p><strong>Un tic d’écriture qui t’agace ?<br></strong>Un style trop ampoulé. Ça me donne l’impression d’avoir affaire à un ego surdimensionné.</p>
<p><strong>Un tic d’écriture que tu as relevé chez toi ?<br></strong>Je me suis rendu compte que j’en avais – je n’arrive pas à dire ce que c’était, là tout de suite. Je me suis demandé si c’était dérangeant ou si ça pouvait faire partie de la personnalité de chacun… Mais si c’est quelque chose que je n’aime pas, je corrige&nbsp;!</p>
<p><strong>Une expression que tu as longtemps compris de travers&nbsp;?<br></strong>Avoir affaire à quelqu’un&nbsp;: je ne sais jamais si c’est «&nbsp;à faire&nbsp;» ou «&nbsp;affaire&nbsp;».</p>
<p><strong>Un livre que tu as lu récemment&nbsp;?</strong><br><em>Crime et Châtiment</em> de Dostoïevski. J’avais peur de m’y attaquer, alors je l’ai écouté en livre audio, ce que je n’avais jamais fait. J’ai eu beaucoup de plaisir. Je n’attendais que ces moments où j’avais une tâche à faire qui ne me demandait pas de fonctions cognitives, pendant laquelle je pouvais l’écouter.</p>
<p><strong>Un nouveau mot appris récemment&nbsp;?<br></strong>J’apprends en retard les expressions des gens qui ont quelques années de moins que moi (<i>rire</i>)! Le «&nbsp;lore&nbsp;», par exemple&nbsp;: le «&nbsp;lore&nbsp;» de quelqu’un c’est son histoire de vie, son récit personnel.</p>
<p><strong>Un festival d’été&nbsp;?<br></strong>L&rsquo;incontournable Paléo, et le Palp en Valais qui organise différents événements tout au long de l&rsquo;été. Sinon, je vais sûrement me rendre à la fête du livre à St-Pierre-de-Clages (encore un big up au Valais&nbsp;!)</p>
<p><strong>Un lieu culturel de prédilection ?<br></strong>J&rsquo;adore me rendre au cinéma, peu importe lequel ils ont tous leur charme. Malheureusement c&rsquo;est toujours assez cher, et c&rsquo;est dommage que tout le monde ne puisse pas en profiter.&nbsp;</p>								</div>
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		<title>Le Prix de Lausanne, d’hiver en été</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:24:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cette semaine, du 6 au 11 juillet, le Prix de Lausanne accueille 61 jeunes danseur·euse·s de 22 pays différents pour une semaine de cours [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette semaine, du 6 au 11 juillet, le Prix de Lausanne accueille 61 jeunes danseur·euse·s de 22 pays différents pour une semaine de cours et de coaching intensifs au Théâtre de Beaulieu, au terme de laquelle jusqu’à quatre talents seront présélectionnés pour l’édition 2027 du Prix. La journée du samedi 11 juillet se dansera en portes ouvertes, afin de permettre au public de venir découvrir cet univers.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Si le Prix de Lausanne se tient chaque année en hiver, son activité est loin de s’arrêter le reste du temps. Pour l’équipe qui l’organise, entre la sortie des nouvelles affiches et du trailer, la mise en ligne du règlement, l’appel aux candidatures et surtout le <strong>Stage d’été</strong>, juillet est <em>– presque – </em>aussi intense que février !</p>
<p>Ce « mini Prix de Lausanne », comme le qualifie affectueusement la Directrice artistique et exécutive Kathryn Bradney, a effectivement un format similaire à son « grand frère » hivernal, puisqu’il propose des cours et des coachings à des jeunes danseuses et danseurs du monde entier, leur donnant l’occasion d’entraîner leur technique mais aussi leur interprétation et leur créativité, tant en classique qu’en contemporain, avec une restitution du travail de la semaine en public le dernier jour.</p>
<p><strong>L’esprit de transmission</strong></p>
<p>Le Stage d’été est aussi l’occasion de passer certains caps, d’avancer en tant que danseur·euse. Participant de l’an dernier, <a href="https://www.l-agenda.ch/prix-de-lausanne-bourse-vaudoise/" target="_blank" rel="noopener"><span style="text-decoration: underline;">Matheo Accetta</span></a>, 14 ans, nous avait par exemple confié s’être découvert un amour nouveau pour la danse contemporaine, qu’il n’affectionnait pas particulièrement jusqu’alors. Pendant le stage, il avait pu apprendre une variation contemporaine directement sous le coaching d’Alexander Mockrish, le chorégraphe, de quelques années seulement son aîné. Cela avait été possible car chaque année, le Prix de Lausanne invite les lauréat·e·s du Young Creation Award, un concours chorégraphique dédié aux jeunes, à venir enseigner leur variation aux participant·e·s du Stage d’été. Cette année, les deux chorégraphes présents seront l’Irlandais Max Cowan et l’Américaine Kyra Wentzlaff.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>Kyra Wentzlaff avec le danseur Paolo Leanza.<br />Photo: Rodrigo Buas<br />Février 2026</em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Max Cowan et le danseur Quetzalcoatl Flores Cardeña.<br />Photo: Rodrigo Buas<br />Février 2026</em></p>								</div>
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									<p>« Ces Young Creation Awards sont toujours très intéressants, notamment car ils permettent à des jeunes entre 15 et 21 ans de s’exprimer sur ce qui préoccupe leur génération aujourd’hui », relève Kathryn Bradney.</p>
<p><strong>L’énergie de la jeunesse</strong></p>
<p>Olivier Glauser, Président du Conseil de Fondation avec qui nous avions eu la chance d’échanger lors de la semaine du Prix de Lausanne cette année, est convaincu du pouvoir inspirant du Prix et de ses programmes satellites, comment la Bourse vaudoise ou le Stage d’été. Pour lui, ces événements sont une porte d’entrée accessible sur le monde du ballet. « Il y a quelques années, j’étais venu avec mon fils, qui ne s’intéressait pas forcément à la danse. Témoigner de ce qu’arrivaient à faire ces jeunes d’à peu près le même âge que lui à l’époque l’avait complètement fasciné ! Je suis convaincu que le Prix de Lausanne peut attirer du public en dehors du milieu de la danse. C’est beaucoup plus qu’un concours, c’est plus que de la danse : c’est aussi du sport, des valeurs. Et à côté de cela, ayant un travail qui touche beaucoup à la technologie, je me rends compte que les arts de la scène sont ce qui va résister à cette omniprésence du virtuel. Ils montrent une facette de l’humanité qui est celle de la connexion, de la passion, de l’émotion ».</p>								</div>
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									<p><em>Kathryn Bradney,</em><br /><em>Directrice artistique et exécutive </em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Olivier Glauser,<br />Président du Conseil de Fondation </em></p>								</div>
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									<p><strong>Rencontre </strong></p>
<p>Le vendredi 10 juillet à 18h30, les jeunes danseur·euse·s présenteront en plein air dans le parc de Montbenon une chorégraphie inédite, spécialement créée pour l&rsquo;occasion sur une musique originale. Le lendemain, toute la journée du samedi, le public est invité à Beaulieu à assister aux cours et aux coachings. Les deux événements sont ouvert à toutes et tous, et gratuits.</p>
<ul>
<li><strong>Le Prix fait vibrer Lausanne<br /></strong>Performance en plein air, chorégraphie inédite<br />Vendredi 10 juillet 2026 à 18h30<br />Allée Ernest-Ansermet (Parc de Montbenon), Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.prixdelausanne.org/fr/le-prix-fait-vibrer-lausanne/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.prixdelausanne.org/fr/le-prix-fait-vibrer-lausanne</a></span></li>
<li><strong> Journée Portes Ouvertes</strong><br />Cours et coachings aux candidat·e·s<br />Samedi 11 juillet 2026 de 9h à 17h30<br />Théâtre de Beaulieu, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.prixdelausanne.org/fr/journee-porte-ouverte-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.prixdelausanne.org/fr/journee-porte-ouverte-2026</a></span></li>
</ul>								</div>
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		<title>ZAZA LIT Ulysse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 11:31:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
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		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
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		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
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					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « L&#8217;odyssée de l&#8217;Odyssée », de Christophe Ono-dit-Biot « Aide-moi à rentrer chez moi ! Help me [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>«</em><em> L&rsquo;odyssée de l&rsquo;Odyssée »</em>, de Christophe Ono-dit-Biot</p>								</div>
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									<p>« Aide-moi à rentrer chez moi ! Help me go home ! » C’est le cri du cœur que lance Matt Damon à Charlize Theron dans le nouveau film à grand spectacle du réalisateur anglo-américain Christopher Nolan, à qui l’on doit d’extraordinaires opéras cinématographiques tels que <em>Dark Knight</em>, <em>Inception</em> ou <em>Interstellar</em>. Et qui est le héros de cette superproduction à voir sur grand écran dès le 15 juillet ? Ulysse ! Le héros de <em>L’Odyssée</em>, suite de <em>L’Iliade</em>, vaste épopée en vers signée d’un mystérieux Homère dont nous ne saurons jamais s’il s’agit d’un seul homme, d’un groupe de poètes de la Grèce antique, ou de poétesses, ou même d’un patchwork de récits hérités d’histoires fabuleuses que l’on se racontait autour du bassin de la Méditerranée depuis des millénaires – à l’instar d’un autre livre fameux, La Bible.</p><p>« Aide-moi à rentrer ! Help me go home ! » Allez voir l’histoire d’Ulysse qui veut rentrer chez lui, retrouver sa femme Pénélope et son fils Télémaque, ou tout au moins les souvenirs qu’il en conserve, après tant d’années retenu captif, puis tant d’autres à errer dans un monde inconnu rempli de monstres et de magiciennes, de mangeurs d’oubli et de princesses, de sang, d’écume et de caresses. Mais je vous en supplie, avant, ou après, lisez le merveilleux livre que Christophe Ono-dit-Biot publie pour l’occasion, <em>L’odyssée de l’Odyssée. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les aventures d’Ulysse sans avoir jamais lu Homère</em>. Promis : vous apprendrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Ulysse sans avoir lu Homère. Surtout : vous apprendrez pourquoi certaines histoires se racontent encore plus de trois mille ans après avoir été imaginées, pourquoi Christopher Nolan a eu besoin lui aussi de nous la raconter, et pourquoi le personnage d’Ulysse ne tombe pas du ciel, mais du passé immémorial des hommes et femmes que nous sommes.</p><p>Ono-dit-Biot parle en amoureux de longue date : le 12 octobre 1981, l’automne de ses 6 ans, le journaliste et écrivain rencontre Ulysse. Plus précisément : l’adaptation en dessin animé qu’en font pour la télévision le duo Jean Chalopin et Nina Wolmark sous le titre <em>Ulysse 31</em>, transposant les épisodes marins dans l’espace, en 26 épisodes de 26 minutes. Depuis, Christophe Ono-dit-Biot s’est immergé dans les grands mythes méditerranéens et le monde antique pour n’en plus ressortir que pour partager sa passion. <em>L’odyssée de l’Odyssée</em> raconte, décrypte, explique. Mais aussi incite, invite, engage. Ono-dit-Biot s’y fait tour à tour pédagogue, romancier, poète, convoquant son érudition avec autant de simplicité que ses souvenirs d’enfant. Il dit sa tendresse pour Télémaque, fils orphelin d’un père non pas mort, mais disparu, ce qui est peut-être pire, et qui doit défendre sa mère contre les prétendants jaloux du trône. Il justifie sa fascination pour Pénélope, tout sauf la femme au foyer qui attend passivement, stéréotype façonné au 19<sup>e</sup> siècle, mais la maîtresse du temps, tirant ses fils avec ruse et finesse. Il est question de la conversation la plus émouvante de <em>L’Odyssée </em>: lorsqu’Ulysse explique à Calypso, amoureuse de lui au point d’en avoir fait son quasi esclave sexuel durant sept ans, pourquoi il préfère renoncer à l’immortalité que la nymphe lui offre plutôt qu’à la perspective de retrouver Pénélope. « Calypso découvre ce que les dieux ne peuvent pas connaître, écrit Ono-dit-Biot : la possibilité de la perte, l’urgence d’aimer, la saveur incomparable du moment présent. » Et puis la scène la plus poignante du récit, la voici : une femme qui n’a pas vu son mari depuis vingt ans, désespérée, alors qu’il est là, devant elle, mais qu’elle ne le sait pas parce qu’il est déguisé ; un homme qui se retient de la prendre dans ses bras, confit dans une méfiance inhumaine, devant encore lui prouver que oui, c’est bien lui, Ulysse. « Patience, mon cœur », se dit cet homme, dans ce qui est aux yeux de l’helléniste Jacqueline de Romilly qui en fit un livre éponyme merveilleux, l’un des vers les plus forts de l’épopée.</p><p>Pour éclairer le destin d’Ulysse, Ono-dit-Biot convoque l’<em>Ulysse</em> de Joyce bien sûr, le poète anarchiste Hakim Bey, Dante Alighieri, qui en fait l’une des figures les plus marquantes de son <em>Enfer</em>, mais aussi des films, <em>E.T.</em> de Spielberg, <em>L’Homme qui tua Liberty Valance</em> de John Ford ou <em>Usual suspects</em> de Bryan Singer. En fil rouge implicite et complice de ces 300 pages impatientes, la question que pose la philosophe Barbara Cassin dans son formidable livre sur <em>La nostalgie</em> : « Quand donc est-on chez soi ? » ou plutôt : Pourquoi ne peut-on jamais revenir à la maison ? Parce que la « maison » n’existe pas, que le mal du pays est inguérissable. Parce que, toujours en écoutant la belle Barbara, la nostalgie, « ce sentiment envahissant et doux est, comme l’origine, une fiction choisie qui ne cesse de donner les indices pour qu’on la prenne pour ce qu’elle est, une fiction, adorable, humaine, un fait de culture ».</p><p>La preuve par la fin des aventures d’Ulysse. Une fin bien éloignée du poème de Du Bellay popularisé par Brassens, « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, / Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, / Et puis est retourné, plein d&rsquo;usage et raison, / Vivre entre ses parents le reste de son âge ! ». Bien éloignée de tout <em>happy end</em> romantique. C’est qu’Ulysse, à peine revenu dans la couche conjugale en bois d’olivier, doit repartir. Lisez – le livre d’Ono-dit-Biot, ou carrément <em>L’Odyssée</em> traduite en vers par le poète Philippe Jaccottet, un must disponible en poche chez La Découverte – , vous comprendrez.  </p><p>Il y a de la politique dans <em>L’Odyssée</em>, de la fable initiatique, de la psychanalyse avant l’heure, une humanité folle, de la sociologie, de l’herméneutique, de la métaphysique, de la science de la mer et du ciel. On peut la lire comme une vaste métaphore du voyage de retour, le « nostos » qui, sans but, n’est qu’errance, à l’issue sans cesse différée par les épreuves imposées par le destin, dont celle, métaphorique en toutes, incarnées par le paradis artificiel des Lotophages qui encourage l’oubli définitif. Qui oublie ne pourra jamais retourner chez lui… Et quel merveilleux raconteur d’histoires est cet Ulysse, au point que ce talent le sauve dans l’île des Phéaciens, tout comme il sauvera Schéhérazade, lui donnera la liberté. « Vous me direz : Ithaque, c’est loin, conclut Christophe Ono-dit-Biot. Ces Grecs, c’est loin. Peut-être. Mais je crois que si ce poème a traversé les siècles, c’est parce que précisément, Ithaque, c’est un peu chez nous. »</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>«</em><em> L&rsquo;odyssée de l&rsquo;Odyssée »</em>, de Christophe Ono-dit-Biot<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.grasset.fr/livre/lodyssee-de-lodyssee-9782246841326/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Grasset</a>,</span> 368 pages.</p>								</div>
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									<p><strong>PS:</strong></p><p>Pour le plaisir, le début de <em>L’Odyssée</em>, traduit par Philippe Jaccottet en 1955 :</p>								</div>
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									<p> » Ô Muse, conte-moi l&rsquo;aventure de l&rsquo;Inventif :</p><p>celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,</p><p>voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d&rsquo;usages,</p><p>souffrant beaucoup d&rsquo;angoisse dans son âme sur la mer</p><p>pour défendre sa vie et le retour de ses marins</p><p>sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu&rsquo;il en eût :</p><p>par leur propre fureur ils furent perdus en effet,</p><p>ces enfants qui touchèrent aux troupeaux du dieu d&rsquo;En-Haut,</p><p>le Soleil qui leur prit le bonheur du retour…</p><p>A nous aussi, Fille de Zeus, conte un peu ces exploits ! « </p>								</div>
				</div>
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		<title>Concorde – Un « poids-lourd » manié avec allégresse</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/concorde-vernier-premiers-spectacles-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 15:10:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Présentation de saison]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce matin, l’espace culturel Concorde à Vernier donnait sa première conférence de presse publique.&#160;Le lieu, pluridisciplinaire et unique en son [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="277431" class="elementor elementor-277431" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce matin, l’espace culturel Concorde à Vernier donnait sa première conférence de presse publique.&nbsp;Le lieu, pluridisciplinaire et unique en son genre, abritera un CFC danse, une bibliothèque et un orchestre en résidence, une saison culturelle mais aussi une vie estudiantine, un hôtel et un restaurant. Il ouvrira ses portes le week-end du 26 septembre 2026.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Texte&nbsp;: Katia Meylan<br><em>Propos recueillis lors du petit déjeuner presse du 22 juin 2026 à Vernier</em></p>
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									<p><em>Le duo à la codirection de Concorde,<br />Eve-Anouk Jebejian et de Frédéric Steinbrüchel.<br />Photo : © Nikita Thévoz</em></p>								</div>
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									<p>Animé, un peu fébrile, radieux, reconnaissant et oh combien conscient de tout le travail qui a été fait et qu’il reste à faire, le duo à la codirection, composé d’Eve-Anouk Jebejian et de Frédéric Steinbrüchel, a pu fièrement annoncer à ce jour l’avancée de ce projet de très – très – grande envergure qu’est Concorde. Il était bien entouré, par  ses équipes de programmation, de communication, de ressources humaines, de billetterie, de médiation mais aussi des responsables logement et hospitalité, et des représentant∙e∙s des entités culturelles résidentes : l’Orchestre de Chambre de Genève, le CFC Danse à Genève et la Bibliothèque de Châtelaine.</p>								</div>
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									<p><em>La police d’écriture, créée spécialement pour Concorde, s’inspire de la façade du bâtiment lui-même, dont l’effet lamellisé est créé par la tôle pliée. La police représente également le mouvement, « la pluralité d’idées et de messages que pourra véhiculer Concorde sans jamais perdre son unité », pointe Frédéric Steinbrüchel, saluant le travail du studio de graphisme Onlab, basé à Genève.</em></p>								</div>
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									<p><strong>Octobre 2026 – Cinq dates représentatives de la saison culturelle</strong></p>
<p>Si leur toute première saison culturelle est bel et bien signée, elle ne pourra être révélée que le 25 septembre prochain. Le binôme a donc décidé aujourd’hui d’en annoncer les cinq premières dates. Au sujet du concert d’ouverture le 3 octobre par les deux rappeurs Isha et Limsa d&rsquo;Aulnay, Frédéric Steinbrüchel plaisante : « On s’était promis de commencer prudemment, pour voir comment avancent les choses&#8230; et c’est comme ça qu’on s’est retrouvé à programmer <strong>Isha et Limsa d&rsquo;Aulnay</strong>, qui font salle comble au Zénith de Paris ! ». Le concert espère bien rassembler 1&rsquo;000 personnes pour offrir à la grande salle une inauguration digne de ce nom ! Cette même grande salle accueillera ensuite, les 10 et 11 octobre, la Cappella Mediterranea avec <strong><em>Les Indes galantes</em>,</strong> une production non moins ambitieuse entre opéra baroque et danse hip-hop, avec 70 personnes au plateau, qui avait vu le jour en 2019 à l’Opéra Bastille. Le 27 octobre, la légende de la danse afro-contemporaine <strong>Germaine Acogny</strong> (née en 1944) foulera la scène avec un autre chorégraphe renommé, Gregory Maqoma, pour un dialogue autour de la mémoire, de l’exil, de l’héritage et de la réappropriation de l’identité. La date du 31 octobre annoncera qu’à Concorde, le jeune public sera toujours bienvenu et que plusieurs dates lui seront dédiées : le spectacle de la Cie La BaZooka, <em>Pillowgraphies,</em> « chou, chou, chou et redoutablement efficace » comme le décrit malicieusement la directrice Eve-Anouk Jebejian, sera accessible aux enfants dès 6 ans&#8230; tout comme aux adultes ! La petite salle (100 places), quant à elle, accueillera <strong>Adrien Barazzone</strong> dans son seul-en-scène satirique <em>La politique du pire</em>, les 16 et 17 octobre.</p>
<p>Ce premier mois de programmation, en tant que premier geste public, est « représentatif de l’identité créatrice et pluridisciplinaire qu’aura Concorde », affirme Frédéric Steinbrüchel.</p>
<p><strong>Des vies qui se croisent</strong></p>
<p>En abritant une saison et des résidences culturelles mais aussi des logements étudiants, un hôtel et un restaurant, Concorde rêve de synergies. Et il ne fait pas que les rêver, il les provoquera ! Un programme intitulé La Ruche, par exemple, encouragera les étudiant∙e∙s locataires à contribuer à la saison culturelle à hauteur de deux heures par mois. L’Orchestre de Chambre de Genève proposera des concerts jeunesse tout au long de la saison afin de fidéliser les familles, et la Bibliothèque de Châtelaine pourra prolonger les réflexions qu’initient certains spectacles en proposant des lectures en lien.</p>
<p>« Le plus facile, dans notre travail, c’est de faire rêver les grands directeurs de festivals à l’étranger », sourit Eve-Anouk Jebejian. « Le challenge, c’est de faire que les habitant∙e∙s aient envie de traverser la rue pour entrer, s’intéresser, participer ! ».</p>								</div>
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									<p>Save the date:</p>
<ul>
<li><strong>Vendredi 25 septembre 2026<br /></strong>Fête d’inauguration et dévoilement de la programmation pour la saison 2026 – 2027<strong><br /></strong></li>
<li><strong>Du 25 au 27 septembre 2026<br /></strong>Week-end d’ouverture festif</li>
<li><strong>Samedi 3 octobre 2026 à 19h30</strong><br />Bitume Caviar vol.2 &#8211; ISHA &amp; Limsa d’Aulnay<br />Première date de la programmation Concorde</li>
</ul>
<p>Toute la programmation sur: <span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.concorde.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.concorde.ch</a></strong></span></p>								</div>
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									<p><em>En avril dernier, Marie-Sophie de L&rsquo;Agenda avait visité le chantier de Concorde!</em><br /><em>Vous pouvez revoir sa vidéo sur notre compte instagram:</em></p>								</div>
				</div>
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		<title>Découvrir une mémoire oubliée : L’implication coloniale de la Suisse</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 14:31:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Du haut de sa montagne, avec sa vue plongeante sur le Léman et ses beaux jardins, le Château de Prangins [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="277414" class="elementor elementor-277414" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du haut de sa montagne, avec sa vue plongeante sur le Léman et ses beaux jardins, le Château de Prangins a tout d’un cadre idyllique. Pourtant, pour quelques mois encore, le splendide édifice accueille un passé bien lugubre. Au sein de ses murs vieux de plusieurs siècles, le monument abrite une page de l’histoire dont l’écho résonne depuis plusieurs siècles. Partons à la (re)découverte de ce triste passé encore trop oublié.</strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par Victor Blonde</p>
<p>Après quelques pas au milieu des sublimes bustes et costumes de la collection permanente du Musée national suisse, nous y voilà : l’exposition temporaire <em>Colonialisme. Une Suisse impliquée</em>, visitable jusqu’au 11 octobre 2026. Celle-ci s’ouvre et s’explique à qui douterait encore de sa pertinence. Denise Tonella, directrice du musée, souligne, dans une courte vidéo à l’entrée, que « la Suisse, même sans posséder de propres colonies, a participé au colonialisme ». Non, le colonialisme ne s’arrête pas à la conquête de terres : il s’étend aussi « sur le plan social, économique et militaire ». Nouveaux critères, nouveau regard : la Suisse est impliquée.</p>
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									<p style="font-weight: 400;"><em>Image de haut de page:<br />Dom Smaz, Dona Cocota, Helvécia, Brésil, 2015 | Musée national suisse</em><b><strong><br /></strong></b></p>
<p><em>Légende sur le site du Château de Prangins:</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: left;"><b><strong>Une colonie suisse au Brésil</strong></b></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: left;">Le village Helvécia dans le Nord-Est du Brésil était connu sous le nom de Leopoldina, une colonie germano-helvétique active dans la culture du café. Des personnes réduites en esclavage travaillaient dans ces plantations, notamment dans celle du Suisse Johann Martin Flach, nommée «Helvétia».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: left;">En 1888 le Brésil abolit l’esclavage, libérant quelque 2&rsquo;000 personnes à Helvécia, dont le grand-père de Dona Cocota.</p>								</div>
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									<p>Mise au clair effectuée, l’exposition cherche à « offrir un contexte permettant de rendre visibles et de comprendre les multiples imbrications coloniales », comme nous l’explique Denise Tonella. Une fois la porte passée, un regard panoramique suffit à comprendre l’ampleur de cette page de l’histoire. Commerce, mercenariat, missions religieuses ou encore esclavagisme, l’exposition met en lumière l’empreinte dominatrice et stigmatisante dont des Suisses ont marqué les pays des quatre coins du globe. Soutenant leurs propres intérêts ou les projets impérialistes des puissances européennes, ces acteurs ont participé à des systèmes coloniaux fondés sur des rapports de domination raciale. C’est par exemple le cas d’Hans Christoffel, né en 1865 dans la ville grisonne de Rothenbrunnen, qui s’est enrôlé dans l’armée coloniale hollandaise et a été envoyé dans les Indes orientales du même empire. Dirigeant de sa propre brigade, il est « envoyé dans plusieurs endroits pour briser la résistance autochtone » et sera un acteur « des massacres et des exactions commis sur l’île de Florès ». D’autres, comme le Neuchâtelois Jacques-Louis de Pourtalès, achètent des « plantations dans les Antilles où plusieurs centaines de personnes sont réduites en esclavage ». Les exemples de ce type pullulent : textes, objets et images permettent de saisir l’étendue du phénomène et ainsi l’implication helvétique.</p>								</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/Expo-colonialisme.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Expo colonialisme" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc3NDE3LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNlwvRXhwby1jb2xvbmlhbGlzbWUuanBnIn0%3D">
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									<p style="text-align: right;"><em>Vue d&rsquo;exposition</em></p>								</div>
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									<p>L’exposition montre le rôle d’acteurs suisses, mais sert également à « rendre audibles les voix des populations colonisées », pour reprendre les termes de la directrice du musée. Curateur∙ice∙s et scientifiques prennent ainsi soin de laisser exister ces trajectoires si souvent occultées. On découvre ainsi l’histoire de Pauline Buisson, née « de parents réduits en esclavage déportés d’Afrique de l’Ouest » et « propriété de David-Philippe de Treytorrens ». Elle « travaille comme domestique au domicile de la famille » et devra se battre pour que les autorités accordent la nationalité à son fils, né sur le territoire suisse. Le musée prend soin de ne pas silencer les populations asservies, et s’intéresse également aux objets acquis en contexte colonial. Souvent pillées, ces traces de l’impérialisme européen peuvent perpétuer la violence si elles ne sont pas présentées avec les précautions nécessaires. Consciente des souffrances que peut toujours causer la collection, l’équipe en charge de l’exposition propose « une nouvelle lecture des images stéréotypées et discriminatoires », « en les contextualisant à l’aide de textes et d’images ». Nécessaire et effectué en toute transparence, ce geste médiateur évite de reproduire la violence de ces sombres années.</p>
<p>L’exposition permet de comprendre, en une bonne heure de lectures, d’écoutes et d’observations des objets affichés, la domination qu’ont perpétrée des Suisses sur les populations colonisées. Les quelques marches que nous avons gravies ouvrent ainsi une réflexion primordiale sur les actes de nos prédécesseurs. Mais ne partez pas, redescendez-en quelques-unes et rendez-vous au rez-de-chaussée pour comprendre que le colonialisme ne détruit pas que les femmes, hommes et enfants sous le joug de l’oppresseur. L’impérialisme européen a aussi ravagé les terres sur lesquels viv(ai)ent les populations africaines, asiatiques ou américaines. « Destruction des paysages, de la flore et de la faune » : le monde garde les traces des colons qui ont impacté ces continents par les actes qu’ils ont commis. Mais la violence n’est pas uniquement matérielle, elle passe aussi par la symbolique : le regard porté. Qu’ils soient relayés par des photographes ou écrivains, dessinateurs ou simples conteurs, les récits en provenance des terres assujetties dénient bien trop souvent les cultures au profit d’un regard exotisant. Ce même regard qui a conduit à diffuser des stéréotypes raciaux, dont certains perdurent encore aujourd’hui.</p>								</div>
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									<p><em>Planteur devant un champ défriché, Sumatra, fin du 19<sup>e</sup> siècle | Museum Heiden, Nachlass Traugott Zimmermann</em></p>								</div>
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									<p>Et oui, l’exposition n’est pas simplement figée dans le passé : elle intègre, pour chacune de ces sections, une réflexion sur notre monde actuel. Le colonialisme prend des formes multiples qui s’exercent toujours de nos jours. Les formes ont peut-être évolué mais la domination reste, en témoignent les encadrés « Et aujourd’hui ? ». Ce n’est pas seulement notre mémoire que l’on affine au travers des salles du Château de Prangins mais également notre regard sur le monde actuel. Et on peut le partager, dans une section où sont disposés des papiers pour permettre aux visiteur·euse·x d’exprimer leur rapport au phénomène colonial.</p>
<p>Denses, mais accessibles, les thématiques et notions, si elles ont pu vous sembler difficiles, ne doivent pas vous repousser. La médiation accompagne le parcours et offre les clés nécessaires pour comprendre le phénomène. Les visiteur·euse·x en ressortent avec un regard nouveau sur le passé, mais aussi sur certaines réalités contemporaines. </p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: Victor Blonde</em></p>								</div>
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									<p><strong>Colonialisme. Une Suisse impliquée<br /></strong>Du 29 mars au 11 octobre 2026<br />Château de Prangins, Musée national suisse<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.chateaudeprangins.ch/fr/expositions/temporaire/2026/colonialisme/colonialisme/colonial-contenu" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.chateaudeprangins.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Menuhin, un guide – Gstaad, un ancrage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 11:16:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La 70e édition du Menuhin Festival Gstaad, qui aura lieu du 16 juillet au 5 septembre 2026, accueille un nouveau [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="276338" class="elementor elementor-276338" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La 70<sup>e</sup> édition du Menuhin Festival Gstaad, qui aura lieu du 16 juillet au 5 septembre 2026, accueille un nouveau directeur artistique : Daniel Hope. Le violoniste britannico-sud-africain basé à Berlin ne sera pas dépaysé, car depuis tout jeune, ce n’est qu’à Gstaad qu’il peut se permettre de poser ses valises pour quelques semaines, chaque année.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Lors de la présentation de saison romande du Menuhin Festival Gstaad, où nous rencontrons chaque année une petite délégation de l’équipe du festival, les charmantes intonations suisse-alémaniques de l’ancien directeur Christoph Müller ont laissé place au non moins charmant accent britannique – teinté de berlinois – du nouvel intendant, Daniel Hope.</p>
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									<p>Après vingt-quatre ans à la direction du festival, Christoph Müller confie à Daniel Hope cette véritable institution estivale, qui compte non seulement une septantaine de concerts donnés par de grandes stars et des jeunes étoiles montantes, mais aussi un orchestre formé pour l’occasion et des académies destinées aux futur∙e∙s pros et aux amateur∙ice∙s. Le cycle thématique précédent, consacré au changement, s’étant terminé l’année dernière, Daniel Hope a eu carte blanche pour sa première programmation. « Ça a été à la fois une chance immense et une grande responsabilité&#8230; il y a eu beaucoup de travail ! », admet ce dernier. « Je ne vais pas réinventer le festival, mais faire en sorte que le monde en retombe amoureux ».</p>
<p><strong>Ce qui perdure, ce qui change</strong></p>
<p>Les plus attentif·ves auront remarqué que le nom du festival a légèrement changé, pour faire reprendre à Menuhin sa place d’honneur. « Je suis conscient qu’aujourd’hui les jeunes générations ne savent plus vraiment qui était Yehudi Menuhin. J’ai envie de prolonger sa mémoire, de rappeler qu’il était plus qu’un grand musicien », affirme avec affection Daniel Hope, dont la famille était très proche du fondateur du festival.</p>
<p>En effet, sa mère s’était vue confier un poste de secrétaire auprès de Menuhin, et le petit Daniel avait donc 3 ans lors de ses premiers souvenirs musicaux à l’Eglise de Saanen.</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">« Je ne vais pas réinventer le festival, mais faire en sorte que le monde en retombe amoureux ».</h4>				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Daniel Hope à l&rsquo;Église de Saanen. Photo: Raphael Faux</em><br /><em>Photo de haut de page: Bailey Davidson</em></p>								</div>
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									<p>Parmi les nouveautés que Daniel Hope a souhaité intégrer à la programmation, un cycle de films. Se remémorant ses années de jeune cinéphile qui fréquentait le Ciné Théâtre de Gstaad, il a tenu à rendre hommage au lieu en y présentant une sélection de films musicaux et de documentaires en lien avec Menuhin.</p>
<p>Une autre nouveauté sera le forum The Summit, qui se tiendra du 24 au 26 juillet au Chalet Balthus. « Yehudi Menuhin me parlait dans les dernières années de sa vie d’un lieu où celles et ceux qui font la culture pourraient discuter de son avenir », se rappelle Daniel Hope. Cette première édition, qui affiche déjà les noms de Setsuko Klossowska de Rola, peintre et présidente d’honneur de la Fondation Balthus, ou de Clemens Trautmann, président de Deutsche Grammophon, réunira des acteurs et actrices de premier plan dans les domaines de la musique, du management culturel, des médias, de la technologie, de l’économie et des arts. « Les sujets seront variés, on traitera de musique mais aussi d’intelligence artificielle, de responsabilité culturelle, de dialogues entre les cultures et de nouvelles formes de transmission ». Daniel Hope promet des discussions chaleureuses, ouvertes au public, dans ce lieu qui avait hébergé, dès les années 70, le peintre Balthus et ses invité∙e∙s – notamment Yehudi Menuhin.</p>
<p><strong>Prendre le temps – le nouveau luxe</strong></p>
<p>À chaque édition du Menuhin Gstaad Festival ses grands noms et celle-ci ne déroge pas à la règle <strong>: Khatia Buniatishvili</strong>,<strong> Sir András Schiff</strong>,<strong> David Garret </strong>ou encore<strong> Vasily Petrenko</strong> figurent ainsi au programme, et le nouveau directeur est ravi d’accueillir ces artistes d’exception. Mais plus que d’élaborer LE programme idéal sur papier, ce qui intéresse surtout Daniel Hope, ce sont les envies exprimées, les idées et ce qui peut en découler de beau. « <em>It’s all about being visceral artistic director</em> », résume-t-il spontanément en anglais.</p>
<p>Et ce que lui souffle son intuition aujourd’hui, c’est que le monde change. Le luxe est partout, les moments se consomment rapidement. Lassé de ce rythme effréné, il confie : « Depuis tout jeune, Gstaad est le seul endroit du monde où je passe plusieurs semaines consécutives ! J’ai l’impression qu’ici, le rythme intérieur ralentit, on regarde autrement. Ce qui m’intéresse, c’est l’âme du lieu où l’on se trouve, les expériences artistiques et humaines, les liens que l’on crée ». En tant qu’artiste international voué à énormément se déplacer, il confie trouver sa <em>Heimat</em>, son sentiment d’appartenance, auprès de sa famille et dans la musique.</p>
<p><strong>Family Matters</strong></p>
<p>Dans cette optique, Daniel Hope a chaleureusement baptisé son édition inaugurale <em>Family Matters,</em> qui en français peut se traduire à la fois par « histoires de familles » et « la famille, ça compte ». La famille au sens large, donc, sera mise à l’honneur. Littéralement, comme dans le concert du 30 juillet, qui verra jouer le pianiste Simon Crawford-Phillips, son épouse la violoniste Malin Broman et leurs deux enfants Maya et Fabian Broman, ou dans des programmes comme celui du 22 juillet qui affiche des œuvres de Fanny et Félix Mendelssohn, et celui du 28 août qui fera entendre Gustav et Alma Mahler. Les styles, les sonorités et les instruments auront droit eux-aussi à leurs réunions de familles, notamment lors du concert caritatif du <strong>Del Gesù Club,</strong> dont les membres feront entendre leurs instruments ouvragés par le luthier Guarneri del Gesù. </p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>David Garrett et son Del Gesù</em></p>								</div>
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									<p><strong>Les envies tout à fait arbitraires de L’Agenda</strong></p>
<p>Comment choisir parmi les 75 concerts du festival ? Peut-être en étant « viscéral » et en choisissant au coup de cœur, comme son directeur ! Le concert d’ouverture, lors duquel Daniel Hope dirigera « son » Orchestre de Chambre de Zürich avec le violoniste et altiste <strong>Pinchas Zukerman</strong> – qu’il connait depuis l’âge de 10 ans – nous attire par son côté affectif. Le concert Swing &amp; Electro du 6 août au sommet de l&rsquo;Eggli <span style="color: #ff0000;">*</span> parle à la danseuse qui est en nous, surtout pour se retrouver dans ce cadre à couper le souffle !</p>								</div>
				</div>
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									<p>Le concert du 8 août, parce qu’on aime l’idée d’avoir instauré un label<strong> Ladies First</strong>, qui réunira ici la violoniste Bomsori Kim et la violoncelliste Jing Zhao avec l’orchestre du festival, le Gstaad Festival Orchestra. Le concert familial <strong><em>Pierre et le Loup</em></strong> le 30 août, aussi, pour notre âme d’enfant&#8230; et tant d’autres !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Gstaad Menuhin Festival<br /></strong>Du 16 juillet au 5 septembre 2026<br />Grande tente du festival et églises de la région<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.menuhin.ch/fr" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.menuhin.ch/fr</a></span></p>								</div>
				</div>
					</div>
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		<title>ECHO &#8211; L&#8217;amitié à 10 ans, 18 ans, 35 ans, 80 ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:56:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans le spectacle ECHO, deuxième création immersive de la Compagnie Dyade, le public réparti en quatre groupes parcourt le Forum [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="276275" class="elementor elementor-276275" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Dans le spectacle <em>ECHO</em>, deuxième création immersive de la Compagnie Dyade, le public réparti en quatre groupes parcourt le Forum de La Passerelle de Lavigny pour y découvrir – dans le désordre – les moments clés de la vie de deux amies, Justine et Violette, de leur rencontre à leurs vieux jours. L’Agenda est allé à la rencontre des metteurs en scène Nathan Pannatier et César Vallet, et des quatre générations de comédiennes qui interprètent Justine et Violette !</strong></p>
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<p>Texte&nbsp;et propos recueillis par Katia Meylan</p>								</div>
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									<p><strong>ECHO</strong><br />Du 18 au 28 juin 2026<br />Forum de La Passerelle, Lavigny<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.compagniedyade.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.compagniedyade.com</a></span></p>								</div>
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<p>Faire jouer le même personnage à quatre comédiennes d’âges différents : l’idée nous a d’emblée parue magnifique. On a donc voulu aller vérifier par nous-mêmes en assistant à une répétition. Et cela n’a pas manqué&#8230; Voir ces huit femmes – dix, en réalité, car les plus jeunes joueront en alternance – travailler ensemble nous a beaucoup émue. D’autant plus que l’histoire qu’elles racontent est forte : À 10 ans, Justine et Violette décident d’archiver leurs souvenirs communs dans un carnet afin que Justine, qui souffre d’une pathologie de la mémoire, ne les oublie pas.</p>
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margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/reel/DZZOa5higgG/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank" rel="nofollow noopener">Une publication partagée par La Télé • Vaud &#8211; Fribourg (@latele.ch)</a></p></div></blockquote>
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									<p><em>Violette et Justine sont interprétées à la vieillesse par Yvette Théraulaz et Bérangère Mastrangelo, à l’âge adulte par Tania Zoppi et Florence Annoni, à l’adolescence par Elya Corso et Fanny Angèle Marchand et en enfance par Laura, Louise, Audine et Clara.</em></p>								</div>
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									<p>« Cette configuration est super car il y a tout un travail qui se fait avec les ados, les adultes et les petites pour trouver comment jouer le même personnage avec des années d’écart, et aussi avec des années d’expérience de théâtre différentes », nous dit Nathan Pannatier.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Les dix comédiennes en répétition</em></p>								</div>
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									<p>C’est en proposant un exercice de théâtre à ses élèves que l’idée lui vient. « Je leur avais demandé d’imaginer comment se comporterait leur personnage enfant, puis avec 10 ans de plus, et ainsi de suite », raconte-t-il. « En y repensant, j’ai réalisé que c’était plutôt rare, au théâtre, d’avoir l’occasion de voir l’évolution d’un personnage sur toute une vie ». Ni une ni deux, il en parle à César Vallet, son ami et co-fondateur de la Compagnie Dyade, friand lui aussi de formats scéniques atypiques. Leur deuxième création, <em>ECHO</em>, prend donc ce point de départ narratif et développe autour un concept de mise en scène immersive.</p>
<p><strong>Perception</strong></p>
<p>Dès son arrivée au Forum de La Passerelle de l’institution de Lavigny, le public venu voir <em>ECHO</em> se verra répartir en quatre groupes. Au fil de sa progression dans le lieu et dans les quatre différentes salles principales, chaque groupe découvrira les quatre chapitres de l’histoire de Justine et Violette dans un ordre différent, et reconstituera ainsi leur histoire sous un autre angle.</p>
<p>Nathan nous glisse une info-coulisse : « Chaque chapitre dure 20 minutes et les scènes seront jouées simultanément, quatre fois de suite, par les comédiennes – ce qui est un vrai défi ! Il y aura quatre régies, une par salle, en communication les unes avec les autres, qui veilleront à ce que tous les timings concordent pour qu’entre chaque scène, le public passe d’une salle à l’autre sans se croiser. » </p>
<p>En parallèle à cet aspect temporel logistique, les deux metteurs en scène ont imaginé une jolie manière de faire ressentir la façon dont la perception du temps change que l’on soit enfant ou adulte. Ainsi, les vingt minutes d’une scène correspondent réellement à vingt minutes dans la vie de Violette et Justine lorsqu’elles sont petites filles, mais le temps s’accélère au fur et à mesure qu’elles grandissent : vingt minutes sont une soirée de leur vie d’ado, toute une semaine de leur vie d’adulte, et une année entière de leur vie de vieilles dames.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Un élément de décor créé par les élèves de l&rsquo;institution</em></p>								</div>
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									<p><strong>Immersion </strong></p>
<p>César Vallet et Nathan Pannatier n’ont rien laissé au hasard, et chaque détail a été pensé pour permettre au public de mieux s’immerger dans l’histoire, profitant de l’aménagement existant des lieux : le café du Forum de La Passerelle sera le café où les deux amies se retrouvent à l’âge adulte, la salle de classe celle où elles se sont rencontrées petites, le caveau sera le squat de leurs soirées d’ado. Ils y ont ajouté tantôt une dimension poétique par des choix de mise en scène, tantôt des touches sensorielles réalistes. « Dans le squat, on aimerait laisser des mégots de cigarette froids sur le bar et rendre le sol un peu collant, pour rappeler les ambiances de fin de soirée. Dans le café, le public sera attablé et on mettra quelque chose à cuire au four pour que l’odeur enveloppe la pièce », dévoile Nathan Pannatier, les yeux brillants.</p>
<p><strong>Transmission</strong></p>
<p>Le projet comporte également une démarche socioculturelle menée avec le Forum de La Passerelle, un établissement de pédagogie spécialisée pour les enfants et les jeunes présentant des difficultés de développement, d’adaptation ou d’apprentissage. La Compagnie Dyade a ainsi invité les élèves à participer à différentes étapes de la création d’<em>ECHO</em>, que ce soit au travers d’échanges avec les artistes ou lors d’ateliers créatifs. Les jeunes ont notamment réalisé les dessins et les pages de journaux intimes qui orneront les murs des couloirs, ou même les graffitis sur la porte des toilettes du caveau !</p>
<p>***</p>
<p>Assister à une répétition nous a donné comme l’impression qu’<em>ECHO</em>, en plus de son originalité, promet d’être un moment fort, en partage et en émotion.</p>
<p><strong>ECHO</strong><br />Du 18 au 28 juin 2026<br />Forum de La Passerelle, Lavigny<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.compagniedyade.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.compagniedyade.com</a></span></p>								</div>
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		<title>ZAZA LIT Douglas Kennedy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
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		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
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					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « L&#8217;homme qui n&#8217;avait pas assez d&#8217;une vie », de Douglas Kennedy La plupart des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="276288" class="elementor elementor-276288" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>«</em><em> L&rsquo;homme qui n&rsquo;avait pas assez d&rsquo;une vie », de Douglas Kennedy</em></p>								</div>
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									<p>La plupart des suites de romans sont ratées. Je ne parle pas des sagas – <em>Harry Potter</em>, <em>Les Thibault</em>, <em>Dune</em> ou l’inoubliable <em>Les Rois maudits</em>. Je parle de romans devenus de tels phares, de telles égéries de l’histoire de la littérature, qu’il a été impossible à certains écrivains-adorateurs de ne pas céder à la tentation d’en imaginer la suite, bravant souvent les foudres des héritiers et autres ayants droit. Si <em>Scarlett</em>, signé Alexandra Ripley, est paru en 1991 avec l’autorisation de la succession de Margaret Mitchell, autrice de <em>Autant en emporte le vent</em>, si les héritiers de Victor Hugo ont tout juste toléré en 2001 <em>Cosette ou le Temps des illusions</em> de François Cérésa, suite des <em>Misérables</em>, l&rsquo;écrivain britannique Jim Williams a dû en 1994 retirer de la vente la plupart des exemplaires de <em>Lara&rsquo;s Child, </em>suite du <em>Docteur Jivago</em> de Boris Pasternak. Autorisés ou pas, trois romans fort décevants.</p><p>Trente ans après la publication du roman qui l’a rendu célèbre dans le monde entier &#8211; son plus grand succès à ce jour encore, adapté au cinéma avec Catherine Deneuve et Romain Duris &#8211; Douglas Kennedy s’offre lui-même une suite à <em>L’homme qui voulait vivre sa vie</em> (Belfond, 1997). Et, bingo, c’est réussi ! <em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> (Belfond, 2026) nous donne des nouvelles de Ben Bradford, qui avait refait sa vie une première fois après avoir tué l’amant de sa femme, puis une deuxième lorsque son anonymat s’était retrouvé menacé par le succès de ses photographies. Trente ans après, Ben a refait sa vie en Californie. Désormais nommé Andrew, il a presque 70 ans et l’amour de sa vie, sa deuxième femme Anne, vient de mourir d’un cancer. Ils ont eu un fils, Jack. Devenu journaliste, c’est par lui qu’arrive la catastrophe &#8211; il est sur le point de <em>publier une enquête sur une affaire de plagiat qui fait les gros titres à Hollywood. Le nom du coupable ? Adam Bradford.</em> P<em>our Andrew, c’est le choc : Adam est le fils qu’il a abandonné quand il s’appelait encore Ben et qu’il avait été déclaré mort dans un accident de bateau.</em> Andrew, sonné par cette situation inimaginable qui le plonge dans ses souvenirs et une vigoureuse culpabilité, s’embarque dans une course contre la montre pour protéger le fils qu’il a abandonné.</p><p><em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> est fichtrement bien réussi. Réussi parce que nous avons tous fantasmé parfois une autre vie, une page blanche sur laquelle écrire les premiers mots d’une nouvelle histoire, que Ben a réussi, et que nous lui souhaitons de continuer à réussir pour nous. Réussi parce que le spectacle de ce père qui se retrouve à arbitrer un duel entre deux frères qui ne savent pas qu’ils le sont a tout de la tragédie antique, biblique, absolu, et que parler de la paternité convient particulièrement bien à Douglas Kennedy, lui-même père de deux jeunes adultes. Réussi parce que même si <em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> se lit comme la suite de <em>L’homme qui voulait vivre sa vie</em>, nul besoin de (re)lire celui-ci pour tout comprendre. Réussi parce que cet <em>Homme qui n’avait pas assez d’une vie</em>, qui vit plusieurs vies à la fois grâce à son métier de romancier, c’est Douglas Kennedy lui-même. Le sujet l’intéresse plus que tout autre, vire à l&rsquo;obsession et rend son roman palpitant, concernant, distillant une subtile sous-conversation au parfum de confession. Jamais moralisateur mais éthique et existentiel, ce nouveau roman &#8211; son 27<sup>e </sup>&#8211; propose une passionnante réflexion sur les conséquences de chacun de nos actes et l’impossibilité d’échapper au passé. Mais aussi sur notre temps présent, hyper connecté, numérique, technologique, qui rend impossible ce qui l’était encore il y a trente ans – disparaître. Réussi enfin parce que le plus européen des Américains est un formidable raconteur d’histoires et que côté suspense, émotions et autres retournements de situations, nous sommes ici servis !</p><p>Douglas Kennedy a toujours eu le souci de ne pas se répéter, variant les genres, alternant des fresques historiques comme <em>La poursuite du bonheur</em> ou <em>La symphonie du hasard</em>, des histoires d’amour, des romans politiques et dystopiques comme <em>Les hommes ont peur de la lumière</em> ou <em>C’est ainsi que nous vivons</em>, des reportages tels <em>Au pays de Dieu</em>, des romans noirs. <em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> est l’exception qui confirme la règle, la coquetterie d’un écrivain de 70 ans qui lui-même se demande ce qu’il a fait de sa vie, à qui Ben, son alter ego de trente ans son cadet, son jeune moi, manquait. Ça tombe bien : à nous aussi.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>« L’homme qui n’avait pas assez d’une vie », </em>de Douglas Kennedy.<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lisez.com/livres/lhomme-qui-navait-pas-assez-dune-vie/9782714493217" target="_blank" rel="noopener nofollow">Belfont</a>,</span> 352 pages.</p>								</div>
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									<p><strong>PS </strong><strong>: </strong>Douglas Kennedy revient en Suisse à l’occasion du festival WoW Gstaad les 29 et 30 août : <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.wowgstaad.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.wowgstaad.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Qu’en est-il du lien entre jeunes et culture aujourd’hui ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:31:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CultureEnJeu]]></category>
		<category><![CDATA[#cultureenjeu]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un monde où la culture prend de moins en moins de place, il semble primordial de s’intéresser à la génération de demain pour que ce domaine ne tombe pas aux oubliettes. Comment faire pour que ce que nous avons connu ne ressemble pas une anecdote qu’on raconterait à nos arrière-petits-enfants comme un monde perdu d’autrefois ? Pour pouvoir donner des pistes de réflexion à ce sujet, nous avons rencontré Romain Prina, directeur du programme « À nous de jouer ! » depuis 2024 et Vanessa Costanzo, directrice de l’école de danse Neptune à Vevey, qui propose un projet que le programme a soutenu.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Marie Butty</p>
<p><strong>Les jeunes et la culture</strong></p>
<p>Pour pouvoir maintenir l’attrait et l’intérêt du public pour les productions culturelles, il est intéressant de se pencher sur la perception de la culture par la prochaine génération, et sur les propositions qui lui sont adressées. Vanessa Costanzo, qui est constamment en lien avec cette tranche de la population, estime que le domaine culturel a besoin d’une modernisation pour les intéresser davantage. Elle leur a directement posé la question et, ce qui revient souvent pour beaucoup c’est qu’« aller au théâtre est perçu comme quelque chose que font les personnes plus âgées. » Elle évoque également un frein quant au coût des billets : « Les jeunes mettront davantage d’argent pour autre chose comme des sorties plutôt que pour se rendre à une production culturelle. » Toutefois, la directrice de l’école entrevoit la responsabilité des personnes plus âgées dans le processus d’intérêt : « Je pense que c’est à nous de leur faire découvrir tout cela. C’est important de les pousser un peu, car ils en ont besoin. » Elle ajoute également avoir recueilli de leur part que les artistes programmés et les sujets des spectacles ne les intéressent pas forcément. Il est nécessaire, pour les faire venir, de s’intéresser à des thématiques qu’ils vivent et qui leur parlent.</p>
<p><strong>L’accessibilité : une condition essentielle</strong></p>
<p>C’est notamment dans ce souci d’accessibilité et d’encouragement que le programme « À nous de jouer ! » a été créé en 2011. Son but est de soutenir des jeunes de 15 à 25 ans qui s’engagent dans des projets ou des associations en Suisse romande en leur proposant notamment des outils pour les accompagner dans leurs démarches.</p>
<p>Pour ce faire, le programme œuvre sur plusieurs axes. Tout d’abord, la valorisation de projets portés par des jeunes en les mettant en avant sur internet et les réseaux sociaux afin de leur offrir davantage de visibilité. Le site web participatif <a href="http://www.anousdejouer.ch" rel="nofollow noopener" target="_blank">www.anousdejouer.ch</a> recense les projets avec une vision assez large de ce que peut être l’engagement, notamment par le biais du sport, de la culture, de l’environnement ou encore de l’égalité. Les porteur·euse·s de projet peuvent créer des pages avec comme seul impératif que la proposition soit ouverte aux jeunes ; pour les personnes qui souhaiteraient rejoindre une initiative ou simplement y assister en tant que public, cette plateforme est très facile d’utilisation avec des filtres par cantons et par thématiques afin de trouver des projets autour de soi. En parallèle, le but de la plateforme est aussi d’inspirer en mettant en avant des jeunes qui s’engagent, par le biais entre autres de petites vidéos diffusées sur les réseaux pour donner des exemples concrets.</p>
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									<p>Ensuite, pour faciliter encore davantage l’engagement, Romain Prina, le directeur du programme, explique que le site répertorie des outils, en regroupant les informations, pour les jeunes qui voudraient s’engager mais ne savent pas comment le faire, puisque cela demande certaines compétences, administratives &#8211; pour crée une association, événementielles, organisationnelles ou encore comptables &#8211; pour faire un budget.</p>
<p>Cette plateforme est finalement complétée par un appel à projets destiné aux associations ou projets portés par des jeunes. L’idée est de soutenir financièrement une trentaine de projets engagés chaque année avec des montants allant jusqu’à mille francs, car, explique le directeur de la plateforme : « dans un contexte de professionnalisation du monde associatif, c’est parfois difficile d’aller chercher des fonds auprès de grosses fondations ou des acteurs publics, puisque ce sont des démarches souvent très compliquées. De plus, les acteurs culturels sont de plus en plus en compétition les uns avec les autres pour aller chercher des fonds. L’idée de ce concours est de faciliter l’accès à une contribution financière en ayant un délai de réponse rapide, sous un mois en général, avec des dossiers qui ne sont pas trop lourds à remplir. Nous demandons simplement de créer une page sur le site, de nous donner un budget et un descriptif. » Pour Romain Prina cette facilité d’usage est essentielle, notamment pour les jeunes qui ne se sentiraient pas légitimes de proposer quelque chose.</p>
<p>La plateforme reçoit beaucoup de projets culturels et le directeur tient à les soutenir car il remarque que « le domaine du sport et de la culture sont des portes d’entrée vers l’engagement. Il y a beaucoup de jeune qui commencent par s’engager une première fois dans ces domaines et qui, ensuite, continuent à le faire dans d’autres projets ou associations ; il y a vraiment un cercle vertueux dans l’engagement, on commence quelque part et on continue souvent par la suite. »</p>
<p><strong>Les formats et thématiques qui parlent aux jeunes</strong></p>
<p>Concernant les préoccupations des jeunes, Romain Prina observe que les jeunes s’engagent souvent pour mettre en valeur les artistes de la région ou les talents émergents. De plus, l’objectif est fréquemment de créer du lien, puisqu’il n’y a pas beaucoup de lieux culturels spécialement pensés pour eux où ils peuvent sortir. Dans ce sens, la plateforme reçoit beaucoup de projets de festivals et particulièrement dans des régions moins actives culturellement, comme cela a été le cas pour le festival Saubrazil à Saubraz ou encore le festival Idé à Assens.</p>								</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/Festival-Saubrazil-Ifenn-Visual.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Festival Saubrazil - Ifenn Visual" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc1NzMwLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNlwvRmVzdGl2YWwtU2F1YnJhemlsLUlmZW5uLVZpc3VhbC5qcGcifQ%3D%3D">
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									<p style="text-align: right;"><em>Festival Saubrazil &#8211; ©<a href="https://www.instagram.com/ifenn.visual" target="_blank" rel="noopener nofollow"> Ifenn Visual</a></em></p>								</div>
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									<p>Pour ce qui est des thématiques ou du médium, le directeur de la plateforme observe que souvent les formes d’art que la jeune génération apprécie sont sous-représentées dans la culture ou ne sont pas perçues comme « légitime » par la société adulte : « je pense notamment au rap. On a reçu un projet de festival de rap et là, c’est plus difficile à financer, ou pire, cela ne va juste pas exister dans l’espace culturel, parce que c’est une musique qui n’est pas toujours considérée comme légitime par les adultes, alors que pour les jeunes c’est une partie importante de ce qu’ils vivent. »</p>
<p>Dans cette même idée de toucher de plus près le quotidien et la réalité des jeunes, le spectacle <em>Gen Z</em>, qui a gagné le concours de la plateforme, parle justement de thématiques très actuelles.</p>
<p><strong>Des productions pour et par les jeunes</strong></p>
<p>L’idée du spectacle <em>Gen Z</em> est venue de Vanessa Costanzo qui, en écoutant les élèves de son école de danse, s’est rendu compte que les adolescent·e·s et jeunes adultes avaient besoin de parler de ce qu’ils vivent au quotidien, à la maison, à l’école, de ce qu’il y a dans leurs têtes. Les thématiques principales qui ressortent sont le harcèlement, le surmenage à l’école, leur premier amour, la dépression, les scarifications, l’image de soi, la sexualité, les réseaux sociaux, les relations avec la famille, l’amitié ou encore la pression de la réussite. Sur cette base de sujets, vingt interviews ont été menés par la directrice de Neptune et Christophe Belizaire de la compagnie de théâtre Les Mijaurés à la Tour-de-Peilz. C’est donc avec la parole des jeunes directement que le spectacle a été créé. Ces témoignages seront joués mot pour mot en mêlant la comédie, la danse ou encore le chant. Pour reprendre leurs paroles, dans la plaquette écrite par les jeunes qui décrit le spectacle, on découvre que : « <em>Gen Z </em>est une création chorégraphique collective inspirée directement de notre vécu. À travers la danse, l’écriture et des éléments multimédias, nous racontons ce que signifie grandir aujourd’hui dans une société marquée par l’urgence, l’exposition permanente et les injonctions à la réussite. » C’est dans cette direction que le spectacle se tourne afin de leur donner voix au chapitre du domaine culturel et proposer des projets qui leur ressemblent.</p>								</div>
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									<p><em>Photo ci-dessus: Des élèves de Neptune lors d&rsquo;un spectacle<br />Photo de haut de page: Kids on the Moon, l&rsquo;une des troupes de l&rsquo;association arTmatic</em></p>								</div>
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									<p><strong>Un rôle à jouer aussi par les adultes !</strong></p>
<p>Toutefois, ce genre de production ne suffit pas pour faire naître un intérêt grandissant auprès de ces jeunes adultes en devenir. La directrice de l’école de danse rappelle qu’il est nécessaire d’appliquer des tarifs plus attrayants, comme c’est le cas par exemple lors de la Nuit des Musées. Elle voit également une lacune du côté des écoles : « Il faudrait pouvoir développer les collaborations avec les écoles et les gymnases ». Romain Prina partage d’ailleurs l’avis selon lequel l’école a un rôle à jouer, « l’engagement en tant qu’acteur·ice·s de projets est trop peu présenté, encouragé et valorisé. » C’est donc à nous, adultes, de jouer également, puisque, comme le souligne Vanessa Costanzo : « Une fois qu’ils ont eu le déclic, ils adorent et sont tellement talentueux ! »</p>
<p>****</p>
<p>Plateforme « À nous de jouer » : <a href="http://www.anousdejouer.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.anousdejouer.ch</span></a></p>
<p>ArTmatic : <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.neptune-danse.com/artmatic-association" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.neptune-danse.com</a></span></p>
<p><strong>Spectacle Gen Z</strong></p>
<ul>
<li>5 au 7 juin – au théâtre de l’Oriental de Vevey</li>
<li>26 juin – promotions du CEPV</li>
<li>27 septembre – inauguration du 2m2c</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.neptune-danse.com/spectacle-2026" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.neptune-danse.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Contrebasse et voix : entre nuances, jeu et liberté</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/ton-sur-ton-sylvie-klijn-christoph-utzinger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 13:42:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la sortie de son album CAMAÏEU le 5 juin, le duo TON SUR TON, avec Sylvie Klijn à la [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour la sortie de son album CAMAÏEU le 5 juin, le duo TON SUR TON, avec Sylvie Klijn à la voix et Christoph Utzinger à la contrebasse, nous emmène dans son univers espiègle, doux et coloré. Rencontre avec deux musicien·ne·s qui joignent leur instrument dans un « setting » atypique et envoûtant.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Textes et propos recueillis par Jeanne Möschler</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une rencontre musicale tout en « playfulness »</strong></p>
<p>C’est lors d’un festival à Schaffhouse que les deux artistes se rencontrent en personne pour la première fois, en 2024. « On avait déjà travaillé ensemble pour des mix et quand on a discuté, on a réalisé qu’on cherchait les deux un nouveau projet qui sort un peu du commun », raconte Christoph. À 6 ans déjà, il jouait de la contrebasse « aussi grande que celle de maintenant », debout sur une chaise, en accompagnant ses parents violonistes, dans des musiques folkloriques européennes. « À l’époque, il n’y avait pas assez de bassistes, c’était un instrument qui était là et libre, et que très peu de gens jouaient. » Dans TON SUR TON, la contrebasse, plutôt que de rester un simple accompagnement, joue avec la voix mélodique, dans une division des rôles qui sort de la tradition. En effet, Sylvie souhaitait depuis longtemps créer un projet en s’inspirant du duo néerlandais formé par Hein van de Geyn et Paulien van Schaik : « la différence entre la voix très basse de la contrebasse et celle de la chanteuse crée un grand espace de liberté et de jeu dans les standards classiques. Nous, on prend ces espaces et on cherche à s’approcher entre nous, parfois on ajoute une couche avec du loop et du clavier, on cherche quelque chose de subtil et intime, en racontant des histoires dans une même famille de couleur. ». L’univers du jazz leur permet de créer des compositions personnelles avec une grande liberté : « le fait d’être deux permet de se répondre, de se taquiner et donne aussi plus de responsabilité à chacun et chacune. Notre approche est dans la « playfulness » », estiment nos deux artistes.</p>
<p><strong>L’écriture, entre pizz, sons et langues</strong></p>
<p>Pour les compositions, ils apportent des idées de mélodie et développent ensuite la dramaturgie ensemble. Leur producteur, Matthias Kohler, a également apporté son aide précieuse en studio pour réarranger les morceaux. Les paroles, c’est surtout Sylvie qui s’en occupe, avec des titres cette fois-ci principalement en anglais. « Je chante souvent en espagnol et en portugais mais pour ce projet, j’avais envie de chanter dans la langue la plus proche de nous deux et de nos racines. Et quand la langue me parle directement, je sens l’atmosphère de chaque mot et ça m’aide à sentir pleinement le message que j’ai envie de transmettre. Ce projet s’inscrit dans une tradition où on a grandi, avec des histoires très personnelles. » Le titre <em>Tied</em> parle notamment de trouver dans les connexions avec les autres individus l’une des raisons d’être sur terre. « J’ai écrit les paroles après une balade, où j’avais demandé à quelqu’un mon chemin. La personne m’a proposé de boire quelque chose et une relation s’est construite, je me sens très chanceuse d’avoir ces amitiés », raconte Sylvie. Certains passages en scat (technique de chant jazz avec des syllabes sans paroles) entretiennent une part de mystère autour des histoires racontées, et laissent au public un éventail de possibilités d’interprétation, dans un jeu permanent entre ce que le duo souhaite raconter, et comment les gens le ressentiront. Quant à la contrebasse, elle est jouée principalement en pizzicato, pour garder le « pulse » et l’énergie.</p>
								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>TON SUR TON en live.<br />Photo de haut de page: </em>© <em>Atilla Janes</em></p>								</div>
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									<p><strong>Entre Suisse et Japon : une musique qui voyage et fait voyager</strong></p>
<p>L’énergie musicale est étroitement liée à la dimension humaine. « Pour moi, c’est de plus en plus important de faire de la musique avec des personnes avec qui cela résonne humainement », explique Christoph. « Dans TON SUR TON, on peut discuter de tout, Sylvie a une grande ouverture d’esprit et on peut vraiment faire un travail constructif et aller dans la profondeur. »<br />« Et moi, j’adore travailler avec Christoph, j’aime beaucoup sa musicalité, son intention et il a un jeu très stable », ajoute Sylvie. « On a des profils très compatibles dans le travail et on couvre en plus deux parties différentes de la Suisse, avec un réseau entre Berne et l’Allemagne, et la partie francophone et française. »<br />Le duo se prépare pour une série de concerts où il se réjouit d’être en contact avec le public, entre la Suisse… et le Japon, « un pays où le jazz est très présent depuis des années », pour une tournée de plus de deux semaines dans une grande partie du pays.</p>
<p>Un public international donc, qui sera bientôt emmené dans la musique authentique, franche et espiègle de nos deux artistes : « nos chansons sont dans un univers atmosphérique, avec quelques morceaux plus punchy et extravertis, mais toujours dans une ambiance intime. On met beaucoup d’énergie dans le détail et on veut prendre soin des oreilles de nos auditeurs et auditrices – c’est assez japonais dans cette approche », commentent-ils en riant. « On souhaite à notre public de sortir apaisé de l’espace qu’on a créé et d’avoir pu sortir du quotidien. C’est comme quand tu reviens d’un voyage et que tu ramènes quelque chose avec toi… qui résonne. »</p>
<p><strong>TON SUR TON – tournée de sortie du CD</strong> <strong>CAMAÏEU</strong></p>
<ul>
<li>Vendredi 5 juin 2026<br />Grange de Florissant, Renens</li>
<li>Samedi 6 juin 2026<br />Session d’écoute, Das Kulturat, Berne</li>
<li>&#8211; Lundi 8 juin 2026 <br />Les Athénéennes, Genève</li>
<li>&#8211; Mardi 14 juillet 2026<br />BeJazz, Berne</li>
<li>Mardi 11 août 2026<br />Jazzchur, Chur</li>
</ul>
<p>Japon : du 24 septembre au 3 octobre 2026</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.sylvieklijn.nl" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.sylvieklijn.nl</a></span> <br /><br /><br /></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
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		<title>Il était une fois… une fille, des ogres et des livres</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/pictobello-vevey-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 13:14:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour sa 22e édition, le festival de dessin PictoBello réunit des artistes autour du thème Il était une fois… L’occasion [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Pour sa 22<sup>e</sup> édition, le festival de dessin PictoBello réunit des artistes autour du thème <em>Il était une fois</em>… L’occasion de revisiter le conte où les monstres ne sont pas ceux que l’on croit. Rencontre avec l’autrice et conteuse invitée Céline Cerny et l’artiste Max Jeann.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte et propos recueillis par Géraldine Desarzens<br /><em>Illustration de haut de page: Max Jeann</em></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-CH">Du 30 mai au 14 juin 2026, les 21 artistes s’inspireront du texte de Céline Cerny, une fiction aux allures de conte écrite pour l’occasion, afin d’aborder des problématiques actuelles. En collaboration avec le Festival de Littérature Jeunesse pour la première fois, PictoBello prend le pari de réinvestir le répertoire de contes traditionnels. Max Jeann est l’une des artistes invitées à participer cette année au festival de dessin. Entre satire et engagement, les univers des deux femmes se croiseront et donneront une nouvelle interprétation de notre imaginaire collectif. </span></p>
<p><strong>Inclure et rassembler</strong></p>
<p>Les sorcières, les monstres et les magiciens : tels sont les archétypes des contes traditionnels revisités cette année par PictoBello. La formulette <em>il était une fois</em> permet de s’adresser au grand public, aux jeunes générations comme aux plus âgés. L’autrice invitée Céline Cerny tient à cette dimension inclusive, qu’elle cherche à intégrer dans son activité de médiation à la Fondation Bibliomedia, qui œuvre pour la promotion de la lecture et le développement des bibliothèques de lecture publique : « il y a des publics qu’on ne voit jamais ou qui ne se sentent pas légitimes [dans les bibliothèques] », souligne-t-elle. « Il existe autant de barrages symboliques que réels, comme la mobilité réduite ou la difficulté avec la lecture. Mon métier de médiatrice consiste à accueillir tous ces publics ». Une inclusivité qui est l’essence-même de PictoBello, où les publics sont invités chaque année à découvrir des illustrations grand format dans les rues de Vevey. « J’adore l’idée du dispositif ouvert au grand public, de faire intervenir l’art dans la rue et de rassembler les artistes », se réjouit Céline Cerny.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Céline Cerny à Bibliomedia</em></p>								</div>
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									<p>La dimension de rassemblement réjouit également Max Jeann, l’une des 21 artistes invité∙e∙s cette année. C’est surtout « se sentir appartenir » qu’elle met en avant. Venant des arts visuels, l’artiste s’est distancée des galeries pour intégrer le milieu de la bande dessinée alternative, qu’elle décrit comme « plus convivial ». Un sentiment qu’elle va retrouver le samedi 30 mai, lorsqu’elle va participer à la journée dessin de PictoBello avec d’autres artistes.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Max Jeann</em></p>								</div>
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									<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; tab-stops: 167.8pt;"><b><span lang="FR-CH">Des monstres pas comme les autres</span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; tab-stops: 167.8pt;"><span lang="FR-CH">Le conte est une manière de s’échapper de la réalité. Il est « un moyen de garder un peu d’enfance dans nos vies d’adultes », selon Max Jeann. Le rêve et l’imaginaire sont les sources de son univers graphique, peuplé de créatures fantasques et de situations étranges. Toutefois, le monde des contes est également rempli de monstres. Le thème est-il adéquat pour les jeunes publics ? Céline Cerny nuance : « les enfants ne sont pas dupes ». Elle affirme encore que la formulette <i>il était une fois</i> est « une manière poétique et rythmée de créer de la distance et devient la manière d’entrer dans le monde de l’imaginaire ». </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; tab-stops: 167.8pt;"><span lang="FR-CH">Le travail de conteur∙euse revient à se réapproprier le conte traditionnel. Pour PictoBello, Céline Cerny va encore plus loin en se lançant le défi de l’inverser. Les ogres et les ogresses habitent son texte, mais ils sont dans les maisons et certains dirigent la ville. Tandis que ces monstres sont traditionnellement dans les forêts et représentent une menace extérieure, ils envahissent dorénavant les espaces intérieurs. Une référence subtile aux violences faites aux enfants : « parfois les ogres vivent dans nos maisons ». Un sujet tabou, mais de plus en plus discuté et médiatisé. La forêt et le monde sauvage deviennent alors le monde rêvé. La conteuse glisse également un clin d’œil à nos manières de consommer, lorsque les ogres dirigeants mangent des enfants « préparés », dont ils ne connaissent plus la provenance. Le sens critique est également recherché par Max Jeann, lorsqu’elle dit que son univers « est une quête existentielle ouvertement critique de nos sociétés ». Mais <span style="color: black; mso-themecolor: text1;">« avec poésie », ajoute-t-elle, « car je n’ai pas envie d’être trop sombre ». </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span lang="FR-CH">Des femmes et des livres</span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CH">Un autre point commun entre les deux femmes est la protagoniste féminine. La petite fille à la cage thoracique ouverte du conte créé par Céline Cerny et Pétrole, l’héroïne du premier roman graphique quasi-autobiographique de Max Jeann. L’univers de la seconde est peuplé de femmes fortes et dominantes, où l’homme est souvent effacé : est-ce là un souhait engagé ? « Plutôt la conséquence d’avoir grandi dans une famille de cinq sœurs », répond-elle le sourire en coin. Du côté de Céline Cerny, le système binaire n’est pas essentiel, bien que le personnage féminin conserve son importance. La conteuse se sent légitime à parler d’expériences de femmes : « j’aurais plus de difficulté à me mettre à la place d’un homme ». La femme est aussi centrale dans le dessin grand format qu’a créé Max Jeann pour la vitrine de la librairie La Fontaine à Vevey. L’artiste a imaginé deux héroïnes, qui portent des capes, et deux créatures à leurs côtés : les quatre sauvent les livres qui parsèment le dessin. Un moyen pour Max Jeann de faire honneur au livre, car « c’est l’objet qui va nous sauver ». </span></p>								</div>
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									<p><em>Planche tirée de la bande dessinée « Pétrole, pour une tranche de tarte » de Max Jeann</em></p>								</div>
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									<div style="text-align: right;"><em>Illustration créée par Max Jeann pour la librairie de La Fontaine à Vevey<br /></em></div>
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									<p>L’objet livre réunit les deux femmes, qu’il s’agisse de créer ou lire son contenu. Leurs univers seront à découvrir à PictoBello, du 30 mai au 14 juin 2026, où les contenus, fidèles aux contes traditionnels, seront positifs malgré les monstres. « Tant que le conte finit bien », conclut Céline Cerny.</p>
<p><strong>PictoBello</strong></p>
<p>Journée de dessins : samedi 30 mai 2026</p>
<ul>
<li>De 10h à 18h : artistes à l’œuvre sur les panneaux de Vevey</li>
<li>18h : lecture et discussion avec Céline Cerny sous la Grenette</li>
<li>18h30 : vernissage public sous la Grenette</li>
</ul>
<p>Du 30 mai au 14 juin 2026<br />Exposition en plein air des illustrations réalisées</p>
<p>Du 23 mai au 31 juillet 2026<br />Œuvre de Max Jeann dans la vitrine de la librairie La Fontaine dans le cadre des PictoExpos dans les commerces de Vevey</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.pictobello.ch/edition-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.pictobello.ch/edition-2026/</a></span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Pictobello 2025 © Celine Michel</em></p>								</div>
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			</item>
		<item>
		<title>35 ans, le moment d’assoir son aura, de faire une cure de jouvence ou de s’abandonner à un élan de créativité ? Les trois !</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/concours-dinterpretation-musical-lausanne-horizons-musicaux-suisses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 09:05:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis sa création en 1991, il y a 35 ans, le Concours d’Interprétation Musicale de Lausanne (CIML) a toujours eu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="275523" class="elementor elementor-275523" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis sa création en 1991, il y a 35 ans, le Concours d’Interprétation Musicale de Lausanne (CIML) a toujours eu pour but premier de soutenir les jeunes talents issus des hautes écoles. Cette année, le concours n’aura pas lieu. Il prépare – en musique – sa transformation pour mai 2027.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Se donner rendez-vous autour d’un Lied de Schubert puis partir en direction de l’Amérique Latine, c’est le voyage que proposent le pianiste Jorge Viladoms, le ténor Benjamin Appl, le violoncelliste Lionel Cottet et l’Ensemble <strong>Astera, </strong><strong>vendredi 19 juin au Casino de Montbenon</strong> lors d’un <strong>concert de gala</strong>, qui sera aussi et surtout l’occasion d’une annonce : celle de la transformation du Concours d’Interprétation Musicale de Lausanne en un Concours de projet.</p>
<p>Nous avons échangé avec le compositeur Christian Favre, fondateur et directeur du CIML, et le pianiste Jorge Viladoms, entré au comité l’année dernière, pour en savoir un peu plus. Spoiler alert !</p>
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									<p><strong>La transformation</strong></p>
<p>Les deux pianistes et collègues professeurs à l’HEMU, l’un retraité l’autre en fonction, s’accordent à dire qu’à travers le monde, des concours, il y en a à foison. « Et aujourd’hui, le niveau des interprètes est incroyable. Si un enfant de 12 ans en Corée joue comme un dieu, tout le monde peut le savoir en ouvrant YouTube », note Jorge Viladoms. Leur comité a donc envisagé la transformation du concours sur la base d’une constatation cruciale : dans ce contexte, c’est par sa créativité, ses propositions et son univers que se démarque un∙e artiste. Pour poursuivre au mieux son but, le CIML devait donc s’adapter aux nouvelles attentes à la fois du public et des musicien∙ne∙s.</p>
<p>D’un concours d’interprétation destiné aux pianistes, violonistes ou violoncellistes, selon les éditions, il se transforme donc en concours de projet, ouvert à tous les instruments – y compris la voix – et à différents types de formations, du solo jusqu’à l’octuor. Plus de contrainte non plus niveau programme, hormis celle de proposer un concert d’environ 40 à 50 minutes. « L’idée est de donner la parole à des artistes convaincants, qui ont développé un projet abouti tant sur le plan instrumental qu’au niveau de la cohérence du programme », affirme Christian Favre. « La présence artistique, aussi, compte énormément, bien qu’en juger ne soit pas toujours dans le domaine du rationnel&#8230; Comme beaucoup, je n’ai jamais aimé la notion de concours, que je ne trouve pas compatible avec l’art. Là, avec cette nouvelle proposition – qui ne portera d’ailleurs plus le titre de « concours », mais d’<strong>Horizons Musicaux Suisses</strong>, je crois on arrive à une belle solution ! ». Ainsi, artistes, jury et public et seront réunis durant trois jours à Lausanne autour d’une quinzaine de projets, à la structure et aux univers très différents.</p>
<p><strong>Une carte de visite précieuse</strong></p>
<p>Jorge Viladoms, au sein de sa fondation Crescendo con la Musica, organisait depuis quelques années un concours à l’HEMU dont le premier prix était l’enregistrement d’un album avec le label Aparté. Il alliera désormais cette récompense à l’aura du CIML, fusionnant le meilleur des deux initiatives. « Le fait d’enregistrer un CD offre une vraie crédibilité. Pas uniquement pour l’objet que ça représente, à l’ère d’ITunes et de Spotify, mais pour la qualité de l’enregistrement. Oui, les gens vont écouter l’artiste sur Instagram, mais ils vont entendre l’acoustique incroyable de la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds, l’expertise de l’ingénieur du son&#8230; Pour l’artiste, c’est une crédibilité bien différente que de s’être enregistré dans son salon  », souligne Jorge Viladoms avec enthousiasme. « C’est aussi une carte de visite précieuse, lorsqu’on cherche à être programmé en salle ou en festival », relève de son côté Christian Favre. Dans cette même optique d’offrir aux artistes une plus grande visibilité, le jury sera composé non plus uniquement de musicien∙ne∙s mais aussi d’agents, d’organisateurs de concert ou encore de journalistes.</p>
<p><strong>Le concert </strong></p>
<p>Christian Favre et Jorge Viladoms auront été généreux en confidences ! Cela dit, il vaudra toujours amplement la peine de se rendre au Casino de Montbenon le 19 juin. En partant de Lieder de Schubert, les artistes voyageront ensuite vers l’Amérique du Sud, avec certains arrangements de pièces mexicaines écrits spécialement pour l’occasion. Avec cette programmation inhabituelle, réunissant un pianiste et un violoncelliste complices, un baryton mondialement connu et un quintette à vent au souffle créatif, le concert de gala préfigure la tournure inventive que prendra le concours.</p>
<p>***</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Lionel Cottet. Photo: © Niels Ackermann / Lundi13</em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Benjamin Appl. Photo: © David Ruano </em></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Jorge Viladoms au Moonlight Concert</em></p>								</div>
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<li><strong>Concert de Gala </strong><br />Vendredi 19 juin à 19h30<br />Salle Paderewski, Casino de Montbenon, Lausanne</li>
<li><strong>Première édition du nouveau concept : Swiss Musical Horizons</strong><br />Du 21 au 23 mai 2027<br />Salle Paderewski, Casino de Montbenon, Lausanne</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.ciml.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.ciml.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>ZAZA LIT Lorraine Fouchet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:21:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « Du goût pour le bonheur », de Lorraine Fouchet J’ai rencontré Lorraine Fouchet dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="275514" class="elementor elementor-275514" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>«</em><em> Du goût pour le bonheur », de Lorraine Fouchet </em></p>								</div>
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									<p>J’ai rencontré Lorraine Fouchet dans une piscine. Elle participait à un salon du livre que j’organisais. Nous avions toutes deux choisi d’entamer la longue journée qui nous attendait par quelques brasses dans la piscine de l’hôtel qui nous hébergeait. Nous avions papoté en brassant, c’était charmant et amical. Je la regardais comme une sainte parce que dans une ancienne vie, elle était médecin urgentiste pour SOS Médecins et qu’un dimanche matin, appelée rue Saint-Benoît dans le 6<sup>e</sup> arrondissement de Paris, c’est le certificat de décès de Marguerite Duras qu’elle avait signé – Duras, idole de toujours, si chère à mon cœur.</p><p>Lorraine était devenue médecin pour faire plaisir à son père, mort d’un infarctus un mois après son bac, qui lui avait confié la veille que c’était le plus beau métier du monde. Mais c’est écrire qu’elle voulait, Lorraine, depuis l’enfance. Lorsqu’elle signe le fameux certificat de décès de Marguerite Duras, elle a quarante ans. Elle est alors une médecin qui vole du temps pour écrire. Quelques mois après, elle démissionne, décide de vivre sa propre vie, et devient écrivain à temps plein.</p><p>Elle publie un livre par an depuis trente ans – dont <em>J’ai rendez-vous avec toi</em>, émouvante et belle lettre ouverte à son père, homme politique et diplomate, ami de Charles de Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel et André Malraux. Elle vit entre les Yvelines, près de Paris, et sa chère île de Groix, en Bretagne. J’adore suivre son fil Facebook parce qu’on y voit ses deux amours : ses lectrices et lecteurs, auxquels elle donne rendez-vous quasiment chaque week-end que Dieu fait dans les librairies et festivals d’un bout à l’autre de la francophonie, et ses chiens, deux adorables terriers Westie, Lisa et Muffin, qui viennent de succéder à Mon Pote dans la vie et le cœur de Lorraine.</p><p>Son autre amour est plus discret : l’an dernier, à plus de 60 ans, Lorraine est devenue maman d’une fille de 23 ans. Mère adoptive d’une Mathilde qu’elle connait depuis l’enfance, tout comme sa mère biologique. Une histoire d’amour – et de loyauté, et de liens familiaux choisis, et d’amitié de jeunesse – qu’elle raconte, indirectement, dans son irrésistible nouveau roman, <em>Du goût pour le bonheur</em> : ou comment Pia, 20 ans, qui a grandi entre sa mère célibataire, Rose, et son parrain, Max, découvrent qu’ils pourraient devenir fille et père. Et Pia et Max de se lancer dans une procédure d’adoption qui chamboulent forcément leur entourage.</p><p>A Lorraine Fouchet et ses romans, libraires et critiques ont peu à peu accolé l’étiquette « feel-good », les vendant comme une boîte de bonbons ou un petit remontant de fin de repas. C’est réducteur et misogyne. Foin de bons sentiments sempiternellement optimistes façon <em>Pollyanna</em>: dans l’univers romanesque de cette femme à l’empathie contagieuse, qui perce à jour ses semblables mieux que personne, c’est la vie qui domine, dans ses chambardements, ses joies, ses surprises, ses drames. L’immense bienveillance dont elle fait preuve envers ses personnages, qu’ils soient paumés, héros ou victimes, bouleverse les certitudes. Que ses histoires finissent – souvent – bien n’est pas une faiblesse mais une façon d’avoir foi en nous, ses semblables. Qu’elle nous montre parfois la voie n’est pas le moindre de ses talents ! Médecin un jour, médecin toujours : désormais, Lorraine Fouchet soigne nos âmes.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
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									<p><em>« </em><em>Du goût pour le bonheur », </em>de Lorraine Fouchet.<br /><a href="https://www.lisez.com/livres/du-gout-pour-le-bonheur/9782487819849" target="_blank" rel="noopener nofollow">Éditions Héloïse d’Ormesson</a>, 250 p.</p>								</div>
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									<p><strong>PS </strong><strong>:<br /></strong>Vous avez aimé <em>Du goût pour le bonheur</em> ? Vous craquerez itou pour <em>Les Amants du Loto</em> (Presses de la Cité) de Catherine Siguret, l’histoire d’un jeune couple qui, en 1975 à Paris, gagne le premier jackpot du Loto. Leur vie en sera chamboulée. Pour le meilleur ? Le pire ? Faites vos jeux… Catherine Siguret sera au <a href="https://www.festival-du-lac.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Festival du LÀC</a> (Lire à Collonges) près de Genève les 6 et 7 juin !</p>								</div>
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									<p><em>« </em><em>Les Amants du Loto », </em>de Catherine Siguret.<br /><a href="https://www.lisez.com/livres/les-amants-du-loto/9782258214842" target="_blank" rel="noopener nofollow">Presses de la Cité</a>, 304 p.</p>								</div>
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		<title>Une journée au festival Lavaux Classic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 17:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 19 au 28 juin 2026, le festival Lavaux Classic s’immisce dans les paysages classés du Lavaux pour dessiner une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="275485" class="elementor elementor-275485" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 19 au 28 juin 2026, le festival Lavaux Classic s’immisce dans les paysages classés du Lavaux pour dessiner une constellation de lieux musicaux où se croisent les talents locaux,  internationaux, émergents et confirmés. Entre concerts IN et rendez-vous OFF, le public se laissera charmer et surprendre au rythme d’une programmation exigeante, accessible et audacieuse. Directeur artistique depuis 2019, Guillaume Hersperger a imaginé chaque journée comme une immersion musicale complète.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: Anne-Laure Lechat</p>

<p class="wp-block-paragraph">Pour sa 26<sup>e</sup> édition, le festival Lavaux Classic réunit à Cully plus de quatre-vingts artistes. Prenons par exemple la journée du 20 juin, qui propose huit rendez-vous musicaux répartis dans six lieux d’exception. Dès 10h30 et jusqu’au cœur de la nuit, les instruments se succèdent et les genres se répondent : balades musicales et récitals, cordes et claviers, œuvres classiques et folkloriques, rythmes populaires et improvisations composent une programmation aussi foisonnante qu’éclectique. Vous suivez le guide ?</p>
<p><strong>Le IN, une traversée musicale </strong></p>
<p>Le <strong>Quatuor Trapèze</strong> ouvre cette journée à 10h30 en accompagnant les balades musicales au cœur des vignobles d’œuvres classiques, folkloriques et populaires. Le festival propose trois itinéraires classés par niveau de difficulté et encadrés par des guides certifiés, pour découvrir toute la richesse de ces terrasses viticoles. Promeneur∙euse∙s et musicien∙ne∙s se retrouvent ensuite au Temple de Cully pour un dernier moment de partage musical.</p>
<p>C’est dans cette même église que se produira le jeune violoncelliste <strong>Lyam Chenaux</strong>. Pendant une heure (dès 13h30), le public pourra écouter et échanger avec le virtuose de 16 ans, révélé par l’émission « Prodiges ». Il sera succédé, à 18h, par le duo alto et piano formé pour l’occasion par <strong>Sarah Strohm</strong> et <strong>Lidija Bizjak</strong>. De Schubert à Chostakovitch en passant par Bach et Stravinski, les deux musiciennes offrent un véritable éventail d’émotions. La même exigence expressive guide le pianiste et improvisateur <strong>Jean-Baptiste Doulcet</strong> qui clôture le volet IN à 20h dans la salle Davel.</p>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Jean-Baptiste Doulcet, improviser l’instant</h4>				</div>
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									<p>Artiste multifacettes, le pianiste Jean-Baptiste Doulcet propose une parenthèse singulière et réjouissante dans laquelle le répertoire rencontre l’improvisation. Il nous explique la genèse du projet :</p>
<p><strong>Jean-Baptiste Doulcet :</strong> J’ai rencontré Guillaume Hersperger lors d’un de mes concerts et il m’a proposé très vite de venir cette année. Ensuite, on a eu plusieurs échanges au téléphone. Il était très intéressé par cette fusion entre improvisation et répertoire, et c’est aussi ce que j’aime le plus. Cela permet de montrer au public deux facettes de ce que je fais et de proposer une expérience unique, dans le sens où elle n’est pas reproductible. Les gens sont très sensibles à cela. Il tenait à ce qu’il y ait de l’improvisation, mais pour le répertoire il était assez ouvert. Pour l’instant, je ne sais pas encore exactement comment je vais structurer le concert. Je le saurai probablement le jour même : est-ce que je fais d’abord du répertoire puis de l’improvisation ? Est-ce que je demande des idées au public ? Est-ce que j’improvise entre les œuvres ? J’aime bien cette idée de connivence avec le public, de le faire participer. Cela engage tout le monde dans l’écoute.</p>
<p><strong>L’Agenda : Quand vous recevez des idées du public, qu’est-ce qui se passe concrètement dans votre esprit ?</strong></p>
<p>Ça va très vite. Si quelqu’un me donne quelque chose d’abstrait, qui n’est pas musical, par exemple « le rouge », je vais essayer d’aller chercher ce que cela signifie pour moi. C’est forcément très subjectif. Mais même lorsqu’une idée n’a pas de représentation musicale tangible, chacun va projeter quelque chose dans la musique. Il y a des stéréotypes, des imaginaires personnels… L’idée, c’est de trouver un équilibre entre quelque chose de reconnaissable et ce que cela évoque en moi. Et je pense que les gens sont très attentifs à cela : comment l’artiste perçoit lui-même le thème proposé.</p>
<p><strong>Il y a aussi une part de surprise…</strong></p>
<p>Oui, exactement. Aller parfois à rebours des idées reçues. J’essaie surtout de ne pas me demander comment les gens perçoivent le rouge, mais plutôt comment, moi, je peux mettre de la musique sur cette idée.</p>
<p><strong>Le concert s’organise autour du Carnaval de Vienne de Schumann et de la Ballade op. 24 de Grieg. Comment avez-vous choisi ces œuvres ?</strong></p>
<p>Ce sont surtout des œuvres que j’aime beaucoup et que j’ai beaucoup jouées récemment. J’ai remarqué que Grieg, et plus largement la musique nordique, ont un impact énorme sur le public. Les gens y sont très sensibles. Et puis la <em>Ballade</em> n’est pas une œuvre qu’on entend si souvent, donc j’aime aussi cette idée de faire découvrir certaines pièces. C’est une musique très évocatrice, qui traverse tout un spectre d’émotions. <em>Le Carnaval de Vienne</em>, lui, est peut-être plus populaire, plus enjoué aussi. C’est une œuvre pleine de vitalité.</p>
<p><strong>Donc si tout se passe bien… ce sera un moment joyeux.</strong></p>
<p>Si tout se passe bien… oui !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/lavaux-classic-jean-baptiste-doulcet/" target="_blank" rel="noopener"><em>Retrouvez ici l’entretien complet de Jean-Baptiste Doulcet</em></a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Le OFF en mouvement </strong></p>
<p>Le Quatuor Trapèze, que l’on aura déjà rencontré dans le IN, est également au rendez-vous du OFF, avec une proposition de concerts itinérants dans le village du Cully, entre le Temple (12h), le bord du lac (16h) et l’ancien pressoir de la Maison Jaune (19h). Ne vous éloignez pas trop du lac où se succéderont entre 13h et 16h les lauréat∙e∙s du concours de piano Lavaux Classic. Le Léman se fait alors le théâtre d’une véritable <em>Odyssée de piano, </em>menée par une dizaine de pianistes de tous âges.</p>
<p>Le OFF vous invite ensuite à passer côté jardin, dans le décor poétique du Domaine Potterat. À 16h30, les jardins deviennent un lieu de passage où le Duo Transfiguration, se fait passeur du monde classique à la musique populaire d’Amérique Latine. Cette dernière trouve toute son expressivité dans le dernier concert de la journée, à 21h30. La chanteuse Dominique Hunziker présente son premier album <em>Regresar, </em>accompagnée de l’altiste Jacinta Balbontin Odi.</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Duo Transfiguration, le voyage émotionnel </h4>				</div>
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									<p>Pour le festival, la soprano Valentina Merlo et le pianiste Jean Hiron vous invitent à découvrir leur univers tissé de mélodies et de chants populaires sud-américains. L’occasion d’aller à la rencontre de ce duo formé en 2023. </p>
<p><strong>L’Agenda : Qu’entendez-vous par « Transfiguration » ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron </strong>: Il y a le voyage intérieur : permettre au public d’être traversé par des émotions que l’on propose musicalement, et que chacun reçoit différemment. Mais il y aussi le partage extérieur, on est souvent amené à faire chanter les gens ensemble. On apporte parfois des musiques qu’ils ne connaissent pas, mais aussi des morceaux familiers, parce qu’on trouve important de créer cette connexion. L’idée, c’est surtout de se mettre au service des gens.</p>
<p><strong>Valentina Merlo</strong> : Pour moi, cela fonctionne beaucoup de manière instinctive. Bien sûr, quand on prépare un concert, il y a un répertoire, une idée principale, une histoire que l’on veut raconter. Mais ensuite, beaucoup de choses se passent dans l’intuition. Je me déplace beaucoup dans la salle, je vais vers les gens et peux ressentir l’état du public : est-ce que je peux les inviter à chanter avec moi, à applaudir, à faire des rythmes, parfois même à danser ? Ou est-ce qu’au contraire c’est un public plus calme, plus dans l’écoute ? Il y a toujours une ligne générale, mais il peut aussi se passer des choses magnifiques et spontanées.</p>
<p><strong>J.H. :</strong> Après, cela dépend aussi du cadre. Pour le concert que nous jouerons au Lavaux Classic, il y a un programme établi. Mais pour d’autres concerts, notamment ceux du Cœur [<em>ndrl : les Concerts du Cœur sont donnés notamment en EMS, en prison ou en hôpitaux pour des personnes ayant difficilement accès aux salles de concerts</em>], on peut modifier le déroulé, ajouter une chanson plus entraînante que les gens connaissent afin de les reconnecter… C’est un équilibre qui dépend vraiment du public.</p>
<p><strong>V.M.</strong> : C’était aussi l’une des idées de notre duo. Souvent, dans nos autres projets, nous acceptons un répertoire déjà défini. Ici, il s’agit vraiment de créer notre propre univers et de le partager avec les autres. C’est pour cela qu’on a choisi beaucoup de répertoire argentin, de musique latino-américaine, mais aussi des chansons françaises. Le duo nous offre l’opportunité de créer nos propres spectacles, ainsi qu’une grande liberté.</p>
<p><strong><br />Pour ce concert au Lavaux Classic, vous avez choisi de puiser dans le répertoire populaire argentin, pour quelles raisons ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron</strong> :  Ce sont des cycles que nous avions déjà travaillés, notamment dans le cadre de mon master en accompagnement. J’ai ensuite reçu un prix de la Fondation Leenaards qui nous a permis d’enregistrer un disque qui devrait sortir à la fin de l’année. Ce concert reprend le programme du CD, dans son ordre original. Le cycle <em>Edad del Asombro</em> de Guastavino est à l’origine écrit pour chœur d’enfants, Valentina le chantait déjà quand elle était petite. C’est presque un classique des chœurs d’enfants là-bas. L’idée était donc d’en proposer un nouvel enregistrement, différent de ce qui existe déjà, et surtout de défendre cette musique que nous trouvons extrêmement poétique et magnifique.</p>
<p><strong>Valentina Merlo</strong> : Ce que je trouve très beau chez Carlos Guastavino, c’est la simplicité de sa musique, et surtout la poésie de ces pièces. Elles parlent de la vie d’un enfant, de sa découverte du monde, et je trouve cela profondément beau. Même ici, les gens réagissent très bien à ce répertoire. Même sans comprendre l’espagnol, il y a une simplicité dans la musique qui fait que tout le monde peut y entrer. Après tout, nous avons tous été enfants. Cela nous amène aussi à nous demander comment retrouver cette innocence dans notre quotidien.</p>
<p><strong>J.H.</strong> : Oui, retrouver cette innocence, cela rejoint complètement l’idée de transfiguration. Et ce qui est intéressant, c’est que ces textes sont d’une très grande simplicité dans leur expression artistique, mais en même temps l’écriture est remarquable. Il y a vraiment plusieurs niveaux de lecture, et c’est ce qu’on aime dans ces pièces : elles parlent à des publics très différents. C’est aussi le cas chez Ginastera : ce sont des chansons populaires, donc on garde cette dimension très accessible. Mais son écriture reste extrêmement reconnaissable. Ceux qui veulent aller dans l’analyse musicale peuvent le faire, mais ceux qui veulent simplement se laisser porter peuvent aussi profiter pleinement de la musique.</p>
<p><strong>V.M.</strong>: Je crois que la musique latino-américaine a une force particulière. Comme la musique andalouse ou espagnole, que j’aime aussi beaucoup interpréter, elle a quelque chose de très terrestre, de très incarné. Elle invite à se laisser porter par les émotions.</p>
<p><strong>J.H. </strong>: Et puis, dans le cadre de cette journée complète du 20 juin, le fait de terminer avec des chansons populaires permet aussi de faire le lien avec la suite du OFF, qui sera également autour d’un projet sud-américain. C’était l’idée de Martin Jollet : commencer avec un concert plus classique et aller progressivement vers quelque chose de plus populaire dans la soirée. Tout cela a vraiment été pensé comme un ensemble.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/lavaux-classic-duo-transfiguration/" target="_blank" rel="noopener"><em>Retrouvez ici l’entretien complet du Duo Transfiguration</em></a></span></p>								</div>
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									<p>Que vous le parcouriez en marathonien∙ne ou en flâneur∙euse, le festival saura embrasser votre rythme et, au détour d’une balade ou d’un concert, vous initiez à ceux des nombreux∙ses artistes invité∙e∙s. Retrouvez la programmation complète sur le site du Lavaux Classic.</p>
<p><strong>Lavaux Classic – 23<sup>e</sup> édition<br /></strong>Du 19 au 28 juin 2026<br />Cully et alentours<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Jean-Baptiste Doulcet, curiosité et variations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 17:03:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le pianiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet sera à Cully le 20 juin dans le cadre du festival Lavaux Classic pour [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le pianiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet sera à Cully le 20 juin dans le cadre du festival Lavaux Classic pour un concert où le grand répertoire dialogue avec l’improvisation. Entre le Carnaval de Viennede Schumann et la Ballade op. 24 de Grieg, le musicien invitera aussi le public à proposer des thèmes dont il s’emparera pour créer, sur le moment, une musique entièrement nouvelle. Rencontre.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: © Theo Martin</p>

<p class="wp-block-paragraph"> </p>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 20h30<br />Salle Davel, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-jean-baptiste-doulcet-20h-salle-davel-cully-vrai-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Vous revenez d’une tournée au Japon, quelles images en ramenez-vous?</strong></p>
<p>À force de voyager, on finit par prendre cette étrange habitude de se sentir étranger. Mais c’est un sentiment que j’aime énormément : être perdu dans un autre monde, s’acclimater, puis revenir en rapportant plein de choses qui nourrissent aussi la musique. Une autre écoute, une autre manière de percevoir… c’est super intéressant.</p>
<p><strong>Voyager, vous en rêviez plus jeune ?</strong></p>
<p>Honnêtement, c’est venu avec le métier. Quand on est jeune, on ne se rend pas vraiment compte de ce que ça représente, de ce rythme de vie. Et puis la vie change aussi quand on commence à avoir des projets. Je dirais que c’est quelque chose qui s’est construit avec l’habitude. Je savais que je voulais faire de la musique, mais sans forcément avoir conscience de ce que cela signifiait vraiment, notamment faire des concerts.</p>
<p><strong>Quand avez-vous commencé la musique ?</strong></p>
<p>C’est mon père qui m’a fait commencer le piano quand j’avais quatre ans. Ce n’est pas venu d’un désir personnel au départ, mais ça s’est construit comme ça. J’ai développé un amour très instinctif pour la musique, mais aussi pour l’improvisation. Mon père m’a beaucoup poussé à être créatif. Je n’étais pas enfermé dans des schémas de travail très rigides, coupé du monde, comme certaines personnes peuvent le vivre plus jeunes. Et puis, au début de l’adolescence, c’est devenu évident que c’était ce que je voulais faire.</p>
<p><strong>Il y a aussi la question du talent…</strong></p>
<p>Oui, mais c’est aussi une question d’affinités. On peut aimer la musique sans avoir envie d’en faire sa vie. Le talent, c’est quelque chose qu’on nourrit. C’est un mélange de discipline, de curiosité, et aussi de chance : les professeurs qu’on rencontre, les circonstances… Il y a énormément de facteurs.</p>
<p><strong>Vous avez donc été initié très tôt à l’improvisation ?</strong></p>
<p>Oui, j’ai appris un peu tout comme ça : le répertoire, l’improvisation, l’écriture, tout ce qui touche à la connaissance et à la structure de la musique. Tout fonctionne ensemble. Quand on joue une partition, avoir une compréhension plus large de la manière dont elle est construite, ça aide toujours.</p>
<p><strong>Vous avez suivi un parcours assez classique, avec le Conservatoire de Paris, les concours… mais il y a toujours cette improvisation qui fait votre singularité et qui montre aussi votre curiosité, peut-être une envie de pousser le cadre…</strong></p>
<p>Oui, absolument. Mais en réalité, ça ne vient pas vraiment d’un questionnement intellectuel. Jouer du piano a toujours été lié à la créativité et à l’improvisation. Tout ça est imbriqué depuis le début. Bien sûr, on finit par se poser des questions pour pouvoir en parler aujourd’hui, mais je n’ai pas envie de trop toucher à cet endroit-là, parce que cela va un peu à l’encontre de ce qu’est la créativité. Il faut laisser certaines choses indemnes de trop de réflexions.</p>
<p><strong>Revenons à l’improvisation. Le concert que vous proposez au festival sera en partie improvisé. Comment ce projet est-il né ?</strong></p>
<p>J’ai rencontré Guillaume Hersperger lors d’un concert et il m’a proposé très vite de venir cette année. Ensuite, on a eu plusieurs échanges au téléphone. Il était très intéressé par cette fusion entre improvisation et répertoire, et c’est aussi ce que j’aime le plus. Cela permet de montrer au public deux facettes de ce que je fais et de proposer une expérience unique, dans le sens où elle n’est pas reproductible. Les gens sont très sensibles à cela. Il tenait à ce qu’il y ait de l’improvisation, mais pour le répertoire il était assez ouvert. Pour l’instant, je ne sais pas encore exactement comment je vais structurer le concert. Je le saurai probablement le jour même : est-ce que je fais d’abord du répertoire puis de l’improvisation ? Est-ce que je demande des idées au public ? Est-ce que j’improvise entre les œuvres ? J’aime bien cette idée de connivence avec le public, de le faire participer. Cela engage tout le monde dans l’écoute.</p>
<p><strong>Quand vous recevez des idées du public, qu’est-ce qui se passe concrètement dans votre esprit ?</strong></p>
<p>Ça va très vite. Si quelqu’un me donne quelque chose d’abstrait, qui n’est pas musical, par exemple « le rouge », je vais essayer d’aller chercher ce que cela signifie pour moi. C’est forcément très subjectif. Mais même lorsqu’une idée n’a pas de représentation musicale tangible, chacun va projeter quelque chose dans la musique. Il y a des stéréotypes, des imaginaires personnels… L’idée, c’est de trouver un équilibre entre quelque chose de reconnaissable et ce que cela évoque en moi. Et je pense que les gens sont très attentifs à cela : comment l’artiste perçoit lui-même le thème proposé.</p>
<p><strong>Il y a aussi une part de surprise…</strong></p>
<p>Oui, exactement. Aller parfois à rebours des idées reçues. J’essaie surtout de ne pas me demander comment les gens perçoivent le rouge, mais plutôt comment, moi, je peux mettre de la musique sur cette idée.</p>
<p><strong>Je rebondis sur cet exemple du rouge : j’imagine que vous recevez souvent ce genre de thèmes, mais est-ce qu’il y a aussi des consignes plus musicales ?</strong></p>
<p>Oui, ça peut arriver. En général, j’essaie d’aiguiller un peu les gens, parce que lorsqu’on demande un thème, ils pensent souvent à quelque chose de directement musical. Alors que justement, l’intérêt de l’improvisation, c’est de créer à partir de quelque chose qui n’a pas forcément de lien avec la musique. Mais il y a vraiment de tout. La dernière fois, à Washington, quelqu’un m’a proposé : « Imaginez que vous êtes à un date et que vous avez oublié votre portefeuille. » Là, on est dans quelque chose de très situationniste, presque comique. Et ça pose aussi la question de l’humour en musique, ce qui change complètement le ton du concert.</p>
<p><strong>Le concert s’organise autour du Carnaval de Vienne de Schumann et de la Ballade op. 24 de Grieg</strong><strong>. Comment avez-vous choisi ces œuvres ?</strong></p>
<p>Ce sont surtout des œuvres que j’aime beaucoup et que j’ai beaucoup jouées récemment. J’ai remarqué que Grieg, et plus largement la musique nordique, ont un impact énorme sur le public. Les gens y sont très sensibles. Et puis la <em>Ballade</em> n’est pas une œuvre qu’on entend si souvent, donc j’aime aussi cette idée de faire découvrir certaines pièces. C’est une musique très évocatrice, qui traverse tout un spectre d’émotions. <em>Le Carnaval de Vienne</em>, lui, est peut-être plus populaire, plus enjoué aussi. C’est une œuvre pleine de vitalité.</p>
<p><strong>Donc si tout se passe bien… ce sera un moment joyeux.</strong></p>
<p>Si tout se passe bien… oui !</p>
<p><strong>Dans ce genre de concert improvisé, est-ce qu’il y a toujours une peur de ne pas être inspiré ? Une part de risque que vous appréciez aussi ?</strong></p>
<p>De peur, jamais. Dans le répertoire il peut y avoir cette peur très naturelle du trou de mémoire… tout ce qui crée le trac avant d’entrer sur scène, le bon trac d’ailleurs, celui qui permet d’être concentré. Mais dans l’improvisation, quoi qu’il arrive, je reste seul maître à bord. Il n’y a pas de fausses notes, pas de trou de mémoire. Si je fais quelque chose qui ne sonne pas bien, je peux toujours développer cette idée, et dans la réalité personne ne peut savoir que ce n’était pas intentionnel. C’est un peu comme un jeu : quand on maîtrise l’improvisation, il y a des filets de sécurité partout.</p>
<p>Après, la question du risque est très importante justement pour éviter de s’enfermer dans quelque chose de répétitif. Le danger, quand on maîtrise l’improvisation, c’est de refaire toujours les mêmes choses, de savoir ce que le public aime et de limiter inconsciemment sa créativité. Ce qui m’intéresse, et ce qui me semble être le cœur du travail, c’est justement de pousser les curseurs de la curiosité et d’aller vers des choses qu’on ne maîtrise pas totalement. C’est là que réside la prise de risque. Et finalement, ça se termine toujours bien parce qu’on connaît quand même ses propres limites. Je peux me dire, par exemple : “Qu’est-ce que ça donne si je fais une samba à cinq temps uniquement avec la main gauche ?” Ce genre de contraintes m’intéresse parce que ça m’empêche de me répéter.</p>
<p><strong>Là, on parle très concrètement de moyens d’augmenter cette prise de risque, notamment en se donnant des contraintes. Est-ce qu’il y a d’autres choses que vous faites ? Écouter d’autres compositeurs, par exemple ?</strong></p>
<p>Oui, tout à fait. Mais la curiosité est à la fois musicale et extra-musicale. Je peux aussi me forcer à improviser dans un état extrêmement apaisé, par exemple, ou développer des techniques très physiques. Et puis, au-delà de la musique, s’ouvrir à ce qu’il y a autour de nous reste toujours la source de la créativité. Par exemple, je ne maîtrise pas du tout les rythmes indiens, et justement il faut parfois se plonger dans des réalités qu’on ne connaît pas. C’est ça, la culture au fond.</p>
<p><strong>Vous allez jouer dans la salle Davel à Cully, à proximité des vignes et du lac. Est-ce que les lieux influencent votre état d’esprit ?</strong></p>
<p>Oui, énormément. On entretient tous un rapport particulier aux lieux. Quand on arrive pour un concert, on entre dans un espace qui n’est pas notre quotidien, et les lieux produisent des émotions différentes. Cela finit forcément par se ressentir sur scène. C’est ce qui est intéressant : aucun endroit ne se ressemble vraiment, et cela influence aussi l’humeur dans laquelle on joue.</p>
<p><strong>C’est vrai, d’autant que le Lavaux semble particulièrement propice à l’inspiration. J’espère qu’il vous portera chance. J’ai une dernière question : vous êtes très présent sur les réseaux sociaux et vous créez vous-même des contenus autour de votre musique. Est-ce que cela vous est venu naturellement ou est-ce devenu un passage obligé pour les artistes ?</strong></p>
<p>Un peu les deux. Au départ, ce n’était pas naturel pour moi, mais ça l’est devenu avec le temps, même si ce n’est pas mon métier à la base et que j’aimerais parfois en faire un peu moins parce que cela prend énormément de temps. Malgré tout, c’est devenu important. Et puis cela permet de partager ce qu’on aime avec des gens qui ont envie de le recevoir. Finalement, c’est la même relation entre l’artiste et le public, simplement sous une forme dématérialisée.</p>
<p>***</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 20h30<br />Salle Davel, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-jean-baptiste-doulcet-20h-salle-davel-cully-vrai-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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