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	<title>#lavaux &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Une journée au festival Lavaux Classic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 17:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 19 au 28 juin 2026, le festival Lavaux Classic s’immisce dans les paysages classés du Lavaux pour dessiner une [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 19 au 28 juin 2026, le festival Lavaux Classic s’immisce dans les paysages classés du Lavaux pour dessiner une constellation de lieux musicaux où se croisent les talents locaux,  internationaux, émergents et confirmés. Entre concerts IN et rendez-vous OFF, le public se laissera charmer et surprendre au rythme d’une programmation exigeante, accessible et audacieuse. Directeur artistique depuis 2019, Guillaume Hersperger a imaginé chaque journée comme une immersion musicale complète.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: Anne-Laure Lechat</p>

<p class="wp-block-paragraph">Pour sa 26<sup>e</sup> édition, le festival Lavaux Classic réunit à Cully plus de quatre-vingts artistes. Prenons par exemple la journée du 20 juin, qui propose huit rendez-vous musicaux répartis dans six lieux d’exception. Dès 10h30 et jusqu’au cœur de la nuit, les instruments se succèdent et les genres se répondent : balades musicales et récitals, cordes et claviers, œuvres classiques et folkloriques, rythmes populaires et improvisations composent une programmation aussi foisonnante qu’éclectique. Vous suivez le guide ?</p>
<p><strong>Le IN, une traversée musicale </strong></p>
<p>Le <strong>Quatuor Trapèze</strong> ouvre cette journée à 10h30 en accompagnant les balades musicales au cœur des vignobles d’œuvres classiques, folkloriques et populaires. Le festival propose trois itinéraires classés par niveau de difficulté et encadrés par des guides certifiés, pour découvrir toute la richesse de ces terrasses viticoles. Promeneur∙euse∙s et musicien∙ne∙s se retrouvent ensuite au Temple de Cully pour un dernier moment de partage musical.</p>
<p>C’est dans cette même église que se produira le jeune violoncelliste <strong>Lyam Chenaux</strong>. Pendant une heure (dès 13h30), le public pourra écouter et échanger avec le virtuose de 16 ans, révélé par l’émission « Prodiges ». Il sera succédé, à 18h, par le duo alto et piano formé pour l’occasion par <strong>Sarah Strohm</strong> et <strong>Lidija Bizjak</strong>. De Schubert à Chostakovitch en passant par Bach et Stravinski, les deux musiciennes offrent un véritable éventail d’émotions. La même exigence expressive guide le pianiste et improvisateur <strong>Jean-Baptiste Doulcet</strong> qui clôture le volet IN à 20h dans la salle Davel.</p>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Jean-Baptiste Doulcet, improviser l’instant</h4>				</div>
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									<p>Artiste multifacettes, le pianiste Jean-Baptiste Doulcet propose une parenthèse singulière et réjouissante dans laquelle le répertoire rencontre l’improvisation. Il nous explique la genèse du projet :</p>
<p><strong>Jean-Baptiste Doulcet :</strong> J’ai rencontré Guillaume Hersperger lors d’un de mes concerts et il m’a proposé très vite de venir cette année. Ensuite, on a eu plusieurs échanges au téléphone. Il était très intéressé par cette fusion entre improvisation et répertoire, et c’est aussi ce que j’aime le plus. Cela permet de montrer au public deux facettes de ce que je fais et de proposer une expérience unique, dans le sens où elle n’est pas reproductible. Les gens sont très sensibles à cela. Il tenait à ce qu’il y ait de l’improvisation, mais pour le répertoire il était assez ouvert. Pour l’instant, je ne sais pas encore exactement comment je vais structurer le concert. Je le saurai probablement le jour même : est-ce que je fais d’abord du répertoire puis de l’improvisation ? Est-ce que je demande des idées au public ? Est-ce que j’improvise entre les œuvres ? J’aime bien cette idée de connivence avec le public, de le faire participer. Cela engage tout le monde dans l’écoute.</p>
<p><strong>L’Agenda : Quand vous recevez des idées du public, qu’est-ce qui se passe concrètement dans votre esprit ?</strong></p>
<p>Ça va très vite. Si quelqu’un me donne quelque chose d’abstrait, qui n’est pas musical, par exemple « le rouge », je vais essayer d’aller chercher ce que cela signifie pour moi. C’est forcément très subjectif. Mais même lorsqu’une idée n’a pas de représentation musicale tangible, chacun va projeter quelque chose dans la musique. Il y a des stéréotypes, des imaginaires personnels… L’idée, c’est de trouver un équilibre entre quelque chose de reconnaissable et ce que cela évoque en moi. Et je pense que les gens sont très attentifs à cela : comment l’artiste perçoit lui-même le thème proposé.</p>
<p><strong>Il y a aussi une part de surprise…</strong></p>
<p>Oui, exactement. Aller parfois à rebours des idées reçues. J’essaie surtout de ne pas me demander comment les gens perçoivent le rouge, mais plutôt comment, moi, je peux mettre de la musique sur cette idée.</p>
<p><strong>Le concert s’organise autour du Carnaval de Vienne de Schumann et de la Ballade op. 24 de Grieg. Comment avez-vous choisi ces œuvres ?</strong></p>
<p>Ce sont surtout des œuvres que j’aime beaucoup et que j’ai beaucoup jouées récemment. J’ai remarqué que Grieg, et plus largement la musique nordique, ont un impact énorme sur le public. Les gens y sont très sensibles. Et puis la <em>Ballade</em> n’est pas une œuvre qu’on entend si souvent, donc j’aime aussi cette idée de faire découvrir certaines pièces. C’est une musique très évocatrice, qui traverse tout un spectre d’émotions. <em>Le Carnaval de Vienne</em>, lui, est peut-être plus populaire, plus enjoué aussi. C’est une œuvre pleine de vitalité.</p>
<p><strong>Donc si tout se passe bien… ce sera un moment joyeux.</strong></p>
<p>Si tout se passe bien… oui !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/lavaux-classic-jean-baptiste-doulcet/" target="_blank" rel="noopener"><em>Retrouvez ici l’entretien complet de Jean-Baptiste Doulcet</em></a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Le OFF en mouvement </strong></p>
<p>Le Quatuor Trapèze, que l’on aura déjà rencontré dans le IN, est également au rendez-vous du OFF, avec une proposition de concerts itinérants dans le village du Cully, entre le Temple (12h), le bord du lac (16h) et l’ancien pressoir de la Maison Jaune (19h). Ne vous éloignez pas trop du lac où se succéderont entre 13h et 16h les lauréat∙e∙s du concours de piano Lavaux Classic. Le Léman se fait alors le théâtre d’une véritable <em>Odyssée de piano, </em>menée par une dizaine de pianistes de tous âges.</p>
<p>Le OFF vous invite ensuite à passer côté jardin, dans le décor poétique du Domaine Potterat. À 16h30, les jardins deviennent un lieu de passage où le Duo Transfiguration, se fait passeur du monde classique à la musique populaire d’Amérique Latine. Cette dernière trouve toute son expressivité dans le dernier concert de la journée, à 21h30. La chanteuse Dominique Hunziker présente son premier album <em>Regresar, </em>accompagnée de l’altiste Jacinta Balbontin Odi.</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Duo Transfiguration, le voyage émotionnel </h4>				</div>
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									<p>Pour le festival, la soprano Valentina Merlo et le pianiste Jean Hiron vous invitent à découvrir leur univers tissé de mélodies et de chants populaires sud-américains. L’occasion d’aller à la rencontre de ce duo formé en 2023. </p>
<p><strong>L’Agenda : Qu’entendez-vous par « Transfiguration » ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron </strong>: Il y a le voyage intérieur : permettre au public d’être traversé par des émotions que l’on propose musicalement, et que chacun reçoit différemment. Mais il y aussi le partage extérieur, on est souvent amené à faire chanter les gens ensemble. On apporte parfois des musiques qu’ils ne connaissent pas, mais aussi des morceaux familiers, parce qu’on trouve important de créer cette connexion. L’idée, c’est surtout de se mettre au service des gens.</p>
<p><strong>Valentina Merlo</strong> : Pour moi, cela fonctionne beaucoup de manière instinctive. Bien sûr, quand on prépare un concert, il y a un répertoire, une idée principale, une histoire que l’on veut raconter. Mais ensuite, beaucoup de choses se passent dans l’intuition. Je me déplace beaucoup dans la salle, je vais vers les gens et peux ressentir l’état du public : est-ce que je peux les inviter à chanter avec moi, à applaudir, à faire des rythmes, parfois même à danser ? Ou est-ce qu’au contraire c’est un public plus calme, plus dans l’écoute ? Il y a toujours une ligne générale, mais il peut aussi se passer des choses magnifiques et spontanées.</p>
<p><strong>J.H. :</strong> Après, cela dépend aussi du cadre. Pour le concert que nous jouerons au Lavaux Classic, il y a un programme établi. Mais pour d’autres concerts, notamment ceux du Cœur [<em>ndrl : les Concerts du Cœur sont donnés notamment en EMS, en prison ou en hôpitaux pour des personnes ayant difficilement accès aux salles de concerts</em>], on peut modifier le déroulé, ajouter une chanson plus entraînante que les gens connaissent afin de les reconnecter… C’est un équilibre qui dépend vraiment du public.</p>
<p><strong>V.M.</strong> : C’était aussi l’une des idées de notre duo. Souvent, dans nos autres projets, nous acceptons un répertoire déjà défini. Ici, il s’agit vraiment de créer notre propre univers et de le partager avec les autres. C’est pour cela qu’on a choisi beaucoup de répertoire argentin, de musique latino-américaine, mais aussi des chansons françaises. Le duo nous offre l’opportunité de créer nos propres spectacles, ainsi qu’une grande liberté.</p>
<p><strong><br />Pour ce concert au Lavaux Classic, vous avez choisi de puiser dans le répertoire populaire argentin, pour quelles raisons ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron</strong> :  Ce sont des cycles que nous avions déjà travaillés, notamment dans le cadre de mon master en accompagnement. J’ai ensuite reçu un prix de la Fondation Leenaards qui nous a permis d’enregistrer un disque qui devrait sortir à la fin de l’année. Ce concert reprend le programme du CD, dans son ordre original. Le cycle <em>Edad del Asombro</em> de Guastavino est à l’origine écrit pour chœur d’enfants, Valentina le chantait déjà quand elle était petite. C’est presque un classique des chœurs d’enfants là-bas. L’idée était donc d’en proposer un nouvel enregistrement, différent de ce qui existe déjà, et surtout de défendre cette musique que nous trouvons extrêmement poétique et magnifique.</p>
<p><strong>Valentina Merlo</strong> : Ce que je trouve très beau chez Carlos Guastavino, c’est la simplicité de sa musique, et surtout la poésie de ces pièces. Elles parlent de la vie d’un enfant, de sa découverte du monde, et je trouve cela profondément beau. Même ici, les gens réagissent très bien à ce répertoire. Même sans comprendre l’espagnol, il y a une simplicité dans la musique qui fait que tout le monde peut y entrer. Après tout, nous avons tous été enfants. Cela nous amène aussi à nous demander comment retrouver cette innocence dans notre quotidien.</p>
<p><strong>J.H.</strong> : Oui, retrouver cette innocence, cela rejoint complètement l’idée de transfiguration. Et ce qui est intéressant, c’est que ces textes sont d’une très grande simplicité dans leur expression artistique, mais en même temps l’écriture est remarquable. Il y a vraiment plusieurs niveaux de lecture, et c’est ce qu’on aime dans ces pièces : elles parlent à des publics très différents. C’est aussi le cas chez Ginastera : ce sont des chansons populaires, donc on garde cette dimension très accessible. Mais son écriture reste extrêmement reconnaissable. Ceux qui veulent aller dans l’analyse musicale peuvent le faire, mais ceux qui veulent simplement se laisser porter peuvent aussi profiter pleinement de la musique.</p>
<p><strong>V.M.</strong>: Je crois que la musique latino-américaine a une force particulière. Comme la musique andalouse ou espagnole, que j’aime aussi beaucoup interpréter, elle a quelque chose de très terrestre, de très incarné. Elle invite à se laisser porter par les émotions.</p>
<p><strong>J.H. </strong>: Et puis, dans le cadre de cette journée complète du 20 juin, le fait de terminer avec des chansons populaires permet aussi de faire le lien avec la suite du OFF, qui sera également autour d’un projet sud-américain. C’était l’idée de Martin Jollet : commencer avec un concert plus classique et aller progressivement vers quelque chose de plus populaire dans la soirée. Tout cela a vraiment été pensé comme un ensemble.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/lavaux-classic-duo-transfiguration/" target="_blank" rel="noopener"><em>Retrouvez ici l’entretien complet du Duo Transfiguration</em></a></span></p>								</div>
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									<p>Que vous le parcouriez en marathonien∙ne ou en flâneur∙euse, le festival saura embrasser votre rythme et, au détour d’une balade ou d’un concert, vous initiez à ceux des nombreux∙ses artistes invité∙e∙s. Retrouvez la programmation complète sur le site du Lavaux Classic.</p>
<p><strong>Lavaux Classic – 23<sup>e</sup> édition<br /></strong>Du 19 au 28 juin 2026<br />Cully et alentours<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Duo Transfiguration : une musique vivante, entre scène et public</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 16:59:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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		<category><![CDATA[#Marie-SophiePéclard]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Duo Transfiguration, formé par la soprano Valentina Merlo et le pianiste Jean Hiron, propose un voyage musical entre racines [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Le Duo Transfiguration, formé par la soprano Valentina Merlo et le pianiste Jean Hiron, propose un voyage musical entre racines argentines et influences andalouses. À travers Ginastera, De Falla, Guastavino et des musiques populaires sud-américaines issues de leur album Raíces, ils tissent un parcours entre musique classique et répertoire populaire, placé sous le signe du partage.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Le 20 juin, dans le cadre du festival Lavaux Classic, ils vous invitent à découvrir leur univers dans le cadre poétique des Jardins du Domaine Potterat. L’occasion pour L’Agenda d’aller à la rencontre du duo d’artistes.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 16h30<br />Jardins du Domaine Potterat, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-off-concert-duo-amerique-latine/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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									<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: Duo Transfiguration © Stefano Arena</p>
<p><strong>Comment vous êtes-vous rencontrés et comment est née l’idée de créer un duo ?</strong></p>
<p><strong>Valentina Merlo :</strong> Par l’amour ! Fin 2022, j’ai participé à la demi-finale du concours de chant Kattenburg et Jean était là pour tourner les pages. À la fin du concert, il est venu me dire qu’il avait aimé ce que j’avais partagé avec le public. Nous avons ensuite eu envie de créer un duo pour pouvoir faire de la musique comme nous aimons.</p>
<p><strong>Vous êtes tous les deux déjà engagés sur plusieurs projets musicaux. Est-il facile de tout concilier ?</strong></p>
<p><strong>Jean Hiron :</strong> En fait, ça s’est fait assez naturellement, ce sont les opportunités qui ont fait que nous nous sommes lancés ensemble. Il y a eu le concours Lavaux Classic, dans le cadre duquel on avait présenté le projet et à la suite duquel on nous a proposé des concerts. Le duo s’est aussi construit autour de ça.</p>
<p><strong>Le festival a donc une place importante dans votre histoire ?</strong></p>
<p><strong>J.H.:</strong> Oui, c’est par exemple de là que vient notre nom. Nous avions proposé pour le concours le parcours d’un personnage traversé par différentes émotions. Quand il a fallu trouver un nom pour les Concerts du Cœur avec lesquels on travaille beaucoup, on a fait le lien parce notre objectif est de faire vivre aux gens un moment qui leur permette de transfigurer quelque chose en eux.</p>
<p><strong>Qu’entendez-vous par « Transfiguration » ?</strong></p>
<p><strong> J.H.</strong> : Il y a le voyage intérieur : permettre au public d’être traversé par des émotions que l’on propose musicalement, et que chacun reçoit différemment. Mais il y aussi le partage extérieur, on est souvent amené à faire chanter les gens ensemble. On apporte parfois des musiques qu’ils ne connaissent pas, mais aussi des morceaux familiers, parce qu’on trouve important de créer cette connexion. L’idée, c’est surtout de se mettre au service des gens.</p>
<p><strong>V.M.</strong> : Pour moi, cela fonctionne beaucoup de manière instinctive. Bien sûr, quand on prépare un concert, il y a un répertoire, une idée principale, une histoire que l’on veut raconter. Mais ensuite, beaucoup de choses se passent dans l’intuition. Je me déplace beaucoup dans la salle, je vais vers les gens et peux ressentir l’état est le public : est-ce que je peux les inviter à chanter avec moi, à applaudir, à faire des rythmes, parfois même à danser ? Ou est-ce qu’au contraire c’est un public plus calme, plus dans l’écoute ? Il y a toujours une ligne générale, mais il peut aussi se passer des choses magnifiques et spontanées.</p>
<p><strong>J.H. :</strong> Après, cela dépend aussi du cadre. Pour le concert que nous jouerons au Lavaux Classic, il y a un programme établi. Mais pour d’autres concerts, notamment ceux du Cœur, on peut modifier le déroulé, ajouter une chanson plus entraînante que les gens connaissent afin de les reconnecter… C’est un équilibre qui dépend vraiment du public.</p>
<p><strong>V.M.</strong> : C’était aussi l’une des idées de notre duo. Souvent, dans nos autres projets, nous acceptons un répertoire déjà défini. Ici, il s’agit vraiment de créer notre propre univers et de le partager avec les autres. C’est pour cela qu’on a choisi beaucoup de répertoire argentin, de musique latino-américaine, mais aussi des chansons françaises. Le duo nous offre l’opportunité de créer nos propres spectacles, ainsi qu’une grande liberté.</p>
<p><strong>Ça vous permet aussi d’expérimenter des choses que vous ne pourriez pas faire dans des projets plus cadrés ?</strong></p>
<p><strong>V.M</strong> : Exactement, et c’est génial. J’aime explorer différentes façons de transmettre, pas seulement dans un format établi, comme on l’a appris dans le classique. Je pense qu’on a tous davantage besoin de connexion avec les autres, et j’ai la sensation que les artistes essaient de se rapprocher du public, ou de mélanger les styles pour être plus en phase avec notre époque.</p>
<p><strong>J.H.</strong> : Je rebondis sur cette idée d’expérimentation : Valentina compose aussi, et ce duo est l’occasion de partager ses chansons, ce qu’on n’aurait probablement pas pu faire dans une production extérieure.</p>
<p><strong>Est-ce que vous vous rappelez d’un concert ou d’un moment qui vous a particulièrement touchés ?</strong></p>
<p><strong>V.M.: </strong>Oui… plusieurs… Un qui me revient : un concert au temple d’Échallens, vraiment magnifique. Il y avait tellement de joie, le public était très attentif, tout le monde chantait avec nous… C’était un vrai moment de communion.</p>
<p><strong>J.H.</strong> : En réalité, tous les concerts qu’on fait avec les Concerts du Cœur sont spéciaux. Souvent, on vient nous dire après le concert : « C’est drôle, cette personne ne parle jamais à personne, elle est très fermée… et là, on l’a vue sourire, chanter… » Ce sont des moments très marquants. Le fait d’apporter quelque chose à des gens qui en ont besoin donne vraiment une raison d’être à notre travail. Il y a aussi un rôle social important dans la musique.</p>
<p><strong>Comment avez-vous commencé la musique ? </strong></p>
<p><strong>J</strong><b>.H. :</b> On a tous les deux un peu la même structure familiale. Mes parents (ma mère est musicienne, mon père vétérinaire) se sont rencontrés au cours de solfège. La musique a toujours été présente, et surtout l’idée que c’était possible d’en faire un métier. Depuis tout petit, j’avais prévu de faire ça. J’ai quand même eu une période de doute pendant mon bachelor. Je me suis demandé pourquoi j&rsquo;avais choisi de me spécialiser dans le piano et non le cor, mon premier instrument, qui est plus collectif et peut-être plus spontané. J’ai aussi traversé une remise en question parce que je ne jouais que des programmes classiques déjà établis, c’était trop d’exigences techniques et physiques sans qu’il y ait vraiment de sens derrière. On peut avoir une grande exigence technique, mais s’il n’y a pas de sens, le corps finit par se demander pourquoi il fait tout ça. J’ai eu des tendinites, j’ai donc été obligé de faire une pause, et je me suis rendu compte que ce que j’aimais profondément, c’était expliquer et transmettre la musique. Aujourd’hui, je le fais lorsque je vais en France et revêt ma casquette de professeur de Formation Musicale, et je suis désormais très heureux d&rsquo;avoir choisi le piano, parce que cela permet justement une forme d’itinérance médiatrice, même si cela implique un peu de logistique.</p>
<p><strong>V.M. </strong>: Mes parents sont chanteurs d’opéra et j’ai reçu une éducation musicale très jeune. Mais la musique faisait aussi partie du quotidien : en Argentine, dans mon entourage, tout le monde chante, dans les fêtes en famille, avec les amis… La musique a toujours été un chemin de partage, c’est aussi elle qui m’a amenée en Europe. Je me suis aussi beaucoup interrogée lorsque j’étudiais au théâtre Colón, à Buenos Aires. J’y suis restée un an et demi avant de partir. C’était une exigence qui se matérialisait par beaucoup de pression, et je voulais faire de la musique classique d’une autre manière. C’est justement cet équilibre que je trouve aujourd’hui avec ce duo : il y a la musique classique, mais aussi la musique populaire. Je me donne aussi la permission de composer, de créer de petits scénarios, de faire autre chose que simplement chanter dans un cadre classique.</p>
<p><strong>Revenons au programme que vous allez présenter pour le concert du Lavaux Classic.  Vous avez choisi de puiser dans le répertoire populaire argentin, pour quelles raisons ?</strong></p>
<p><strong>J.H.</strong> :  Ce sont des cycles que nous avions déjà travaillés, notamment dans le cadre de mon master en accompagnement. J’ai ensuite reçu un prix de la Fondation Leenaards qui nous a permis d’enregistrer un disque qui devrait sortir à la fin de l’année. Ce concert reprend le programme du CD, dans son ordre original.  Le cycle <em>Edad del Asombro</em> de Guastavino est à l’origine écrit pour chœur d’enfants, Valentina le chantait déjà quand elle était petite. C’est presque un classique des chœurs d’enfants là-bas. L’idée était donc d’en proposer un nouvel enregistrement, différent de ce qui existe déjà, et surtout de défendre cette musique que nous trouvons extrêmement poétique et magnifique.</p>
<p><strong> V.M.</strong> : Ce que je trouve très beau chez Carlos Guastavino, c’est la simplicité de sa musique, et surtout la poésie de ces pièces. Elles parlent de la vie d’un enfant, de sa découverte du monde, et je trouve cela profondément beau. Même ici, les gens réagissent très bien à ce répertoire. Même sans comprendre l’espagnol, il y a une simplicité dans la musique qui fait que tout le monde peut y entrer. Après tout, nous avons tous été enfants. Cela nous amène aussi à nous demander comment retrouver cette innocence dans notre quotidien.</p>
<p><strong>J.H.</strong> : Oui, retrouver cette innocence, cela rejoint complètement l’idée de transfiguration. Et ce qui est intéressant, c’est que ces textes sont d’une très grande simplicité dans leur expression artistique, mais en même temps l’écriture est remarquable. Il y a vraiment plusieurs niveaux de lecture, et c’est ce qu’on aime dans ces pièces : elles parlent à des publics très différents. C’est aussi le cas chez Ginastera : ce sont des chansons populaires, donc on garde cette dimension très accessible. Mais son écriture reste extrêmement reconnaissable. Ceux qui veulent aller dans l’analyse musicale peuvent le faire, mais ceux qui veulent simplement se laisser porter peuvent aussi profiter pleinement de la musique.</p>
<p><strong>V.M.</strong> : Je crois que la musique latino-américaine a une force particulière. Comme la musique andalouse ou espagnole, que j’aime aussi beaucoup interpréter, elle a quelque chose de très terrestre, de très incarné. Elle invite à se laisser porter par les émotions.</p>
<p><strong>J.H. </strong>: Et puis, dans le cadre de cette journée complète du 20 juin, le fait de terminer avec des chansons populaires permet aussi de faire le lien avec la suite du off, qui sera également autour d’un projet sud-américain. C’était l’idée de Martin Jollet : commencer avec un concert plus classique et aller progressivement vers quelque chose de plus populaire dans la soirée. Tout cela a vraiment été pensé comme un ensemble.</p>
<p><strong>Dans la programmation du festival, est-ce qu’il y a des concerts que vous avez prévu d’aller voir ? </strong></p>
<p><strong>V.M</strong> : On ira justement voir Dominique Hunziker et Jacinta Balbontin Odi, qui jouent après nous, elles sont fantastiques. Mais personnellement, avant un concert, j’aime rester concentrée. Je ne peux pas écouter trop de choses.</p>
<p><strong>J.H </strong>: C’est aussi quelque chose qui évolue avec le temps. Quand j’étais adolescent ou jeune adulte, il fallait absolument que je sois entouré de monde et que je pense à autre chose avant un concert. Maintenant, c’est devenu presque un processus sportif.</p>
<p><strong>Vous avez des rituels?</strong></p>
<p><strong>J.H.: </strong>Moi, j’aime bien tout rejouer lentement. Et surtout prendre le temps d’être présent, pour pouvoir tout donner au moment du concert. Quand on est jeune, on n’a pas toujours cette possibilité, il y a beaucoup d’exigences et de contraintes. Alors que lorsqu’on peut consacrer ne serait-ce que deux jours entiers à un concert, c’est un vrai luxe.</p>
<p>***</p>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 16h30<br />Jardins du Domaine Potterat, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-off-concert-duo-amerique-latine/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Traversée des balkans à flanc de coteau</title>
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		<pubDate>Thu, 29 May 2025 08:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son projet intitulé Transylvania, le jeune violoniste Elie Hackel met en miroir des musiques populaires d’Europe de l’Est et [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son projet intitulé <em>Transylvania</em>, le jeune violoniste Elie Hackel met en miroir des musiques populaires d’Europe de l’Est et des pièces de</strong> <strong>compositeurs de la modernité hongroise –</strong><strong> Bartok, Dohnányi, Kodaly et Rózsa – qui, au 20<sup>e</sup> siècle, avaient trouvé une nouvelle inspiration en étudiant ces traditions orales.</strong> <strong>Si le public de Lavaux Classic se révèle danseur, dimanche 22 juin, Grandvaux prendra peut-être de vrais airs de fête balkanique !</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph"> </p>
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									<p>Tant Guillaume Hersperger à la direction artistique que Martin Jollet à la programmation OFF affirment avoir fait les choix du cœur, conviant à cette 22<sup>e</sup> édition de Lavaux Classic des artistes avec qui ils aiment passer du temps, des concerts qu’ils avaient « envie d’entendre et de faire entendre ». Simple et efficace ! Parmi celles et ceux qui feront vibrer Cully, Grandvaux et Vevey, on trouve des artistes-phare (Marina Viotti, Nelson Goerner, Grigory Sokolov, le Quatuor Modigliani, &#8230;) mais aussi des projets atypiques (le quatuor vocal féminin Les Barbiches, le duo chant/basse électrique Baix), ainsi que des jeunes talents, à l’image d’Elie Hackel et son projet <em>Transylvania</em> qu’il présentera entouré de Marc Crofts à l’alto, Zoli Kekenj à la contrebasse et Gaspard Thomas au piano.</p>								</div>
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									<p><strong>Une passion</strong></p>
<p>Elie Hackel, titulaire d&rsquo;un Master de musique de chambre au CNSM de Paris et actuel étudiant en Master de concert à la Haute École de Musique de Lausanne, se passionne depuis l’enfance pour la musique klezmer. De rencontre en rencontre, de recherche en recherche, la musique traditionnelle s’impose dans son parcours et le violoniste se fixe pour objectif de développer sa connaissance de ces folklores, «au langage très exigeant et très spécifique à chaque région», en parallèle de ses activités de chambriste et de soliste. En articulant les deux, «le lien avec les compositeurs comme Kodaly, Rózsa et Dohnányi, qui se sont eux-mêmes inspirés de ces folklores, a été naturel», nous répond-il.</p>
<p>Son projet<em> Transylvania</em>, qu’il avait présenté sur Espace 2 dans l’émission <a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2024/audio/des-masters-sur-les-ondes-5-5-28415060.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Des masters sur les ondes</a> en février 2024, explore trois zones géographiques, ethniques et stylistiques différentes, qu’il nous explique ainsi: «Le premier tiers du programme, avec l’<em>Adagio</em> et l’<em>Intermezzo</em> de Kodály, est influencé par  la musique tzigane de Budapest, également appelé « magyar nóta ». Ce style est assez proche dans ses codes esthétiques de la musique classique et constitue la première source d’inspiration chez les compositeurs hongrois du 20<sup>e</sup> siècle. Dans la deuxième partie, nous mettrons en regard <em>Ruralia Hungarica </em>de Dohnány avec une suite d’une sous-région de la Transylvanie, peuplée de beaucoup de communautés hongroises depuis la division des frontières après la Deuxième guerre mondiale. Le dernier tiers du programme est axé sur la musique tzigane roumaine, avec une suite folklorique et des pièces de Kodály et Rózsa».</p>
<p>Les arrangements des suites folkloriques sont le résultat d’un «collectage» réalisé par Elie lui-même lors de ses voyages en Roumanie et en Hongrie.</p>
<p><strong>Des voyages et des rencontres</strong></p>
<p>Le premier grand voyage d’Elie Hackel en Transylvanie dans le cadre de ce projet était il y a deux ans, nous raconte-t-il, et il y est retourné plusieurs fois depuis. Notamment en janvier 2025, lors d’un voyage de trois semaines commencé à Cluj-Napoca et les villages alentours, continué à Beica de Jos et terminé par Budapest. «La visite chez le violoniste Marcel Ramba, qui fait partie de la communauté tzigane roumaine, m’a beaucoup marqué. Il a fait de sa maison à Beica de Jos une école de musique, où il accueille une vingtaine de jeunes violonistes. J’y ai passé plusieurs semaines en tout. C’est une approche tellement différente de la manière qu’on a de faire de la musique classique aujourd’hui! On jouait de 14h à 3h du matin, c’était une manière joyeuse et quotidienne d’appréhender le folklore, qui m’a ouvert des perspectives musicales; j’ai pris conscience à quel point cette tradition est exigeante, du temps qu’il faut pour pouvoir la maitriser. Une autre rencontre marquante a été celle de Miklós Lakatos à Budapest. J’avais déjà entendu ses magnifiques enregistrements et ses concerts dans les restaurants de la capitale hongroise. En prenant cours avec lui, j’avais l’impression de revenir au début du 20e siècle et d&rsquo;entendre dans son jeu les grands enregistrements de David Oistrakh, Jascha Heifetz ou Christian Ferras. C’est une communauté qui est fière de sa musique et qui a conservé un savoir-faire exceptionnel au fil des siècles. Ça m’a impressionné et donné l’envie d’en apprendre encore davantage.»</p>
<p>Lors de ce voyage, Elie Hackel est parti en compagnie d’un ami caméraman, Simon Stewart, avec qui il a filmé un documentaire en trois épisodes qui accompagnera la sortie de l’album courant 2025<span style="font-style: inherit; font-weight: inherit;">. Une façon de mettre en images ces contextes musicaux «qu’on ne se représente pas toujours facilement. Voir les enfants, les restaurants, les fêtes, les mariages, &#8230; ça donnera beaucoup de force à l’album» !</span></p>
<p>Le jeune homme ajoute, enthousiaste: « C’est un enjeu fort pour moi de pouvoir jouer ce programme en Suisse romande, dans la mesure où je n’ai pas encore eu beaucoup l’occasion d’y entendre ces musiques traditionnelles dans des festivals de musique classiques. C’est une musique magnifique, encore trop méconnue et je suis heureux de pouvoir la partager avec le public suisse.»</p>
<p><strong>Transylvania</strong><br />Dimanche 22 juin 2025 à 15h<br />Grande Salle, Grandvaux</p>
<p><strong>Lavaux Classic</strong><br />Du 19 au 29 juin 2025<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.lavauxclassic.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lavauxclassic.ch</a>qu</span></p>								</div>
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