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	<title>Musique actuelle &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Jenny Lorant, un premier one-woman-show musical qui convoque Verdi, Céline Dion et les Spice Girls</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 07:54:00 +0000</pubDate>
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									<p><strong>Sur scène, Jenny Lorant est cette femme magnifique qui a tout pour elle : la présence, l’humour, un goût vestimentaire des plus sûrs et – pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore – une voix ahurissante. Dans la vie, elle est aussi cette fille normale qui a mal au ventre quand elle mange du gluten, qui a conquis/pris en otage son premier public à dix ans lors des repas de famille et qui, parfois, doute d’elle-même. Une recette humaine et détonnante, qu’elle partage avec sincérité dans son premier one-woman-show musical, <em>Voix sur mon chemin</em>.</strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>								</div>
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									<p><strong>Date à venir:</strong><br />Du 24 au 26 septembre 2026 à 20h<br /><a href="https://theatregrenette.ch/evenements/jenny-lorant-voix-sur-mon-chemin-2/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre Grenette</a>, Vevey</p>								</div>
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									<p>La petite Jenny devenue grande s&rsquo;adresse au public en voix off, depuis les coulisses. Sur scène, une chambre d’enfant, teinte dominante de rose et poster de Titanic scotché au-dessus du lit. Une vraie chambre d’ado des années 2000, biberonnée à la Nouvelle Star et à l’album de Céline Dion écrit par Jean-Jacques Goldman. Dès son entrée en scène, Jenny Lorant virevolte dans ses souvenirs les plus musicaux, convoquant toute une galerie de personnages : son père <em>a.k.a </em>manager autoproclamé, sa mère dure à cuire, son grand-père précurseur (<em>hater</em> avant l’heure !), les pestes de sa classe, sa prof de chant puis, plus tard, ses élèves. Certifié 90% autobiographique ! Le tout agrémenté d’extraits chantés allant de Verdi à Clara Luciani en passant par Johnny Hallyday, le yodel, les Spice Girls et même un titre original, <em>Cupcake</em>, composé pour l’occasion. On rit beaucoup. Mais pas que : car Jenny n’a pas peur – enfin, peut-être un peu, mais qu’à cela ne tienne – de s’aventurer en terrain personnel et sincère. Certains passages du spectacle, ni punchlines ni exercices de style, sont simplement là pour le plaisir d’être partagés.</p>
<p><strong>De chanteuse comédienne à humoriste</strong></p>
<p>Chanteuse de toujours, comédienne aguerrie, Jenny Lorant arpente depuis des années les scènes romandes, dans des concerts, des comédies musicales ou encore des revues, qui révèlent son talent comique. « On m’a dit qu’avec ma voix, y avait un créneau à prendre dans le monde de l’humour. Karim Slama [<em>ndrl, son collègue à la Revue Vaudoise</em>] m’a réservé un passage de 15 minutes dans le gala Das Zelt, et il m’a dit qu’après ça, on s’attellerait à mon spectacle ! C’était une opportunité tellement belle, ça ne se refusait pas ! ». Tout à coup, Jenny passait de chanteuse confirmée à humoriste débutante. « Ça n’a pas tout de suite été facile. Au début, je pensais qu’il fallait que les gens rient non-stop pour que le spectacle soit réussi. Dans ma tête, chanter allait de soi, et je n’ai pas tout de suite réalisé qu’une blague alliée à une performance de chant générait une émotion différente d’une blague pure. J&rsquo;ai accepté maintenant que mon univers humoristique est un peu différent, et que les respirations y sont nécessaires.</p>
<p><strong>Doutes et moments de grâce</strong></p>
<p>En plus de la performance vocale et du rire, <em>Voix sur mon chemin</em> est aussi une mise à nu. « J’avais envie de montrer des couleurs différentes de celles dans lesquelles on me voit d’habitude. Oui, je suis cette chanteuse qui envoie des décibels et qui interprète des femmes de poigne, mais je peux aussi être autre chose. Ce spectacle, c’est comme si j’avais fait le bilan de toutes ces années depuis que j’ai choisi le métier d’artiste », raconte-t-elle. </p>
<p>À l’entendre parler, on se rend compte que les décibels, la poigne et le talent n’éloignent pas toujours les doutes. « Je ne me sens jamais légitime : j’ai toujours peur d’être trop, de ne pas être assez, de ne pas faire partie du bon monde. Ce spectacle est thérapeutique en quelque sorte : il me permet de me rendre compte de tout ce que j’ai déjà fait au lieu de tout ce que je n’ai pas fait ! À 38 ans, je ne suis peut-être pas exactement là où je voulais être – à Broadway, avec quelques disques d’or à mon actif –, je ne vis peut-être pas comme une rock star, mais cette année&#8230; j’ai payé des impôts parce que j’ai gagné ma vie en tant qu’artiste ! » rit-elle. « Je vis de mon art, je vis ce que je voulais vivre, j’ai des beaux projets grâce auxquels je rencontre de nouvelles personnes, je suis fière de mon école [<em>ndrl, les ACMJL, des ateliers de comédie musicale qui comptent aujourd’hui plus de 150 élèves de 5 à 84 ans</em>], j’adore voir mes élèves progresser sur scène. J’ai aussi constaté le nombre de personnes qui m’ont soutenue dans ce projet, qui m’ont filé des coups de mains, qui ont cru en moi. Tout ça, ça m’a donné de la force. »</p>								</div>
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									<p><strong>Bien entourée</strong></p>
<p>En effet, depuis les débriefings post-concert avec son père, l’équipe artistique s’est un peu agrandie. Déjà, Jenny n’est pas tout à fait « seule-en-scène » dans ce spectacle, puisqu’elle est accompagnée de Léa Gamba, multi-instrumentiste révélée par la Revue Vaudoise. Une Léa qui, sans se départir de son flegme, joue d’un peu près tout en live et a encore le réflexe d’attraper les perches au vol. Trois briscards de l’humour romand épaulent également Jenny dans les coulisses ce premier spectacle : Jessie Kobel en soutien inconditionnel à l’écriture, Karim Slama à la mise en scène et Yann Lambiel en qualité d’œil extérieur. Ce qui, pour la comédienne, a été tant une aide précieuse qu’un défi. « Le regard des autres a toujours pris trop de place dans ma vie. Alors avant de travailler sur mon texte avec un metteur en scène, je me suis conditionnée au fait que quelqu’un serait là pour observer et potentiellement critiquer, pas pour me rabaisser mais pour me faire avancer&#8230; et comme tous les trois sont exigeants mais ultra bienveillants, ça s’est vraiment bien passé ! Ça m’a beaucoup fait évoluer ».</p>
<p><strong>Deux questions-réponses avec Jenny Lorant :</strong></p>
<p><strong>Un conseil que tu es contente d’avoir écouté ?</strong><br />Oublie que tu as aucune chance, fonce ! (rire). Dans le sens, avance un max avec le cœur, dis ce que tu penses, fais les trucs qui te font vibrer et tu ne pourras pas être dans le faux.</p>
<p><strong>Une chose sur laquelle tu n’as pas transigé ?</strong><br />Le texte du tout début du spectacle en voix off. Karim [<em>Slama</em>] pensait que ce serait plus sincère que je le fasse dans le micro en direct. Mais je lui ai expliqué que j’avais besoin de démarrer avec cette voix off pour me caler sur un rythme qui ne serait pas bercé par mon stress. Là, j’entends ma propre voix calme&#8230; j’entends le public&#8230; je respire&#8230; et j’entre.</p>
<p>***</p>
<p><strong>Jenny Lorant &#8211; Voix sur mon chemin</strong><br />Du 24 au 26 septembre 2026 à 20h<br />Théâtre Grenette, Vevey</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.jennylorant.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.jennylorant.ch</a></span></p>
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		<title>Contrebasse et voix : entre nuances, jeu et liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 13:42:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour la sortie de son album CAMAÏEU le 5 juin, le duo TON SUR TON, avec Sylvie Klijn à la voix et Christoph Utzinger à la contrebasse, nous emmène dans son univers espiègle, doux et coloré. Rencontre avec deux musicien·ne·s qui joignent leur instrument dans un « setting » atypique et envoûtant.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Textes et propos recueillis par Jeanne Möschler</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une rencontre musicale tout en « playfulness »</strong></p>
<p>C’est lors d’un festival à Schaffhouse que les deux artistes se rencontrent en personne pour la première fois, en 2024. « On avait déjà travaillé ensemble pour des mix et quand on a discuté, on a réalisé qu’on cherchait les deux un nouveau projet qui sort un peu du commun », raconte Christoph. À 6 ans déjà, il jouait de la contrebasse « aussi grande que celle de maintenant », debout sur une chaise, en accompagnant ses parents violonistes, dans des musiques folkloriques européennes. « À l’époque, il n’y avait pas assez de bassistes, c’était un instrument qui était là et libre, et que très peu de gens jouaient. » Dans TON SUR TON, la contrebasse, plutôt que de rester un simple accompagnement, joue avec la voix mélodique, dans une division des rôles qui sort de la tradition. En effet, Sylvie souhaitait depuis longtemps créer un projet en s’inspirant du duo néerlandais formé par Hein van de Geyn et Paulien van Schaik : « la différence entre la voix très basse de la contrebasse et celle de la chanteuse crée un grand espace de liberté et de jeu dans les standards classiques. Nous, on prend ces espaces et on cherche à s’approcher entre nous, parfois on ajoute une couche avec du loop et du clavier, on cherche quelque chose de subtil et intime, en racontant des histoires dans une même famille de couleur. ». L’univers du jazz leur permet de créer des compositions personnelles avec une grande liberté : « le fait d’être deux permet de se répondre, de se taquiner et donne aussi plus de responsabilité à chacun et chacune. Notre approche est dans la « playfulness » », estiment nos deux artistes.</p>
<p><strong>L’écriture, entre pizz, sons et langues</strong></p>
<p>Pour les compositions, ils apportent des idées de mélodie et développent ensuite la dramaturgie ensemble. Leur producteur, Matthias Kohler, a également apporté son aide précieuse en studio pour réarranger les morceaux. Les paroles, c’est surtout Sylvie qui s’en occupe, avec des titres cette fois-ci principalement en anglais. « Je chante souvent en espagnol et en portugais mais pour ce projet, j’avais envie de chanter dans la langue la plus proche de nous deux et de nos racines. Et quand la langue me parle directement, je sens l’atmosphère de chaque mot et ça m’aide à sentir pleinement le message que j’ai envie de transmettre. Ce projet s’inscrit dans une tradition où on a grandi, avec des histoires très personnelles. » Le titre <em>Tied</em> parle notamment de trouver dans les connexions avec les autres individus l’une des raisons d’être sur terre. « J’ai écrit les paroles après une balade, où j’avais demandé à quelqu’un mon chemin. La personne m’a proposé de boire quelque chose et une relation s’est construite, je me sens très chanceuse d’avoir ces amitiés », raconte Sylvie. Certains passages en scat (technique de chant jazz avec des syllabes sans paroles) entretiennent une part de mystère autour des histoires racontées, et laissent au public un éventail de possibilités d’interprétation, dans un jeu permanent entre ce que le duo souhaite raconter, et comment les gens le ressentiront. Quant à la contrebasse, elle est jouée principalement en pizzicato, pour garder le « pulse » et l’énergie.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>TON SUR TON en live.<br />Photo de haut de page: </em>© <em>Atilla Janes</em></p>								</div>
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									<p><strong>Entre Suisse et Japon : une musique qui voyage et fait voyager</strong></p>
<p>L’énergie musicale est étroitement liée à la dimension humaine. « Pour moi, c’est de plus en plus important de faire de la musique avec des personnes avec qui cela résonne humainement », explique Christoph. « Dans TON SUR TON, on peut discuter de tout, Sylvie a une grande ouverture d’esprit et on peut vraiment faire un travail constructif et aller dans la profondeur. »<br />« Et moi, j’adore travailler avec Christoph, j’aime beaucoup sa musicalité, son intention et il a un jeu très stable », ajoute Sylvie. « On a des profils très compatibles dans le travail et on couvre en plus deux parties différentes de la Suisse, avec un réseau entre Berne et l’Allemagne, et la partie francophone et française. »<br />Le duo se prépare pour une série de concerts où il se réjouit d’être en contact avec le public, entre la Suisse… et le Japon, « un pays où le jazz est très présent depuis des années », pour une tournée de plus de deux semaines dans une grande partie du pays.</p>
<p>Un public international donc, qui sera bientôt emmené dans la musique authentique, franche et espiègle de nos deux artistes : « nos chansons sont dans un univers atmosphérique, avec quelques morceaux plus punchy et extravertis, mais toujours dans une ambiance intime. On met beaucoup d’énergie dans le détail et on veut prendre soin des oreilles de nos auditeurs et auditrices – c’est assez japonais dans cette approche », commentent-ils en riant. « On souhaite à notre public de sortir apaisé de l’espace qu’on a créé et d’avoir pu sortir du quotidien. C’est comme quand tu reviens d’un voyage et que tu ramènes quelque chose avec toi… qui résonne. »</p>
<p><strong>TON SUR TON – tournée de sortie du CD</strong> <strong>CAMAÏEU</strong></p>
<ul>
<li>Vendredi 5 juin 2026<br />Grange de Florissant, Renens</li>
<li>Samedi 6 juin 2026<br />Session d’écoute, Das Kulturat, Berne</li>
<li>&#8211; Lundi 8 juin 2026 <br />Les Athénéennes, Genève</li>
<li>&#8211; Mardi 14 juillet 2026<br />BeJazz, Berne</li>
<li>Mardi 11 août 2026<br />Jazzchur, Chur</li>
</ul>
<p>Japon : du 24 septembre au 3 octobre 2026</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.sylvieklijn.nl" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.sylvieklijn.nl</a></span> <br /><br /><br /></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
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		<title>Dandara Modesto X Edwin Correia</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/dandara-modesto-edwin-correia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 14:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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		<category><![CDATA[#Marie-SophiePéclard]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre ans après leur rencontre fortuite dans un bar à Salvador de Bahia, la chanteuse brésilienne Dandara Modesto et le guitariste franco-brésilien Edwin Correia s’apprêtent à présenter leur premier album en duo. <em>Chama</em> sortira le 30 avril, avec un vernissage prévu le 8 mai à la cave Marignac à Lancy. Pour l’occasion, L’Agenda est allé à la rencontre du guitariste Edwin Correia.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Marie-Sophie Péclard</p>

<p class="wp-block-paragraph">Edwin Correia, aujourd’hui guitariste dans plusieurs formations et professeur à l’EJMA Valais (École de jazz et de musique actuelle), a grandi dans un environnement où la musique s’est imposée très tôt. Il passe son enfance dans un village près de Toulon, entre une mère française et un père brésilien, au contact des musicien·ne·s ami·e·s de sa famille. Il commence la guitare jeune, avec un professeur qui l’initie rapidement au jazz. À 17 ans, il rejoint Paris pour se former au Conservatoire, puis poursuit en musicologie à la Sorbonne.</p>

<p class="wp-block-paragraph">« À ce moment-là, on parlait beaucoup de l’HEMU qui avait d’excellents professeurs, j’avais des amis sur Lausanne », raconte Edwin Correia. « J’ai adoré de cette ville, y ai découvert une scène déjà très riche, avec des grands festivals comme le Cully ou Montreux… J’ai eu la chance d’être pris en troisième année de bachelor pour finir mes études, j’ai rencontré des musiciens et ai réalisé mon premier album en trio jazz avec des influences de la région de mon père, le Pernambouc. »</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jam session à Salvador</strong></p>
<p>Au fil de son parcours, Edwin Correia intègre progressivement des sonorités plus folkloriques à son jeu, notamment sous l’influence de son professeur de l’HEMU, Sylvain Luc, guitariste reconnu pour sa capacité à élargir les possibilités de l’instrument et à ouvrir le jazz à d’autres influences.</p>
<p>En 2022, il retourne au Brésil pour un voyage de trois mois durant lequel il accompagne une violoncelliste en tant que guide. « On a parcouru le pays, donné quelques concerts, et rencontré de nombreux musiciens qui nous ont transmis leur rapport à la culture populaire », raconte-t-il.</p>
<p>C’est au cours de cette immersion, lors d’une jam session dans un bar de Salvador de Bahia, que les routes d’Edwin et de Dandara Modesto se croisent. « Ce qui m’a frappé, c’est sa présence scénique, et sa façon de connecter avec le public ». Dandara Modesto est une artiste brésilienne dont le parcours s’est construit entre le Brésil et l’Europe. Elle développe un travail où se croisent traditions afro-brésiliennes et création contemporaine, à la frontière de la musique, de la performance et de la scène. Son approche accorde une place centrale au corps, à l’improvisation et à l’énergie du live, dans une recherche constante de connexion avec le public.</p>
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									<p>De cette rencontre naît une évidence musicale. Au-delà de leurs parcours différents, les deux artistes partagent un ancrage brésilien, une ouverture commune au métissage des genres, ainsi qu’une certaine proximité géographique puisque Dandara est basée… à Zurich. </p>
<p><strong>Pop, jazz et poésie </strong></p>
<p>De retour en Suisse, la chanteuse invite le guitariste à la rejoindre sur certaines dates de concerts, d’abord pour des reprises. Le duo rencontre un réel engouement du public tout en affinant leur complémentarité musicale. Pour Edwin, cette collaboration marque un basculement : « C’est la rencontre de deux mondes. Dandara vient de la musique traditionnelle brésilienne et de la pop, je viens du jazz. Ce qui était vraiment intéressant pour moi, c’est que j’avais une idée très académique de l’improvisation et de ses règles, un peu concentrée dans une boîte. Dandara m’a montré que l’on pouvait faire confiance à son corps, à son instinct, à l’interaction avec les autres. Elle a vraiment ce talent-là, improviser est quelque chose de naturel. »</p>
<p>Un projet d’album se dessine rapidement. Edwin compose la majorité des morceaux, tandis que Dandara et d’autres artistes apportent les textes. Les thématiques se précisent : leur musique veut parler de résistance, de l’oppression, de déconstruction, mais aussi laisser place à une poésie à l’interprétation plus libre. Pour Edwin, cette étape est l’occasion de s’interroger sur sa position de musicien : «  On peut apprendre la technique, mais trouver le bon propos, avec sa personnalité, son histoire, c’est un autre travail. Et c’est très intéressant d’y réfléchir. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que ce disque est au plus proche de ce que je voulais raconter. »</p>
<p>Le duo puise également dans les références spirituelles de Dandara, notamment le candomblé, religion afro-brésilienne. Cette dimension nourrit en filigrane l’album et participe à sa couleur spirituelle.</p>
<p><strong>« Un cadeau du ciel »</strong></p>
<p>De la même manière, Dandara Modesto et Edwin Correia mélangent leurs influences et traditions, tout en cherchant à montrer une facette différente de la musique brésilienne. « C’était important pour nous de créer quelque chose d’original et de contemporain ».</p>
<p>L’album est enregistré en quatre jours à Bâle, au Beyond Groove Studio, dans une dynamique proche du live. Autour du duo, le batteur et percussionniste Paulo Almeida vient enrichir plusieurs morceaux, en y apportant ses parties rythmiques ainsi que sa voix. Le disque bénéficie ainsi de l’environnement analogique du studio qui façonne son identité sonore, entre textures organiques et couleurs rétro. « L’album a été enregistré sans post production mais les possibilités analogiques du studio ont donné un résultat assez produit qui donne un son résolument moderne », analyse Edwin.</p>
<p>À quelques jours de la sortie de l’album, Edwin Correia mesure le chemin parcouru : « Dandara collaborait beaucoup à l’extérieur de Suisse, avec des artistes portugais et brésiliens, tandis que je travaillais surtout dans le milieu du jazz et moins dans les musiques brésiliennes, ce qui était une vraie envie chez moi. Notre rencontre, un « cadeau du ciel », a permis de remplir ces cases manquantes. »</p>
<p><strong>De la lumière (« Luz ») à la flamme (« Chama »), le duo déploie en neuf titres un parcours musical aux atmosphères contrastées, entre intensité et retenue. Un album lumineux et poétique</strong></p>
<p><strong>Prochaines dates</strong></p>
<ul>
<li>Jeudi 30 avril 2026 : Sortie de l’abum « Chama » sur toutes les plateformes</li>
<li>Vendredi 8 mai 2026, 20h30 : Concert à la <a href="https://www.lancy.ch/agenda/dandara-modesto-edwin-correia" target="_blank" rel="noopener nofollow">Cave Marignac</a> – Genève</li>
<li>Samedi 9 mai 2026, 19h30 : Concert à l’<a href="https://www.emoh-leef.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">EMOH LEEF</a> – Neuchâtel</li>
<li>Mercredi 24 juin 2026, 19h15 et 21h30 : Concert au <a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/24-06-2026-off-concert-en-duo-chansons-bresiliennes-suite/" target="_blank" rel="noopener nofollow">festival Lavaux Classic</a> – Jardins du Domaine Potterat, Cully</li>
</ul>
<p>Toutes les infos sur  <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://edwincorreia.com/fr/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.edwincorreia.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Julie Campiche – Unspoken : Donner de la valeur et du crédit à la parole des femmes, c’est quelque chose qui s’apprend</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 17:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
		<category><![CDATA[#féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[#harpe]]></category>
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		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lors de la première édition de la Biennale In Situ en 2024, dans cette inattendue halle brute et volumineuse qu’est l’Espace Amaretto à Lausanne, nous avions découvert le projet <em>Unspoken</em> de la harpiste Julie Campiche. Pour le public installé sur des chaises longues entre des rideaux diaphanes, cette grande halle était soudain devenue un espace intime. Intime et puissant, alors que Julie nous racontait les portraits musicaux de femmes célèbres ou anonymes, redonnant voix à celles trop souvent réduites au silence par l’Histoire. À l’occasion de la sortie de l’album <em>Unspoken</em>, en février dernier, on a rencontré Julie Campiche autour d’un thé vert, chez elle à Plan-les-Ouates.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p><span data-contrast="auto">On aurait pu parler de son instrument qui s’exprime dans un langage bien à lui; de sa carrière qui s’étend au-delà des frontières suisses depuis des années; du fait que la musicienne a été la toute première harpiste à avoir obtenu le Master en composition et performance jazz à l’HEMU de Lausanne, en 2020. De son quartet qui dure depuis dix ans et qui, de plus en plus collectif dans sa manière d’aborder la création, cohabite à merveille avec ce premier projet solo. De la versatilité avec laquelle Julie se sert de sa harpe mais aussi de sa voix, des voix des autres, d’instruments mécaniques ou percussifs pour tracer les contours des portraits qu’elle raconte. De la façon dont sa musique l’habite. </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto">, c’est de la musique, et c’est aussi un sujet de société, un cri du cœur. Un projet qui s’est fait de manière intuitive car elle en avait besoin, un projet qui l’a fait grandir. Qui la laisse ultra-documentée sur les droits des femmes et les avancées et reculs des lois qui les impactent. Le sujet l’anime, le sujet nous touche, alors on en a parlé.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Katia, pour L’Agenda : Qui sont pour toi les femmes à qui tu rends hommage dans les huit titres de ton album </span></b><b><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i></b><b><span data-contrast="auto"> ? Comment es-tu arrivée à elles ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Julie Campiche : </span></b><span data-contrast="auto">Au début de ce projet, j’ai collaboré avec une documentaliste spécialisée dans l’histoire des femmes, dans le but d’élargir mes connaissances. Et en fait, il y avait </span><i><span data-contrast="auto">tellement</span></i><span data-contrast="auto"> de matière ! Tellement d’histoires hallucinantes, de femmes inspirantes, d’expertes dans tous les domaines&#8230; Je le savais, intellectuellement, mais là, ça m’a fait comprendre </span><i><span data-contrast="auto">physiquement</span></i><span data-contrast="auto"> à quel point le fait d’effacer les femmes de l’espace public est un choix de la part de la société. Peut-être inconscient, qui suit des habitudes, des schémas de pensées&#8230; mais un choix quand même. Si la volonté d’avoir l’égalité dans l’espace publique était là, il y en aurait la possibilité.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">C’était un boulot de titan d’aller creuser tout ça dans le délai qui m’était imparti – et je ne suis ni journaliste, ni historienne. Donc, pour ce projet, j’ai consciemment décidé de revenir à un choix subjectif. J&rsquo;ai composé les portraits de femmes dont les actions m’ont touchée, dont les histoires m’ont fait grandir, dont j’admirais la manière de mener leur vie. Dès le moment où j’ai pris cette décision, ça m’a donné l’opportunité de dégager du temps pour creuser leurs histoires.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Comment tu as procédé pour les raconter en musique ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">J’ai fonctionné, comme toujours, de manière intuitive, tout en étant très au clair sur </span><i><span data-contrast="auto">pourquoi</span></i><span data-contrast="auto"> je compose. Derrière tous mes morceaux il y a une histoire – plus ou moins explicite. Dans le cas de </span><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto">, je savais ce que j’avais envie de raconter, de transmettre comme émotion, pourquoi je voulais faire le portrait de ces femmes.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Pourquoi ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Quand je suis devenue maman pour la première fois, j’ai vécu les inégalités de genre beaucoup plus fortement. Jusque-là, en venant d’un milieu peu conservateur, j’avais le sentiment d’être épargnée. Avec l’arrivée de la parentalité, la pression de la société à t’assigner à des rôles genrés est assez trash. Et&#8230; moi ça me convenait pas. J’ai commencé à m’intéresser plus en détail à des sujets de féministes, et en faisant ce travail, j’ai acquis des outils pour poser des mots sur ce que je ressentais, sur des schémas de société, sur les violences faites aux femmes. Poser des mots permet de prendre conscience de ce qui permet à cette violence d’exister, et d’en sortir. Bien sûr, moi, je vis une version très édulcorée de cette violence, mais au fond, c’est la même, car elle est systémique. </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>								</div>
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									<p><b><span data-contrast="auto">Ton projet touche à des sujets sensibles. Comment tu gères ça ? En tant que spectatrice, par exemple, je trouve que ton portrait de Maman du ciel, à qui on a retiré la garde de son enfant pour avoir dénoncé une suspicion d’inceste de la part du père, est très fort. On pourrait se laisser submerger par l’émotion&#8230; </span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Au début, oui c’était ça ! Surtout que je suis le parcours d’autres femmes à qui c’est arrivé – parce que malheureusement, Maman du ciel n’est pas une exception mais un exemple frappant parmi beaucoup d’autres. Il y a des périodes où ce n’est pas facile. Mais je me vois comme un médium – dans le sens, un moyen de faire passer un message, une émotion. Si moi je pleure sur scène, je ne permets pas au public d’accéder à cette émotion. Alors j’ai dû apprendre à prendre de la distance tout en restant ultra impliquée, j’ai dû trouver un équilibre entre ces mouvements contraires qui doivent cohabiter. Aussi, j’ai réfléchi à comment aborder ces sujets sans que ça soit trop violent, pour ne pas que les auditeurs et auditrices se ferment mais au contraire, que ça ouvre des portes, des propositions de chemins. Le cas de Maman du ciel, qui comporte une part de lumière, m’a permis de le faire.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Pour toi, en tant qu’artiste, cette prise de parole est-elle une forme d’extériorisation, un devoir&#8230; ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Là aussi, ça part du fait d’être devenue maman. J’ai pu observer qu’une des meilleures manières de faire évoluer les mentalités reste l’exemple. Quand mon aînée, à 4 ans, avait commencé à s’intéresser au saxophone, je lui avais demandé si elle voulait en jouer, et elle a éclaté de rire en disant « mais non maman, c’est un instrument pour les garçons ! ». Tout simplement parce que sa référence, c’était le saxophoniste de mon quartet. Évidemment, après ça, elle a eu le droit de regarder plein de vidéos YouTube de femmes qui jouaient du saxophone ! (</span><i><span data-contrast="auto">rire</span></i><span data-contrast="auto">). Si les enfants ont des références dans tous les domaines, eux-mêmes peuvent se projeter dans tous les domaines. C’est pareil pour le fait de donner de la valeur et du crédit à la parole des femmes : c’est quelque chose qui doit s’apprendre.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Quels échanges tu as eu avec le public ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Je n’ai pas fait encore beaucoup de concert avec </span><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto">, mais jusqu’à maintenant, à chaque fois, on vient me parler de Grisélidis Réal. Je crois que les gens kiffent ! (</span><i><span data-contrast="auto">rire</span></i><span data-contrast="auto">) Il y a quelque chose dans le groove du morceau, et quelque chose de tellement franc du collier dans sa manière à elle de parler, c’est phénoménal ! </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Quel est le plus beau retour qu’on pourrait te faire au sujet de ce projet ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Je ne suis pas du genre à avoir des attentes spécifiques, plutôt à recevoir ce qui se passe. Mais par exemple, le fait que ça t’ait touché, pour moi c’est beau à recevoir ! Ce qui a été génial aussi, c’est que j’ai reçu des mails suite à la première, du 8 mars 2024, d’hommes qui m’ont écrit pour me partager leurs histoires, plusieurs jours après le concert. Je me suis dit&#8230; « une graine a été plantée ». Ne pas laisser indifférent, surtout sur des sujets aussi profonds, pour moi c’est le plus beau des cadeaux. </span> </p>
<p><span data-contrast="auto">***</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">L’album </span><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto"> est sorti en février dernier, et Julie Campiche a entamé une tournée, donc la plupart des concert auront lieu cet automne 2026.</span><span data-contrast="auto"> </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Julie Campiche solo – Unspoken </span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">&#8211; Vendredi 1</span><span data-contrast="auto">er</span><span data-contrast="auto"> mai 2026, <a href="https://schaerholzbau.ch/fr/bau_4/julie-campiche-solo-unspoken/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Bau4</a>, Altbüron (Lucerne)</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">&#8211; Vendredi 10 juillet 2026,<a href="https://www.podring.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow"> Pod’Ring</a> (Bienne)</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">&#8211; Jeudi 26 novembre 2026, Le Groove (Genève)</span> <br /><span data-contrast="auto">Dans le cadre du festival <a href="https://lescreatives.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Les Créatives</a></span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Pour suivre les dates à venir : </span><a href="http://www.juliecampiche.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span data-contrast="none"><span style="text-decoration: underline;">www.juliecampiche.com</span></span></a><b><span data-contrast="auto"> </span></b> </p>								</div>
				</div>
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		<title>Alex Breahna – Quand vous écoutez mes chansons, j’écoute vos secrets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 12:10:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsqu’on entend chanter Alex Breahna, ce qui frappe, c’est la façon dont la musique semble la transformer. À leur contact [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lorsqu’on entend chanter Alex Breahna, ce qui frappe, c’est la façon dont la musique semble la transformer. À leur contact mutuel, c’est une réaction chimique qui s’opère, libère une énergie qui emplit l’espace. Et pourtant, il y a peu, cette autrice-compositrice-interprète de 23 ans oscillait encore entre doute et espoir. Entre l’inquiétude face à un métier incertain et la confiance lue dans les yeux de celles et ceux qui l’écoutent. Son premier EP, <em>The Things I’ll Never Tell You,</em> est sorti cette</strong><strong> semaine et elle le vernira le 19 mars 2026 à La Datcha à Lausanne.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Alexandra prend le temps de se poser avec moi à une table à l’HEMU pour discuter. Ça y est, l’EP est sorti, l’objectif du wemakeit pour l’impression des vinyles est atteint. Enfin, il y a toujours quelque chose à faire : un loop à tester, du contenu pour les réseaux à créer, une répétition de groupe à mener&#8230; surtout que le concert approche. « J’ai un planning de mes tâches quotidiennes. Ma mère est très impliquée aussi, rit la jeune femme. Le soir, on fait le point, pour savoir ce qu’on a fait et ce qui reste à faire ».</p>
<p>Cela fait un peu plus d’une année qu’Alexandra, baignée dans la musique depuis l’enfance, a décidé de quitter ses études en Lettres et en Psychologie, s’étant soudainement retrouvée bloquée devant un essai à écrire. La veille venait de se terminer <em>Tilt</em>, un événement musical organisé par l’EJMA lors duquel elle avait chanté. « Je devais rendre ce travail pour l’Uni et je n’arrivais pas à écrire, je ne pensais qu’à ce que j’avais vécu pendant ces trois jours, où on était dans les coulisses, où on répétait ensemble&#8230; C’est là que j’ai pris la décision de faire de la musique. Petite, j’ai toujours eu peur de passer à côté de quelque chose. Je m’imaginais sur mon lit de mort, à me dire, mince, j’ai pas été assez courageuse ! Quand les gens m’encourageaient après un concert, me disaient de continuer dans cette voie, j’étais triste, je me sentais coupable de ne pas y croire assez. Le temps passe vite&#8230; mais maintenant, j’ai la chance de pouvoir le dédier à ça. Et au moins, même si ça ne marche pas, j’aurai fait de la musique ! », glisse Alexandra dans son sourire mystérieux. </p>
<p>Depuis, elle poursuit son petit bonhomme de chemin, intégrant divers projets artistiques et initiant son activité d’autrice-compositrice-interprète. Cette année, elle fait partie de la volée de 10 artistes sélectionné∙e∙s pour le programme <em>On Stage</em>, un soutien aux artistes émergent∙e∙s porté par la Fondation EJMA Live. Une belle reconnaissance, qu’ils et elles étaient plusieurs centaines à espérer.</p>
								</div>
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									<p>Le doute ne s’éloigne cependant jamais bien longtemps. « Plus j’avance, plus je me dis que pour être artiste, il faut avoir la personnalité qui va avec. Il faut tout le temps se mettre en avant, se confronter à ce côté ‘regardez-moi’, qui est un peu bizarre. J’aime faire de la musique pour moi, pour les autres, mais je sais pas encore si je peux briller. Plein de fois, j’appelle ma mère en pleurant et je lui dis, je sais pas si j’y arrive, en fait. », avoue la jeune femme avec une sincérité renversante. Sincérité qui, paradoxalement, fait sa force. S’il y a des passages obligés, des réseaux sociaux à inonder, des images à soigner, des autres à impressionner, elle semble suivre ces injonctions, mais en réalité, les transforme en douceur. Quitte à se montrer, à quoi bon ne montrer qu’une facette parfaite ? « Il faut tout mettre en avant, même ce qui nous terrifie ».</p>								</div>
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									<p><span style="color: #941626;"><em>« J’ai cru pendant trop longtemps que mes secrets, s’ils venaient à naître au monde, allaient devenir la mort de mon âme, de mon ego, de tout ce que je m’étais construit. Je sais maintenant que c’est faux. Je crois maintenant que les secrets se transforment une fois de plus en des chansons qui ont la capacité d’être aimées. Quand vous écoutez mes chansons, j’écoute vos secrets ».</em></span></p>								</div>
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									<p>Sur scène et dans sa musique, qu’elle qualifie de sad pop, Alexandra se permet d’être tragique. Les cinq titres de son premier EP, <em>The Things I’ll Never Tell You</em>, sont des états d’esprits momentanés. Recherche de sens, liens transformés par le temps, âme chamboulée ; les thèmes comme les mélodies sont mélancoliques et lancinants. « Parfois je ne me rappelle plus où ni comment j’étais quand j’ai écrit la chanson, c’est l’intention qui reste plus que l’extraction des fleurs du mal ! Le temps passe et au fur et à mesure que les gens me disent les significations qu’une chanson a pour eux, je me les approprie ».</p>
<p>La composition et l’enregistrement ont quant à eux été un long processus. Sur cinq titres, quatre ont été réalisés avec des personnes différentes, de manière différente et même dans des villes différentes, entre Paris, Lausanne et Chisinau. Le but : découvrir des gens et des façons de travailler. « Chaque producteur me fascine ! Je trouve incroyable le gars devant son ordi qui va chercher des sons dans des pistes dans des documents qu’il ouvre je ne sais pas où&#8230; et ça marche ! » s’amuse-t-elle. La musicienne a eu l’occasion de s’essayer elle aussi à l’arrangement lors d’une résidence de cinq jours de studio à Artefax, financée par la Ville de Lausanne. Sur son titre <em>Your Sympathy</em>, enregistré dans ce cadre, elle a convié Nicolas Broguière, guitariste/bassiste et Paul Schaffner, batteur de leur groupe commun Geometry of Chance. <em>Dopamine</em> et <em>Blackbird Café</em> ont tous les deux été mixés par Vyprss, un producteur issu de l’univers du rap et dont Alex Breahna était la première artiste pop. « Je sens vraiment des influences de rap et de trap dans <em>Dopamine</em>, et c’est ce que j’aime dans le fait de travailler avec des gens de différents milieux. Pour <em>Blackbird Café,</em> Vyprss avait d’abord posé des cordes et un piano synthétique, mais en écoutant la première version, j&rsquo;ai eu l’intuition qu’il fallait un vrai piano. J’ai trouvé deux micros, je suis allée enregistrer ma prof de piano au Conservatoire pour l’intégrer à la chanson ».</p>
<p>Ainsi <em>The Things I’ll Never Tell You</em> est une réalisation commune, empreinte de sons qui racontent chacun leur histoire. C&rsquo;est aussi une expérience différente à écouter sur les plateformes ou en concert, puisque pour les prochaines dates à venir, Alexandra sera entourée de quatre musicien·ne·s de l’EJMA et l’HEMU.</p>
<p><strong>Alex Breahna – The Things I’ll Never Tell You</strong><br />EP sorti le 10 mars 2026<br />&gt; <a href="http://linktr.ee/alexbreahna?utm_source=ig&amp;utm_medium=social&amp;utm_content=link_in_bio&amp;fbclid=PAZnRzaAQidzNleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZA8xMjQwMjQ1NzQyODc0MTQAAae4atnPqxN0u6fdMNdpP2UNrrGMa923ipBNG4GwUx-4gVPNzfwgGCm7gTNfyw_aem_B2SJou5DR-ICLBiNJvwWDQ" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Linktr.ee/alexbreahna</span></a><br />&gt; <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.wemakeit.com/projects/lancement-de-mon-premier-ep" rel="nofollow noopener" target="_blank">wemakeit</a></span></p>
<p>Dates de concert à venir :</p>								</div>
				</div>
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									<ul>
<li><strong>Vernissage de l’EP</strong><br />Jeudi 19 mars 2026 à 19h<br />La Datcha, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.la-datcha.ch/jeudi-19-mars-release-party-de-alex-breahna" target="_blank" rel="noopener nofollow">la-datcha.ch/jeudi-19-mars-release-party-de-alex-breahna</a></span></li>
<li><strong>Brux’stival</strong><br />Vendredi 20 mars 2026 à 19h<br />Bruxelles Café, Lausanne</li>
<li><strong>Miam Festival</strong> <br />Dimanche 24 mai 2026<br />Rue Centrale et places des Pionnières et Pépinet, Lausanne</li>
</ul>								</div>
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		<title>16OR &#8211; Il n’y a pas d’heure pour rêver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[#avenches]]></category>
		<category><![CDATA[#clip]]></category>
		<category><![CDATA[#JeanneMöschler]]></category>
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		<category><![CDATA[#rap]]></category>
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					<description><![CDATA[Entre onirisme et malaise, le nouveau clip de 16OR installe une atmosphère troublante à Avenches, au cœur de lieux familiers [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="272027" class="elementor elementor-272027" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre onirisme et malaise, le nouveau clip de 16OR installe une atmosphère troublante à Avenches, au cœur de lieux familiers au duo. Rencontre avec</strong><strong> les frère</strong><strong>s Kenneth et William, membres de 16OR, nés à seize mois d’écart, et plongée dans l’univers de <em>Peur bleue</em>, leur nouvel EP paru </strong><strong>en janvier 2026.</strong></p>
<p></p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Jeanne Möschler</p>
<p><strong>Du rock au rap</strong><br />Après avoir découvert les instruments acoustiques par leur père, c’est leur grand frère qui va leur faire connaître le monde du rap. « Au début on n’aimait même pas trop ça », raconte Kenneth en riant, « on était plutôt dans le blues et le rock… et finalement en essayant d’écrire on a vraiment trouvé du plaisir là-dedans, parce qu’on peut y raconter des choses ».</p>
<p>Côté instrumental, c’est plutôt William qui mixe et arrange. Ce sont d’ailleurs souvent les sons qui donnent ensuite naissance à l’écriture. « À partir de la composition de William, on essaye de retranscrire des émotions qui sont pas toujours définies, parfois on comprend même ce qu’on ressentait au moment de la lecture… C’est pour ça qu’on ne se fige pas à un style, on écrit de manière à la fois brute et poétique ». Depuis leurs débuts, les deux frères veillent à créer des créations authentiques qui leur ressemblent. « On ose de plus en plus être nous-mêmes, les défauts aussi racontent une histoire, que ce soit dans la musique ou la vidéo, le résultat est plus humain », témoigne William. Les deux artistes résonnent ainsi avec la nouvelle génération rap qui laisse de côté l’ego trip pour un rap plus sensible.</p>
<p><strong>De la musique à la vidéo</strong><br />Une sensibilité au cœur de leur nouveau clip – à regarder comme un court métrage – <em>Avec le feu</em>, sorti le 30 janvier 2026. « C’était un long processus parce qu’on a beaucoup expérimenté, on n’a encore jamais fait de clip comme ça », raconte William, vidéaste indépendant à côté de ses projets musicaux. « On l’a commencé en octobre 2024 et on a tout écrit, filmé et monté nous-mêmes. » Les scènes se déroulent à Avenches, avec des lieux qui font écho au vécu des auditeur·rice·s et qui couvrent les différentes narrations qu’on retrouve dans l’EP. <span style="font-size: 1rem;">« </span><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit;">Il y a notamment l’école, qui est ici synonyme de peur, avec ces boules au ventre qu’on peut avoir en tant qu’élève, à cause de la pression scolaire ou de l’anxiété sociale », souligne Kenneth, actuellement en formation à la HEP. Le bâtiment, avec ses murs oppressants, contraste avec les scènes à l’air libre dans la forêt, où un personnage lutte contre crises et forte angoisse. En fil rouge tout au long du clip apparaissent des chaînes métalliques accrochées au ciel, aux pieds ou aux mains des personnages – un frein qui empêche ceux et celles qu’elles retiennent d’atteindre leurs rêves. « Le symbole de la glace est aussi important pour nous : quand on est bloqué de l’intérieur pour avancer, on est comme gelé. »</span></p>
<p>Ces émotions, peurs et désirs ont été puisés à travers des échanges avec leur public. « William a commencé à interagir avec les gens qui nous suivent et a demandé ce qu’ils avaient sur le cœur en écoutant une instru – on a reçu beaucoup de messages sur la pression, la tension, la peur, et quelque part on se retrouve aussi là-dedans », confie Kenneth.</p>
<p></p>								</div>
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									<p><iframe title="16OR – Avec le Feu (Clip Officiel)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/lbws3Nw4qnQ?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>								</div>
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									<h4><strong>Si 16OR était…</strong></h4>
<p><strong>Une couleur ?</strong><br />« Celle pile poil entre le rose et le violet, on porte chacun cette couleur presque tous les jours. »</p>
<p><strong>Une heure de la journée ?</strong><br />« 16h… c’est l’heure à laquelle on aime bien partager sur les réseaux en plus. »</p>
<p><strong>Un truc pour écouter de la musique ?</strong><br />« Dans le cas de notre nouvel EP, ce serait un casque audio pour le côté introspectif, se mettre dans une bulle et vraiment voir comment la musique résonne avec ce qui est à l’intérieur de nous. »</p>								</div>
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									<p>Une intimité que l’on retrouve aussi dans les enregistrements en studio, comme le raconte William : « j’aime bien être dans le studio, prendre le temps… avec les prestations en live c’est très différent, y a une adrénaline de fou, on a aussi beaucoup kiffé voir le public ». D’ailleurs, les deux frères adressent leur soutien à toutes les personnes qui peuvent ressentir certaines émotions « cassées » pendant cette période hivernale. L’EP permet au public de s’évader dans un moment d’introspection et de trouver une nouvelle force dans cette œuvre-là.</p>								</div>
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									<p>Instagram: <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.instagram.com/16or_official/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.instagram.com/16or_official</a></span></p>
<p>Mx3: <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://mx3.ch/16or" target="_blank" rel="noopener nofollow">mx3.ch/16or</a></span></p>								</div>
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		<title>Mané veille sur sa tribu</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 09:08:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Sa voix nous a coupé le souffle dans le rôle de la sœur cadette dans le spectacle musical Sorcière créé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="267399" class="elementor elementor-267399" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Sa voix nous a coupé le souffle dans le rôle de la sœur cadette dans le spectacle musical <em>Sorcière </em>créé par Aliose, qui vient de terminer avec succès sa tournée romande. Mané n’en était toutefois pas à son coup d’essai : la musicienne lausannoise trace son chemin artistique depuis une quinzaine d’années déjà. Son style, d’abord inspiré de la pop anglophone, se colore désormais, indomptable, de rouge et de violet lorsqu’elle frappe ou caresse son tambour chamanique.</strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: <a href="https://www.instagram.com/coralightportraits" target="_blank" rel="noopener nofollow">Coralie Malet</a></em></p>								</div>
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									<p>Midi sonne à la cloche du collège de Montriond, Mané pointe le bout de son nez en même temps que les rayons du soleil de fin octobre, qui nous permettent de nous assoir dans le parc de Milan. On l’a arrachée pour une heure à son travail administratif, qui prend en ce moment beaucoup de son temps d’artiste. « Mais ça dépend vraiment des semaines. Là j’ai fait deux mois d’admin, mais les semaines qui viennent j’aurai des répétitions, des concerts, et quatre jours de studio ». Un planning réjouissant qui annonce une belle actualité à venir !</p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retour sur deux ailes – Londres et Los Angeles</strong></p>
<p>Mané écrit des chansons depuis l’âge de 7 ans et a toujours su qu’elle voudrait faire de la musique son métier. Encouragée par son père à faire une école et n’ayant pas encore cette possibilité en Suisse romande en 2013 (trois ans avant la création du département Jazz &amp; Musiques actuelles de l&rsquo;HEMU), la Lausannoise s’envole pour un Bachelor à Londres&#8230; qu’elle ne poursuivra pas au-delà de la première année, ayant déjà sa petite idée de ce qu’elle attendait d’une formation. « J’ai beaucoup appris, on abordait plein de sujets différents, mais trop en surface. J’avais plutôt besoin d’un accompagnement ciblé. Je suis restée à Londres encore six mois, en coloc avec quatre autres chanteuses, j’ai continué à me former autrement, par des Masterclass ou avec des profs en privé. En Angleterre, quand tu dis que tu es artiste, on ne te demande jamais ce que tu fais à côté ! », sourit Mané au souvenir de cette période de sa vie.</p>
<p>Les années qui suivent, elle se rend plusieurs fois à Los Angeles pour des stages personnalisés ; chant, songwriting, expression scénique, business ou développement artistique. « Là-bas, un de mes rêves était de jouer à l’Hotel Café, où Katie Perry, Adèle et plein d’artistes ont joué à leurs débuts. J’en avais parlé à mes coachs qui m’avaient plutôt conseillé de faire des scènes ouvertes. Mais au fond de moi, c’était quelque chose que j’avais tellement envie de faire&#8230; que je me suis dit, bon, je vais leur écrire un mail, au pire ils me disent non. Ils m’ont répondu : ‘On a une place dans dix jours pour 45 minutes de concert sur la scène principale’. Je ne comprends pas ce qui s’est passé, ils ont dû avoir un trou dans le programme, kiffer ce que je faisais… C’était génial ! Ça m’a donné le feu, j’avais la sensation que tout était possible ». Neuf ans plus tard, l’artiste admet ne plus vraiment poursuivre ce ‘rêve américain’ : « Je serais contente d’aller jouer aux États-Unis bien sûr, mais maintenant, je n’ai pas besoin d’aller y vivre. Je me dis que c’est là où je suis que tout est possible ».</p>
<p><strong>S’exprimer</strong></p>
<p>Il semblerait que la sérénité ait trouvé une place où se lover parmi les émotions intérieures de l’artiste – aux côtés de bien d’autres, dont une certaine colère, que Mané dit ressentir en pensant à tout ce que les femmes ont eu à subir depuis des siècles. « Dès 2018, #metoo m’a fait réaliser que c’est cette reprise de pouvoir des femmes qui m’importe et dont j’ai envie de parler. » Le féminisme au sens large, mais aussi la santé mentale et l’identité queer sont également des thématiques qu’elle continue d’explorer dans ses nouveaux titres à venir. « C’est drôle, car avant-hier j’ai donné une masterclass de composition et ça m’a fait réfléchir à l’évolution de mon écriture. Au début, je parlais beaucoup du fait de vouloir réussir dans la musique, du jugement des autres&#8230; je parlais de mes histoires d’amour, mais sans mettre de pronom – ou même, je disais <em>he</em> pour ne pas dire <em>she</em>. Le fait d’être ouvertement queer – depuis pas si longtemps, finalement – a aussi libéré quelque chose dans ma musique. »</p>
<p><strong>Une vision</strong></p>
<p>Mané sait où elle va et aborde les étapes pour y arriver les unes après les autres, notamment en s’entourant de musicien∙ne∙s avec qui composer et produire, de coaches en communication et même, tout récemment, d’un label indépendant zurichois, Livana Music. Elle reste aussi consciente de sa propre force. « Je ne vois plus les choses de la même façon. Il y a dix ans, je me focalisais uniquement sur le fait d’atteindre les pros : les radios, les programmateurs&#8230; Je voulais qu’on entende ma musique, mais je ne me faisais pas une idée précise de mon public. Maintenant, avec les réseaux sociaux, il y a plus de moyens de toucher les gens. Et c’est ça qui m’importe, en réalité ! », dit celle qui partage régulièrement des encouragements et des petits messages à sa « tribu », n’hésite pas à attirer l’attention d’une star américaine en lui chantant une chanson composée spécialement pour elle, ou à inviter une fan dans son salon pour écouter ensemble un titre en avant-première.</p>
<p>Nul doute que sa tribu grandira sous cette douce aura !</p>
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									<p><strong>Projet Proxima &#8211; 3 juin 2026</strong></p>
<p>Mané est l’une des quatre artistes sélectionné·e·s pour cette saison du Projet Proxima, mis en place par les Docks en soutien à la scène locale.<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.docks.ch/proxima/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.docks.ch/proxima</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Concert à L’Amalgame – 7 novembre 2025</strong></p>
<p>Ce vendredi 7 novembre, Mané se produira à L’Amalgame en première partie du duo Marzella. Les trois artistes ont souvent eu l’occasion de partager la scène ces dix dernières années : colocataires à l’époque où elles vivaient à Londres, elles étaient parties en tournées en van en 2017, entre Paris, Berlin et Amsterdam. « Ce concert sera sûrement très émouvant&#8230; », prévoit Mané. En effet, cette date à Yverdon marquera le tout dernier concert de Marzella, avant que chacune parte vers de nouvelles aventures artistiques.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Marzella + Mané</strong><br />Vendredi 7 novembre à 20h<br />L’Amalgame, Yverdon<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.amalgameclub.ch/evenement/marzella-ch-mane-ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.amalgameclub.ch/evenement/marzella-ch-mane-ch</a><em> </em></span></p>								</div>
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		<title>La Lorie Party, les retrouvailles des enfants des années 2000</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 14:24:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Si rien n&#8217;est impossible « à 20 ans », alors à « 20 ans x2 », c’est « 20 ans de mieux, des souvenirs pleins [&#8230;]]]></description>
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									<p><span style="font-weight: 400;">Si rien n&rsquo;est impossible « à 20 ans », alors à « 20 ans x2 », c’est « 20 ans de mieux, des souvenirs pleins les yeux ». Lorie l’a chanté, et l’a prouvé devant les 3000 spectateur·ices de la salle des fêtes de Thonex le vendredi 3 octobre et l’Alhambra le samedi 4 octobre. Les nostalgiques étaient au rendez-vous pour cette deuxième date de la tournée Lorie Party, dont la quarantaine de concerts affiche, pour la plupart, complet. « De Paris à Rio de Janeiro », en passant par Genève, Lorie a proposé un voyage dans l’espace et le temps, mélangeant les genres et les ambiances, du latino au zouk. </span></p><p><span style="font-weight: 400;">Dans la salle, une grande majorité de femmes d’une trentaine d&rsquo;années. Comme moi, elles ont dansé et chanté à tue-tête les chansons de Lorie dans leur chambre d’enfant, reproduisant les chorégraphies de ses clips tout comme ses tenues en jean qu’on aimait tant. En 2001 sortait le premier album </span><i><span style="font-weight: 400;">Près de toi,</span></i><span style="font-weight: 400;"> qui s’est vendu à un million d’exemplaires, certifié disque de platine. 2001 : où étions-nous cette année-là ? Dans quelle maison ? Quelle était notre situation familiale ? En regardant en arrière, on repense avec le sourire à cet âge où l’insouciance guidait nos journées, où on n’avait pas à se soucier de grand chose à part faire ses devoirs et négocier avec ses parents pour rester dormir chez sa meilleure amie. </span></p><p><span style="font-weight: 400;">Parmi toutes ces trentenaires retournées en enfance, j’étais là moi aussi, aux côtés de celle qui partageait déjà mes chorégraphies improvisées. </span><span style="font-weight: 400;">Ma meilleure amie, depuis que j’ai 3 ans. On s’est parlé un jour dans la cour de récré, et depuis, on ne s’est plus jamais quittées. Bien sûr, les années nous ont parfois séparées géographiquement, et nos cœurs ont fait de la place à d’autres amitiés fortes et sincères, sans jamais nous oublier. Malgré les années passées, lorsque nous avons vu que Lorie passait dans notre ville, on était aussi excitées qu’à l’époque. Revivre ce moment hors du temps et vivre ce rêve d’enfant : qui d’autre que Jade pouvait m’accompagner ? </span></p><p><span style="font-weight: 400;">La chanson qui nous lie, « Ta Meilleure Amie » nous a transporté·es plusieurs fois durant la soirée : </span><span style="font-weight: 400;">tantôt interprétée par Lorie, tantôt reprise en chœur par le public, d’abord dans une ambiance karaoké puis en version acoustique.</span> <span style="font-weight: 400;">Sur scène, seule avec son musicien Pierre-Laurent Faure, Lorie crée une ambiance intime et chaleureuse, sans artifices ni danseurs, simplement portée par l’énergie du public et un diaporama de photos personnelles et de clips d’autrefois projetés sur l’écran, nous replongeant dans les années 2000.</span> <i><span style="font-weight: 400;"> </span></i><span style="font-weight: 400;">Le duo fait vibrer la foule dans une bulle de nostalgie, à son paroxysme lors du bain de foule de Lorie sur la dernière chanson, pour le plus grand plaisir des fans. Sa sincérité est touchante, sur scène comme à l’écran : la chanteuse de 43 ans se confie sans fard sur les émotions qui la traversent avant de monter sur scène.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Cette soirée ne pouvait pas mieux s’achever que par cette question totalement inattendue : « Acceptes-tu d’être mon officiante de cérémonie de mariage ? » Le bonheur, décidément, n’a pas d’âge.</span></p><p style="text-align: right;"><span style="font-weight: 400;">Mélissa Henry</span></p>								</div>
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		<title>The Greatest Showman – Au fond, quel est le plus grand des spectacles ?</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 10:01:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[The Greatest Showman, sorti au cinéma en 2017, fait partie de ces films qui ont contribué à populariser la comédie [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The Greatest Showman</em>, sorti au cinéma en 2017, fait partie de ces films qui ont contribué à populariser la comédie musicale au-delà des cercles de convaincus. Ses chansons sont des concentrés d’adrénaline <em>feel-good</em> qui restent en tête, son énergie est rassembleuse. Mais Phineas Taylor Barnum, l’entrepreneur dont s’inspire l’histoire, avait-il un profil aussi « Disney » que le film veut bien nous faire croire ? LYMPA, la compagnie genevoise qui investira le Bâtiment des Forces Motrices du 5 au 7 septembre 2025 avec son<em> Concert spectaculaire The Greatest Showman</em>, s’est passionnée pour cette histoire et a décidé de la raconter autrement.</strong></p>
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									<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p>Ce n’est pas la première fois que LYMPA se donne pour défi de remplir les 1000 places du Bâtiment des Forces Motrices sur cinq représentations. En 2023, le public avait massivement répondu présent à son concert <a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-105/#lagenda-105/22/" target="_blank" rel="noopener"><em>Young Broadway</em></a>, qui avait réuni sur scène un orchestre symphonique de 100 musicien·ne·s autour de six solistes internationaux. L’année suivante, sa version immersive de la comédie musicale<a href="https://www.l-agenda.ch/tick-tick-boom/"><em> Tick, tick, BOOM !</em></a> se jouait à guichet fermé dans l’espace intimiste des 6 Toits. En septembre, le metteur en scène Ylan Assefy-Waterdrinker, la librettiste Katherine Sturt-Scobie, seize comédien∙ne∙s et vingt instrumentistes de la HEM sous la direction de Philippe Béran reviennent au BFM avec une histoire à raconter : celle du vrai P. T. Barnum.</p>
<p><strong>Chercher ailleurs</strong></p>
<p>« Ce qui est intéressant dans <em>The Greatest Showman</em> – c’est pareil dans <em>Grease</em>, par exemple – c’est que tout le monde aime ces chansons, mais quand on se penche sur le propos, il y a beaucoup d’aspects un peu problématiques aujourd’hui », relève Ylan Assefy-Waterdrinker. Le jeune homme raconte en avoir pris conscience notamment car, parmi les titres de la bande originale qu’il adore, un seul le laissait indifférent : <em>Tight rope</em>, chanté par Charity, la femme de Barnum. « Et ce n’est pas une mauvaise chanson, au contraire ! J’ai réalisé que cette chanson m’ennuyait car rien ne nous amenait à compatir avec ce personnage ». Tout au long du film, effectivement, Charity est mise en retrait alors que Barnum est dépeint comme un héros parti de rien, qui poursuivait ses rêves romantiques et qui, en mettant sur pieds ses <em>freak shows</em>, offrait un statut et une communauté bienveillante à des personnes marginales reniées par la société.</p>
<p>En prenant conscience que dans cette trame narrative, les rôles féminins n’existent que pour valoriser et étoffer les personnages du héros et de son acolyte, <span style="font-size: 1rem;">Katherine</span><span style="font-size: 1rem;"> et </span><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit;">Ylan décident de chercher ailleurs. « Je ne dis pas que toute œuvre doit forcément être réinventée, certaines permettent de rendre le contexte de leur époque. Mais là, on avait deux options : reprendre telle quelle l’option commerciale, ou développer une autre narration, d’après les personnages qui ont réellement existé », raconte Ylan.</span></p>
<p><strong>Ni glorifié ni invisibilisé</strong></p>
<p>Ainsi, en gardant pour fil rouge toutes les magnifiques chansons originales du film composées par Pasek &amp; Paul – qu’on entendra lors du concert ! – Katherine s’est attelée à une réécriture du livret en français, une réinterprétation basée sur ses lectures de sources au sujet de Barnum, mais aussi des autres personnages du film, notamment la chanteuse lyrique suédoise Jenny Lind. « Disney fait du personnage de Jenny Lind une briseuse de couple, qui rompt son contrat faute d’obtenir la romance qu’elle espérait avec Barnum », déplore Katherine. « Dans la réalité, cette histoire de cœur n’a même pas existé ! Jenny Lind était une femme très religieuse, engagée dans de nombreuses causes caritatives. Elle s’était effectivement désolidarisée de Barnum, mais parce qu’il ne respectait pas les clauses de leur contrat. Il avait, par exemple, recours à un marketing agressif qui allait à l’encontre des objectifs philanthropiques de Jenny Lind. On pense même qu’il aurait vendu aux enchères des billets qu’elle avait initialement réservés à ceux qui n’auraient pas pu se permettre d’assister au concert autrement », raconte avec passion celle qui, pour écrire cette histoire, s’est plongée des heures de lectures biographiques.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Ylan et Katherine, que l&rsquo;on a rencontrés lors d&rsquo;une répétition à Genève</em></p>								</div>
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									<p>Katherine et Ylan partageaient donc l’envie de raconter l’évolution d’un homme tel qu’il était, avec ses nuances, ses bonnes et ses mauvaises actions, ses choix discutables, ses erreurs et ses efforts pour devenir un homme meilleur au fil de sa vie. Sans le glorifier, ni le sacrifier au regard de notre époque actuelle.</p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">« Il  n’était pas parfait, mais il a changé. Et parfois, c’est ça le plus grand des spectacles sur terre » </h5>				</div>
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									<p style="text-align: right;">Une réplique que Katherine fait dire<br />au personnage de Charity, narratrice de l’histoire dans<em><br />The Greatest Showman &#8211; Le concert spectaculaire</em></p>								</div>
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									<p><strong>Le plus grand des spectacles</strong></p>
<p>Par les codes de mise en scènes qu’adoptent Ylan et Katherine, la production de LYMPA fait le choix de se focaliser sur l’essentiel. Plutôt que des décors grandioses et réalistes, ce sont le jeu, la musique et la danse qui, par leur pouvoir « magique », viennent raconter, développer et faire évoluer les personnages. Pour Ylan, c’est précisément ça qui fait que la comédie musicale est comédie musicale&#8230; mais qui ne marcherait pas sans l’imagination du public. Tout comme Barnum misait sur l’illusion en mettant un homme très grand sur des échasses pour faire croire à un géant, en rembourrant les habits d’un homme corpulent et en le présentant comme l’homme le plus gros du monde, Katherine et Ylan veulent se servir de cette suspension momentanée de l’incrédulité, qui n’a lieu qu’au théâtre. « Le public, avec son imagination, accepte de faire la moitié du chemin. Le spectacle se créera ensemble », promet le duo, impatient.<br /><br /></p>
<p><strong>The Greatest Showman – Le concert spectaculaire</strong><br />Du 5 au 7 septembre 2025<br />Bâtiment des Forces Motrices, Genève<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.lympa.ch/fr/the-greatest-showman-2025.php" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lympa.ch/fr/the-greatest-showman-2025</a></span></p>								</div>
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		<title>BuskersÀMorges – Voyage improvisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 20:10:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Du 13 au 16 août, il fera bon vagabonder à Morges, oreilles au vent. Au bord du lac, dans la [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Du 13 au 16 août, il fera bon vagabonder à Morges, oreilles au vent. Au bord du lac, dans la cour du Château ou en passant par une petite rue piétonne, on aura de fortes chances de tomber sur l’une des treize propositions artistiques du festival BuskersÀMorges.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Textes et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>On repart en voyage ! Durant quatre jour, en cette dernière semaine de vacances, les musiques du monde répondront dans les rues de Morges. Griots percussionnistes du Sénégal, <i>Son</i> traditionnel mexicain, flamenco, ou swing hawaïen, la découverte sera au tournant, sans artifices, sans scène ni micro. Face à face, tout simplement. Ce concept de <em>Buskers</em>, déjà très connu dans d’autres villes du monde, fait gentiment son nid à Morges.<em>(L’Agenda en parlait lors de la première édition, dans son <span style="text-decoration: underline;">numéro <a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-97/#lagenda-97/32/" target="_blank" rel="noopener">juillet-août 2022</a></span></em><em>).</em></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Le festival n’a pas de billet d’entrée, mais il est participatif : le public, en fonction de ses moyen, contribue à son existence en achetant le programme, vendu à 10 francs avec le badge de soutien, en mettant quelque chose dans le chapeau destiné aux artistes, et en passant faire un tour aux food trucks. La découverte culinaire fait également partie du voyage, avec des saveurs venues d’Italie, de Grèce, d’Iran, du Maroc, du Tibet, du Viêt-Nam ou encore du Pérou. Et au bar, les vins locaux de Villars-sous-Yens ont pour rivaux des cocktails d’inspirations un peu plus lointaines !</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>BuskersÀMorges édition 2024. Photo: Javier Badalona<br />Photo de haut de page: Stéphanie Montesinos</em></p>								</div>
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									<p>Nous avons eu l’occasion d’échanger par téléphone avec <strong>Sylvie Pasche, </strong>directrice artistique du BuskersÀMorges – en direct de République Dominicaine, où son amour pour les musiques du monde la mène très souvent. Elle s’est prêtée à l’exercice de notre petit <strong>Questionnaire de Proust.</strong></p>								</div>
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									<p><strong>Si le festival était une odeur&nbsp;?<br></strong>Caramel.</p>
<p><strong>Un goût&nbsp;?<br></strong>Épicé.</p>
<p><strong>Une phrase qu’on se hèle en passant&nbsp;?</strong><br>Eh salut&nbsp;! Tu étais où, tu as écouté qui&nbsp;?</p>
<p><strong>Un slogan vaudois&nbsp;?</strong><br>Aux Buskers, vous serez déçus en bien&nbsp;!</p>
<p><strong>Un secret&nbsp;bien gardé ?<br></strong>La programmation. On connait les artistes, mais pas où ni quand ils vont jouer&#8230; sauf si on achète le programme.</p>
<p><strong>Un émerveillement&nbsp;?</strong><br>Les enfants. Ils s’arrêtent partout avec un regard frais, n’ont pas d’a priori ni de barrière vis-à-vis des artistes. Chaque année je les vois écouter, danser sur des chants mongols, des chants yiddish&#8230; ça s’inscrit dans leur mémoire culturelle.</p>
<p><strong>Un groupe à suivre partout si on a envie de danser&nbsp;?<br></strong>Papelucho Sound System&nbsp;: c’est de la rumba chamanique, tout un programme&nbsp;! Mais il y en a d’autres aussi&#8230;</p>
<p><strong>Un concert devant lequel s’allonger et fermer les yeux&nbsp;?<br></strong>Le duo de cordes et voix méditerranéennes, elles sont juste magnifiques. C’est un voyage entre jazz, opéra lyrique, chant traditionnel d’Italie du Sud&#8230; Je suis très contente qu’elles aient accepté de venir au Buskers. Quand elles jouent, on pose sa bière, on a juste envie d’écouter.</p>
<p><strong>Un concert inattendu&nbsp;?</strong><br>L’altiste virtuose «&nbsp;fou furieux&nbsp;», Emil Hasala&nbsp;! Lui, à l’âge de 9 ans, il jouait dans les orchestres les plus prestigieux de Slovénie. Quand je l’ai invité, je lui ai demandé s’il avait l’habitude de faire de la rue. Il m’a dit « Écoute, je commence. Ça me fait un changement, je m’amuse&nbsp;!&nbsp;». Il improvise avec sa bande son sur des thèmes connus, il prend tout le monde par surprise, ceux qui aiment la musique classique et ceux qui ne connaissent pas. Il montre que les instruments à cordes sortent des fosses d’orchestre.</p>
<p><em>[Ndlr&nbsp;: En réalité, Sylvie Pasche nous a parlé de tous les groupes, c’était trop difficile de n’en citer qu’un&nbsp;par question ! Alors&#8230; il ne tient qu’à vous d’aller découvrir la programmation]</em></p>
<p><strong>Une anecdote des éditions passées&nbsp;?<br></strong>Comme les artistes sont là toute la semaine, ils ont le temps. Ils mangent ensemble, ils vont s’écouter les uns les autres, et comme ils n’ont pas de set-list imposée, tout est ouvert&nbsp;! Des affinités se créent, on a souvent vu des artistes s’inviter à jouer&nbsp;et improviser ensemble. L’année passée&#8230; le festival a même vu naitre une histoire d’amour !</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>BuskersÀMorges, édition 2024. Photo: Gilbert Badaf</em></p>								</div>
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									<p><strong>Festival BuskersÀMorges</strong><br />Du 13 au 16 août 2025<br />Dans les rues de Morges<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.buskersamorges.com" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.buskersamorges.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Schubert entre récital lyrique, conférence et stand-up</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/schubert-pierre-do-bourgknecht/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:38:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[En se penchant sur la recette des « tubes » de Schubert, Pierre-Do Bourgknecht a peut-être trouvé la recette d’un spectacle qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="258906" class="elementor elementor-258906" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>En se penchant sur la recette des « tubes » de Schubert, Pierre-Do Bourgknecht a peut-être trouvé la recette d’un spectacle qui marche ! En effet, depuis sa création pour les Schubertiades d’Espace 2 en 2022, son <em>Schubert : recettes, remixes et beautés </em>ne s’arrête plus, encouragé par le bouche-à-oreille d’un public conquis, de Givisiez à Marseille en passant – évidemment – par Avignon et nombres de villes et bourgades romandes.</strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p>Le concept est inspiré de « <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://pierredo.com/radio-tv-2/" target="_blank" rel="noopener nofollow">La Chronique de Pierre-Do</a></span> », que le musicologue anime depuis 2017 dans l&rsquo;émission Vertigo et pour laquelle il décortique des tubes. Sur scène, un Pierre-Do super-énergique en short et T-shirt joue du clavier tout en expliquant l’utilisation de l’ostinato chez Schubert. À ses côtés, le violoncelliste Sébastien Breguet se coiffe, impassiblement immergé dans son rôle de Marguerite, la soprano qui a inspiré à Schubert son lied <em>Marguerite au rouet. </em>Du Trio en mi bémol majeur à Dark Vador, de <em>Erlkönig </em>à Rammstein, de la Symphonie n°8 à Gargamel, les deux amis s’amusent à se mettre en scène dans des situations improbables pour illustrer ce que les œuvres d’un compositeur romantique peuvent avoir en commun avec la musique pop d’aujourd’hui.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo (et photo de haut de page): Johanna Bourgknecht</em></p>								</div>
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									<p>En bon jazzman-chroniqueur-enseignant, Pierre-Do nous dit avoir d’abord accumulé quelques instincts, avant de se mettre au boulot. « J’avais déjà des idées en tête – car ça m’arrive très souvent d’entendre des musiques dans d’autres musiques. J’ai écouté les pièces de Schubert, je les ai jouées, j’ai fait une liste avec les morceaux pour lesquels j’avais quelque chose à raconter. J’ai repris la partition du cycle des <em>Winterreise</em>, j’ai lu la biographie de Schubert par Brigitte Massin&#8230; Avec Sébastien, on a décidé de partir sur le sujet de l’accompagnement ». En résulte une conférence illustrée technique, biographique et drôle sur la façon dont Schubert a écrit huit de ses pièces en mineur.</p>
<p>Un public averti pourra jouer avec l’univers de Schubert, s’amuser à réunir des mondes inattendus. Mais un public ne connaissant pas Schubert du tout, ou même un très jeune public, peut y trouver son compte aussi, assure Pierre-Do. « On ne joue pas chaque œuvre très longtemps, et c’est de la belle musique – c’est Schubert, quoi ! – alors ça capte tout de suite ». De plus, le spectacle a été travaillé avec OrganiCité, une structure qui œuvre dans le but de mettre la médiation au cœur même du spectacle afin de mieux rencontrer le public.</p>
<p>Multi-talent, Pierre-Do avait déjà tous les éléments en main pour porter ses chroniques à la scène. Tous, sauf la danse. « Quelque chose que j’ai adoré faire, pour cette première conférence-spectacle, ça a été de travailler deux après-midis avec les chorégraphes Jasmine Morand et Fabio Bergamaschi, pour <em>Flashdance</em> notamment. Je ne suis pas danseur, donc je fais ce que je peux, mais c’était génial ! »</p>
<p>Un érudit drôle et un musicien virtuose qui s’aventurent hors de leur zone de confort pour nous raconter Schubert, que demander de plus !</p>
<p>***</p>
<p><strong>Prochaines dates de <em>Schubert: recettes, remixes et beautés</em></strong></p>
<ul>
<li>Vendredi 27 février 2026<br />CPO, Lausanne (VD)</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.pierredo.com/schubert-tournee2025/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.pierredo.com/schubert-tournee2025</a></span></p>
<p>Deux autres spectacles musicaux, basés sur le même concept, <strong>We are the Champions</strong> et <strong>Le Tube fribourgeois</strong>, continuent également leur petit bonhomme de chemin !  Toutes les dates sur :<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.pierredo.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.pierredo.com/</a></span></p>
<p> </p>								</div>
				</div>
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					<h3 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Schubert et Dark Vador brunchent à Lucens</h3>				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>(Article du 18 juin 2025)</em></p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 27 au 29 juin 2025, le festival Lucens Classique fête ses cinq ans déjà : cinq ans de dolce vita châtelaine à la campagne, entre cocktails dînatoires, concerts aux étoiles livrés à la douceur de la nuit, yoga matinal et brunch musical en famille. On peut s’y rendre pour un concert seulement ou, selon ses plans en ce début d’été, y rester jusqu’au dimanche matin&#8230; pour le spectacle <em>Schubert: recettes, remixes et beautés</em>, par exemple ! L’Agenda a échangé avec Pierre-Do Bourgknecht, comédien-musicien à l’origine de ce spectacle qu’il mène tambour battant avec son acolyte violoncelliste.</strong></p>
								</div>
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									<p><strong>Lucens Classique 2025</strong></p>
<p>Le violoncelle, on l’a d’ailleurs noté, brillera tout au long du week-end, dans différentes configurations. Vendredi soir à 18h30, il résonnera au sein des <strong>United Strings of Europe </strong>dans un programme qui réunit <em>Les</em> <em>Quatre Saisons</em> de Vivaldi et celles de Piazzolla, puis s’exprimera en solo jazz-électro à 22h15 sous l’archet de la musicienne <strong>Lucie Göckel.</strong> Le lendemain, il sera tantôt membre du <strong>Trio Pantoum </strong>dans des pièces d’Arenski et Schubert, tantôt moitié d’un duo, celui formé par la violoncelliste <strong>Camille Thomas</strong> et le clarinettiste <strong>Yom</strong> dans un répertoire original de compositions de Yom et d’arrangements de pièces de Bach.</p>
<p>Le dimanche matin, le violoncelle se révèlera comédien, dans les bras – ou sur une épaule ! – de Sébastien Breguet, soliste de l’Orchestre de chambre de Fribourg, aux côtés de Pierre-Do Bourgknecht dans le spectacle musical humoristique <strong><em>Schubert: recettes, remixes et beautés.</em></strong> L’occasion de bruncher en famille devant ce spectacle tout public, dès 7 ans.</p>
<p><strong>Festival Lucens Classique</strong><br />Du 27 au 29 juin 2025<br />Château de Lucens<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.lucensclassique.ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lucensclassique.ch</a></span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Château de Lucens</em></p>								</div>
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		<title>Izia Jeen – Sous les paillettes la niaque</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/izia-jeen-sous-les-paillettes-la-niaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Feb 2025 06:50:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
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		<category><![CDATA[#pop]]></category>
		<category><![CDATA[#portrait]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Sa voix est aussi douce que sa volonté est de titane. Fardée de rose, teintée de folk. La pop d’Izia [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="252637" class="elementor elementor-252637" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Sa voix est aussi douce que sa volonté est</strong><strong> de titane. Fard</strong><strong>ée de rose, teintée de folk. La pop d</strong><strong>’</strong><strong>Izia Jeen apparait là, petit astre d</strong><strong>’</strong><strong>une constellation dans laquelle brillent sa famille, ses ami∙e∙</strong><strong>s, ses convictions, ses rê</strong><strong>ves et ses idoles d</strong><strong>’</strong><strong>enfant des années 2000.</strong></p>
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<p>Textes et propos recueillis par Valentin Cherix et Katia Meylan</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>On en attraperait le tournis tant son énergie est inépuisable ! Elle chante, danse, monte des troupes et des festivals, compose, rassemble des musicien∙ne∙s, enregistre, organise tournages et flashmobs, alimente ses réseaux sociaux, écrit à la presse, planifie des concerts, continue à se former, enseigne. Elle milite pour ses idées, en tant qu’élue chez les Vert.e.s de Bourg-en-Lavaux et au sein d’associations dont les causes lui tiennent à cœur, comme Stop Suicide ou Zoé4Life. En fin 2024, elle sort <em>La légende du Colibri</em>, son premier EP composé de cinq titres originaux. Au milieu de tout ça, la jeune artiste a pris un petit moment pour nous parler de son parcours et de ses projets autour d’une petite soupe dans un café lausannois.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>« </em></strong><strong><em>Cette force qui me pousse vers l</em></strong><strong><em>’infini »</em></strong></p>
<p>Izia nous raconte s’être forgé une solide éducation musicale dès sa plus tendre enfance, grâce à ses parents mélomanes. « Pendant les vacances, plutôt que de partir loin en voyage – j’ai pris l’avion que deux fois dans ma vie –, on allait voir des spectacles et des concerts », se remémore-t-elle, reconnaissante. « On s’amusait aussi à faire des petits spectacles en famille. La première fois où je me suis retrouvée sur scène, avec un micro en main, seule face au public, on fêtait mes dix ans et les 40 ans de mon père. Il était aux percussions, ma maman à la guitare. On avait même fait une mise en scène du clip de <em>Black or White</em>, avec mon frère, ma sœur et des potes qui dansaient ». Émerveillée devant ses idoles passeuses d’émotions – Michael Jackson largement en tête de liste –, conquise par le goût de la scène, soutenue « à 3000% » dans tous ses projets par sa famille, la petite Izia entre d’abord à l’ECM Perakis de Moudon et, quelques années plus tard en tant que jeune adulte, fait une formation professionnelle à l’ACMGE. Actuellement, elle continue de travailler avec sa coach vocale Fanny Llado, à qui elle attribue une grande partie de sa confiance en elle et qui la soutient dans son projet solo.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>« </em></strong><strong><em>The rythm of tomorrow »</em></strong></p>
<p>Lorsqu’on se décide à réaliser son rêve et à devenir artiste, l’une des étapes est de prendre un nom de scène. « Je me suis intéressée à comment les artistes prenaient le leur, et l’histoire du nom de Lady Gaga, qu’elle a adopté en hommage à <em>Radio Gaga</em> de Queen, m’a beaucoup touchée. Je me suis dit qu’il me fallait un nom en rapport avec Michael Jackson ! Je me suis arrêtée sur la chanson <em>Billie Jean</em>, en optant pour un deuxième « e », pour que ça se prononce bien en français. » Izia Jeen était née…</p>
<p>… et tout restait à faire, ou presque. Aux côtés de ses nombreux projets artistiques collectifs, la jeune femme se lance dans l’écriture de son EP. « Parfois, je voulais juste me poser au piano et jouer, mais il y avait toujours quelque chose à gérer. Ce qui est difficile, c’est surtout le travail de l’image : je passe énormément de temps à m’occuper des réseaux, faire des vidéos, des shootings etc. L’autre difficulté est financière : en Suisse, contrairement au statut d’intermittent du spectacle en France, rien n’assure un revenu de base, alors avant d’être connue, tu galères ». Tout son temps et son énergie y passent. Heureusement, la jeune artiste comprend rapidement qu’elle n’y arrivera pas seule, et s’entoure, tant pour la composition que pour l’organisationnel. Le guitariste Andreas Dahinden et le pianiste Allan Broomfield, qui la suivent depuis le début, ou encore le coach Peter King sont de précieux alliés dans la composition des textes ou de la musique de certains morceaux. Le clip de son titre <em>Proud Rebel,</em> tourné au Théâtre Barnabé avec 60 personnes dont certain·e·s des meilleur·e·s danseur·euse·s de la région, est un bel exemple de sa capacité à fédérer.</p>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2025/02/Izia-Jeen-Proud-Rebel.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Proud Rebel" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MjUyNjQ1LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI1XC8wMlwvSXppYS1KZWVuLVByb3VkLVJlYmVsLmpwZyJ9">
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									<p style="text-align: right;">Photo prise durant le tournage de<em> Proud Rebel</em></p>								</div>
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									<p style="text-align: center;"><strong>« </strong><strong><em>Respirer, balayer la peur et regarder ailleurs</em> »</strong></p>
<p>En avançant sur son chemin artistique, Izia suit les pas de modèles comme Grand Corps Malade, Ben Mazué, Renaud ou encore Aretha Franklin. « Je m’inspire de leurs personnalités artistiques mais également publiques. De la poésie qui se dégage de leurs textes, mais aussi de leurs combats. Ils ont des valeurs hyper fortes qu’ils défendent jusqu’au bout. Aretha Franklin, à l’époque où elle a évolué en tant que femme noire, a pu proposer des productions tellement qualitatives, avec des textes osés pour l’époque. Je veux oser dire ce que je pense, avoir conscience de l’impact que ça a de défendre des valeurs comme la justice sociale ou l’écologie. C’est une des raisons pour lesquelles je fais de l’art. Bien sûr que j’adore faire de la scène, mais je reste persuadée qu’avec l’art on peut faire passer des messages ».</p>
<p>À l’art, la jeune femme couple la politique. En 2019, passant par une période d’éco-anxiété et constatant que les manifestations pour le climat auxquelles elle participe activement n’ont pas l’effet escompté, elle rejoint les Jeunes Vert·e·x·s. « On a fait des textes et des propositions, et plus on avançait, plus j’avais l’impression que les portes se refermaient. En 2021, un peu par dépit, j’ai déposé ma candidature au Conseil communal de Bourg-en-Lavaux sans trop y croire et j’ai été élue au premier tour », sourit Izia, relatant une expérience intense, formatrice et riche de rencontres, qu’elle a pris à bras-le-corps.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>« </em></strong><strong><em>Tant que j</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>y crois, ils auront tort »</em></strong></p>
<p>Avec des dates de concert prévues en mars à Lausanne et Paris, en avril au Cully Jazz Festival ou encore en juillet à Saas-Fee, Izia réfléchit actuellement à la suite, tant en solo qu’avec les Quesaco, la troupe qu’elle a formée et avec laquelle elle imagine continuer à évoluer en parallèle. Mue par une énergie inébranlable, Izia n’écoute que ses rêves et ses convictions pour avancer dans une carrière qu’on lui souhaite prometteuse !</p>								</div>
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									<p><b>Toute l&rsquo;actualité de l&rsquo;artiste sur: </b><strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.iziajeen.com" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.iziajeen.com</a></span></strong></p>								</div>
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		<title>Réouverture du Romandie et La Brèche : les nouvelles vibrations musicales de Lausanne</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/romandie-la-breche-lausanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 14:11:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
		<category><![CDATA[#EmilieZoller]]></category>
		<category><![CDATA[#lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#réouverture]]></category>
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					<description><![CDATA[Après des années d’incertitude et de travaux, la scène musicale renaît sous les arches du Grand-Pont. Une réouverture qui marque [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après des années d’incertitude et de travaux, la scène musicale renaît sous les arches du Grand-Pont. Une réouverture qui marque un tournant dans l’offre culturelle de Lausanne et la réinjection de vie dans un secteur musical en pleine évolution.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Emilie Zoller</p>
<p><em>Article en collaboration avec le Master de spécialisation en analyse des discours et de la communication publics, UNIL</em></p>
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									<p><strong>L’historique des travaux en bref</strong></p>
<p>Il y a quelques semaines encore, l’entrée du Romandie sous le Grand-Pont était fermée, et des barrières cachaient les rénovations qui se déroulaient sous les arches. Mais depuis la semaine dernière, ce lieu emblématique a enfin réouvert ses portes. Pour rembobiner les événements, la salle du Romandie avait dû fermer en 2020 en raison du covid. Quelques mois plus tard, la découverte d’infiltrations d’eau avait annoncé un avenir incertain pour le club. En 2021, la Ville de Lausanne réussit à débloquer des fonds pour financer les travaux nécessaires, permettant ainsi au Romandie, piloté par l’association …e la nave va, de reprendre son activité, accompagné d’une nouvelle voisine : La Brèche. Grégoire Junod, syndic de Lausanne, qualifie cette réouverture, quatre ans plus tard, de grande importance pour l’offre culturelle lausannoise: « Cette réouverture vient couronner une politique de renforcement du soutien de la ville de Lausanne aux musiques actuelles initiée en 2019 […] dans la perspective de proposer de nouveaux dispositifs qui répondent mieux à l’évolution qu’a connu le domaine musical depuis une vingtaine d’années ». Cette politique a ainsi permis aux deux associations de pouvoir s’installer dans de nouveaux espaces adaptés pour redynamiser les scènes musicales locales.   </p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Grégoire Junod lors de la conférence de presse<br />© Ville de Lausanne &#8211; Mathilde Imesch<br />Photo de haut de page: Le Romandie deux semaines avant sa réouverture. Photo: Emilie Z.</em></p>								</div>
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									<p><strong>Le lieu </strong></p>
<p>C’est sous les arches du Grand-Pont, dans ce lieu historique, que se trouvent désormais ces deux salles de concerts. Grégoire Junod se réjouit de cet emplacement : « C’est à la fois un lieu splendide, et j’en suis convaincu, deux salles qui vont être assez uniques à Lausanne et en Suisse romande, par leur emplacement ». En effet, la localisation au cœur de la ville, dans le quartier du Flon et à proximité des stations de métros et de nombreux bus, permet au public de venir de partout. De plus, les rénovations ont permis d’augmenter la capacité d’accueil du Romandie, passant de 240 à 300 personnes, et d’accueillir, en voisine, la salle de la Brèche, gérée par l’Association du Salopard. Diane Delallée (présidente de l’association …e la nave va) décrit cette différence de capacité d’accueil comme une « complémentarité idéale avec la salle de La Brèche, plus intimiste ».  Ces deux espaces permettent ainsi de répondre à une diversité de projets musicaux, offrant au public lausannois une véritable richesse d’expériences sonores.</p>
<p><strong>La musique et les rendez-vous</strong></p>
<p>Quant à la programmation musicale, Alicia Paladino (programmatrice du Romandie) évoque pour l’association …e la nave va, « une programmation variée mais qui répond aux envies du public actuel ». Cela inclut des têtes d’affiche aussi bien mainstream, tels que <a href="https://www.leromandie.ch/event/disiz-fr-support" target="_blank" rel="noopener nofollow">Disiz</a> (ayant collaboré avec des artistes comme Yseult ou Damso) que de niche dont on citera quelques noms suisses comme <a href="https://www.leromandie.ch/event/baby-berserk-nl-schade-ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">Schade</a> (le 6 mars 2025) ou <a href="https://www.leromandie.ch/event/alchemists-ch-ampm-ch-atlas-ashes-ch" target="_blank" rel="noopener nofollow">Atlas Ashes</a> (le 11 avril 2025). Du côté de La Brèche, Nikita Thévoz (responsable communication et co-programmatrice de l’Association du Salopard) explique que cette volonté est également présente : « Ça veut dire aussi qu’il y en a pour tous les goûts, on a essayé vraiment de toucher un maximum de styles et de repenser nos entités au niveau de l’offre culturelle. […] Nous mettrons en lumière des artistes émergents et des projets audacieux, tout en laissant une place à des musiciens confirmés souvent désireux d’explorer de nouveaux horizons. » En résumé, ces deux lieux ambitionnent d’offrir une scène ouverte à toutes les envies musicales, où chaque concert devient une invitation à la découverte et à l’expérimentation.</p>								</div>
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									<p><strong>Quoi de plus ?</strong></p>
<p>En plus de l’offre musicale, Nikita Thévoz nous apprend que Le Salopard souhaite offrir un espace aux artistes et aux structures culturelles locales « en recevant des festivals et en accueillant régulièrement des résidences dans un cadre propice à l’expérimentation et à la réflexion autour de leurs projets ». Elle ajoute que ces résidences visent à proposer, aux artistes qui le souhaitent, un accompagnement technique, mais également des formations sur des sujets dits « essentiels tels que l’administration et la promotion d’un projet artistique ». Le club se positionne ainsi comme un véritable tremplin pour les artistes, favorisant leur développement et leur insertion dans le monde musical et culturel. Pour ce qui est de la participation bénévole, Diane Delallée précise que l’association gardera « bien évidemment une partie de fonction bénévole, permettant aux personnes ne connaissant pas ce milieu de le découvrir et de s’y faire une place ». La démarche des deux clubs s’inscrit donc dans un désir de soutenir les musicien·ne·s en leur offrant des opportunités concrètes de développement, tout en démocratisant l’accès à ce milieu en favorisant l’implication bénévole. Cela permettra aux nouvelles générations de découvrir les coulisses de la musique et des événements culturels.</p>
<p><strong>Et jusqu’à maintenant ?</strong></p>
<p>Pour l’instant, le public montre un grand engouement face à la réouverture des deux clubs, comme en témoignent les affiches complètes pour les prochains concerts et les retours positifs après leur double crémaillère du 7 et 8 février. Si vous souhaitez réserver des billets, on vous conseillera donc de vous y prendre à l’avance pour avoir la chance de découvrir en ce lieu emblématique de nouvelles sonorités, tout en profitant du merveilleux cadre architectural que les salles offrent sous les arches.</p>
<p><strong>Le Romandie et La Brèche<br /></strong>Place de l’Europe 1a &#8211; 1003 Lausanne<br />Le Romandie : <a href="https://www.leromandie.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.leromandie.ch</span></a><br />La Brèche : <a href="https://www.la-breche.fun/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.la-breche.fun</span></a></p>								</div>
				</div>
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		<title>Eli Waltz – Un air folk venu des USA</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/eli-waltz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 15:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<category><![CDATA[#musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la voix d’Eli Waltz vibrent toutes les jams des bars de Washington D.C, écumées lors de ses années universitaires. [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans la voix d’Eli Waltz vibrent toutes les jams des bars de Washington D.C, écumées lors de ses années universitaires. Mais aussi l’amour de l’harmonica, des rencontres et des voyages. On a découvert sur Spotify son nostalgique et bel album <em><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/2bY3R4Fe41wfHoc1O5kl6B" rel="nofollow noopener" target="_blank">October Juleps</a></em>&#8230; et on a pu dérouiller notre anglais en sa compagnie autour d’un café, puisqu’il se trouve que cet auteur-compositeur-interprète s’est récemment établi à Genève !  </strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p><strong>Un Américain à Genève</strong></p>
<p>Le bout du lac Léman n’était pas le point de chute initial d&rsquo;Eli Waltz, <em>born </em>dans le Massachussetts <em>and raised</em> dans la capitale, lorsqu’il imaginait se rapprocher de ses racines germaniques. Petit-fils d’un émigré juif, il reçoit sa double nationalité il y a quelques années, suite à la politique du gouvernement allemand visant à faciliter la naturalisation pour les descendant·e·s de victimes du nazisme. Un voyage à Wertheim, la ville natale de son grand-père, pique sa curiosité. Depuis Washington, il développe alors ses liens avec le pays de ses ancêtres, jouant notamment plusieurs concerts à l’ambassade allemande. « Avec ma femme, on envisageait de déménager en Europe, on parlait de l’Allemagne, de l’Autriche, éventuellement de la Suisse-allemande. Mais en réalité, je peux faire de la musique partout, alors quand elle a trouvé un travail à Genève, on s’est dit&#8230; sautons le pas ! », raconte-t-il volubile, comme téléporté là tout droit des USA.</p>
<p><strong>Un parcours atypique</strong></p>
<p>Les voyages ont leur part d’importance dans le parcours musical du jeune homme, qui nous dit avoir toujours abordé la musique de façon plus immersive que formelle, au fil de ses amours adolescentes pour le rock, des rencontres et des instincts. Ses études universitaires en relations internationales le mènent notamment à passer quelques années en Chine. « La musique chinoise est entrée en moi. Je ne l&rsquo;avais pas prévu, mais le guqin – une cithare à sept cordes – a affecté la façon dont je joue sur ma guitare slide, par exemple ».</p>
<p>Contre toute attente, Eli, une fois son diplôme en poche, ouvre un bar à cocktail à Washington avec un ami peintre et s’y dédie plusieurs années, dans un esprit très créatif, mélomane et loin des attentes sociétales&#8230; mais en ne jouant plus du tout lui-même. Ce n’est que sept ans plus tard que l’arrivée du covid le pousse à reprendre sa guitare. « Quelque chose avait changé. J&rsquo;avais l&rsquo;impression que mes compétences s&rsquo;étaient améliorées, que j’avais une nouvelle inspiration, et je sentais plus que jamais l’envie de composer. J&rsquo;ai décidé de vendre mes parts de la société et de revenir à la musique. Pas comme je l’avais déjà fait en tant qu’étudiant, à jouer dans la rue ou dans les bars occasionnellement, mais d&rsquo;en faire mon métier ».</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: <a href="https://www.instagram.com/schei_photos/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Katie Schei</a><br />Photo de haut de page: <a href="https://www.instagram.com/exostudio.atl/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Jon Kim</a></em></p>								</div>
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									<p><strong>Folk troubadour</strong></p>
<p>Depuis, Eli et ses airs folks vibrants d’émotion, tantôt sombres tantôt gais, suivent leur bonhomme de chemin, des studios d’enregistrements aux concerts live, en solo ou en groupe. Parmi les musicien∙ne∙s avec qui il collabore, le jeune homme mentionne Hannah Wyatt, une violoniste à la formation classique, qu’il admire beaucoup pour son univers poignant, et avec qui il compose parfois. Leur titre <em>Blood Mountain</em> notamment, leur a valu une belle surprise en étant sélectionné dans la bande-son de la série <em>Fifteen-Love</em> sur Amazon Prime. Toujours prompt à voyager, Eli continue de faire partie de deux groupes aux États-Unis, l’un plutôt rock, sur la Côte Est, l’autre sur la Côte Ouest dans lequel s’exprime son « côté plus indie ». Et bien sûr, l’une des grandes étapes de l’année dernière a été la sortie de son album acoustique <em>October Juleps </em>sur les plateformes.</p>
<p>De ce côté du monde, Eli espère planter ses racines et se concentrer sur sa musique. « L’un de mes objectifs est de trouver des artistes ici avec qui créer et jouer. Ce n&rsquo;est pas urgent, parce que j&rsquo;adore aussi me produire en solo, me sentir proche du public et de mes « héros folk », dans cette tradition d’être seul sur scène&#8230; mais jouer avec d&rsquo;autres musiciens est aussi une sensation extraordinaire. L&rsquo;instrument avec lequel j&rsquo;aime jouer le plus, c&rsquo;est le violon. Je suis donc à la recherche d&rsquo;un ou une violoniste !»</p>
<p>Après une petite série de concerts en France, en Allemagne et en Suisse en novembre dernier, Eli espère pouvoir reprendre une tournée en ce début 2025. Le <a href="https://bleu-lezard.ch/programmation/a-night-folk-music-eli-waltz-usa-tom-macneill-ch-vincent-schmidt-ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Bleu Lézard</a> à Lausanne lui a déjà confié une date en avril&#8230; On lui en souhaite beaucoup d’autres, afin qu’il puisse emmener, pour quelques heures, tout un bar lémanique avec lui aux États-Unis !</p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Petit questionnaire de Proust</h5>				</div>
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									<p><strong>Katia : Y a-t-il un concert que tu n’as jamais oublié ?</strong><br /><strong>Eli</strong>: Oui. Même si ce n’était pas vraiment un concert, en réalité. J’étais allé un peu par hasard sur une petite île au milieu d’un lac, dans l’immense campus de l’Université de Pékin. Une toute petite île, on peut en faire le tour à pied. J’ai entendu une musique qui provenait d’entre les arbres. Je suis silencieusement allé voir, et là se tenait un vieux monsieur qui jouait du arhu, un instrument chinois traditionnel. Il jouait là, tout simplement, tout seul. Comme je n’ai pas de repères culturels avec ce genre de musique, la mélodie n’était reliée pour moi à aucune émotion spécifique. C’était juste… du ressenti pur. Je suis resté là un bon moment à l’écouter, ému aux larmes. Quand il m’a remarqué, il a simplement hoché la tête en souriant et continué à jouer. J’ai profité de chaque seconde. Je crois que dans toute expérience musicale, je tends à retrouver ce moment.</p>
<p><strong>Un musicien qui t’a fait changer de point de vue sur la musique ?</strong><br />Quand j’ai découvert le blues, ça a été le coup de foudre ; je jouais de l’harmonica tous les jours, j’étais obsessionnel. Après une année, je ne me débrouillais pas si mal! C’est la période où j’ai commencé à vivre avec ce mec, Jake Martin. Un grand amateur de blues et de rock psychédélique, de guitare à la Jimi Hendrix. C&rsquo;est un de ces musiciens incroyables qui n&rsquo;a jamais voulu jouer le jeu de l’industrie de la musique. On jouait ensemble plusieurs fois par semaine, on allait faire des jams dans des bars. Il a été une étape importante dans mon apprentissage de l’harmonica, mais aussi dans ma prise de confiance en moi en tant que musicien. Vivre avec lui m’a aussi fait connaitre d’autres expériences, le LSD, les champignons… bon, ça, tu n’as pas besoin de l’écrire (<em>sourire</em>). Enfin, tu peux en fait ! Pourquoi pas ?</p>
<p><strong>Un mot que tu te surprends à trop utiliser dans tes chanson ?<br /></strong>Fee-fi-fo-fum. C’est ce que dit le géant dans <em>Jack et le haricot magique</em>. Je le dis dans trois de mes morceaux.</p>
<p><strong>Ah! C’est inattendu…<br /></strong>… et j’aime bien cette question ! Parce qu’effectivement, quand je compose, avant de me mettre à écrire, j’ai des mots qui me viennent comme ça, qui tournent dans ma tête. Je répète sans arrêt « oh my god » et « down by the river » quand j’ai une mélodie coincée dans la tête !</p>
<p><strong>Et pour terminer: qu’est-ce que tu aimes à Genève ? <br /></strong>Plainpalais et le quartier près de la rivière, là où il y a Urgence Disc, Le Zoo, La Turbine et Bongo Joe Records. C&rsquo;est le « cool spot » de Genève.</p>								</div>
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									<p>Pour aller l&rsquo;écouter prochainement:</p>
<p><strong>Eli Waltz, Tom MacNeill et Vincent Schmidt</strong><br />Jeudi 24 avril 2025 à 19h<br />Bleu Lézard, Lausanne<br /><a href="https://bleu-lezard.ch/programmation/a-night-folk-music-eli-waltz-usa-tom-macneill-ch-vincent-schmidt-ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.bleu-lezard.ch</span></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.eliwaltz.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.eliwaltz.com</a></span></p>								</div>
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		<title>PÅG &#8211; Quatre beaux gosses c&#8217;est assez, huit c&#8217;est trop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Dec 2024 10:42:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai toujours eu un sérieux doute sur ma capacité à saisir le second degré. C’est comme ça, on a tous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="242855" class="elementor elementor-242855" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>J’ai toujours eu un sérieux doute sur ma capacité à saisir le second degré. C’est comme ça, on a tous nos forces et nos faiblesses. Mercredi soir au Théâtre 2.21, devant le spectacle <em>PÅG – Morning Wood, </em>j’ai passé une bonne partie de la pièce à me demander si les quatre comédiens avaient vraiment appris leurs dialogues en suédois, et où ils voulaient en venir. Les rires dans la salle m’ont donné un indice.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte de Katia Meylan</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>PÅG, j’ai donc découvert, est un groupe de reprises a cappella de tubes des années 80, formé par Pierrick Destraz, Pascal Schopfer, Greg Guhl et Christian Denisart, qui existait avant même que ce spectacle soit créé pour la première fois en 2017. Il s’est produit en concert à diverses occasions depuis 2007, jouant même sur la grande scène de Paléo avec Philippe Katerine en 2011! (Ca, c&rsquo;est vrai, je crois). Leurs personnages de Tåg, Bra, Preben et Morten, quatre beaux gosses suédois mélancoliques ayant survécu à 19 ans de congélation au fond d’une gougère, ont fini par prendre autant d’importance que la musique elle-même. Christian Denisart a donc imaginé, en 2017, une pièce qui raconterait leur histoire plus personnelle, dans l’intimité de leur chalet suédois boisé (très beau décor réalisé par Léo Piccirelli de l&rsquo;Atelier Antilope).</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Entre les scènes contemplatives aux dialogues absurdes surtitrés et les rétrospectives TV, PÅG interprète ses tubes.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/12/pag-morningwood.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Pag Morning Wood" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MjQyODU5LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8xMlwvcGFnLW1vcm5pbmd3b29kLmpwZyJ9">
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos ©Daniel Balmat et ©Jonas Lacote</em></p>								</div>
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									<p>Si les guitares électriques de Kiss manquent peut-être pour que décolle <em>I was made for loving you</em>, leurs arrangements ont du panache : sous l’éclairage, la chanson <em>Fade to Grey </em>devient une sorte de mécanisme hypnotisant. Pascal Schopfer, en lead sur <em>Words don’t come easy,</em> fait beaucoup rire le public par le sérieux avec lequel il réitère le refrain de son accent faussement suédois… et par ailleurs, sa voix en jette, il faut bien le dire.</p>
<p>Pour ne pas dévoiler toutes les chansons du spectacle, je ne dirai pas sur quel titre ma perplexité se dissipe tout à fait. Les musiciens s’assoient par terre près de l’âtre, Christian Denisart empoigne sa guitare, Pierrick Destraz son banjo. Faire de la musique entre amis, et en imaginer un spectacle où se côtoient l&rsquo;humour, la nostalgie et les désillusion que nous jette ce monde à la figure, ça a beaucoup de sens, non?</p>
<p>Pour redynamiser le tout après ce beau moment, tel un vrai final de concert de stars du pop-rock, leur mashup final pose <em>Living on a prayer</em> sur un tapis rythmique de <em>Billie Jean</em> : c’est joyeux, le public applaudit, certaines s&rsquo;enflamment et rejoignent en chœur les notes de jeunesse de Bon Jovi.</p>
<p>**</p>								</div>
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									<p>Lors du deuxième épisode de <em>PÅG, </em>une création inédite 2024 qui se jouera dès mardi 10 décembre, le groupe des Suédois sera menacé dans sa popularité par un quatuor de latin lovers Italiens, Rocco, Enzo, Carlo et Più, interprétés par Blaise Bersinger, Vincent David, Domenico Carli et Salvatore Orlando.</p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Les Spag</em></p>								</div>
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									<p>Hâte d’assister aux dissonances d’ego et aux harmonies que généreront ces huit hommes sur scène !</p>								</div>
				</div>
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									<p><strong>PÅG – Morning Wood</strong></p>
<ul>
<li>Jusqu’au dimanche 8 décembre 2024, <a href="https://theatre221.ch/spectacle/587/p%C3%A5g-morning-wood-p%C3%A5g-il-bosco-dellalba" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre 2.21</a>, Lausanne</li>
<li>Du 28 au 29 janvier 2025, <a href="https://www.equilibre-nuithonie.ch/fr/spectacles/pag-1-morning-wood" target="_blank" rel="noopener nofollow">Equilibre-Nuithonie</a>, Fribourg</li>
</ul>
<p><strong>PÅG &#8211; Il Bosco dell’alba</strong></p>
<ul>
<li>Du 10 au 22 décembre 2024, <a href="https://theatre221.ch/spectacle/587/p%C3%A5g-morning-wood-p%C3%A5g-il-bosco-dellalba" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre 2.21</a>, Lausanne</li>
<li>Les 9, 11 et 12 janvier 2025, <a href="http://www.echandole.ch/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Théâtre de l’Echandole</a>, Yverdon</li>
<li>Le 24 janvier 2025, <a href="https://www.preauxmoines.ch/#calendar-7a486c9a-b245-4103-a242-5e3ffa794070-event-lzjx1wwh" rel="nofollow noopener" target="_blank">Théâtre du Pré-Aux-Moines</a>, Cossonay</li>
<li>Du 30 janvier au 2 février 2025, <a href="https://www.equilibre-nuithonie.ch/fr/spectacles/pag-2-il-bosco-dellalba" rel="nofollow noopener" target="_blank">Equilibre-Nuithonie</a>, Fribourg</li>
<li>Du 7 au 9 février 2025, <a href="https://www.theatre-rolle.ch/programme/pag-il-bosco-dellalba/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Casino Théâtre </a>de Rolle</li>
</ul>
<p><strong>Les deux épisodes, avec un repas en intermède</strong></p>
<ul>
<li>Vendredi 27 décembre à 18h30, <a href="https://theatre221.ch/spectacle/587/p%C3%A5g-morning-wood-p%C3%A5g-il-bosco-dellalba" target="_blank" rel="noopener nofollow">Théâtre 2.21</a>, Lausanne</li>
</ul>								</div>
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