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	<title>#piano &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Jean-Baptiste Doulcet, curiosité et variations</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2026 17:03:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le pianiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet sera à Cully le 20 juin dans le cadre du festival Lavaux Classic pour [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Le pianiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet sera à Cully le 20 juin dans le cadre du festival Lavaux Classic pour un concert où le grand répertoire dialogue avec l’improvisation. Entre le Carnaval de Viennede Schumann et la Ballade op. 24 de Grieg, le musicien invitera aussi le public à proposer des thèmes dont il s’emparera pour créer, sur le moment, une musique entièrement nouvelle. Rencontre.</strong></p>

<p>Propos recueillis par Marie-Sophie Péclard<br />Photo: © Theo Martin</p>

<p> </p>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 20h30<br />Salle Davel, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-jean-baptiste-doulcet-20h-salle-davel-cully-vrai-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>Vous revenez d’une tournée au Japon, quelles images en ramenez-vous?</strong></p>
<p>À force de voyager, on finit par prendre cette étrange habitude de se sentir étranger. Mais c’est un sentiment que j’aime énormément : être perdu dans un autre monde, s’acclimater, puis revenir en rapportant plein de choses qui nourrissent aussi la musique. Une autre écoute, une autre manière de percevoir… c’est super intéressant.</p>
<p><strong>Voyager, vous en rêviez plus jeune ?</strong></p>
<p>Honnêtement, c’est venu avec le métier. Quand on est jeune, on ne se rend pas vraiment compte de ce que ça représente, de ce rythme de vie. Et puis la vie change aussi quand on commence à avoir des projets. Je dirais que c’est quelque chose qui s’est construit avec l’habitude. Je savais que je voulais faire de la musique, mais sans forcément avoir conscience de ce que cela signifiait vraiment, notamment faire des concerts.</p>
<p><strong>Quand avez-vous commencé la musique ?</strong></p>
<p>C’est mon père qui m’a fait commencer le piano quand j’avais quatre ans. Ce n’est pas venu d’un désir personnel au départ, mais ça s’est construit comme ça. J’ai développé un amour très instinctif pour la musique, mais aussi pour l’improvisation. Mon père m’a beaucoup poussé à être créatif. Je n’étais pas enfermé dans des schémas de travail très rigides, coupé du monde, comme certaines personnes peuvent le vivre plus jeunes. Et puis, au début de l’adolescence, c’est devenu évident que c’était ce que je voulais faire.</p>
<p><strong>Il y a aussi la question du talent…</strong></p>
<p>Oui, mais c’est aussi une question d’affinités. On peut aimer la musique sans avoir envie d’en faire sa vie. Le talent, c’est quelque chose qu’on nourrit. C’est un mélange de discipline, de curiosité, et aussi de chance : les professeurs qu’on rencontre, les circonstances… Il y a énormément de facteurs.</p>
<p><strong>Vous avez donc été initié très tôt à l’improvisation ?</strong></p>
<p>Oui, j’ai appris un peu tout comme ça : le répertoire, l’improvisation, l’écriture, tout ce qui touche à la connaissance et à la structure de la musique. Tout fonctionne ensemble. Quand on joue une partition, avoir une compréhension plus large de la manière dont elle est construite, ça aide toujours.</p>
<p><strong>Vous avez suivi un parcours assez classique, avec le Conservatoire de Paris, les concours… mais il y a toujours cette improvisation qui fait votre singularité et qui montre aussi votre curiosité, peut-être une envie de pousser le cadre…</strong></p>
<p>Oui, absolument. Mais en réalité, ça ne vient pas vraiment d’un questionnement intellectuel. Jouer du piano a toujours été lié à la créativité et à l’improvisation. Tout ça est imbriqué depuis le début. Bien sûr, on finit par se poser des questions pour pouvoir en parler aujourd’hui, mais je n’ai pas envie de trop toucher à cet endroit-là, parce que cela va un peu à l’encontre de ce qu’est la créativité. Il faut laisser certaines choses indemnes de trop de réflexions.</p>
<p><strong>Revenons à l’improvisation. Le concert que vous proposez au festival sera en partie improvisé. Comment ce projet est-il né ?</strong></p>
<p>J’ai rencontré Guillaume Hersperger lors d’un concert et il m’a proposé très vite de venir cette année. Ensuite, on a eu plusieurs échanges au téléphone. Il était très intéressé par cette fusion entre improvisation et répertoire, et c’est aussi ce que j’aime le plus. Cela permet de montrer au public deux facettes de ce que je fais et de proposer une expérience unique, dans le sens où elle n’est pas reproductible. Les gens sont très sensibles à cela. Il tenait à ce qu’il y ait de l’improvisation, mais pour le répertoire il était assez ouvert. Pour l’instant, je ne sais pas encore exactement comment je vais structurer le concert. Je le saurai probablement le jour même : est-ce que je fais d’abord du répertoire puis de l’improvisation ? Est-ce que je demande des idées au public ? Est-ce que j’improvise entre les œuvres ? J’aime bien cette idée de connivence avec le public, de le faire participer. Cela engage tout le monde dans l’écoute.</p>
<p><strong>Quand vous recevez des idées du public, qu’est-ce qui se passe concrètement dans votre esprit ?</strong></p>
<p>Ça va très vite. Si quelqu’un me donne quelque chose d’abstrait, qui n’est pas musical, par exemple « le rouge », je vais essayer d’aller chercher ce que cela signifie pour moi. C’est forcément très subjectif. Mais même lorsqu’une idée n’a pas de représentation musicale tangible, chacun va projeter quelque chose dans la musique. Il y a des stéréotypes, des imaginaires personnels… L’idée, c’est de trouver un équilibre entre quelque chose de reconnaissable et ce que cela évoque en moi. Et je pense que les gens sont très attentifs à cela : comment l’artiste perçoit lui-même le thème proposé.</p>
<p><strong>Il y a aussi une part de surprise…</strong></p>
<p>Oui, exactement. Aller parfois à rebours des idées reçues. J’essaie surtout de ne pas me demander comment les gens perçoivent le rouge, mais plutôt comment, moi, je peux mettre de la musique sur cette idée.</p>
<p><strong>Je rebondis sur cet exemple du rouge : j’imagine que vous recevez souvent ce genre de thèmes, mais est-ce qu’il y a aussi des consignes plus musicales ?</strong></p>
<p>Oui, ça peut arriver. En général, j’essaie d’aiguiller un peu les gens, parce que lorsqu’on demande un thème, ils pensent souvent à quelque chose de directement musical. Alors que justement, l’intérêt de l’improvisation, c’est de créer à partir de quelque chose qui n’a pas forcément de lien avec la musique. Mais il y a vraiment de tout. La dernière fois, à Washington, quelqu’un m’a proposé : « Imaginez que vous êtes à un date et que vous avez oublié votre portefeuille. » Là, on est dans quelque chose de très situationniste, presque comique. Et ça pose aussi la question de l’humour en musique, ce qui change complètement le ton du concert.</p>
<p><strong>Le concert s’organise autour du Carnaval de Vienne de Schumann et de la Ballade op. 24 de Grieg</strong><strong>. Comment avez-vous choisi ces œuvres ?</strong></p>
<p>Ce sont surtout des œuvres que j’aime beaucoup et que j’ai beaucoup jouées récemment. J’ai remarqué que Grieg, et plus largement la musique nordique, ont un impact énorme sur le public. Les gens y sont très sensibles. Et puis la <em>Ballade</em> n’est pas une œuvre qu’on entend si souvent, donc j’aime aussi cette idée de faire découvrir certaines pièces. C’est une musique très évocatrice, qui traverse tout un spectre d’émotions. <em>Le Carnaval de Vienne</em>, lui, est peut-être plus populaire, plus enjoué aussi. C’est une œuvre pleine de vitalité.</p>
<p><strong>Donc si tout se passe bien… ce sera un moment joyeux.</strong></p>
<p>Si tout se passe bien… oui !</p>
<p><strong>Dans ce genre de concert improvisé, est-ce qu’il y a toujours une peur de ne pas être inspiré ? Une part de risque que vous appréciez aussi ?</strong></p>
<p>De peur, jamais. Dans le répertoire il peut y avoir cette peur très naturelle du trou de mémoire… tout ce qui crée le trac avant d’entrer sur scène, le bon trac d’ailleurs, celui qui permet d’être concentré. Mais dans l’improvisation, quoi qu’il arrive, je reste seul maître à bord. Il n’y a pas de fausses notes, pas de trou de mémoire. Si je fais quelque chose qui ne sonne pas bien, je peux toujours développer cette idée, et dans la réalité personne ne peut savoir que ce n’était pas intentionnel. C’est un peu comme un jeu : quand on maîtrise l’improvisation, il y a des filets de sécurité partout.</p>
<p>Après, la question du risque est très importante justement pour éviter de s’enfermer dans quelque chose de répétitif. Le danger, quand on maîtrise l’improvisation, c’est de refaire toujours les mêmes choses, de savoir ce que le public aime et de limiter inconsciemment sa créativité. Ce qui m’intéresse, et ce qui me semble être le cœur du travail, c’est justement de pousser les curseurs de la curiosité et d’aller vers des choses qu’on ne maîtrise pas totalement. C’est là que réside la prise de risque. Et finalement, ça se termine toujours bien parce qu’on connaît quand même ses propres limites. Je peux me dire, par exemple : “Qu’est-ce que ça donne si je fais une samba à cinq temps uniquement avec la main gauche ?” Ce genre de contraintes m’intéresse parce que ça m’empêche de me répéter.</p>
<p><strong>Là, on parle très concrètement de moyens d’augmenter cette prise de risque, notamment en se donnant des contraintes. Est-ce qu’il y a d’autres choses que vous faites ? Écouter d’autres compositeurs, par exemple ?</strong></p>
<p>Oui, tout à fait. Mais la curiosité est à la fois musicale et extra-musicale. Je peux aussi me forcer à improviser dans un état extrêmement apaisé, par exemple, ou développer des techniques très physiques. Et puis, au-delà de la musique, s’ouvrir à ce qu’il y a autour de nous reste toujours la source de la créativité. Par exemple, je ne maîtrise pas du tout les rythmes indiens, et justement il faut parfois se plonger dans des réalités qu’on ne connaît pas. C’est ça, la culture au fond.</p>
<p><strong>Vous allez jouer dans la salle Davel à Cully, à proximité des vignes et du lac. Est-ce que les lieux influencent votre état d’esprit ?</strong></p>
<p>Oui, énormément. On entretient tous un rapport particulier aux lieux. Quand on arrive pour un concert, on entre dans un espace qui n’est pas notre quotidien, et les lieux produisent des émotions différentes. Cela finit forcément par se ressentir sur scène. C’est ce qui est intéressant : aucun endroit ne se ressemble vraiment, et cela influence aussi l’humeur dans laquelle on joue.</p>
<p><strong>C’est vrai, d’autant que le Lavaux semble particulièrement propice à l’inspiration. J’espère qu’il vous portera chance. J’ai une dernière question : vous êtes très présent sur les réseaux sociaux et vous créez vous-même des contenus autour de votre musique. Est-ce que cela vous est venu naturellement ou est-ce devenu un passage obligé pour les artistes ?</strong></p>
<p>Un peu les deux. Au départ, ce n’était pas naturel pour moi, mais ça l’est devenu avec le temps, même si ce n’est pas mon métier à la base et que j’aimerais parfois en faire un peu moins parce que cela prend énormément de temps. Malgré tout, c’est devenu important. Et puis cela permet de partager ce qu’on aime avec des gens qui ont envie de le recevoir. Finalement, c’est la même relation entre l’artiste et le public, simplement sous une forme dématérialisée.</p>
<p>***</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Samedi 20 juin à 20h30<br />Salle Davel, Cully<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lavauxclassic.ch/concert/20-06-2026-jean-baptiste-doulcet-20h-salle-davel-cully-vrai-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lavauxclassic.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Deux maestros et « l’un des plus beaux concertos de tout le répertoire » au Victoria Hall</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 12:36:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le concert du vendredi 22 mai 2026 au Victoria Hall sera fait de rendez-vous. Rendez-vous entre les artistes Nikolay Khozyainov [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Le concert du vendredi 22 mai 2026 au Victoria Hall sera fait de rendez-vous. Rendez-vous entre les artistes Nikolay Khozyainov et Philippe Cassard, dans une configuration inédite pour ces amis de longue date ; rendez-vous avec deux œuvres précurseures de leur temps, le</strong> <strong>Concerto pour piano n°4 de Beethoven et la Symphonie n°40 de Mozart ; et rendez-vous entre êtres humains aux potentiels différends transcendés par la beauté de la musique, selon les valeurs que porte l’Orchestre Philharmonique de la Paix.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Interlocuteurs : Nikolay Khozyainov et Philippe Cassard<br />Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>L’année dernière, nous avions interviewé le pianiste et chef d’orchestre Nikolay Khozyainov qui vivait sa première saison en tant que fondateur et directeur de l’Orchestre Philharmonique de la Paix à Genève (<a href="https://www.l-agenda.ch/nikolay-khozyainov/" target="_blank" rel="noopener"><u>interview du 1 avril 2025</u></a>). À quelques jours de son prochain concert, nous l’avons retrouvé autour d’un café près de la Gare Cornavin.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p><span style="color: #c22b2b;"><strong>Katia :</strong> Bonjour ! Comment vous êtes-vous rendu à notre interview ce matin ?</span><br /><strong>Nikolay Khozyainov:</strong> À pied. J’aime bien marcher ! Et je n’habite pas loin.</p>
<p><span style="color: #c22b2b;">Est-ce que vous avez écouté de la musique ?</span><br />Non.</p>
<p><span style="color: #c22b2b;">Est-ce que vous aviez la musique en tête ?</span><br />Bien sûr ! J’ai toujours de la musique en tête. Aujourd’hui, puisque vous me demandez, c’était le troisième mouvement de la 8<sup>e</sup> Symphonie de Chostakovitch.</p>								</div>
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									<p>Tout juste rentré d’une tournée en Chine, notre interlocuteur a fort bonne mine, un mouchoir en soie dans sa poche de veston et le rire prompt. Il nous raconte, à notre demande, le programme qui l’a fait voyager de Chengdu à Wuhan devant un public conquis : les <em>Années de pèlerinage </em>et la <em>Rhapsodie espagnole</em> de Liszt et, en deuxième partie, quelques pièces de Tchaïkovski, dont une transcription personnelle de la Symphonie n°5, ainsi que la 7<sup>e</sup> sonate de Prokofiev. Sans oublier les nombreux bis, qui sont presque devenus une marque de fabrique du musicien. « Si le public veut m’écouter, je peux jouer toute la nuit ! » affirme-t-il en riant. « Ça m’arrive à chaque fois, que ce soit en Chine, au Théâtre des Champs-Elysées, au Carnegie Hall ou au Victoria Hall : en coulisses, on me dit « Maestro, on doit fermer le théâtre&#8230; ». Même s’ils sont flexibles, il y a des horaires à respecter&#8230; alors parfois je choisis des bis plus courts, car j’aime bien garder un peu de temps aussi pour discuter avec le public à la fin du concert! »</p>
<p>On devine une réelle ouverture à l’autre chez Nikolay Khozyainov – pourquoi apprendre à parler onze langues si ce n’est pour échanger avec les gens ? Sa carrière de soliste l’a mené jusqu’ici sur les plus grandes scènes internationales, et tout en poursuivant son activité de pianiste, il nous confie son souhait de consacrer désormais une bonne partie de son temps à développer son Orchestre Philharmonique de la Paix. « J’aime contribuer à créer ce monde de beauté avec l’orchestre. Depuis qu’on a parlé l’année passée, il me semble qu’il y a encore plus de guerres&#8230; malheureusement ça reste actuel de rappeler qu’on joue pour la Paix. Qu’on peut vivre ensemble, malgré nos différences. C’est un appel à l’humanité qui j’espère peut inspirer ». L’orchestre ne s’est pour l’instant produit qu’à Genève, mais Nikolay Khozyainov espère s’exporter, et a déjà pu témoigner de l’intérêt par le monde pour la saison prochaine&#8230; !</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Nikolay Khozyainov lors du concert du 14 avril 2026 au Victoria Hall</em></p>								</div>
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									<p>Avant cela, le programme du dernier concert de cette saison, le 22 mai au Victoria Hall, s’annonce réjouissant, avec en invité le pianiste Philippe Cassard, ami de longue date de Nikolay Khozyainov. Le premier avait remporté le Concours de Dublin dans les années 80 et, une trentaine d’années plus tard, en 2012, avait été subjugué en tant que membre du jury par la prestation du second. Lorsque l’on écoute Philippe Cassard parler de Nikolay Khozyainov dans son <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/portraits-de-famille/nikolay-khozyainov-ne-en-1992-5135832" rel="nofollow noopener" target="_blank">Portrait de famille</a> de juin 2024 sur France Musique, on entend au rire dans sa voix que le souvenir est toujours vif : <em>« [&#8230;] comme tous mes collègues, j’avais été fasciné par sa virtuosité aérienne, grisante, électrisante, d’un niveau stratosphérique. Mais Nikolay Khozyainov était aussi un vrai poète du piano, hypersensible, possédant un instinct musical et un goût très sûr, une élégance rare et puis, déjà, une culture du son, de l’écoute intérieure et un amour du chant, du phrasé vocal qui avait transporté jury et public [&#8230;] »</em>. Depuis, chacun suit avec respect, admiration et amitié le parcours de l’autre.</p>
<p>Pour ce concert du 22 mai à venir, les deux hommes ont choisi une configuration dans laquelle ils n’ont encore joué ensemble, soit Philippe Cassard au piano et Nikolay Khozyainov à la direction d’orchestre. La soirée les verra interpréter le Concerto pour piano n°4 de Beethoven et la célébrissime Symphonie n°40 de Mozart.</p>
<p>Au sujet des œuvres, Nikolay Khozyainov nous fait remarquer que même si Mozart, à l’été 1788 durant lequel il composa sa symphonie, était dans une difficulté financière qui l’obligeait à être constamment productif, aucune routine ne s’en ressent : « La 40<sup>e</sup> Symphonie commence sans introduction, directement avec la mélodie. C’était novateur, impensable jusqu’ici, et ça a beaucoup influencé l’histoire de la musique par la suite ». Et de relever le même avant-gardisme dans le Concerto pour piano n°4 de Beethoven, le premier à ouvrir avec le piano seul, avant toute introduction par l’orchestre.</p>
<p>Entendre les deux artistes parler des œuvres est un régal ! Alors, profitant d’avoir Philippe Cassard au téléphone le jour suivant, nous l’avons questionné sur le lien qu’il cultivait avec cette œuvre en particulier. Nous laissons les deux paragraphes ci-dessous à sa voix radiophonique volubile de souvenirs :</p>
<p>« Le 4<sup>e</sup> Concerto de Beethoven est une des œuvres que j’ai le plus écoutée quand j’étais enfant. Mes parents avaient le fameux enregistrement de Wilhelm Kempff dans lequel il avait couplé le 4<sup>e</sup> et le 2<sup>e</sup> concerto, un vinyle Deutsche Grammophon, joué par l’orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Paul van Kempen. Je l’ai écouté, écouté, écouté&#8230; je trouvais la musique de ce concerto absolument sublime. Je n’étais pas en mesure d’en détailler l’interprétation, mais elle a nourri mon enfance. Par la suite, quand j’ai été en âge d’aller à des concerts et de découvrir d’autres versions, mon instinct de musicien – un instinct d’enfant – me disait que rien n’était jamais aussi beau que ce vinyle que j’écoutais. En devenant adulte, je me suis rendu compte que cette version de Wilhelm Kempff était tout simplement l’une des plus belles choses du monde. Pour moi, c’est à emmener sur une île déserte! Si j’ai à citer dix enregistrements qui m’ont marqué, celui-là en fait partie. » Ça c’est pour le disque, dit-il, et on attend qu’il poursuive, happée. « Je suis entré au Conservatoire de Paris à 13 ans, en 1976. J’ai appris ce concerto quelques années plus tard, avec Dominique Merlet – qui est d’ailleurs connu des Genevois, car il a gagné le Concours de Genève en 1957, la même année que Martha Argerich, et a ensuite été professeur au Conservatoire de Genève. Je l’ai joué en concert pour la première fois dans ma ville natale, à Besençon, en 1980 ou 1981; une de mes premières expériences avec orchestre. C’est un concerto qui m’accompagne, en vérité, depuis soixante ans! »</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Philippe Cassard. Photo: Bernard Martinez</em></p>								</div>
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									<p>« Ce que j’aime surtout, c’est ce Beethoven avec le sourire, détendu, heureux, plein de fantaisie. Toute la partition est notée <em>cantabile</em>, chanté, et <em>dolce</em>, doux. Ce n’est pas du tout le Beethoven colérique, hargneux, révolutionnaire, masculin,&#8230; non. Le premier mouvement est comme une grande fantaisie, avec des passages presque improvisés. Les cadences sont absolument sublimes. Le mouvement lent, énigmatique, désespéré, est la lutte du bien et du mal, de David contre Goliath, le piano comme une prière contre l’orchestre impérieux. Peu à peu l’orchestre s’éloigne, devant le chant qui sauve le monde. Le final est plein de charme, d’humour, de gaieté, très brillant. Et ça, ce ne sont pas toujours – presque jamais d’ailleurs – des mots qu’on met souvent sur Beethoven! Pour moi, c’est un des plus beaux concertos de tout le répertoire ».</p>
<p>L’enthousiasme de Philippe Cassard et de Nikolay Khozyainov à l’idée de jouer ensemble, de jouer au Victoria Hall, de jouer ces œuvres, de jouer pour la paix, est palpable et le concert s’annonce un très beau moment&#8230;</p>
<p>On y sera, et vous ?</p>
<p><strong>Orchestre Philharmonique de la Paix, Nikolay Khozyainov et Philippe Cassard<br /></strong>Vendredi 22 mai 2026 à 19h30<br />Victoria Hall, Genève<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://billetterie-culture.geneve.ch/selection/event/date?productId=10229265285415" target="_blank" rel="noopener nofollow">Réservations sur ce lien </a></span></p>								</div>
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		<title>Elizabeth Sombart – Jamais garder ses secrets</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 13:49:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Par un jour ensoleillé de fin septembre, je chemine depuis la gare de Morges Saint-Jean jusqu’à la Fondation Résonnance. J’entre [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Par un jour ensoleillé de fin septembre, je chemine depuis la gare de Morges Saint-Jean jusqu’à la Fondation Résonnance. J’entre dans ce lieu que je ne connais pas comme dans une autre matière ; une odeur d’encens, des tons pastel et quelque chose que je ne saisis pas vraiment. La pianiste Elizabeth Sombart m’accueille, nous nous asseyons à une grande table, entre la cuisine ouverte et le piano.</strong></p>

<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p>Je sais qu’en mars 2025, Elizabeth Sombart a sorti un album sur lequel elle a enregistré, avec le Royal Philharmonic Orchestra de Londres, les Concertos de Mozart n° 9 &amp; 12. Il suit l’album des Concertos N°20, 21, 23 et 27, sorti il y a deux ans (<em><a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-104/#lagenda-104/22/" target="_blank" rel="noopener">lire l’article à ce sujet dans L’Agenda</a></em>), et précède un troisième, à paraitre l’année prochaine, qui clôturera l’enregistrement de ses huit concertos préférés.</p>
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									<p>Je sais aussi que <strong>dimanche 9 novembre à 17h, la pianiste sera au Casino de Montbenon à Lausanne pour le Concert de soutien de la Fondation Résonnance</strong>, accompagnée de sept artistes, actuel∙le∙s ou ancien∙ne∙s élèves, désormais professeurs des différentes filiales de la fondation à l’international, qui œuvrent elles aussi à amener la musique aux personnes qui y ont difficilement accès.</p>								</div>
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									<p>Je lui demande d’abord si le fait d’enregistrer ses concertos préférés de Mozart a transformé son lien aux œuvres. Mais j’ai plaisir à aller là où on m’emmène ; l’expérience de vie d’Elizabeth Sombart, son approche de la musique, sa manière de répondre me détourne de mes questions, alors j’accueille ce moment de philosophie imprévue dispensée tantôt avec sérieux, humour, fermeté et gentillesse par une artiste qui n’a « jamais pu garder ses secrets pour elle », selon ses propres mots.</p>
<p><em> « Quand on enregistre un disque, il y a toujours un moment de joie de l’avoir fait, et de tristesse d’avoir figé la musique. On doit faire le deuil de la trahison que ça représente par rapport à notre relation à l’œuvre, qui elle évolue. Je dis toujours que les disques, on devrait les écouter comme des pots de yaourt, avec une date de péremption ! Car la musique est un art spatio-temporel avant toute autre chose. Mais&#8230; souvent je me dis que j’aurais vraiment voulu écouter quelques minutes de Chopin jouant sa musique. Si jamais il y a un au-delà et qu’il est comme je crois, je demanderai à Chopin de me jouer quelque chose ».</em></p>
<p><em>« En tant qu’élèves de Sergiu Celibidache, qui était contre les disques, on était quand même bien contents qu’il ait accepté que ses concerts soient enregistrés. On lui disait, Maître, pour transmettre le savoir, il faut le savoir.<br />Son enseignement consiste à entendre, comprendre et décrire la logique sensible des phénomènes sonores et comment les mettre en relation pour créer l’unité. La pédagogie Résonnance, c’est la phénoménologie de la musique écrite noir sur blanc. 500 pages de pédagogie technique et scientifique</em>.<em> Ma professeur à Vienne, Hilde Langer-Rühl</em>, <em>qui</em> <em>travaillait sur la phénoménologie du geste, disait : « on ne joue pas du piano avec les doigts mais avec le diaphragme. J’ai des élèves – et je parle aussi de moi quand j’étais jeune – qui ne savaient pas qu’on avait un diaphragme, qui ne savaient pas ce que c’était de respirer. Le geste doit être une conséquence d’un souffle intérieur maîtrisé, doit être débarrassé de la peur. Souvent, dans le geste, il y a le signe de ce qui en nous n’est pas fluide, ce qui résiste, ce qui veut encore maitriser. Quand on veut tout maitriser, il y a peu de place pour la musique. C’est technique – et c’est parfois très bien, pourquoi pas – mais ça reste dans la séduction. </em></p>
<p><em>La clé est de comprendre que tout dépend de nous, tout en sachant que ça ne dépend pas de nous.</em> <em>Je pense à cette élève libanaise qui, lorsqu’elle devait jouer un trait en escalier, malgré sa très bonne technique, était face à un blocage total. Jusqu’au moment où elle a compris que pour elle, ça représentait symboliquement le fait que pendant 17 ans de guerre au Liban, elle avait dû descendre les escaliers à toute vitesse pour aller se cacher dans la cave. J’ai beaucoup d’exemples comme celui-là. La musique entre en résonance avec notre vécu. L’apprentissage du piano et ce qu’il nous enseigne sur nous-même – peu importe qu’on devienne un pianiste ou pas – est un immense cadeau. Il permet de rencontrer ses peurs, de les reconnaitre et de les transformer. </em></p>
<p><em>Je me souviens que moi-même, il y a longtemps, j’avais joué à Sergiu Celibidache le Nocturne opus 27 n°2 de Chopin. En haut du premier thème, je faisais un petit effet de pianissimo, je pensais que j’avais un truc, que c’était ma sensibilité propre. Il m’a arrêtée et m’a dit : ‘’Le phrasé de ce thème va jusqu’au point culminant, et revient. Si tu vas contre la tendance musicale naturelle, tu ne fais qu’un commentaire névrotique sur toi-même’’. Au début, je me suis obligée à aller vers ce point culminant, et je comprenais que ça travaillait en moi. La relation des sons avec notre monde affectif est extrêmement directe. Chaque phrasé ‘’juste’’ soigne quelque chose en soi. Je me suis rendue compte qu’au final, la musique est toujours plus belle que soi. »</em></p>
<p><em>« La vie d’une pianiste, en tout cas la mienne, c’est la transmission. Quand j’étais petite, j’avais découvert que le majeur était gai et que le mineur rendait triste. Ça m’avait tellement émerveillée que j’allais dans la rue le dire aux gens ! Plus tard on me disait, ‘Ne dis pas tout à tout le monde, tu donnes tous tes secrets !’ Mais il fallait que je partage. Je n’ai jamais pu garder quelque chose pour moi. De toute façon, pour se prévenir de quoi ? On ne peut pas maitriser ce que les gens projettent sur nous. »</em></p>								</div>
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									<p>Alors que j’allais prendre congé et la laisser retourner à ses élèves, Elizabeth Sombart m’offre une corne de gazelle diaphane achetée à un ami au marché. Comme on offre autre chose, une attention bienveillante d’une petite heure de rencontre, à Morges Saint-Jean.</p>
<p>***</p>
<p>Pour écouter Elizabeth Sombart bientôt :</p>
<p><strong>Concert de soutien de la Fondation Résonnance – Florilège<br /></strong>Dimanche 9 novembre 2025 à 17h<br />Salle Paderewski, Casino de Montbenon, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.resonnance.org/ch/events/concert-annuel-de-soutien" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.resonnance.org/ch/events/concert-annuel-de-soutien</a></span></p>								</div>
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		<title>Elizabeth Sombart &#8211; Musique classique, musique du coeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors de son concert annuel, dimanche 6 octobre à 17h au Casino de Monetbenon à Lausanne, la Fondation Résonnance présente [&#8230;]]]></description>
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									<p></p>
<p>Lors de son concert annuel, dimanche 6 octobre à 17h au Casino de Monetbenon à Lausanne, la <a href="https://www.resonnance.org/ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Fondation Résonnance</a> présente l&rsquo;organisation <a href="https://www.123-action.org/" target="_blank" rel="noopener nofollow">123-ACTION</a>, dont la mission principale est la construction de puits d’eau naturelle dans les villages défavorisés. Elizabeth Sombart interprétera deux Concertos de Mozart, et le jeune pianiste Nicolas Comi rendra hommage à l&rsquo;action de l&rsquo;ONG avec des improvisations sur le thème de l&rsquo;eau.</p>
<p><em>Extraits de l&rsquo;article au sujet d&rsquo;Elizabeth Sombart, par Myriam Vijaya dans L&rsquo;Agenda 104:</em></p>
<p><strong>« Mozart nous enseigne à ne pas s’apitoyer sur soi-même. Chez lui, la vie est plus forte que tout » </strong></p>
<p>La vie de pianiste est loin d’être un long fleuve tranquille. Pour arriver à cette fluidité aérienne qui caractérise le jeu Elizabeth Sombart, cette unicité des sons, il faudrait passer par deux étapes. Celle de l’apprentissage et de la compréhension des oeuvres, « des gammes extérieures » pour les « faire renaître ». Cela passe par l’enseignement de la phénoménologie du son (écouter les sons pour mieux revenir à leur essence) et des gestes (utiliser son souffle, son diaphragme, comme le point de départ du son). Vient ensuite la deuxième étape de la transcendance de ce savoir musical, qui permet à l’artiste de dépasser son désir de tout maitriser. Ici, l’écoute du silence de ses « gammes intérieures » est comme une voie pour construire son chemin musical et son chemin de vie. Nous voici au coeur de la phénoménologie de la musique, la pédagogie enseignée à la Fondation Résonnance. « Tout dépend de nous, tout en sachant que cela ne dépend pas de nous » résume Elizabeth Sombart.</p>
<p>La vie de la pianiste a été marquée par des maîtres musicaux: Chopin, le poète de la nostalgie, Bach l’amoureux de la paix, Beethoven l’être libre et bien sûr Mozart, la joie pure. Des rencontres humaines décisives ont également défini son chemin. Celles de quatre maîtres exceptionnel·le·s qui ont transformé le monde musical et sa propre vie musicale: Bruno Leonardo Gelber en Argentine, Hilde Langer-Rühl à Vienne qui lui disait « On ne joue pas le piano avec ses doigts mais avec son diaphragme, le geste n’est que la conséquence d’un mouvement intérieur », Peter Feuchtwanger à Londres qui avait transformé tous les doigtés en son contraire pour éviter le jeu mécanique et Sergiù Celibidache à l&rsquo;Université de Mayence avec l’enseignement de la phénoménologie. « Ils m’ont fait comprendre que la vérité est dans le paradoxe et qu’il ne faut pas avoir peur », note Elizabeth Sombart.</p>
<p></p>
<p></p>
<p><strong>Informations pratiques:</strong><br /><em>La Musique &amp; l&rsquo;Eau<br /></em>Concert annuel de la Fondation Résonnance<br />Dimanche 6 octobre 2024 à 17h<br />Casino de Montbenon, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.resonnance.org/ch/events/concert-de-soutien-de-la-fondation-2/?back=true" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.resonnance.org</a></span></p>
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		<title>Michal Drewnowski – Chopin, une évidence, un éternel défi</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/festival-chopin-michal-drewnowsk/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 06:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Le pianiste polonais Michal Drewnowski&#160;s’est prêté au jeu de l’interview, quelques semaines avant sa venue à Genève pour le concert [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Le pianiste polonais Michal Drewnowski&nbsp;s’est prêté au jeu de l’interview, quelques semaines avant sa venue à Genève pour le concert d’ouverture du Festival Chopin.</strong></p>



<p>Propos recueillis par Katia Meylan</p>



<p>Il est 17h sous nos latitudes, 10h à Chicago où vit Michal Drewnowski. Au téléphone, il s’exprime dans un français enthousiaste, appris dès son plus jeune âge et perfectionné lors de ses quatre années d’études au Conservatoire de Genève au début des années 2000.</p>
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									<p><strong>Katia : Vous avez joué plusieurs fois au Festival Chopin. Quelle atmosphère y ressentez-vous ?<br />Michal Drewnowski : </strong>Un festival dépend beaucoup de la personnalité de son directeur artistique. Aldona [<em><span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">Budrewicz-Jacobson</span></em><em style="font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">,  fondatrice et directrice du festival depuis 27 ans, ndlr</em><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">] est une personne fantastique, très émotionnelle, elle adore Chopin, elle adore la Pologne. Au milieu de Genève, elle a créé une bulle à l’atmosphère très polonaise, que j’aime beaucoup fréquenter. Déjà du temps où j’étais étudiant au Conservatoire dans la classe de Dominique Merlet, en 2002 et 2003, j’avais pris part à des Masterclass avec Eugen Indic. Cette année, c’est moi qui y donnerai une Masterclass pour la première fois. C’est incroyable !</span></p>
<p><strong>Vous rappelez-vous du tout premier contact que vous avez eu avec la musique de Chopin ?<br /></strong>Ah ! Bien sûr ! Mon père est pianiste, alors j’ai entendu les œuvres de Chopin depuis toujours, c’est quelque chose de très naturel pour moi. J’ai des souvenirs de quand j’avais trois ans, puis plus grand, quand on habitait à Varsovie, et qu’il travaillait toutes les valses&#8230;</p>
<p><strong>Comment avez-vous élaboré le programme chopinien que vous allez jouer le 3 octobre au festival ?<br /></strong>C’est une collaboration avec Aldona. Je voulais absolument jouer le Rondo car son style brillant me plait beaucoup. J’ai choisi aussi les Scherzo, et Aldona a eu l’idée de combiner ces trois pièces avec trois Nocturnes dans la même tonalité. En deuxième partie, je vais jouer le Concerto en fa mineur. J’ai beaucoup joué le Concerto en mi mineur, mais je n’ai appris celui en fa mineur qu’il y a deux ou trois ans. Pourtant, il est beaucoup plus proche de moi, de ma personnalité et de mes émotions. Il a une mélancolie unique, quelque chose qui m’émotionne toujours, même quand je le travaille, même après l’avoir écouté tellement de fois. Je ne sais pas comment expliquer. Vous savez, à 47 ans, on commence à penser très souvent à la jeunesse&#8230; cette mélancolie est proche de celle du concerto. Je la ressens dans les trois mouvements, même si mon préféré est le premier. </p>
<p><strong>Il vous parle et pourtant vous avez mis toutes ces années à l’approcher ?<br /></strong>Je pense que c’était une erreur de jeunesse : quand on est étudiant, on valorise beaucoup la technique, alors on choisit du répertoire difficile en se disant que le public va apprécier la vitesse. Bien sûr, le Concerto en mi mineur appelle plus d’effets, il est plus virtuose. Mais maintenant que je suis beaucoup plus âgé [<em>on l’entend sourire à travers le combiné</em>] je choisis des œuvres uniquement en relation à mes émotions et mes états d’âme.</p>								</div>
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									<p><em>Photos: Festival Chopin ©Olivier Miche</em></p>								</div>
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									<p><strong>Comment évolue votre rapport à ce répertoire ?<br /></strong>J’ai enregistré beaucoup de disques mais jamais, jamais Chopin. Je ne suis pas prêt. J’aimerais le faire, mais&#8230; je ne sais pas. Mon interprétation change si souvent, c’est un problème ! Si j’enregistre quelque chose cette année, l’année prochaine je risque de le détester ! Pour moi, enregistrer Chopin est plus difficile qu’enregistrer n’importe quel autre compositeur. D’ailleurs, je ne sais même pas quel programme je choisirais. Peut-être un récital, avec quatre ballades, quatre scherzi, deux sonates, quelque chose comme ça, de très intégral. En fait, j’ai toujours un peu peur de montrer mon Chopin ; de ne pas faire quelque chose d’assez unique, intéressant. Mais je veux le faire dans les années à venir, déjà pour moi-même, pour le défi que ça représente.</p>
<p>En attendant, je dois apprendre trois Nocturnes pour octobre !</p>
<p><strong>Michal Drewnowski et le Quinette Éphémère</strong><br />Concert d’ouverture du Festival Chopin<br />Jeudi 3 octobre à 20h<br />Conservatoire de Genève – Salle Franz Liszt</p>
<p><strong>Festival Chopin</strong>, du 3 au 13 octobre<br />Tout le programme sur :<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.societe-chopin.ch/fr/programme/festival-chopin-geneve" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.societe-chopin.ch</a></span></p>								</div>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><a href="https://www.l-agenda.ch/festival-chopin-andrzej-wiercinski/" target="_blank">🠖 Voir aussi l'interview du pianiste Andrzej Wierciński 🠔</a></h6>				</div>
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		<title>Andrzej Wierciński &#8211; façonner l&#8217;artiste</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/festival-chopin-andrzej-wiercinski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 06:51:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dimanche 6 octobre, le Festival Chopin accueillera pour la troisième fois le pianiste Andrzej Wierciński, lauréat de nombreux prix internationalement [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Dimanche 6 octobre, le Festival Chopin accueillera pour la troisième fois le pianiste Andrzej Wierciński, lauréat de nombreux prix internationalement reconnus. Pour le public de l’Hôtel des Bergues à Genève, il interprétera un programme très complet : des préludes de Chopin couplés à des préludes de Bach de mêmes tonalités, deux ballades, trois mazurkas et la Sonate en si bémol mineur. C’est par écrit qu’Andrzej Wierciński a répondu à quelques questions pour L’Agenda – en anglais dans le texte, d’une prose volubile vouée à son art.</strong></p>



<p>Propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p><strong>Katia: Pouvez-vous nous raconter quel était votre rapport à Chopin en tant que tout jeune pianiste ?</strong></p>
<p><strong>Andrzej Wierciński :</strong> Je me souviens que j&rsquo;aimais écouter ses œuvres. Les trois Polonaises de jeunesse du compositeur étaient spéciales pour moi. Non seulement j&rsquo;ai pu les aborder à l&rsquo;âge où Chopin les a composées, mais elles ont également eu beaucoup d’impact sur moi. Lorsque j&rsquo;ai commencé à les jouer, j&rsquo;ai ressenti un attachement et une compréhension de cette musique et des sentiments que Chopin voulait transmettre dans ces œuvres.</p>
<p>Quelque temps plus tard, lorsque j&rsquo;ai eu neuf ans, j&rsquo;ai entendu parler de Rafal Blechacz, qui avait remporté le Concours International Chopin en 2005. C’était un grand événement pour tout le pays en Pologne. Depuis l&rsquo;époque de Krystian Zimerman, aucun Polonais ne s’était vu décerner le premier prix à ce concours. Pour le jeune artiste que j’étais, c&rsquo;était une incroyable source d&rsquo;inspiration, un désir de concourir moi-même un jour pour jouer de manière fantastique sur la scène de la Philharmonie de Varsovie. J&rsquo;écoutais les chroniques du concours tous les soirs. Ça a été ma première grande rencontre avec le monde de Fryderyk Chopin.</p>
<p><strong>Est-ce qu’avoir été lauréat du Concours National Chopin à 19 ans a fait évoluer votre rapport au compositeur ? </strong></p>
<p>Chacun a son histoire et il n’y a de nombreuses manières de comprendre la musique de Chopin. Personnellement, je peux dire en toute confiance qu&rsquo;il y a eu plusieurs tournants dans ma découverte de la musique de ce grand compositeur, et gagner le Concours National Chopin en 2015 est certainement l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. Les prestations à la Philharmonie de Varsovie lors du Concours International Chopin en 2015 puis en 2021 en sont deux autres. J’ai été récompensé par un certain nombre de prix artistiques à travers le monde – premier prix au Concours de Saint-Priest en France, premier prix au Concours Neapolitan Masters en Italie, troisième prix au Concours Paderewski à Los Angeles et d&rsquo;autres encore. Toutes ces récompenses façonnent l&rsquo;image d’un artiste, mais dans mes périples solitaires le long de la route cabossée des abîmes musicaux, l&rsquo;un des plus grands impacts s&rsquo;est produit au moment où j&rsquo;ai terminé mes études : tout en m’appuyant sur les ressources académiques et sur ce que j&rsquo;avais appris de mes professeurs, j&rsquo;ai pu alors découvrir la musique par moi-même.</p>
<p>Au fil des années, les mêmes phrases, les harmonies, les accords et les mélodies ont pris des formes différentes. Plus conscientes, plus rondes, et laissant un impact plus fort sur moi et sur le public.</p>
<p>Une personne mûrit au fil des ans et change de perspective ; alors bien sûr, mon point de vue sur la musique de Chopin a changé depuis que j&rsquo;ai 19 ans. Plus jeune, même si je présentais ses œuvres en public, je n&rsquo;étais pas conscient de toutes les notes ni de tous les détails que contenait la partition.</p>								</div>
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									<p><iframe title="Festival Chopin 2022, 25e anniversaire, extrait du récital de piano ANDRZEJ WIERCIŃSKI" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/muMYs6-KSGU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>								</div>
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									<p><strong>Pouvez-vous nous dire quelques mots au sujet du programme que vous jouerez le 6 octobre à Genève ?</strong></p>
<p>C’est une combinaison très intéressante, qui m&rsquo;a été suggérée par Aldona Budrewicz-Jacobson [<em>ndlr, la directrice artistique du festival</em>]. J&rsquo;ai décidé de relever le défi. Chopin jouait très souvent les préludes de J.S. Bach comme « échauffement », il aimait la musique religieuse et il utilisait lui-même beaucoup de polyphonie dans ses compositions (comme la Sonate op. 58 par exemple). Les préludes comme début de tout et comme première partie d’un concert sont une manière fantastique d&rsquo;introduire l&rsquo;auditeur au récital.</p>
<p>Ensuite, deux ballades de Chopin font figure d’accent poétique et de référence aux ballades d&rsquo;Adam Mickiewicz.</p>
<p>Les Mazurkas op. 59 dans la deuxième partie du récital font écho au berceau de la musique folklorique de Chopin. À la fin du récital, j&rsquo;ai choisi l&rsquo;une des compositions les plus dramatiques de Chopin, la Sonate en si bémol mineur, op. 35, qui fait référence à des ambiances sépulcrales et très tragiques. Chopin a d&rsquo;abord composé la Marche funèbre seule en 1837, puis la sonate entière a été écrite et achevée en 1839, chaque mouvement ayant un caractère différent et distinct.</p>
<p><strong>Andrzej Wierciński – Récital de piano</strong><br />Dimanche 6 octobre à 17h<br />Salle des Nations – Hôtel des Bergues, Genève</p>
<p>Toutes le programme du Festival Chopin sur: <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.societe-chopin.ch/fr/programme/festival-chopin-geneve" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.societe-chopin.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>La Nuit du Piano</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/la-nuit-du-piano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 14:54:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[#cossonay]]></category>
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		<category><![CDATA[#piano]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici un lieu et un événement dont vous n&#8217;avez peut-être pas encore entendu parler: La Nuit du Piano à la [&#8230;]]]></description>
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									<p>Voici un lieu et un événement dont vous n&rsquo;avez peut-être pas encore entendu parler: La Nuit du Piano à la Grange de Nane. À 18h30, le bar de ce charmant endroit ouvre pour accueillir comme il se doit ses visiteuses et visiteurs, et dès 20h, six pianistes se succèdent dans des oeuvres classique ou jazz ainsi que des compositions personnelles.</p>								</div>
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<p><strong>Informations pratiques:<br /></strong>Vendredi 23 août dès 20h<br />La Grange de Nane, La Chaux sur Cossonay (Vaud)<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.facebook.com/p/La-Grange-de-Nane-61557009839437/?paipv=0&amp;eav=AfajZA2SebWEP3QHI7NLpVlGHML67B5JaHRx7l_19qw60EOjOAyT7Fnc3A7OfrD_K40&amp;_rdr" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.facebook.com/La-Grange-de-Nane</a></span></p>
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		<title>Elizabeth Sombart &#8211; La musique classique devient la musique du cœur</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/elizabeth-sombart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 14:33:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article paru dans L'Agenda papier]]></category>
		<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[#mozart]]></category>
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		<category><![CDATA[#MyriamVijaya]]></category>
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					<description><![CDATA[La célèbre pianiste internationale vient de sortir en mai de cette année un album de quatre concertos pour piano n° [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>La célèbre pianiste internationale vient de sortir en mai de cette année un album de quatre concertos pour piano n° 20, 21, 23 et 27 de Mozart, saisissants de simplicité et de lumière, avec le Royal Philharmonic Orchestra. L’occasion de découvrir les multiples facettes de cette artiste holistique qui sait toucher nos âmes.</strong></p>
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									<p style="text-align: right;">Pour lire le portrait d&rsquo;Elizabeth Sombart dans L&rsquo;Agenda, rendez-vous <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/" target="_blank" rel="noopener">dans le numéro 104</a></span>!</p>
<p style="text-align: right;"><br />Par Myriam Vijaya de l&rsquo;<a href="https://www.myriamvijaya.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Agence Marketing Samo</span></a><a href="https://www.myriamvijaya.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-203510" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2023/08/Samo-300x300.gif" alt="Samo" width="79" height="79" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2023/08/Samo-300x300.gif 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2023/08/Samo-100x100.gif 100w" sizes="(max-width: 79px) 100vw, 79px" /></a></p>								</div>
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									<p>Pour aller plus loin, découvrons Elizabeth Sombart sous deux formes. L’une est digitale avec ses Masterclasses qu’il est possible de retrouver sur son site dédié. L’autre est littéraire avec des extraits exclusifs d’un de ses livres. Belles découvertes à toutes et à tous!</p>								</div>
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									<p><strong>1. Masterclass</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);"><a href="https://elizabethsombartmasterclasses.com/courses/mozart-concerto-no-23-kv-488/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Mozart Concerto No. 23 KV. 488</a> </span></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://elizabethsombartmasterclasses.com/courses/mozart-concerto-no-21-kv-467/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Mozart Concerto No.21 KV. 467</a></span></p>								</div>
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									<p><strong>2. Extraits du livre Introduction à la Pédagogie Résonnance</strong></p>
<p>« Un chemin de vie. Dès le début de ce synopsis, j’ai souhaité préciser que la Pédagogie Résonnance n’est pas seulement une pure et simple restitution de l’enseignement reçu de ces deux maîtres [<em>ndlr: Hilde Langer-Rühl et Sergiu Celibidache</em>], en particulier celui de Sergiu Celibidache. En effet, le sous-titre donné à ce texte – Un chemin de vie – traduit la manière dont j’ai essayé, en conscience et avec cœur, d’approfondir l’héritage reçu de ces maîtres, tout en assumant un chemin spirituel qui allait m’ouvrir à un autre vécu de l’expérience musicale, distinct de celui dont parlait Sergiu Celibidache. »</p>
<p>« La musique en soi n’existe pas. Le son est une valeur fondatrice de la vie: l’univers est un cosmos musical et les hommes qui en font partie, comme l’explique Alfred Tomatis, sont des « sons emplis d’humanité ». C’est pourquoi il n’est pas possible de considérer ce que nous savons de la réalité du son sans envisager, parallèlement, ce que nous savons de l’homme qui est un être musical. Il n’y a pas de musique sans l’être humain […..]. La phénoménologie de la musique montre que l’expérience musicale n’est ni externe ni interne, mais globale […..]. En d’autres termes, si l’expérience musicale n’est ni « interne » ni « externe », mais globale, elle constitue une rencontre de l’intérieur et de l’extérieur, de ce qui vient de moi et de ce qui ne vient pas de moi […..]. Et cette rencontre n’est pas définie par les éléments qui se rencontrent, comme une résultante, mais est au contraire principe, origine. »</p>								</div>
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		<title>La vie à deux pianos, à milles histoires, à 1001 Harmonies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2022 08:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article paru dans L'Agenda papier]]></category>
		<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#neuchâtel]]></category>
		<category><![CDATA[#piano]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[#saison]]></category>
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					<description><![CDATA[Ailleurs, l’herbe est simplement d’une autre teinte, et c’est un sentiment différent lorsqu’on s’y étend pour se faire conter 1001 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="159866" class="elementor elementor-159866" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p><strong>Ailleurs, l’herbe est simplement d’une autre teinte, et c’est un sentiment différent lorsqu’on s’y étend pour se faire conter 1001 Harmonies. Cela vaut bien un détour à Neuchâtel, où les pianistes Myassa et Francisco Leal présentent leur 2e saison de concerts ainsi intitulée: <em>1001 Harmonies</em>, d’un joli mélange entre la musique qui les fait vibrer et leurs histoires de rencontres et d’amitiés.</strong></p>

<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p>Myassa est neuchâteloise, Francisco est colombien. Frayés par la passion du piano, leurs chemins se rejoignent à la Haute École de Musique de Genève à Neuchâtel. Et là… c’est le coup de foudre musical? “Ce qui t&rsquo;a plu, c’est plutôt que je te faisais rire, non?”. Coup d’œil malicieux de Francisco à sa complice. Dans leur appartement, leur photo de mariage orne le mur du salon, non loin d’un grand piano à queue et d’un chat qui se prélasse sur le tabouret.</p>								</div>
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									<p>Actif dans diverses branches qui prennent toutes leurs racines dans la musique (solistes, enseignants, organiste titulaire pour Francisco, médiatrice culturelle pour Myassa), le couple se rajoute une casquette lorsqu’il y a plusieurs années de cela, il imagine organiser sa propre saison de concert. L&rsquo;initiative n&rsquo;était pas un coup d’essai: “Pendant nos études, nous avons mis sur pied une journée de concerts, rééditée à plusieurs reprises, lors de laquelle nous engagions différents musiciens de la région », raconte Myassa. Un premier test qui fonctionne à merveille et sème l’idée. Quelques lieux inspirants, tels que l’Église St-Pierre, le Temple du Bas et bien sûr la fameuse Salle de musique de La Chaux-de-Fonds, leur fait souhaiter une saison qui appartienne à la fois à Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds. L’idée murit durant trois ans et en 2019 éclot la première édition de 1001 Harmonies</p>								</div>
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									<p>Pour une jeune saison, c’est une prise de risque immédiate. S&rsquo;il prend la responsabilité de la programmation et de plusieurs concerts, le couple s’entoure de spécialistes, du graphisme à l’audiovisuel en passant par la communication, mettant les moyens à la forme. Et pour le fond, il convie des invité·e·s de marque: des premières suisses-romandes – notamment le violoncelliste Santiago Cañón, lauréat du concours Tchaïkovski – ainsi que des artistes au rayonnement international, citons le pianiste Arcadi Volodos ou le ténor Bernard Richter.</p>								</div>
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									<p>“Pour construire une programmation, on part des pièces que l’on aimerait entendre ou jouer. Le but est aussi de présenter au public des configurations variées, et de coupler d’autres arts à la musique”, s’accordent Francisco et Myassa. Entre eux, les idées fusent et les artistes inspirant·e·s à inviter ne manquent pas. Mais ce qui les guide, ce sont les histoires, les rencontres qui mènent au concert, les liens qui se créent. Pour eux, Arcardi Volodos ou Bernard Richter sont certes de grands noms, mais avant tout des amis.</p>								</div>
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									<p>Le Concert n° 4, intitulé <em>Flamenco </em>et ayant eu lieu en mars dernier, est un exemple amusant de leur fonctionnement au coup de cœur. “La rencontre avec le Barcelona Guitar Trio était un vrai hasard: on devait partir en vacances à Londres, et à cause d’un souci administratif, on s’est rendu compte une fois à l’aéroport que c’était impossible”, nous racontent-ils à deux voix. “On a regardé quel était le prochain vol, et à la place, on a pris nos billets pour Barcelone. Là-bas, on est allé au Palau de la Música, où on a vu ces musiciens et ces danseurs. C’était incroyable! On a tout de suite pensé à eux pour 1001 Harmonies, et à la fin du concert on est allé voir leur manager. C’était en 2018, avant même le début de notre première saison!”.<br />Un savant mélange entre la spontanéité qui caractérise le couple et la folle planification que requiert une saison classique, en somme!</p>								</div>
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									<p>Dès demain 29 avril, puis dimanche 1er mai, Myassa et Francisco seront eux-mêmes sur scène pour un récital intitulé <em>La vie à deux&#8230; pianos</em>, composé d’œuvres puisées dans le répertoire de leur sensibilité commune. En première partie de concert, ils interpréteront deux pièces classiques: la <em>Suite pour deux pianos</em> de Rachmaninov et la <em>Danse macabre</em> de Saint-Saëns. La seconde partie se fera latine, avec trois magnifiques tango nuevo de Piazzolla, rêveurs, romantiques, dramatiques, teintés de jazz et d’élans de courage. Le final sera une fête, avec un arrangement du <em>Danzon n° 2</em>, du compositeur mexicain Arturo Márquez, auquel le duo amène sa touche pianistique.</p>								</div>
				</div>
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									<p>Parmi leurs prochains <em>couple goals</em>, l’envie de convier d’autres arts encore à leurs saisons. La danse reviendra pour sûr, dans de nouveaux pas de deux à quatre mains. Myassa la littéraire imagine également faire dialoguer, lors d’un concert, des grands textes classiques, des pièces musicales et les biographies des compositrices et compositeurs. Gageons qu’elle saura aisément convaincre sa moitié de ce beau projet&#8230;</p>
<p>La nuit est tombée depuis longtemps et on laisse Neuchâtel derrière nous, suivant des yeux les rails, avec en tête les notes entraînantes du <em>Danzon</em> interprété par Francisco et Myassa dans leur salon!</p>
<p><strong>La vie à deux… pianos<br></strong>Vendredi 29 avril à 19h30<br>Salle Faller, La Chaux-de-Fonds</p>
<p>Dimanche 1er mai à 17h<br>Temple du Bas, Neuchâtel</p>
<p>Tout le programme sur <a href="https://www.1001harmonies.ch/concert-n-3la-vie-a-deux-pianos/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.1001harmonies.ch</a></p><p><br></p>								</div>
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