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	<title>#Frida &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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	<title>#Frida &#8211; L&#039;Agenda</title>
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		<title>Afrosonica, le nouvel univers sonore du MEG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 11:50:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le 16 mai dernier, le Musée d’ethnographie de Genève propose une exposition qui nous fait voyager à travers les [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis le 16 mai dernier, le Musée d’ethnographie de Genève propose une exposition qui nous fait voyager à travers les sonorités du continent africain. <em>Afrosonica &#8211; Paysages sonores</em> a été conçue par Madeleine Leclerc, conservatrice au MEG, et Ntshepe Tsekere Bopape  (Mo Laudi), artiste. Les deux co-commissaires nous invitent à une expérience sensorielle et immersive à travers un panel choisi d’instruments, de musiques et d’artistes.</strong></p>

<p>Texte : Frida</p>

<p>L’atmosphère feutrée et envoûtante de l’exposition capte rapidement l’attention. La grande salle est divisée en cinq espaces : « connexions espace-temps », « musique de l’intime », « l’appel des ancêtres », « vibrer dans un paysage sonore » et une zone de convivialité. Ces espaces, s’intéressant au pouvoir et aux multiples rôles qu’occupe la musique, peuvent être parcourus dans l’ordre souhaité, au gré des états d’âme du moment.</p>
<p><strong>Connexions espaces-temps</strong></p>
<p>La musique peut devenir un moyen de résistance. Sur le continent africain, elle est souvent liée à des périodes très sombres de l’histoire, telles que la colonisation, l’esclavage ou encore l’apartheid. À ces époques, elle a permis de garder et de transmettre des identités que certains tentaient d’effacer, de maintenir une parole qui était entravée ainsi que d’établir un lien entre les générations et les continents. Nous apprenons que les chants de travail n’étaient pas seulement utilisés pour maintenir une cadence soutenue mais s’avéraient souvent subversifs. Ils partageaient des savoirs, des histoires et des proverbes. À différentes périodes, la tradition sonore africaine a donc exprimé la liberté et la solidarité. Des genres influents, comme le gospel ou le hip-hop, portent une histoire de résilience qui nous est narrée à travers des textes, des films et de la musique.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>Debaa. Photographie de Elena Bertuzzi et Laure Chatrefou, tirée du film diffusé dans l’exposition</em></p>								</div>
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									<p><strong>Musique de l’intime</strong></p>
<p>Les musiques africaines peuvent également se faire le reflet de l’intériorité. Nous découvrons que certains instruments, comme les lamellophones, sont joués pour amener à un état méditatif. L’architecture de chaque instrument varie et permet ainsi d’exprimer des émotions différentes. Nous pouvons écouter des lectures de poèmes, réalisées par les grands noms de la littérature et du mouvement de la négritude que sont Léopold Sedar Senghor, Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Jacques Rabemananjara. La voix de ces poètes et l’univers sonore de ces œuvres sont hypnotisants et nous perdent dans un état introspectif.</p>
<p>Au fil des explications, nous sommes étonnée d’apprendre que les instruments de musique peuvent aussi servir de moyens de communication. En reproduisant les sonorités d’une langue, ils permettent de transmettre des messages sur des distances parfois impressionnantes.</p>
<p><strong>L’appel des ancêtres</strong> nous montre la connexion qui peut s’établir avec les esprits et les ancêtres par le biais de la musique. Certains instruments revêtent un caractère sacré et occupent une place essentielle lors de cérémonies et de rituels. L’exposition n’est pas seulement focalisée sur l’ouïe puisque la musique est souvent associée à la danse. Dans certains contextes, des masques sont portés et nous pouvons en voir quelques exemplaires dans des vitrines.</p>
<p><strong>Vibrer dans un paysage sonore  </strong></p>
<p>Nous pouvons également apprécier la diversité des instruments de musique créés en milieu urbain à partir d’objets récupérés et de déchets. Des raquettes de badminton se transforment ainsi en hochets et côtoient des instruments fabriqués avec des matériaux naturels. Les instruments reflètent donc un environnement particulier tout en l’interrogeant.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Tom othieno,  lyre, Soudan. Anyuak, Shilluk. 20e siècle. Donnée au MEG en 1979 ; collectée par l’ethnologue Conradin Perner en 1978. MEG Inv. ETHMU 039943 © MEG, J. Watts<br /></em>Photo de haut de page: détail de ce même objet</p>								</div>
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									<p>L’exposition nous invite aussi à nous questionner sur le canon musical et les normes esthétiques valorisées ainsi que sur la réappropriation culturelle. Elle nous montre qu’il est utile de s’intéresser à la réactivation des instruments : des instruments anciens, ancrés dans une culture et un contexte spécifique, doivent-ils être maniés seulement des membres de leurs tribus d’origine ou peuvent-ils être joués par d’autres personnes, en qualité de novices ?</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Les musiciens Etienne Ngbozo (lamellophone sanzi) et Arone Singa (hochets soko). République centrafricaine, pays Gbaya, Ndongué. Photographie de Vincent Dehoux. 1977. Collection Vincent Dehoux</em></p>								</div>
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									<p>Nous nous immergeons pleinement dans l’exposition grâce aux nombreux moments d’écoute qui nous sont proposés. Casque sur les oreilles, nous percevons la différence de sonorité du hochet, du hochet-double et du hochet sonnailles. Ou dans l’obscurité d’un petit espace, nous pouvons nous laisser porter par les compositions de Midori Takada ou écouter le son des rhombes. Cette exposition nous plonge dans les sonorités du continent africain, de leur histoire et de celle des diasporas qui les ont créées. Nous sortons de cette expérience interactive avec l’impression d’avoir accédé à un nouvel univers musical aux nombreuses facettes, et avec l’envie d’en apprendre davantage, de rechercher et de découvrir d’autres paysages sonores. Nous nous surprenons à prêter davantage attention à l’environnement qui nous entoure et aux bruits qui le peuplent.</p>
<p> </p>
<p><em>Infos pratiques : Pour profiter pleinement de cette expérience, il est possible de participer à des visites commentées, à des parcours pour les enfants ou à des événements de danse, musicaux ou cinématographiques. </em></p>
<p><strong>Afrosonica &#8211; Paysages sonores<br /></strong>Du 16 mai 2025 au 4 janvier 2026<br />MEG, Genève</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.meg.ch/fr/expositions/afrosonica-paysages-sonores" target="_blank" rel="noopener nofollow">https://www.meg.ch/fr/expositions/afrosonica-paysages-sonores</a></span></p>								</div>
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			</item>
		<item>
		<title>La Crise &#8211; Un vent de légèreté au Théâtre de Carouge </title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/la-crise-theatre-de-carouge-tkm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 09:35:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Adaptée du film de Coline Serreau datant de 1992 et mise en scène par Jean Liermier, La Crise nous fait [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Adaptée du film de Coline Serreau datant de 1992 et mise en scène par Jean Liermier, </strong><strong><em>La Crise</em></strong><strong> nous fait rire du début à la fin et trouve un écho en chacun∙e de nous.&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Texte de Frida&nbsp;</p>
								</div>
				</div>
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									<p><span data-contrast="auto">Un matin, Victor (Simon Romang) se réveille sans sa femme à ses côtés. Un mot laissé sur la table lui apprend que celle-ci l’a quitté. En arrivant au travail, son supérieur lui signifie son licenciement. Ces deux bouleversements, dont il ne comprend pas la cause, l’amènent progressivement à poser un regard plus lucide sur lui-même et le guident vers de subtils changements dans son comportement. Il sort de sa trajectoire égoïste pour s’ouvrir à celles et ceux qui l’entourent.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Cette évolution n’est pas simpliste, elle s’opère grâce à des situations concrètes. La rencontre avec Michou (Romain Daroles), un individu perdu, gentil à l’excès, touchant et drôle à la fois, joue un rôle décisif dans sa transformation. Le développement de leur relation aide tant Victor à devenir plus sensible aux vicissitudes affectant ses proches, que Michou à s’ancrer et à construire davantage son futur. Les paradoxes et les défauts des protagonistes  sont certes mis en exergue dans cette pièce, mais sans jamais les condamner. Jean Liermier a choisi une pièce qui mêle profondeur et légèreté, et qui fait assurément du bien. Nous rions de situations de crise, de situations courantes et de personnages humains et faillibles. Nous nous reconnaissons dans ces protagonistes rempli∙e∙s de contradictions. </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>								</div>
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															<img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/12/La-Crise-2-Carole-Parodi-1-750x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-243200" alt="La Crise - Carole Parodi" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/12/La-Crise-2-Carole-Parodi-1-750x500.jpg 750w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/12/La-Crise-2-Carole-Parodi-1-300x200.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/12/La-Crise-2-Carole-Parodi-1-768x512.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/12/La-Crise-2-Carole-Parodi-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" />															</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos: Carole Parodi</em></p>								</div>
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									<p><span data-contrast="auto">Huit comédien∙ne∙s interprètent une galerie de personnages – jusqu’à huit rôles différents, pour Baptiste Gilliéron ! – et jonglent avec les émotions. Les métamorphoses, appuyées visuellement par les perruques, les styles vestimentaires variés et la posture corporelle propre à chaque protagoniste, s’enchaînent sans un faux-pas. Le choix des acteur∙ice∙s est parfait, leur jeu étant extrêmement juste. Les nombreuses scènes se succèdent de manière fluide. La mise en scène insuffle dès le début un rythme à la pièce qui n’est jamais rompu. </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">L’écriture de Coline Serreau reste d’actualité, évoquant des sujets tels que l’émancipation d’une mère, l’hypocrisie de certains hommes politiques ou l’écologie. Cependant, ce n’est jamais réalisé de manière dogmatique. L’autrice dépeint une société ébranlée mais qui ne se limite pas à cela. Les personnages, dans leurs incohérences et peut-être grâce à celles-ci, cherchent à dépasser leur état pour trouver davantage de sens. Et si nous pouvons éclater de rire à la vue de nos travers et de ceux de nos contemporain∙e∙s c’est que l’espoir n’est pas si loin.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Les réactions du public montrent l’engouement que suscite cette pièce. Les applaudissements viennent ponctuer les délicieux échanges entre les comédien∙ne∙s. Nous pouvons notamment mentionner l’impeccable tirade de la sœur de Victor (Camille Figuereo) sur son choix d’habiter seule ou les performances téléphoniques de Michou qui tente de substituer, à sa diction brouillonne, un accent snob. À la fin de la représentation, nous n’avons pas vu passer les deux heures. Les commentaires fusent et autour de nous, le qualificatif « excellent » revient à maintes reprises. Plusieurs spectateur∙ice∙s ayant vu le film n’hésitent d’ailleurs pas à affirmer que l’adaptation de </span><i><span data-contrast="auto">La Crise</span></i><span data-contrast="auto"> réussit un pari difficile, celui de nous faire oublier les acteur∙ice∙s du long-métrage, qui incarnaient déjà magnifiquement les personnages. Ce sera sans doute l’une des meilleures pièces de théâtre de 2025 sur la scène romande. </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p> </p>								</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Septembre, un mois haut en festivités en Inde</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/septembre-en-inde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 17:06:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[#fête]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#inde]]></category>
		<category><![CDATA[#voyage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=237852</guid>

					<description><![CDATA[Frida, rédactrice à L’Agenda depuis 2022, s’est rendue plusieurs fois en Inde, dans la région de Karnataka. Elle y était [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="237852" class="elementor elementor-237852" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Frida, rédactrice à L’Agenda depuis 2022, s’est rendue plusieurs fois en Inde, dans la région de Karnataka. Elle y était en septembre dernier. Une fois n’est pas coutume, elle s’est donc faite notre correspondante en direct de Davangere, pour un article qui s’éloigne un peu de la région lémanique. Bon voyage !</h6>				</div>
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<p><strong>Différentes célébrations religieuses rythment la vie des Hindou∙e∙s. L’une, appelée le « Ganesh Chaturthi » se déroule ce mois-ci. Elle est dédiée à Ganesh, fils de la déesse Parvati et du dieu Shiva.</strong></p>
<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
<p>Le dieu Ganesh symbolise plusieurs qualités dans la culture hindoue notamment la chance, l’intellect et la sagesse. Il apporte également sa protection aux fidèles qui l’honorent. Il est représenté avec un corps d’homme et une tête d’éléphant. Cette image possède diverses interprétations, en particulier la relation voire la tension entre la culture (représentée par la partie humaine) et la nature (mise en avant par le faciès animal). Le nom même du dieu détiendrait plusieurs significations. Certains expliquent qu’il signifierait simplement « le dieu à tête d’éléphant ». D’autres précisent qu’il trouverait son origine en sanskrit et serait la juxtaposition de « gana » (les gens ordinaires) et « isha » (dieu). Ganesh n’est d’ailleurs qu’un de ses multiples noms.</p>
<p>En tant que symbole de bonne fortune, il occupe une place essentielle dans la religion hindoue. Les croyant∙e∙s l’honorent tout au long de l’année mais un festival lui est consacré pendant une dizaine de jours. Il a lieu généralement en septembre mais peut parfois débuter en août. Cette fête respecte plusieurs étapes.</p>
<p>1- La préparation : Des idoles en argile sont fabriquées à l’effigie du dieu. Leur taille varie, elles peuvent être à taille humaine ou plus petites. Des temples provisoires sont construits en divers points d’une ville par les Hindou∙e∙s afin d’accueillir les statues de Ganesh.</p>
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									<p><em>La statue de Ganesh est entourée d&rsquo;offrandes de fleurs. Elle sera probablement placée dans une maison afin d&rsquo;être honorée pendant le mois de septembre. Des personnes de tous les âges participent activement et avec enthousiasme à toutes les étapes du festival.</em></p>								</div>
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									<p>2- La procession et les rituels : Les croyant∙e∙s installent des figurines du dieu dans leur maison. Ce qui surprend et impressionne, ce sont les processions qui amènent les statues grandeur nature de Ganesh dans les temples spécialement montés pour l’occasion. Elles sont transportées dans des véhicules, promenées dans la ville et précédées par des groupes de personnes qui dansent au rythme de la musique diffusée extrêmement fort.</p>
<p>C’est un moment véritablement joyeux qui a malheureusement été terni par des violences les années précédentes. Les photos et vidéos ont été prises à Davangere, une ville de l’état du Karnataka au sud de l’Inde. Uniquement des groupes de garçons et d’hommes participent à la procession, les femmes se réunissant à un autre endroit afin d’éviter les attouchements et les agressions sexuelles. Les habitant∙e∙s de Davangere se souviennent que, par le passé, des filles ont été kidnappées lors de ce jour de fête par des groupes d’hommes alcoolisés.</p>
<p>Une fois la procession finie, les idoles sont installées dans les temples. Pendant plusieurs jours, des prières et des offrandes d’encens, de fleurs et de nourriture sont faites au dieu. Cela peut durer jusqu’à dix jours.</p>
<p>3- L’immersion : Les statues de Ganesh sont ensuite enlevées des temples et amenées près d’une étendue d’eau (un lac, une rivière ou la mer) où elles sont immergées dans l’eau. Cette phase symbolise le retour de Ganesh dans sa maison céleste. Des prières, des chants et des offrandes accompagnent l’immersion.</p>
<p> </p>
<p>Ce festival est célébré partout en Inde. Mumbai est particulièrement connu pour cette célébration, qui constitue une activité économique importante pour de nombreux∙ses habitant∙e∙s de cette ville.</p>
<p>L’origine du « Ganesh Chaturthi » reste floue. Cependant, il aurait pris une ampleur importante et une dimension populaire à partir de 1893, lors d’une célébration publique impulsée par Bal Gangadhar Tilak, professeur engagé contre la domination anglaise. En utilisant la symbolique hindoue, il a fait du « Ganesh Chaturthi » une période d’unité nationale.</p>								</div>
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									<p><em>Une imposante statue de Ganesh est promenée dans Davangere avant d&rsquo;être amenée dans un temple. Tout au long du parcours, des hommes l&rsquo;escortent en dansant.</em></p>								</div>
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		<title>Ilaria, une enfance volée ?</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/gabriella-zalapi-ilaria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 07:47:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[Après son premier roman Antonia, Journal 1965-1966 (2019) récompensé par deux prix et Willibald (2022), Gabriella Zalapì publie Ilaria ou [&#8230;]]]></description>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p></p>
<p><strong>Après son premier roman <em>Antonia, Journal 1965-1966</em> (2019) récompensé par deux prix et <em>Willibald </em>(2022), Gabriella Zalapì publie <em>Ilaria ou la conquête de la désobéissance </em>aux <a href="https://editionszoe.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">éditions Zoé</a>. L’Agenda a assisté à une discussion avec l’auteure, organisée lors du <a href="https://www.lelivresurlesquais.ch/auteur/gabriella-zalapi/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Livre sur les quais</a> à Morges</strong>.</p>
<p></p>								</div>
				</div>
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									<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
<p>L’idée de cet ouvrage est née lors d’une nuit d’insomnie alors que l’auteure écoutait un podcast proposant une lecture de <em>Lettres à un jeune poète</em> de Rainer Maria Rilke. Un passage la marque, le fait qu’un individu doit écrire des histoires que seul lui peut raconter, et lui donne envie d’écrire sur la figure du père. Gabriella Zalapì imagine donc l’histoire d’Ilaria en entrecroisant fiction et réalité. Afin de trouver la bonne distance avec les événements, l’écrivaine écrit d’abord le récit à la troisième personne avant de la remplacer par le « je » de l’enfant, qui donne au texte davantage de profondeur.</p>
<p><em>Ilaria ou la conquête de la désobéissance</em> porte sur l’enlèvement d’une enfant de huit ans, Ilaria, par son père, à la sortie de l’école. Les parents de la petite fille sont séparés. Fulvio, le père, est toujours épris de sa femme. En enlevant sa fille, il en fait un objet de chantage auprès de son épouse. Il est finalement pris à son propre piège. Il part pendant deux ans avec Ilaria sur les routes d’Italie. Ces années constituent une véritable fuite en avant dans laquelle il perd pied. Le récit est ponctué des télégrammes envoyés par le père à sa femme, mais ne contient pas les réponses de celle-ci. L’auteure explique qu’elles n’étaient pas nécessaires à la construction du texte et que l&rsquo;épouse peut, en outre, ne pas avoir répondu. Ce qui importait à Gabriella Zalapì était de faire entendre la voix du père sans le filtre de l’enfant. Pour éclairer la figure de Fulvio, l’écrivaine convoque la mère de ce dernier (la grand-mère d’Ilaria), et superpose ainsi à la figure du père celle du fils. Cela permet aussi de contextualiser le passé : Fulvio a soutenu sa mère lors du décès de son mari. Celle-ci est fantasque, toujours occupée et laisse peu de place à son fils. Pourtant, ils ont un lien très fort. Le but est de dépasser l’image du bourreau que pourrait renvoyer le père d’Ilaria, en lui apportant des failles et de la lumière. Il a enlevé sa fille et ne s’en occupe guère. Cependant, il est plus qu’un homme irresponsable et malveillant.</p>
<p>Ilaria perçoit la grande solitude de son père ainsi que sa honte de boire parfois. La relation entre les deux personnages se révèle complexe. Il s’agit d’un amour défectueux. Ilaria aime son père tout en le détestant. Il la délaisse la plupart du temps mais ils partagent quelques moments joyeux à travers le jeu et la musique. Il lui apprend à mentir mais également à conduire. Cet espace de jeu crée une complicité entre l’enfant et le père. Tous deux partagent aussi un sentiment de peur. Fulvio a peur de perdre sa femme et Ilaria a peur de son père et de ses réactions imprévisibles liées à son alcoolisme. Le contexte historique de l’Italie des années 80 résonne aussi avec la vie des protagonistes.</p>
<p>L’auteure désirait comprendre comment une fillette peut survivre à une telle situation. La petite fille est aux prises avec la loyauté qu’elle ressent pour ses deux parents. Même au milieu du chaos, les enfants parviennent à trouver de la joie. Ilaria se construit en décalage avec les autres enfants. Elle se retrouve dans une situation instable mais crée sa propre stabilité dans les endroits où elle habite provisoirement. Elle reste curieuse et assoiffée d’un contact avec le monde. L’enfant cherche une place à côté de son père qui reste accaparé par sa douleur. Elle la trouve dans la désobéissance.</p>
<p>L’écriture de Gabriella Zalapì est sobre, minimaliste et laisse pourtant voir aux lecteur∙ice∙s les différents personnages et les lieux variés qui constituent ce périple. Étant également plasticienne, l&rsquo;écrivaine s’imprègne d’images pour donner à son écriture plus de précision. Son sens de la retenue permet une exploration en clair-obscur d’une enfance malmenée et du poids des relations filiales.</p>								</div>
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									<p><strong>Rencontres avec l’auteure :</strong></p>
<ul>
<li><del>Lundi 9 septembre 2024 à 19h30</del><br /><del><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.livremoi.ch/event/club-lecture-09-2024/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Club de lecture Livremoi, Genève</a> </span></del></li>
<li><del>Mardi 10 septembre 2024 à 18h30</del><br /><del><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://evenements.payot.ch/evenement/gabriella-zalapi-geneve-cornavin-sept-2024/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Payot Cornavin, Genève </a></span> </del></li>
<li>Vendredi 7 mars 2025 à 18h<br /><a href="https://m-r-l.ch/evenement/gabriella-zalapi-ilaria/?utm_source=Maison+Rousseau+et+Litt%C3%A9rature&amp;utm_campaign=fff2da70c2-EMAIL_CAMPAIGN_2024_11_27_12_52_COPY_01&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_-61b2d4aedc-562890813&amp;mc_cid=fff2da70c2&amp;mc_eid=7dac7a4136" target="_blank" rel="noopener nofollow">Maison Rousseau Littérature</a>, Genève</li>
</ul>
<p>La page de l’auteure sur les Éditions Zoé :<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.editionszoe.ch/auteur/gabriella-zalapi" rel="nofollow noopener" target="_blank">www.editionszoe.ch/auteur/gabriella-zalapi</a></span></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
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		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marilyn, l’ange sacrifié</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/marilyn-geds/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 16:21:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#onex]]></category>
		<category><![CDATA[#théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Marilyn Monroe a été filmée, photographiée et interviewée à maintes reprises, et pourtant sa personne et sa vie demeurent, à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="204926" class="elementor elementor-204926" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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				<div class="elementor-widget-container">
									
<p><strong>Marilyn Monroe a été filmée, photographiée et interviewée à maintes reprises, et pourtant sa personne et sa vie demeurent, à certains égards, encore opaques aujourd’hui. La pièce <em>Marilyn, Madness and Me</em>, jouée en ce moment à Onex, se centre sur les derniers mois de son existence.</strong></p>



<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-8a5a501 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8a5a501" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Cette pièce est imaginée par Didier Bloch, qui l’écrit à l’origine en français puis demande au producteur et scénariste Frank Furino de la retravailler afin qu’elle puisse être présentée au public. Celui qui compte à son actif des séries télévisées telles que <em>Dallas</em> et <em>Dynasty</em> relève le défi. <em>Marilyn, Madness and Me</em> est alors jouée à Hollywood&nbsp;<span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">en 2013</span><span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">&nbsp;</span><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">et très bien reçue par les spectateur·ice·s.</span></p>
<p>Lors d’une interview avec un journaliste qui lui demande s’il s’agit de la réalité ou d’une fiction, Frank Furino répond simplement « oui ».</p>								</div>
				</div>
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									<p>Dans cette pièce, deux personnages se partagent la scène, Marilyn Monroe alias Norma Jean et Tim Garrettson. Celui-ci rencontre la vedette quelque temps avant son décès, il devient son chauffeur et s’occupe également de son chien Maf – diminutif de Mafia – qui lui a été offert par Frank Sinatra. Un lien se crée entre eux : lui, est obsédé par Norma Jean et veut devenir son héros, elle, trouve en cet homme quelque peu immature un soutien et même un ami. Tim récupère le journal intime de l’actrice à sa mort, y lit ses souffrances, ses pensées secrètes et y découvre ses poèmes. Ce petit carnet constitue le fil conducteur de la pièce.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos: Ariadne Kypriadi</em></p>								</div>
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									<p>À Onex, la mise en scène d’Annelies Breman est très belle, elle reste sobre tout en étant dynamique. Cela crée une atmosphère intimiste grâce à laquelle le public perçoit toute la sensibilité des personnages. Ils n’interagissent jamais entre eux et cependant les deux récits s’entrecroisent parfaitement. Tim raconte ses moments privilégiés avec Norma Jean et sa vie après la mort de la star. À chaque fois, les mots du chauffeur trouvent un écho dans le journal de la diva. Les quelques interventions de la radio ancrent les personnages dans la réalité, eux qui semblent perdre pieds avec le réel. Ce média rappelle que l’Histoire poursuit son cours inéluctable et embarque progressivement avec elle les protagonistes: des frères Kennedy et leurs troubles rapports avec Marilyn jusqu’à la guerre du Vietnam à laquelle Tim participe volontairement après le décès de son idole. L’histoire de ces deux êtres apparaît comme un havre de paix au milieu de grands tourments.</p>								</div>
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									<p>Tout au long de la représentation, les deux comédien·ne·s de la Geneva English Drama Society (GEDS) captivent le public et lui font ressentir toute la détresse de leur personnage. Masha Neznansky interprète subtilement Marilyn, que les spectateur·ice·s reconnaissent aisément. La posture, la voix sont similaires. La figure de la femme-enfant, quelque peu perdue et naïve, se dessine à travers les mots de Marilyn. Entourée et adulée, elle paraît pourtant si seule.</p>
<p>Tim, très finement joué par Charles Slovenski, partage cette solitude. Il dédie sa vie à Norma Jean qui lui montre la véritable personne derrière l’image du sex-symbol. Sa rencontre avec cette femme bouleverse son existence. Il se montre attentionné et respectueux envers elle. Il souhaite lui redonner un peu d’espoir, lui montrer que tous les hommes n’en veulent pas qu’à son corps. Charles Slovenski vit tous les états de son personnage, dévasté par la douleur de vivre de celle-ci et son suicide.</p>								</div>
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									<p><em>Marilyn, Madness and Me</em> évoque la profonde tristesse de l’actrice, elle qui pensait ne pas avoir droit au bonheur. La pièce revient sur son enfance douloureuse. Élevée par des familles d’accueil, elle n’a aucun repère, aucune stabilité. Elle désire être vue, être aimée, elle attend presque un sauveur qui saurait lui apporter tout l’amour et la sécurité dont elle a tant besoin. Pourtant, elle enchaîne les débâcles amoureuses avec des hommes qui se montrent parfois violents, qui disent l’aimer alors qu’ils veulent simplement la posséder quelques instants. Au cinéma, tout ne se déroule pas sans difficulté non plus. Elle arrive en retard, ne parvient pas à jouer certaines scènes. Les journalistes disent que sa carrière est finie. Finalement, elle réalise que ce milieu n’a rien d’humain et que, comme les hommes, il se sert d’elle, de ses cheveux blond platine, ses yeux de chat et ses lèvres rouges. Tous semblent davantage intéressés par l’image de femme fatale qu’elle renvoie que par la femme qui réfléchit, l’être humain dissimulé dans ce corps trop fantasmé.</p>
<p>Les œuvres sur Marilyn Monroe sont nombreuses et tombent parfois dans la psychanalyse ou les clichés. <em>Marilyn, Madness and Me </em>évite ces écueils et, que les spectateur·ice·s soient ou non des fans inconditionnel·le·s de la vedette, cette pièce touche tout le monde. Masha Neznansky et Charles Slovenski donnent vie à deux personnages à fleur de peau, légèrement enfantins, qui semblent n’être pas faits pour ce monde.</p>
<p><strong>Marilyn, Madness and Me <br></strong>Du 14 au 17 septembre 2023<br>Ce soir à 19h<br>Demain à 16h<br>Le Manège, Onex<br><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.geds.ch/GEDSWEB/marilyn-madness-and-me-2/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.geds.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Fahrenheit 451: fiction ou réalité?</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/fahrenheit-451/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 11:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[La compagnie de théâtre itinérante Les arTpenteurs joue une pièce aux questions brûlantes et transgénérationnelles en abordant les thèmes du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="203738" class="elementor elementor-203738" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p><strong>La compagnie de théâtre itinérante Les arTpenteurs joue une pièce aux questions brûlantes et transgénérationnelles en abordant les thèmes du savoir et de la liberté.</strong></p>



<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
								</div>
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									<p>Le spectacle est basé sur le célèbre roman dystopique <em>Fahrenheit 451</em> de Ray Bradbury. Considéré comme un monument de la science-fiction, cette œuvre reste d’actualité. Elle touche directement le public par son lien avec la culture, les nouvelles technologies et le divertissement.</p>
<p>L’histoire est celle de Guy Montag &#8211; interprété par Mehdi Duman &#8211; un pompier chargé de détruire les livres. Ces autodafés réguliers lui paraissent naturels et s’intègrent parfaitement dans son quotidien routinier. Cependant, sa voisine, très justement jouée par Eva Gattobigio, va venir rompre cette harmonie illusoire. Fantasque et curieuse, cette jeune fille ne ressemble en rien aux autres personnes que Montag connaît. Les autres semblent insipides et endormi∙e∙s alors que Clarisse est pleine d’esprit. Lors de leur rencontre, elle lui demande « Êtes-vous heureux ? ». Cette simple interrogation déclenche une véritable introspection chez le principal protagoniste. Comme ses concitoyen∙ne∙s, il ne se posait pas de questions. Son environnement, sa vie et a fortiori son bonheur allaient de soi. Les questions ne sont pas les bienvenues dans cette société lisse où tout est maîtrisé.</p>
<p>Montag commence à s’interroger sur ce qui l’entoure, il débute un processus plutôt désagréable mais qui le fera sortir de « la caverne ». Il réalise qu’il ne sait plus quand ni comment il a rencontré sa femme. Son mariage est un état de fait comme son métier. Il apprend qu’avant les pompiers protégeaient les gens du feu; maintenant ils brûlent les livres pour protéger les gens des dangers que ces œuvres contiennent. Il décide de découvrir par lui-même quels sont ces menaces et se met à lire.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos: Felix Imhof</em></p>								</div>
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									<p>Le gouvernement justifie les autodafés en invoquant principalement la paix sociale. Les livres dérangent parce qu’ils sont perçus comme des objets offensant les différentes sensibilités. Pour éviter toute colère, tout débat, il est préférable de les faire disparaître. Toute réflexion est effacée et les individu∙e∙s vivent devant des écrans géants. À l’inverse des ouvrages interdits qui poussent à réfléchir et à se confronter à d’autres points de vue, un écran propose une réalité devant laquelle les individu∙e∙s peuvent rester passif∙ve∙s. Ils et elles ingèrent les informations montrées sans prendre du recul et les croient. Le gouvernement ne leur soumet qu’une opinion pour éviter les discussions. La légèreté et le divertissement remplacent la connaissance et la réflexion. La femme de Montag illustre parfaitement cette frivolité, elle qui a l’impression de vivre dans une série télévisée. Elle envisage même de mettre un écran sur le quatrième mur de leur maison. On ne peut s’empêcher d’y voir une référence au théâtre avec ce mur imaginaire qui existerait entre les comédien∙ne∙s et le public. Il s’agirait d’effacer l’art vivant pour le remplacer par un défilé d’images virtuelles.</p>
<p>La mise en scène fait sciemment naître la confusion dans l’esprit du∙de la spectateur∙ice en raison des différents rôles endossés par les acteur∙ice∙s et de l’insertion de passages narrés. Les feuilles volantes et le mouvement qui s’intensifie au fil du spectacle contribuent également à cet égarement. Cela reflète l’état d’esprit de Montag. Il ne comprend plus le monde dans lequel il évolue. Il développe progressivement une conscience et agit en fonction de ses nouvelles convictions. Il ne peut plus rester immobile face à tant d’incohérence et de contrôle.</p>
<p>La déconstruction progressive de la scène semble souligner l’effondrement d’une idéologie chez le personnage principal. À la fin, seuls demeurent les fondements de la scène, des piliers sains pour reconstruire une société meilleure?</p>
<p>La pièce est portée par de très bon∙ne∙s comédien∙ne∙s. Elle ne laisse pas le public tranquille mais vient le pousser dans ses retranchements. Cette œuvre le met face à ses propres choix, à son libre-arbitre dans une société où il est plus facile de s’endormir devant un écran plutôt que d’être chamboulé par un livre.</p>
<p><strong>Fahrenheit 451</strong><br />Par Les arTpenteurs</p>
<p>&#8211; Jusqu’au 7 septembre sur la place Favre, Chêne-Bourg<br />&#8211; Du 13 au 17 septembre au Jardin Roussy, La-Tour-de-Peilz<br />&#8211; Les 23 et 24 septembre au Parc Mon-Séjour, Aigle</p>
<p><u><a href="https://www.lesartpenteurs.ch/index.php?nav=archive&amp;archive=fahrenheit451" target="_blank" rel="noopener nofollow">lesartpenteurs.ch</a></u></p>								</div>
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		<title>They have a dream</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/a-raisin-in-the-sun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 12:50:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#onex]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour sa troisième production de la saison, la Geneva English Drama Society nous invite à découvrir la pièce A Raisin [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Pour sa troisième production de la saison, la Geneva English Drama Society nous invite à découvrir la pièce <em>A Raisin in the Sun </em>mise en scène par Rick Vincent et interprétée par de brillant∙e∙s comédien∙ne∙s.</strong></p>



<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
								</div>
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									<p>Cette pièce relate l’histoire d’une famille afro-américaine, les Younger, vivant dans la banlieue sud de Chicago dans les années 1950. À la suite du décès du grand-père, ils reçoivent 10 000 dollars de l’assurance-vie de ce dernier. Source d’espoir, cette importante somme d’argent ouvre de nouvelles perspectives pour cette famille. Chaque protagoniste a une idée de ce qu’il convient de faire avec et toutes et tous imaginent déjà leur nouvelle vie. Mama, la grand-mère, décide finalement d’acheter une maison dans un quartier blanc avec une partie de ces fonds, ce qui déplait fortement à leur futur voisinage.</p>
<p>Lorraine Hansberry s’inspire de son vécu lorsqu’elle écrit cette œuvre en 1957. Elle grandit à Chicago et, si ses parents ne connaissent pas la pauvreté des Younger, ils rencontrent de nombreux problèmes avec leurs voisins quand ils déménagent dans un quartier blanc. <em>A Raisin in the Sun </em>a été la première pièce d’une auteure afro-américaine à être jouée à Broadway. Pour cette création, Lorraine Hansberry remporte le fameux prix du New York Drama Critics’ Circle pour la meilleure pièce de théâtre, à seulement 29 ans.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Photo: Christine Housel</p>								</div>
				</div>
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									<p>La pièce s&rsquo;intéresse aux rêves, à leur réalisation et à la désillusion qui en découle parfois. Le titre de cette œuvre y fait d’ailleurs directement référence en renvoyant au poème <em>Harlem</em> de Langston Hughes: “What happens to a dream deferred? Does it dry up like a raisin in the sun?” (<em>Qu’arrive-t-il a un rêve ajourné? Sèche-t-il comme un raisin au soleil?</em>).</p>
<p>En exprimant leurs souhaits pour l’avenir, les personnages révèlent leur individualité et cela génère des tensions. Mama veut prendre soin de sa famille et lui assurer sécurité et stabilité. Elle troque donc leur petit appartement, décrit par Ruth sa belle-fille comme un “rat trap” (piège-à-rats), pour une maison avec jardin. Elle ne comprend pas son fils Walter Lee qui veut faire fortune grâce à des investissements. Elle pense que son travail de chauffeur et que sa famille devraient suffire à le satisfaire, et le compare à son défunt mari qui n’avait jamais eu des aspirations semblables à celles de son fils. Lorsque l’obsession de celui-ci pour l’argent touche à son paroxysme, elle lui rétorque qu&rsquo;à son époque ils avaient d’autres préoccupations notamment celle d’éviter les lynchages. En déclarant “Once upon a time freedom used to be life – now it’s money. I guess the world really do change” (“Il fut un temps où la liberté était la vie – maintenant c’est l’argent. Je suppose que le monde évolue vraiment”), elle souligne le fossé générationnel qui la sépare de ses enfants. Walter Lee entrevoit d’autres horizons et l’argent est pour lui un moyen d’échapper à sa condition. Il ne supporte plus de devoir montrer de la déférence à des client∙e∙s fortuné∙e∙s qui ne lui témoignent que de l’indifférence. Son sentiment d’humiliation et sa colère face aux injustices sociales nourrissent ses projets. La liberté lui paraît vaine sans ressources pour l’exercer. Pourtant, il réalise que sa mère a partiellement raison et que certaines valeurs sont plus essentielles que la richesse.</p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;">Photo (et photo du haut de page): Steven Antalics</p>								</div>
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									<p>Les opinions de Beneatha, la fille de Mama, entrent également en confrontation avec celles plus traditionnelles de sa mère et chamboulent l&rsquo;équilibre familial. Il s’agit du personnage le plus affranchi de l’œuvre. Future doctoresse, elle choque sa mère par son athéisme, ses positions féministes et son questionnement identitaire. Les convictions de ce personnage sont celles de Lorraine Hansberry et, grâce à la très juste interprétation d’Andrea Ogbonna-James (Beneatha), on jurerait l’entendre parler.</p>
<p>Les comédien∙ne∙s livrent une très belle prestation. Emanita Bailey campe une Mama parfaite. Joanita Kalibala (Ruth) touche le public, le fait rire et lui transmet son intarissable énergie. Quant à Frederick Vaamonde (Walter Lee) dont c’est la première fois sur les planches, il fait ressentir aux spectateur∙ice∙s toute la fureur de son personnage. Toutes et tous arrivent à nous faire vivre le quotidien des Younger et les épreuves auxquelles la famille doit faire face. Les disputes reflètent leur désir de changer l’ordre établi. Et malgré les déceptions et les incompréhensions, cette famille reste unie. Comme le dit si bien Mama: « There is always something left to love. And if you ain’t learned that you ain’t learned nothing” (<em>Il reste toujours quelque chose à aimer. </em><em>Si tu n’as pas appris ça, tu n’as rien appris</em>). </p>
<p><strong>A Raisin in the Sun</strong><br />Du mardi 6 au samedi 10 juin 2023<br />Le Manège, Onex<br /><a href="https://www.geds.ch/GEDSWEB/a-raisin-in-the-sun/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.geds.ch</span></a></p>								</div>
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		<title>Le paradis du livre</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/le-salon-du-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 14:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#expo]]></category>
		<category><![CDATA[#festival]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#genève]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis hier et jusqu&#8217;au 26 mars se tient le Salon du Livre à Genève. Tous les genres sont à l’honneur: [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="192678" class="elementor elementor-192678" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p><strong>Depuis hier et jusqu&rsquo;au 26 mars se tient le Salon du Livre à Genève. Tous les genres sont à l’honneur: le roman, la bande-dessinée et même le manga. Chacun∙e trouvera son bonheur dans cet immense espace dédié au livre.</strong></p>



<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
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									<p>À l’occasion de l’inauguration de cet événement, diverses personnalités ont pris la parole. Claude Membrez, directeur de <a href="https://palexpo.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Palexpo</a>, est revenu sur la période covid qui a perturbé l&rsquo;organisation du salon trois années de suite. En 2022, il avait trouvé pour ses rencontres une alternative citadine, prenant place dans divers lieux culturels en ville de Genève. Ce n’est véritablement qu’en 2023 que le salon reprend sa forme originelle avec d’agréables innovations. Trois nouvelles scènes ont en effet été créées:</p>
<ul>
<li>Le Forum, consacré à des thématiques actuelles</li>
<li>Les Loges, qui nous font pénétrer dans les coulisses de la préparation d’un livre</li>
<li>Le Salon Africain, élaboré autour de plumes connues et émergentes</li>
</ul>
<p>Plusieurs rencontres et animations sont organisées dans chacun de ces nouveaux espaces.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: Pierre Albouy</em></p>								</div>
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									<p><span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">Cette édition réserve également une très belle surprise pour les passionné∙e∙s des lettres car, pour la première fois, l’accès au Salon sera entièrement gratuit! Cette démarche permet une démocratisation de la littérature francophone.</span></p>
<p>Thierry Apothéloz, Conseiller d’Etat, a rappelé que l’ensemble des acteur∙ice∙s du livre ont été convié∙e∙s à cet évènement: les écrivain∙e∙s, les éditeur∙ice∙s, les libraires, les lecteur∙ice∙s et les médias. Ce monde semble en plein essor, comme le montre l’ouverture prochaine du Musée de la Bande-Dessinée à la Villa Sarasin au Grand Saconnex. La Suisse confirme sa place importante dans la création littéraire et la liberté artistique. Certaines plumes ont pu faire paraître leurs œuvres seulement grâce à cette ouverture et cet esprit de tolérance; sans Genève, nous n&rsquo;aurions jamais pu lire <em>L’esprit des Lois</em> de Montesquieu.<br />L’homme politique explique que le Parlement continue dans cette voie en soutenant les acteur∙ice∙s du secteur et en apportant des aides aux professionnel∙le∙s trop souvent oublié∙e∙es tels que les scénaristes de bande-dessinée ou les traducteur∙ice∙s.</p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo: Pierre Albouy</em></p>								</div>
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									<p><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Pour terminer cette inauguration avec brio, deux auteures se sont interrogées sur ce que signifiait le fait d’écrire. Deux auteures qui, comme l’a si bien déclaré Claude Membrez, « portent loin et fort la vitalité de la littérature ».</span></p>
<ul>
<li>Pour la romancière suisse <strong>Céline Zufferey, </strong>qui revient au Salon pour présenter son deuxième ouvrage <em>Nitrate</em>, écrire est synonyme de recherche mais aussi d’égoïsme et d’obsession. En écrivant, nous apportons au monde un objet qui n’est a priori pas nécessaire, quelque chose dont personne n’a besoin. Se plonger dans cette activité c’est se lancer dans un monde incertain, ignorer si nous parviendrons à terminer notre phrase, notre roman et si nous le verrons publier un jour. Cette entreprise solitaire peut devenir un échange dès lors qu’un public se manifeste.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Ernis</strong>, poétesse, écrivaine et slameuse, a déclamé quant à elle une véritable ode à l’écriture. « <em>Ecrire pour apprendre à vivre, vivre pour écrire, écrire pour ne pas périr. » </em>Elle lie cette passion au mouvement, à la liberté et au voyage. Aucune frontière ne se dresse quand nous rédigeons un texte. Nous devenons des enfants du monde et non d’une culture précise ou d’un pays spécifique. Toutes les barrières s’effondrent. Elle a partagé une création puissante, un poème vibrant d’émotion et d’une rage profonde qui nous remue et nous parle.</li>
</ul>
<p>Jusqu&rsquo;à dimanche se déroulent à Palexpo des débats, des conférences, des séances de dédicaces et des expositions. Le Salon n’oublie pas non plus les enfants: comme chaque année, ces derniers retrouveront l’Ilot Jeunesse ainsi que des ateliers bande-dessinée. Un coin est également réservé aux aides pouvant être apportées aux personnes ayant des difficultés d’apprentissage et touchées par exemple par la dyslexie.</p>
<p>Vous l’aurez compris, le partage et la diversité seront au cœur de ce Salon du Livre 2023.</p>
<p><strong>Le Salon du Livre</strong><br />Du 22 au 26 mars 2023<br /><span style="font-size: 16px;">Palexpo,</span> Le Grand-Saconnex</p>
<p><a href="https://salondulivre.ch/" rel="nofollow noopener" target="_blank">salondulivre.ch/</a></p>								</div>
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		<title>Much Ado About a Marvellous Play</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/much-ado-about-nothing/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 16:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[#ferneyvoltaire]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[#théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[La jeune compagnie anglophone Hoops of Iron nous régale avec son spectacle Much Ado About Nothing. Les inconditionnel∙le∙s de Shakespeare [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="180948" class="elementor elementor-180948" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p><strong>La jeune compagnie anglophone Hoops of Iron nous régale avec son spectacle <em>Much Ado About Nothing</em>. Les inconditionnel∙le∙s de Shakespeare seront ravi∙e∙s de redécouvrir cette comédie à travers une troupe passionnée.</strong></p>
								</div>
				</div>
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									<p>Texte et propos recueillis par Frida</p>
<p>Les premières représentations se sont déroulées dans un théâtre atypique, le théâtre des 50 à Saint-Jean-de-Gonville. Il est situé à l’abri des regards, dans la campagne française. Le bâtiment n’est autre qu’une grande maison où l’on se sent tout de suite chez soi. Sa structure en bois, son hall d’entrée accueillant et les étagères regorgeant de livres rendent cet espace extrêmement chaleureux. Les membres de l’association gérant ce théâtre le sont tout autant. La capacité d’accueil qui peut paraître restreinte de prime abord s’avère en réalité parfaite pour ce lieu, elle ajoute à la convivialité. Dans le public, tous les âges se côtoient. Cette ambiance familiale fait vraiment de ce théâtre un endroit unique.</p>
<p><em>Much Ado About Nothing</em> est une pièce écrite peu avant 1600. Elle se centre sur deux couples: celui d’Hero et Claudio, et celui de Beatrice et Benedick. Alors que les deux hommes séjournent chez le père d’Hero, deux intrigues amoureuses débutent. Un mariage entre Claudio et Hero est rapidement conclu jusqu’à ce que des accusations sur la fidélité de la jeune fille viennent le compromettre. La relation entre Beatrice et Benedick paraît dès le début plus problématique. Les deux personnages sont fiers et refusent avec véhémence toute union. Pour se jouer d’eux, leurs proches décident de recourir à des stratagèmes afin qu’ils s’avouent leur amour.</p>
<p>La metteuse en scène Sofie Qwarnström reste fidèle à la spatialité de la comédie en la plaçant dans la ville de Messina, en Italie. Mais elle ajoute sa touche personnelle en modifiant la temporalité et en inscrivant sa création dans l’univers de la Mafia des années 1950. Ainsi, le public sourit en voyant s’avancer sur scène, non pas les trois soldats que sont censés être Claudio, Benedick et leur ami Don Pedro, mais trois hommes dont l’apparence et le comportement laissent peu de doute sur leur fonction. Ce décalage temporel renforce l’humour de la pièce. Il permet également de garder l’importance de l’honneur, très présent dans l’œuvre originale, puisqu’il semble naturel que des hommes issus du milieu de la mafia italienne aient recours à ce sentiment pour justifier leur conduite.</p>
<p>Malgré les apparences, le couple principal n’est pas celui formé par l’innocente Hero et l’impulsif et manipulable Claudio mais bien celui que forment Beatrice et Benedick. Ces derniers aiment se quereller et se plaisent à pointer les défauts de l’autre sexe. Chacun∙e affirme d’ailleurs son  aversion pour le mariage à tout son entourage et ne doute pas un instant du bien-fondé et de l’intelligence de son opinion. Lorsqu’ils réalisent leurs sentiments l’un pour l’autre, Beatrice et Benedick se retrouvent embarrassé∙e∙s et ne souhaitent surtout pas reconnaître la tendresse qu’ils se portent. Aller à l’encontre de leurs déclarations antérieures, à l’encontre de leurs convictions qui leur paraissaient tellement fortes? Cela leur semble inimaginable. Devenir des sujets de plaisanteries est une perspective ne sied guère à leur caractère quelque peu vaniteux.</p>								</div>
				</div>
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									<p>Alannah Burns (Beatrice) et Will Fihn Ramsay (Benedick) excellent à reproduire la vivacité d’esprit et l’orgueil des deux personnages. Il et elle parviennent à souligner leur conflit intérieur, entre leurs anciennes idées et leurs nouveaux désirs. Le public perçoit immédiatement la similarité de leur personnalité. Leur jeu  permet aux spectateur∙ice∙s de saisir pleinement la complexité des personnages ainsi que leur dimension comique. La comédienne s’adonne au sarcasme avec une telle facilité que nous ne pouvons rester de marbre face à son interprétation. Quant à la prestation de Will Fihn Ramsay, elle se révèle tout simplement remarquable. Il captive son audience et se montre aussi doué pour les scènes sérieuses et dramatiques que celles plus mondaines et enjouées. Lorsqu’il prend position contre Don Pedro et Claudio, en critiquant leur réaction face à la prétendue trahison d’Hero, il hausse la voix à peine un instant et le public tout entier se fige. Sa présence scénique et sa maîtrise parfaite de toute la palette des émotions font de lui un comédien épatant.</p>
<p>Rick Vincent (Dogberry) joue à merveille son rôle de policier bouffon et alcoolique. Ses grimaces et sa gestuelle provoquent l’hilarité générale.</p>
<p>Le titre de la pièce contient un jeu sur le mot « nothing » (rien) qui peut aussi s’entendre « noting » (commérages, rumeurs). Les péripéties sont créées uniquement par des rumeurs. Sans elles, il n’y aurait pas eu d’histoire. En effet, le mariage d’Hero et Claudio est mis en péril par les insinuations du frère de Don Pedro sur la future mariée. Ce frère illégitime, à la méchanceté complètement décomplexée, agit pour que chaque personne qu’il croise ressente un malheur aussi grand que le sien. Cependant, les personnages malveillants ne sont pas les seuls à manigancer pour s’amuser. Les ami∙e∙s de Beatrice et Benedick les dupent également, même si cela vise un objectif louable. Mais ces mensonges et ces conflits se résolvent par le triomphe de l’amour.</p>
<p>Toute personne ayant envie de se frotter à la langue de Shakespeare et de se laisser porter par la mise en scène de Sofie Qwarnström ressortira enchantée de cette représentation.</p>
<p><strong>Much Ado About Nothing<br /></strong>Du 16 au 18 décembre 2022<br />Orangerie du Château de Voltaire, Ferney-Voltaire</p>
<p><a href="http://www.chateau-ferney-voltaire.fr/Actualites/Much-Ado-About-Nothing-Beaucoup-de-bruit-pour-rien?fbclid=IwAR03Q9z9VAd3gYfOixKB7aP_9VXyJwS9nKnPLj15udk6gc-n0svrdhP-MuA#" target="_blank" rel="noopener nofollow">Vers le site</a></p>
<p> </p>								</div>
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									<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://pl01.owen.prolitteris.ch/na/plzm.b4fc2b97-813f-4ee1-871d-e4eca3abaf20" width="1" height="1" border="0" /></p>								</div>
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		<title>Steel Magnolias – Entre raison et désir</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/steel-magnolias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Nov 2022 09:48:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[#coppet]]></category>
		<category><![CDATA[#Frida]]></category>
		<category><![CDATA[#théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 80 ans, la Geneva English Drama Society divertit les anglophones et anglophiles du bassin genevois. En ce moment au [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis 80 ans, la Geneva English Drama Society divertit les anglophones et anglophiles du bassin genevois. En ce moment au Théâtre de Terre-Sainte de Coppet, elle propose une semaine de représentations de la pièce </strong><em><strong>Steel Magnolias</strong></em><strong>, portée par de talentueuses comédiennes.</strong></p>

<p>Texte de Frida</p>
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									<p>Robert Harling, l&rsquo;auteur de la pièce, l&rsquo;a écrite peu après le décès de sa sœur Susan avec la volonté de raconter l&rsquo;histoire de cette dernière et d&rsquo;en chérir le souvenir. Celle-ci souffrait de diabète et les médecins lui déconseillaient d&rsquo;avoir un enfant en raison des complications que cela pourrait engendrer. Elle a pourtant tenu à réaliser ce rêve. Malheureusement, la grossesse a fatigué son organisme, lui provoquant de graves problèmes rénaux.</p>
<p>Robert Harling ne s&rsquo;attendait pas à entendre des rires fuser lors des premières représentations de sa pièce et c&rsquo;est pourtant ce qui arriva, et ce qui n&rsquo;a jamais cessé au fil des années. Ce récit tragique ne transforme en effet pas la pièce en un spectacle larmoyant. L&rsquo;auteur ne se focalise pas uniquement sur la maladie de sa sœur mais aussi sur sa vie et celle des femmes qui l&rsquo;entourent. La personnalité des protagonistes et la saveur des dialogues sont un véritable hommage à la vie, avec ses joies et ses peines.</p>								</div>
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									<p>Le public assiste aux échanges entre six femmes qui se retrouvent régulièrement dans le salon de beauté d&rsquo;un village de Louisiane. Les discussions mises en scène ont lieu à différents moments de leur existence et s&rsquo;étalent sur plusieurs années. On entre dans l&rsquo;intimité de ces personnages, voit leur évolution et le renforcement de leur amitié. Six femmes, un salon de beauté, le contexte pourrait paraître superficiel. Les spectateur∙ice∙s se rendront rapidement compte qu&rsquo;il n&rsquo;en est rien. Sous l&rsquo;humour et la légèreté, des sujets sérieux et profonds sont abordés. Les personnages partagent leurs réflexions sur leur mariage et sur leurs insatisfactions.</p>
<p>Chacune possède une personnalité propre et dévoile son unicité tout au long de la pièce. Robert Harling brosse un beau portrait de sa sœur au travers du personnage de Shelby. Elle se montre déterminée, forte et joyeuse et n&rsquo;a aucune envie que sa condition définisse sa vie. Sa mère, M&rsquo;Lynn, s&rsquo;inquiète continuellement de son état et n&rsquo;approuve pas toujours les décisions de sa fille, mais elle agit toujours avec amour. Sous couvert d&rsquo;une relation parfois chaotique et conflictuelle, les deux femmes s&rsquo;aiment tendrement.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photos: Geds</em></p>								</div>
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									<p>Une attention spéciale semble portée aux tenues des protagonistes en parfait accord avec leur personnalité. Shelby nous fait notamment sourire avec sa passion pour la couleur rose qu&rsquo;elle porte constamment. Truvy, la pétillante propriétaire du salon de beauté qui raffole de potins, s&rsquo;habille de jupes courtes et de talons. M&rsquo;Lynn porte toujours la même coupe de cheveux, simple et pratique. Sa fille pense qu&rsquo;elle se rapproche davantage d&rsquo;un ballon de football que d&rsquo;une réelle coiffure.</p>
<p>La pièce se révèle drôle et touchante. L&rsquo;actrice Olga Derenkova est excellente quand elle campe Ouiser, une vieille fille au caractère revêche et à l&rsquo;humour décapant. Le public rit autant de son ironie que de sa personne. Comme elle le dit si bien: « I&rsquo;m not crazy, I&rsquo;ve just been in a very bad mood for forty years. » (« <em>Je ne suis pas folle, mais juste de mauvaise humeur depuis quarante ans</em>« .</p>
<p>Gillian Barmes, dans le rôle de M&rsquo;Lynn, bouleverse quant à elle les spectateur∙ice∙s. Les mots poignants qu&rsquo;elle prononce regorgent de colère et d&rsquo;incompréhension face au sort de son enfant. Elle n&rsquo;aurait pas fait les mêmes choix que sa fille et ne comprend pas toutes les décisions que cette dernière a prises. Mais elle l&rsquo;a soutenue et a accepté ses choix. C&rsquo;est une pièce profondément humaine qu&rsquo;a mise en scène Neil-Jon Morphy.</p>
<p><strong>Steel Magnolias<br /></strong>Du 8 au 12 novembre<br />Théâtre de Terre Sainte, Coppet<br /><a href="https://www.geds.ch/GEDSWEB/steel-magnolias-book-tickets/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.geds.ch</a></p>								</div>
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									<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://pl01.owen.prolitteris.ch/na/plzm.e45e98d6-9c7f-45a8-90d4-b4c625696276" width="1" height="1" border="0" /></p>								</div>
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		<title>Des Poupées Russes Théâtrales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 07:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[« Les acteurs sont des lâches ». Le ton d&#8217;Une Pièce Espagnole est donné dès le début de la représentation. Contemporaine et [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>« Les acteurs sont des lâches ». Le ton d&rsquo;<em>Une Pièce Espagnole </em>est donné dès le début de la représentation. Contemporaine et caustique, cette œuvre théâtrale mise en scène par Claude Vuillemin est à voir jusqu&rsquo;au 9 octobre aux Amis MusiquEThéâtre.</strong></p>
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									<p>Texte de Frida</p>
<p>Écrite en 2004 par l&rsquo;autrice et dramaturge française Yasmina Reza, cette pièce réalise une mise en abîme théâtrale. Les comédien·ne·s jouent des acteur·ice·s qui répètent une pièce espagnole. Celle-ci se centre sur la présentation du nouvel amoureux de la mère à ses filles et son gendre. Pour ajouter davantage de complexité, les deux filles sont également des actrices et l&rsquo;une d&rsquo;entre elles répète une pièce bulgare, dont le public verra quelques passages. Ces différents niveaux de jeux créent une légère confusion au commencement et il faut plusieurs minutes avant d&rsquo;être véritablement happé par la représentation. Cette œuvre demande donc une attention soutenue de la part des spectateur·ice·s. Pourtant, ce procédé du théâtre dans le théâtre apporte beaucoup d&rsquo;originalité ici. Il permet aux acteur·ice·s de revêtir plusieurs peaux.</p>
<p>Cette technique crée également un lien particulier avec le public qui reçoit les confessions des comédien·ne·s sur le rôle qu&rsquo;ils jouent, qu&rsquo;ils critiquent et analysent. Ils partagent aussi leurs pensées sur le théâtre et la vie, ces deux éléments qui s&rsquo;entremêlent tout au long du spectacle. D&rsquo;ailleurs, dans l&rsquo;une de ses adresses à l&rsquo;auditoire, Margarita Sanchez (Pilar, la mère), explicitera cela en déclarant:</p>
<p> « dans la vie aussi on ne sait pas toujours comment il faut vivre,</p>
<p> où il faut se mettre,</p>
<p> s&rsquo;il faut regarder bien en face,</p>
<p> ou se tenir de façon provisoire et incertaine ».</p>								</div>
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									<p style="text-align: center;">Photo: A.-Schneider</p>								</div>
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									<p>Chaque protagoniste présente celui qu&rsquo;il ou elle incarne dans la pièce espagnole. Et ces introductions ne manquent pas de mordant. Mauro Bellucci (Mariano, le gendre), décrit son personnage comme « mou et sans morale ». Tout au long de la pièce, il portera un regard lucide et satyrique sur lui-même. Finalement, il s&rsquo;agit peut-être du membre de la famille le plus sincère, celui qui joue le moins un rôle. Chez les autres, le masque se fissure petit à petit. Ainsi, sa femme Aurélia, qui semble forte et déterminée, qui persiste à répéter une pièce bulgare plutôt médiocre, se révèle pétrie d&rsquo;angoisses.</p>
<p>Cette création aborde le thème des tensions familiales notamment avec la relation entre la mère et ses filles, Nuria et Aurélia. La famille n&rsquo;est pas représentée comme une unité stable mais comme un espace de confrontation. Chacun·e s&rsquo;affronte mais personne ne sort vainqueur. Tandis que Pilar et Fernan partent s&rsquo;enivrer de romance, Nuria retourne à sa vie de célébrité et Aurélia et Mariano continuent leur existence dont ils ne perçoivent plus le sens. Les échanges amers mais honnêtes ne permettent pas de construire une situation familiale agréable.</p>
<p>Toutefois, l&rsquo;humour de cette œuvre s&rsquo;avère particulièrement savoureux. Les moments qui pourraient devenir sérieux sont traités avec ironie. La scène de séduction entre Pilar et Fernan provoque les rires. Le public s&rsquo;attend à des mots enflammés et se retrouve face à un businessman qui disserte sur l&rsquo;immobilier devant une femme qui ne fait que l&rsquo;écouter. Même la crise d&rsquo;angoisse d&rsquo;Aurélia suscite beaucoup d&rsquo;amusement. Dans cette pièce, on s&rsquo;esclaffe face aux drames et on rit devant les failles des personnages. Et si à première vue cette création semble exigeante, elle est portée par d&rsquo;excellents comédiens qui valent le détour.</p>
<p><strong>Une Pièce Espagnole<br /></strong>Du 20 septembre au 9 octobre 2022<br />Les Amis MusiquEThéâtre, Carouge<br /><a href="https://lesamismusiquetheatre.ch/une_piece_espagnole/" target="_blank" rel="noopener nofollow">lesamismusiquetheatre.ch/une_piece_espagnole/</a></p>								</div>
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