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	<title>#cinéma &#8211; L&#039;Agenda</title>
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		<title>La Maison des femmes : la représentation d’un « nous » collectif et rempli d’héroïnes</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 12:38:10 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est en 2017 que Mélisa Godet découvre le centre de santé La Maison des femmes à Saint-Denis. À ce moment-là, la jeune scénariste, qui sera ensuite également réalisatrice, ne se sent pas encore prête à en faire un film. En 2022, l’idée ne l’a toujours pas quittée et elle décide d’en faire son premier long métrage. Nous avons assisté à sa projection le 10 mars au cinéma CityClub de Pully qui était suivie d’une discussion avec la réalisatrice et la comédienne Laetitia Dosch.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Critique et propos recueillis par Marie Butty</p>

<p class="wp-block-paragraph">Fiction inspirée du lieu du même nom, <em>La Maison des femmes</em> plonge dans le quotidien de l’équipe de soin et des patientes qui, toutes ensemble dans une sororité pleine d’entraide et de solidarité, s’attèlent à redonner le sourire, la confiance, le corps et la dignité aux victimes de violences sexistes et sexuelles. Dans ce film, il ne s’agit pas de parcours individuels, mais plutôt de celui du collectif, celui d’un lieu qui accueille, soigne, écoute et panse les plaies tant physiques que psychologiques.</p>
<p><strong>Un casting essentiellement féminin</strong></p>
<p>Les actrices Oulaya Amamra, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Juliette Armanet et Aure Atika forment notamment le casting de ce film choral. Il y a environ 50 rôles, dont 98% sont des femmes, informe Mélisa Godet. Elle ajoute : «  Représenter à ce point des visages de femmes si différentes, multiples et toutes ces formes de féminité a été un challenge, mais surtout une vraie joie. Nous n’avons pas souvent l’occasion de mettre autant de femmes à l’image ». Tant dans les représentations que dans les parcours de vie, c’est un pari réussi puisque les femmes, de tout âge, viennent de tous horizons et de tous milieux. Elles incarnent un collectif solidaire où l’entraide ne va pas seulement de la soignante à la patiente, mais se fait à tous les niveaux.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>© Marie Rouge</em></p>								</div>
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									<p><strong>Une réalité de terrain</strong></p>
<p>Dès les premiers instants, le public est embarqué au cœur du lieu dans un groupe de parole de femmes ayant subi des violences. Loin d’une représentation triste et obscure, le film alterne entre joie, désespoir, rire et surmenage, ce qui a pour effet de dévoiler la réalité vécue tant par les patientes que par l’équipe soignante.</p>
<p>Faite de haut et de bas, cette vérité de terrain, brillamment rendue à l’écran, la réalisatrice l’a développée tant en se documentant qu’en se rendant dans le lieu – tout en discrétion pour ne pas prendre le risque d’interférer sur les parcours de soin en cours. Elle explique également que le regard et les relectures, étape par étape, de la gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem-Gantzer, fondatrice du lieu, incarnée à l’écran par Karin Viard, ont été d’une précieuse aide. La justesse de la représentation est également rendue possible grâce au jeu des actrices. Laetitia Dosch indique, lors de la discussion, qu’à l’instar de la réalisatrice, elle s’est rendue sur place pour assister à une consultation avec Ghada, avec l’accord de la patiente : « J’ai vu le corps de Ghada s’ouvrir je l’ai vu respirer, elle avait quand même des émotions, elle ne se blindait pas. Elle était touchée, mais elle évacuait, elle prenait son temps avant de parler et on sentait qu’elle était solide. C’était très beau de voir comment elle écoutait ».</p>
<p>En plus d’une aventure humaine, le film dépeint une dure réalité : celle du besoin de financement. En effet, l’institution est menacée de fermer ses portes faute de moyens suffisants. La passion et la vocation de l’équipe ne suffisent pas à pouvoir ouvrir les portes d’un tel établissement tous les jours. La fondatrice doit ainsi se battre pour maintenir en vie le lieu d’accueil, pourtant si nécessaire…</p>
<p><strong>Des femmes sujets plutôt qu’objets</strong></p>
<p>Bien que représentant parfaitement la thématique des violences, la réalisatrice est parvenue à traiter le sujet sans les montrer. Lors de la discussion, Mélisa Godet explique qu’il était important pour elle de déplacer le regard, de changer le prisme, dans ce film, les femmes ne sont plus l’objet des violences, mais sont les sujets de leurs vies : « Pour être fidèle aux intentions de cet endroit, c’était très important de changer ce regard-là. Je ne pouvais pas les représenter comme des choses qu’on maltraite, car elles sont beaucoup plus que cela ».</p>
<p><strong>Un film nécessaire, touchant et joyeux</strong></p>
<p>Le film est une réussite complète, il a d’ailleurs fait salle comble ce jour-là à Pully. Mélisa Godet est parvenue avec aisance à montrer une réalité, très peu traitée : le quotidien de celles qui vivent des violences et les équipes qui se tiennent à leur côté, le long métrage revêt ainsi une importance d’utilité public. La réalisatrice fait justice à ce lieu dans un équilibre parfait entre drame et résilience ainsi qu’à ces héroïnes du quotidien tant abîmées que fortes et magnifiques qui nous font passer du rire aux larmes et terminent sur une note d’espoir et de sororité !</p>
<p>Plein d’humour et véhiculant un message fort, le film est en salle depuis le 4 mars 2026 dans toute la Suisse romande.</p>								</div>
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		<title>Baisse de la redevance: Cinéastes, humoristes et musicien·ne·s aussi impacté·e·s</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:37:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Artistes et acteur·ice·s de la culture se mobilisent contre l&#8217;initiative «200 francs, ça suffit!» soumise à votation le 8 mars. [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Artistes et acteur·ice·s de la culture se mobilisent contre l&rsquo;initiative «200 francs, ça suffit!» soumise à votation le 8 mars. Si la population accepte de réduire le financement de l’audiovisuel public, non seulement l&rsquo;industrie du cinéma suisse serait fragilisée mais aussi le monde de l’humour et de la musique.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Sujet: Jade Albasini</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>Photo de haut de page:<br />Tristan Lucas, Julien Doquin, Valérie Paccaud, Robin Chessex, Donatienne Amann, Philippe Bataglia<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://couleur3comedyclub.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Couleur 3 Comedy Club</a></span>, D-Club, Lausanne, le 7 octobre 2023.<br />RTS/Frank Mentha</em></p>								</div>
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									<p>Sabrer la redevance audiovisuelle, en acceptant l’initiative «200 francs, ça suffit!», qui prône une baisse du financement de la SSR &#8211; Société suisse de radiodiffusion et télévision, ne toucherait pas que les monde de l’information et de la diversité médiatique. Par ricochet, de nombreux·ses acteur·ice·s culturel·le·s seraient également ciblé·e·s par cette votation populaire du 8 mars prochain.</p>
<p>D’abord, il y aurait des conséquences pour les cinéastes ainsi que les sous-traitants dans les métiers techniques et créatifs. En Suisse romande, iels collaborent régulièrement avec la RTS qui les coproduit. Une réalité mise en lumière dans une étude de l’Observatoire romand de la culture (ORC). «Ce qu’on a constaté avec nos données, c’est que des domaines comme les arts vivants sont soutenus par les cantons et les villes mais d’autres moins, dont le cinéma. C&rsquo;est la SSR qui finance ⅓ des productions audiovisuelles, que ce soit les documentaires, la fiction mais aussi l’animation», explique Olivier Glassey, directeur de l’ORC. Dans le cadre du Pacte de l’audiovisuel prévu jusqu’en 2027, la SSR investit chaque année 34 millions de francs dans la production de films et séries. En 2024, elle a accompagné 220 projets.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Still du film <em>The Land Within,</em> de Fisnik Maxville (co-production Alva Films et RTS)</p>								</div>
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									<p>C’est également une branche qui emploie 5000 personnes dans le pays. Et un tiers d’entre elles sont en sursis en cas de réduction de la redevance. Des aspects qui ne sont pas forcément connus du grand public. «On est tellement inondé par les productions des privés comme Netflix que peu de gens sont au courant qu’il y a des films et des séries suisses. On a déjà du mal à exister alors comment ce serait si le financement baisse?», se projette Fisnik Maxville, réalisateur romand de documentaires et du long métrage de fiction <em>The Land Within</em>.</p>
<p>Conscient des réalités budgétaires de l&rsquo;industrie du cinéma, il ajoute. «Faire un film moins cher que ce que l’on produit en Suisse actuellement est très difficile, notamment pour respecter les normes salariales. À titre comparatif avec d’autres pays en Europe, le cinéma ici est déjà sous-financé par rapport à d’autres départements, à la population et au nombre d’étudiant·e·s qui sortent des écoles d’art.» Il souhaite sensibiliser l’impact de la production audiovisuelle comme moyen pour faire rayonner le pays à l’international, à l’image de la Corée du Sud qui a développé ce <em>soft power</em> depuis vingt ans.</p>
<p><strong>Répercussions sur l’humour </strong></p>
<p>L’Union Romande de l’Humour, soit l’association professionnelle des humoristes romand·e·s est aussi alarmée. Elle rappelle sur son site que les humoristes ont «besoin d’un service public fort». En tournée avec son spectacle <em>En Slip,</em> la comédienne et autrice d’humour Donatienne Amann l’évoque même sur le plateau. «J’ai réalisé qu’il fallait que j’en parle aussi sur scène et que je dise au public de bien se renseigner sur les conséquences de cette initiative. Je leur confie aussi que sans la visibilité que j&rsquo;ai eu via la RTS, je ne serai pas en train de tourner mon seule-en-scène», partage la Lausannoise qui a joué notamment ses premiers sketchs au Couleur 3 Comedy Club en 2021.</p>
<p>Celle qui est comédienne professionnelle rappelle aussi qu&rsquo;elle a appris le métier d’humoriste en écrivant des chroniques à la radio puis à la TV. «Le service public met des artistes émergent·e·s en avant mais les radios privées ne le feront certainement pas car ce n’est pas assez rentable», confie-t-elle. Si l&rsquo;initiative passe, elle craint une perte de visibilité pour les gens du métier. «C’est inquiétant car l’impact serait énorme. Comment allons-nous exposer notre travail et parler de nos spectacles sans ces canaux? Il y a déjà beaucoup moins d’opportunités qu’avant de tester ses chroniques à l’antenne avec la crise des médias et les coupes budgétaires de ces dernières années», commente Donatienne Amann. Pourtant les nouvelles générations sont friandes de stand-up. «On a découvert que les jeunes sont fans de Comedy Club. Et quand on pense à tous ces humoristes à succès, que ce soit Yann Marguet ou Marina Rollman, ils ont commencé leurs chroniques à la radio publique. C’est dans cet espace aussi que s’expriment ces talents.» En tout cas au début de leur carrière.</p>
<p><strong>Moins de visibilité pour les musicien·nes</strong></p>
<p>Un autre domaine culturel serait également affaibli en cas de «oui» aux urnes, il s’agit de la musique. «Des artistes de la scène musicale en Suisse romande rappellent aussi que la SSR les soutient de manière indirecte en diffusant leurs concerts. Ils précisent que dans leurs parcours professionnels, les émissions radio ou TV leur donnent une grande visibilité en élargissant leurs réseaux», dit Olivier Glassey. </p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">La harpiste Tjasha Gafner dans l&rsquo;émission Oh! Micro de la RTS 6.03.25</p>								</div>
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									<p>Il cite encore un sondage réalisé par l’ORC sur les activités loisirs et culturels des Romand·e·s, récolté sur un échantillon de 1000 personnes. Le constat? Les plateformes numériques occupent un rôle central dans le temps libre et ce, pour tous les âges. Olivier Glassey souligne: «Les contenus de Play RTS sont de qualité. Il y a des informations vérifiées.» Un argument important à l’heure de la profusion de <em>fake news</em>, en particulier sur les réseaux sociaux qui reste la première source d’information en 2024 pour 9 jeunes sur 10 selon l’étude JAMES, réalisée par la Haute École des sciences appliquées de Zurich.  </p>
<p>Alors que le <a href="https://www.gfsbern.ch/fr/news/1er-sondage-srg-sur-les-tendances-concernant-la-votation-federale-du-8-mars-2026/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">premier sondage de l’institut gfs.bern</span></a> publié en janvier mentionne que 52% des Suisse·sses refuseraient l’initiative «200 francs, ça suffit» &#8211; un chiffre à considérer avec prudence vu la marge d’erreur &#8211; l’angoisse dans l’ensemble des professions liées à la culture est vivace à un mois du scrutin.</p>								</div>
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									<p>En décembre 2017, l&rsquo;équipe de CultureEnJeu avait concocté un numéro spécial autour de l&rsquo;initiative NoBillag, qui avait été refusée à  71%. Comme le remarque la journaliste Chantal Tauxe dans un récent post, « nos arguments de l&rsquo;époque n&rsquo;ont pas pris une ride » ↓</p>								</div>
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		<title>Mystérieux tueur en série au Victoria Hall</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 15:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[La nuit tombe sans prévenir, le vent agite les branches nues, l’humidité s’immisce sous les manteaux et les ombres évitent [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La nuit tombe sans prévenir, le vent agite les branches nues, l’humidité s’immisce sous les manteaux et les ombres évitent les silhouettes qui rentrent chez elles d’un pas pressé. L’ambiance parfaite pour se faire raconter une petite histoire de tueur en série, non ? Mercredi 5 novembre au Victoria Hall, l’Orchestre de la Suisse Romande, sous la direction de Philippe Béran, jouera en ciné-concert <em>The Lodger</em> d’Alfred Hitchcock. Une histoire du brouillard londonien. Qui finit bien. Enfin, il semblerait&#8230;</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Basé sur le roman éponyme de Marie Belloc Lowndes (1913) et inspiré de l’histoire de Jack l’Éventreur, <em>The Lodger</em>, sorti en 1927, est le tout premier thriller de Hitchock. C’est également le premier film dans lequel il fait – presque par hasard, alors qu’il remplaçait un figurant au pied levé – sa première apparition en caméo, habitude qu’il adoptera par la suite.</p>
<p>Philippe Béran ne tarit pas d’éloges au sujet de cette œuvre. Et pourtant, ce chef d’orchestre en a vu des films muets, rôdé qu’il est aux ciné-concerts. « Je peux vous donner plein de raisons d’aller voir <em>The Lodger</em> » s’enthousiasme-il alors qu’il nous répondait au téléphone il y a quelques jours. « Ce film porte en germe tous les grands films que Hitchcock a réalisés par la suite. Je suis toujours fasciné de voir comment, à 26 ans, il maitrisait déjà tellement le langage cinématographique ! ». La standing ovation que lui avaient réservé les 3&rsquo;000 personnes présentes à l’ouverture du Festival de Film de Locarno en 2023 ne peut qu’appuyer ses propos.</p>
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									<p style="text-align: right;"><em>Interview par téléphone avec Philippe Béran :)</em></p>								</div>
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									<p>Après l’avoir rejoué l’année dernière dans une version réduite avec le Lemanic Modern Ensemble, Philippe Béran revient à un effectif large : une grande section de cordes et les 50 musicien∙ne∙s de l’OSR sur la scène du Victoria Hall.</p>
<p>Le film s’ouvre sur le visage d’une femme attaquée, un cri instrumental déchire l’air. La musique de Neil Brand, compositeur britannique, se fait tantôt angoissante pour accompagner les rebondissements de ce thriller intimiste, tantôt romantique et envoûtante, puisque le scénario raconte aussi une histoire d’amour. Dans une interview pour <a href="https://www.southwestsilents.com/post/neil-brand-on-alfred-hitchcock-s-the-lodger-the-criterion-collection" target="_blank" rel="noopener nofollow">South West Silents </a>en 2017, Neil Brand confiait qu’il trouvait que <em>The Lodger </em>avait « un rythme irrégulier et des changements d&rsquo;humeur difficiles à interpréter, [&#8230;] probablement dus au fait que le personnage de Novello [<em>ndlr: l’amoureux</em>] était le véritable tueur dans le roman original – et potentiellement aussi dans l&rsquo;esprit de Hitchcock, jusqu&rsquo;à ce que [<em>le producteur</em>] lui dise que cela ne pouvait pas être le cas, car l’acteur ne devait pas entacher son statut d’idole des femmes qui faisait vendre des billets ».  </p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Still de<em> The Lodger</em></p>								</div>
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									<p>L’humour n’est donc jamais loin, que ce soit dans des anecdotes de production ou dans l’intrigue. « La façon dont est racontée l’histoire de ce mystérieux personnage qui tue des blondes aux cheveux bouclés, si possible le mardi soir, me fait à la fois penser à Shakespeare dans la manière d’alterner le drame, l’amour et l’humour, et aux romans d’Agatha Christie, qui baladent le spectateur et l’embrouillent complètement jusqu’au dénouement final. C’est à la fois inquiétant et drôle, j’y reconnais un humour 100% British », sourit Philippe Béran.</p>
<p>Le musicien nous affirme connaitre le film par cœur. C’est à présent un travail technique qui l’attend d’ici là : revérifier, scène par scène, tous les tempi et les enchaînements pour que la musique soit parfaitement synchronisée avec le film. « Un concert symphonique, c’est facile en comparaison d’un ciné-concert ! » s’exclame-t-il. « Ici, il faut s’occuper de l’orchestre et de la musique, mais aussi de la ligne temporelle, en s’ajustant continuellement pour rester sur la crête du début à la fin : 1 heure, 29 minutes et 9 secondes de musique non-stop. C’est difficile mais aussi très euphorisant, car la musique nourrit le film et vice-versa. Voir un film avec la musique live, comme c’était fait à l’époque, c’est vraiment un autre monde ! Ça donne toute sa puissance émotionnelle à l’image ».</p>
<p>***</p>
<p>En plus de passer un bon moment musical à se faire peur, se rendre au Victoria Hall mercredi 5 novembre sera également une bonne action, puisque les recettes du ciné-concert seront entièrement versées à la Fondation Clair Bois, qui assure un accompagnement adapté aux enfants, adolescents et aux adultes polyhandicapés.</p>
<p>***</p>
<p><strong>The Lodger – A story of the London fog<br /></strong>Mercredi 5 novembre 2025 à 19h30<br />Victoria Hall, Genève<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.osr.ch/fr/concerts-billets/concerts/evenement/concert/cine-concert-the-lodger" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.osr.ch</a></span></p>								</div>
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		<title>Fragments d&#8217;un parcours amoureux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 09:31:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[Fragments d’un parcours amoureux de Chloé Barreau, je l’ai vu au CityClub Pully lundi dernier et ses images, ses voix [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="266364" class="elementor elementor-266364" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Fragments d’un parcours amoureux</em> de Chloé Barreau, je l’ai vu au CityClub Pully lundi dernier et ses images, ses voix me reviennent constamment depuis. J’ai repensé aux visages caressés par sa caméra, aux fêtes, aux apparts, aux rues et aux bars, à la musique, aux instants de poésie mutuellement offerts, aux coupes courtes décoiffées par le vent, à ce grain particulier de l’image qui immortalisait les trombines des ados des années 90. À toutes ces images qu’on a perdues, à toutes ces images qu’elle a gardées.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte de Katia Meylan</p>
<p><em>Fragments d’un parcours amoureux</em> est une preuve tangible que les sentiments ont existé pour un temps. Depuis ses 16 ans, Chloé Barreau a filmé ses amitiés et ses amours. Des centaines d’heures de rush. En 2016, elle confie à la journaliste Astrid Desmousseaux son désir d’en faire un documentaire, mais, ne trouvant pas les subventions escomptées, remet le projet à plus tard. Elle se frotte à de la retenue, des accusations voilées de narcissisme, notamment. Au fil du temps, le dossier s’enrichit, se complète… Et un jour, Chloé Barreau envoie deux lettres. À deux de ses ex. Aux centaines d’heures d’archives s’ajouteront des dizaines d’heures d’interviews, menés par Astrid Desmousseaux. Douze ex ont accepté de partager leurs souvenirs.<br />Parler d’amour, ce n’est pas futile. Ce n’est pas anecdotique. Et puis, un élan narcissique inspirerait-il tant de gens à repenser à tant d’autres ?</p>
<p>Depuis lundi dernier, j’ai repensé à Chloé, Sébastien, Jeanne, Laurent, Rebecca, Anne, Ariane, Jean-Philippe, Anna, Bianca, Marina, Marco, Caroline. À toutes ces personnes que le film nous fait rencontrer, à leurs mots, leurs pauses, leurs regards.</p>
								</div>
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									<p>J’ai repensé à ceux qui racontent avec nostalgie, à celles pour qui les souvenirs sont devenus flous, à celles chez qui ils sont encore vibrants. Aux admiratives, aux attendries, aux plus cyniques. À celles qui se livrent et à celles qui se protègent. Chloé ne se protégeait pas du tout. C’est Jeanne qui le dit.<em> (Rectification après avoir vu le film une deuxième fois: c&rsquo;est Ariane).</em></p>
<p>J’ai repensé au fait que le public avait ri plusieurs fois lorsque Marco ou Jean-Philippe parlaient à l’écran. Moi aussi, mais je ne savais pas vraiment pourquoi. Le rire avait changé au fil du film, d’amusé il m’a semblé devenir bienveillant, très complice.</p>
<p>J’ai repensé à celles qui interrogent la démarche, enthousiastes ou abasourdies. « On a tous besoin d’un archiviste », affirme Jean-Philippe. « Je trouve ça fou qu’elle s’autorise à demander ça, mais une fois qu’on nous le demande c’est impossible de dire non ». C’est Rebecca, le coin de la lèvre retroussé.</p>
<p>« Je ne suis pas fétichiste de ma biographie », dit-elle encore. J’ai cherché mon carnet dans lequel, à dix-neuf ans, j’avais noté des extraits de <em>Fragments d’un discours amoureux</em> de Roland Barthes qui me parlaient. Il y avait beaucoup d’autres choses dans ce carnet, mais je ne le trouve plus. On a tous besoin d’un archiviste.</p>
<p>J’ai pensé aux personnes qui sont restées proches de Chloé et à celles qu’elle n’a plus jamais revues.</p>
<p>J’ai pensé à Lucian et à Arnaud.</p>
<p>J’ai pensé à l’ex qui n’avait pas accepté d’être dans le film. Astrid Desmousseaux nous a dit, lors du bord de scène après la projection du CityClub lundi dernier, que Chloé et lui avaient repris contact depuis et étaient redevenus amis. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a beaucoup plu.</p>
<p>J’ai pensé aux ex à qui Chloé n’avait peut-être pas proposé de figurer dans le film. Je ne sais pas s&rsquo;il y en a. Est-ce que parfois, on a tous cette impression de ne pas avoir compté ?</p>
<p>Je me suis demandé à quoi ressemblerait le film de Bianca, de Caroline ou de Marina.</p>
<p>Je me suis demandé qui serait dans mon film à moi. Et si mes ex m’écrivaient une lettre pour me proposer d’être dans leur film, à eux, qu’est-ce que j’y dirais ?</p>
<p>J’ai pensé à ma chance, et à celles qui ne peuvent pas repenser à toutes leurs anciennes relations avec amour et nostalgie, parce que la violence avait dépassé les bornes.</p>
<p>J’ai repensé à la dédicace « À Valentina M. » dans les crédits. Je sais à qui je dédicacerais une preuve d’amour.</p>
<p>Autant de pensées en « je », tournées vers les autres. Des fragments, elles aussi. Fragments de verre encore coupants ou déjà polis, embellis par le temps. Qu’en fait-on quand ils miroitent là, devant soi ? Il faut en faire quelque chose.</p>								</div>
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									<p><strong>Fragments d’un parcours amoureux</strong><br />De Chloé Barreaux</p>
<p>Projections à venir :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.cityclubpully.ch/affiche/fragmentsdunparcoursamoureux" target="_blank" rel="noopener nofollow">CityClub Pully</a></span> <br />&#8211; lundi 20 octobre à 20h<br />&#8211; jeudi 23 octobre à 20h15<br />&#8211; vendredi 24 octobre à 18h<br />&#8211; dimanche 26 octobre à 16h<br />&#8211; mardi 28 octobre à 20h</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.cinemas-du-grutli.ch/films/52628-fragments-d-un-parcours-amoureux" target="_blank" rel="noopener nofollow">Les Cinémas du Grütli</a></span> <br />&#8211; mardi 21 octobre à 19h<br />&#8211; jeudi 23 octobre 14h</p>								</div>
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		<title>Quand l’IA fait son cinéma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 07:38:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À chaque étape de production son intelligence artificielle : en pré-production, l’IA peut co-écrire des scénarios ou anticiper le succès [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="260867" class="elementor elementor-260867" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À chaque étape de production son intelligence artificielle : en pré-production, l’IA peut co-écrire des scénarios ou anticiper le succès d’un projet grâce à l’analyse de données. En période de tournage, elle permet de générer des décors, des doublures numériques ou des effets visuels sans caméra réelle. En post-production, elle automatise le montage, le doublage, le sous-titrage et la création musicale. L’IA s’invite même dans la distribution, où elle personnalise les bandes-annonces selon le profil des spectateur·ice·s. Si certain·e<strong>·</strong>s craignent pour leur avenir professionnel, d’autres au contraire surfent sur la vague des algorithmes. Comment l’IA va-t-elle continuer à faire évoluer le milieu de l’audiovisuel et du cinéma ?</strong></p>
<p></p>
<p class="wp-block-paragraph">Enquête : Mélissa Henry</p>
<p></p>								</div>
				</div>
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									<p>L’IA se retrouve tellement partout dans les métiers de l’audiovisuel que certain·e·s sont persuadé·e·s qu’elle va les remplacer. D’autres, au contraire, y voient une formidable opportunité de pousser plus loin les limites de leur propre créativité. C’est l’avis que partagent Laura Tocmacov, fondatrice et directrice d’Impact IA, et Jonathan O’Hear, artiste explorant les possibilités infinies de l’IA à travers l’art, notamment dans l’audiovisuel. Tous deux parlent de l’IA comme d’une collaboratrice, un « sparring partner » avec qui co-créer. Le festival AiiA, laboratoire d’art et d’intelligence artificielle, explore cette approche : « réfléchir ensemble, avec des artistes et penseur·euse·s transdisciplinaires, nous permet d’anticiper car on réfléchit après avoir expérimenté, on imagine différentes options, on retravaille les prototypes. Puis on crée plus de variantes, et on fait un choix. C’est vraiment génial car on va au-delà de ses limites », souligne Laura Tocmacov, pour qui l’IA ne s’anticipe pas car elle ne va jamais dans la direction imaginée.</p>
<p class="MsoNormal"><b><span lang="fr">Des IA créatives ?</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="fr">En 2018, lorsqu’elle a cofondé Impact IA avec Tim O’Hear, e<span style="background-image: initial; background-position: initial; background-size: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial;">xpert en intelligence artificielle et innovations digitales, tous deux étaient persuadé·e·s que l’IA allait « exploser ». Et Laura Tocmacov d’interroger: </span>« qui aurait pu imaginer que cette application moche qui inventait pour répondre à des questions débiles en 2022, parvienne, trois ans plus tard, à autant d’innovations avec des agents IA qui réfléchissent ? » Pour elle, il n’est pas possible d’anticiper ce que sera concrètement l’IA de demain : « on a une idée de ce qui bouge, mais on ne voit pas tous les signaux faibles, qui vont en fait être des facteurs de changements directs ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="fr">Quant à savoir si les IA peuvent être créatives, les avis sont partagés. Pour l’artiste Jonathan O’Hear, « cela dépend de ce qu’on appelle <i>créativité</i>. Certains artistes examinent le langage même du medium, comme David Lynch avec <i>Mulholland Drive</i> par exemple ». Explorer la manière dont on raconte le cinéma, les codes du langage et de la narration, pourrait être une piste de création selon Romed Wyder, qui précise cependant : « mais toute une partie de l’audiovisuel, celle qui sort de la norme, n’est pas possible de générer avec des IA ». Pour Laura Tocmacov, les IA sont déjà créatives : « on est en train de passer d’assistants IA à agents IA. Avant 2022, on avait des chatbots, puis les assistants IA avec ChatGPT, etc. à qui on prompte une demande pour qu’ils nous répondent. Maintenant, les agents IA sont orientés sur des objectifs, ce qui change tout. Même ChatGPT est déjà dans un fonctionnement visant des objectifs. Ça les rend plus créatives ». Pour d’autres, comme le réalisateur Romed Wyder, c’est l’humain qui apporte la créativité car « si on ne donne rien à l’IA, on n’a rien en retour. » </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="fr">La question de la propriété intellectuelle, inhérente à la créativité, fait débat. Ces dernières années, les tribunaux ont tenté de légiférer sur la question : à Pékin en 2023, un tribunal a conféré un caractère d’originalité à une image générée par StabilityAI. Plus récemment, le 26 juin, le Tribunal fédéral administratif suisse a accepté l’inscription de l’informaticien Stephen Thaler comme co-auteur d’une invention qu’il souhaitait breveter. Une semi-victoire pour ce chercheur américain, puisque cette invention était, selon lui, l’œuvre de son IA seule. Mais pour l’heure, les brevets ne sont pas délivrés aux IA. </span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span lang="fr">Ce que l’IA projette au cinéma </span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="fr">Demeurent les modèles hybrides, celles que l’on peut qualifier de « collaboration » avec une IA, comme le projet <a href="https://www.chimere.ai/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><i><span style="color: #1155cc;">Chimères Communities</span></i></a><i> </i>œuvre nourrie par la collaboration des communautés,<i> </i>présenté lors du <a href="https://aiiafestival.org/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="color: #1155cc;">AiiA festival</span></a>. Œuvre collaborative, IA interactive, l’artiste Jonathan O’Hear expérimente l’IA sous différentes formes, dans le milieu artistique comme audiovisuel. En témoigne le projet du réalisateur Romed Wyder. Dans le film, <em>Où est Ava ?</em>, Romed Wyder avait besoin d’images de la fille de ses protagonistes, Mona, dans une version féminine et une version masculine, générées à partir de photos des parents, qui sont en revanche des acteurs en chair et en os. Sans IA, les options auraient été le maquillage ou la sélection au casting de frères et sœurs. Les images restant quelques secondes seulement à l’écran, l’utilisation d’une IA fut l’option la moins onéreuse, et a permis de placer les personnages dans des situations complexes en tournage. « À l’époque où j’ai généré ces images, il fallait encore faire des retouches, comme l’écriture sur la pancarte que tenait le personnage au milieu d’une manifestation, qui n’apparaissait pas très nettement. Tous les deux mois, la technologie évolue et devient plus performante et moins chère. Il faut alors faire de petites adaptations, mais c’est pour être plus efficace ensuite. C’est vraiment grisant ! »</span></p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Haut de page: Image générée par une IA pour le film </em>Où est Ava?<em> de Romed Wyder (Paradigma films).<br />Ci-dessus: images d’Ava et de sa version masculine, générées par IA (Paradigma Films).</em></p>								</div>
				</div>
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									<p>En parallèle, une expérience numérique est en train de voir le jour : elle plonge dans le même univers que le film linéaire <em>Où est Ava ?</em> : de manière interactive, il est possible de discuter avec les quatre protagonistes. Un service analyse en temps réel les questions qui lui sont posées, et recherche dans la base de données les caractéristiques du personnage, avant de générer une réponse, d’abord à l’écrit puis de façon vocale et visuelle, pour que le personnage réponde physiquement et verbalement à la question posée. « C’est un travail énorme », souligne Romed Wyder, avant d’admettre : « on se rend compte que ça va être extrêmement cher à utiliser. Chaque question va coûter une fortune, on va devoir trouver une solution, comme par exemple proposer l’expérience uniquement lors de festivals avec un budget alloué pour cela ».</p>
<p>Avoir littéralement accès aux points de vue subjectifs des personnages d’un film fait partie des évolutions possibles de l’audiovisuel. Jonathan O’Hear « rêve de ce moment où on aura accès à toutes les histoires autour des histoires », des histoires extrapolées, la réalité alternative, les embranchements de ce que le récit aurait pu être. Et de rappeler : « on en revient à la question de ce que ça ouvre comme possibilités, qu’est-ce qu’on en fait ? »</p>
<p>Jonathan O’Hear exploite également les glitches, ces effets qui fragmentent ou brouillent les images, les font sauter parfois, pour en faire apparaître d’autres. L’un de ses projets porte sur la statue préhistorique de bronze <em><a href="https://youtu.be/mh0-NUQepbU?si=pGD0c-IuzhD0KSWz" target="_blank" rel="noopener nofollow">Dancing girl</a></em> qu’il a photographiée au National Museum de New Delhi. À partir de cinq images, Jonathan O’Hear a créé un modèle en IA qui lui a ensuite permis d’affiner une multitude de répliques. Pour l’artiste, le plus fascinant est la série d’images générées qui donnent vie à la statuette <em>Dancing girl</em>, animée de manière saccadée à la manière d’un folioscope qui produit un effet de mouvements aux personnages dessinés sur des feuilles de papier. Car ce n’est pas la perfection ni le réalisme qui intéresse l’artiste.</p>
<p><strong>Sur les traces des blockbusters </strong></p>
<p>« Pour l’instant on se moque des vidéos générées par IA. Il y a eu cette fameuse vidéo de Will Smith en train de manger des pâtes, sortie il y a deux ans, complètement ridicule. Le temps de se moquer, une autre version sortait. Et puis, il y a eu Sora » lance Laura Tocmacov. Sora est une intelligence artificielle développée par OpenAI qui permet de générer des vidéos réalistes à partir de simples descriptions textuelles. Il n’y a qu’à voir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HK6y8DAPN_0" rel="nofollow noopener" target="_blank">le teaser</a> de Sora pour se rendre compte du potentiel de cette IA. Pour les créatifs·ves, Sora permet de réaliser des storyboards animés, tester des idées visuelles (sizzle reels), ou encore de générer des contenus sans budget ni équipe technique. La qualité n’est pas encore parfaite, avec parfois des artefacts dans les visages, et des limites sur les scènes complexes mettant en scène des interactions entre plusieurs personnages. Mais comme toujours avec l’IA, c’est une question de temps.</p>
<p>Ces productions, faites par une IA sans humain dans la boucle, pourraient rapidement développer des blockbusters. Après tout, les scénarios de ces films fonctionnent déjà d’après des templates narratifs, aussi appelés « storytelling matrix » comme la <em>Save the Cat! Beat Sheet</em> de Blake Snyder qui repose sur une quinzaine d’étapes-clefs, et massivement utilisée à Hollywood. Il n’y a qu’à regarder les films de Noël pour être convaincu·e qu’un certain nombre de cases ont été cochées. L’IA repose elle aussi sur des scénarisations automatisées, et peut donc déjà aisément reprendre ces recettes de films à succès.</p>
<p><strong>Quel avenir pour les métiers de l’audiovisuel ? </strong></p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Image générée par une IA. Crédit : Kjpargeter (Freepik)</em></p>								</div>
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									<p>Bien utilisée, l’IA pourrait renforcer l’excellence individuelle, en améliorant à la fois la qualité et la productivité, tout en élargissant nos connaissances et notre créativité. C’est ce que montre une étude récente publiée par Ethan Mollick, professeur à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, une école de commerce américaine de référence. Sur son site One Useful Thing, il analyse les résultats d’une expérimentation menée auprès de 758 consultant·e·s du Boston Consulting Group pour évaluer l’impact de l’IA générative sur la performance professionnelle.</p>
<p>Car l’IA nous permet de dégager du temps pour laisser libre cours à notre créativité. Retirer un bruit de fond, sauf cas complexes, ne relève pas d’un savoir-faire particulier. Utiliser l’IA dans des cas similaires permettra d’avoir davantage de temps pour un montage plus élaboré ou un travail éditorial qui requiert réflexion et expertise. La valeur ajoutée de l’IA n’est évidemment pas la même pour tout le monde : des tâches administratives ou de comptabilité, compliquées ou chronophages pour certaines personnes, seront passionnantes pour d’autres.</p>
<p>L’IA menace tout de même des métiers et des œuvres relevant de la propriété intellectuelle, comme les voix-off. « Il ne faut pas non plus être naïf·ves, l’IA va tuer certains métiers, en transformer d’autres, et probablement nous emmener sur des nouveaux chemins intéressants, aussi. Mais si on met toutes nos énergies à être contre, on ne crée plus ». Pour Laura Tocmacov, l’essentiel est de savoir comment se réinventer. « Le plus gros danger, c’est de rester bloqués dans ces bulles cognitives, qui nous empêchent de découvrir de la nouveauté. Or, dans l’audiovisuel, on a besoin d’être surpris ». Deux idées concomitantes soutiennent que le travail tel qu’on le connaît aujourd’hui n’existera plus dans quelques années, et que l’IA va créer de nouveaux métiers. Tout comme la révolution industrielle, la crise est inévitable face à l’explosion fulgurante de l’IA dans tous les domaines.</p>
<p>L’IA a aussi ses propres limites. En témoigne Romed Wyder qui a testé Genario, pour créer des scénarios : « même avec un texte de base original, c’est l’évidence même qui va sortir. Les fiches de lecture sont bateau, que ce soit avec mon scénario ou celui de Sofia Coppola ». Pour le réalisateur, « là où l’IA est intéressante, c’est quand on peut prompter soi-même ». Comme avec ChatGPT qui offre des recherches et développements plus efficaces.</p>
<p>D’autres plateformes spécifiques au milieu de l’audiovisuel existent, comme <a href="http://largo.ai" target="_blank" rel="noopener nofollow">Largo.ai</a>, développée par une start-up de l’EPFL, qui utilise une base de données de plus de 400’000 films, 950’000 talents, et donne des recommandations de scénarios, de bande-son ou d’image. La plateforme organise notamment des ateliers à destination des professionnels du métier, afin d’interroger le potentiel de l’IA dans le cinéma, d’abord en utilisant l’IA générative, puis en demandant à Largo.ai de tester le potentiel d’audience des projets issus de ses ateliers. Jusqu’à présent, la place de la créativité humaine apparaît comme un vecteur <em>sine qua non</em> d’originalité, inhérent au succès d’un film.</p>
<p><strong>IA or not IA ?</strong></p>
<p>Chaque fois, c’est un choix qu’il faut opérer. Dans son prochain film, Romed Wyder souhaitait filmer un chevreuil. « S’est alors posée la question de l’utilisation d’une IA, en transformant une chèvre en chevreuil ». Parfois, utiliser une IA est plus compliqué que de tourner à l’ancienne. Notamment quand on voit les rendus un peu trop oniriques ou dignes de Picasso lorsque l’on fait appel à Midjourney pour créer des personnages. Mais les deep fakes ont prouvé que certaines IA sont plus convaincantes que d’autres pour transformer le réel. Une bonne chose, selon Romed Wyder : « Je trouve que les IA, notamment les Deep fakes, vont apprendre aux gens à se méfier de tout. Et dans quelques temps, quand on doutera de tout, on aura besoin de médias pour confirmer la véracité des faits et des images ».</p>
<p>Quant aux films interactifs, impliquant une personne active qui participerait littéralement à l&rsquo;œuvre cinématographique, le réalisateur doute de leur potentiel : « les gens ont quand même envie de suivre une histoire de A à Z, linéaire. Autrement, on s’oriente vers un jeu vidéo. Je ne suis pas sûre que le cinéma change tant que cela à l’avenir, si ce n’est au niveau des décors ». Et de rêver d’un avenir proche où décors et univers se matérialiseront à l’écran, grâce à l’IA.</p>
<p>Pour la CEO de la fondation ImpactIA, l’interactivité pourrait être encore plus poussée à l’avenir : « il suffirait qu’on apprenne à identifier les expressions du visage, les traits d’émotions, pour amener le niveau d’émotion recherché. Un épisode de <em>Black Mirro</em>r explore cela. C’est très plausible ». Des films et séries sur-mesure qui se baseraient sur nos réactions et les émotions recherchées : la Vidéo à la Demande du futur. Avec l’effet de surprise en prime. « Je pense que ce qui est intéressant est ce qui nous surprend », souligne Romed Wyder. Mais selon lui, « l’IA a toujours du mal à sortir des sentiers battus. On aura toujours besoin de l’humain ». D’autant plus si, comme Laura Tocmacov l’espère aussi, les IA nous renverront à notre humanité, en s’adressant à nous avec politesse et bienveillance, des qualités parfois en voie de disparition dans les métiers de l’audiovisuel &#8211; comme d’autres domaines d’ailleurs.</p>
<p>Entre expérimentations et inquiétudes, l’IA impose désormais une redéfinition des rôles. Plus qu’un outil, elle devient une collaboratrice et invite à revoir nos priorités, à explorer nos domaines d’expertise. La question n’est plus « si » l’IA transformera le secteur, mais « comment » nous déciderons d’en faire un levier d’émancipation plutôt qu’un simple outil de raccourci, au risque de standardiser davantage encore la production. Reste à savoir si le septième art saura garder son humanité et sa créativité… En pleine conscience.</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Échanges avec le réalisateur Jean-Stéphane Bron… 
En collaboration avec ChatGPT
</h4>				</div>
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									<p><strong>Jean-Stéphane Bron : </strong>Par curiosité et un peu par provocation (et aussi par manque temps soyons honnête), j’ai demandé à CHATGPT de répondre à ma place en lui disant qui j’étais, ce que j’avais fait, etc. ! Voici ses réponses après deux secondes de réflexion. Je vous laisse juge. En rouge mes commentaires (sans aide…)</p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Voici une réponse rédigée dans le style du réalisateur <strong>Jean-Stéphane Bron</strong>, avec une voix qui mêle lucidité, engagement artistique et intérêt pour les questions éthiques et sociétales — caractéristiques que l&rsquo;on retrouve dans ses documentaires comme <em>5 Nouvelles du cerveau</em>, <em>L&rsquo;Expérience Blocher</em>, ou encore <em>Cleveland contre Wall Street.</em></p>								</div>
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									<p><strong>CultureEnJeu: Comment l’IA transforme-t-elle votre métier de cinéaste ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Je dirais que l’IA agit un peu comme un révélateur : elle transforme la manière dont on conçoit le cinéma, mais elle révèle aussi ce qu’il y a de profondément humain dans notre métier. Il y a cette tentation de l’automatisation, de l’optimisation permanente, qui entre parfois en collision avec la dimension artisanale, sensorielle, intuitive de la création cinématographique. On est face à un miroir qui nous demande : qu’est-ce qui, dans ce que nous faisons, peut être reproduit, et qu’est-ce qui ne le peut pas ?</p>
<p><strong><span style="color: #941626;">Jean-Stéphane Bron :</span> </strong><span style="color: #941626;"><em>D’ici quelques années, démêler le vrai du faux sera impossible. Dans le domaine de l’information, la guerre des images et des sons ne fait que commencer. De mon côté, j’ai commencé à utiliser des assistances IA dans le domaine du son et les résultats sont vraiment étonnants (essais de voix, nettoyages, remplacement de mots, etc.). Aussi, ayant découvert la puiss<span style="color: #941626;">ance de ces outils, je comprends mieux pourquoi les acte</span>urs et les scénaristes ont fait grève il y a trois ans à Hollywood.</em></span></p>
<p><strong>En tant que réalisateur, percevez-vous l’IA plutôt comme une opportunité ou une menace ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Je suis partagé. Il y a un potentiel indéniable : l’IA peut nous aider à explorer des récits, des structures narratives, à visualiser autrement. Mais elle est aussi une menace si elle devient un outil de standardisation, ou pire, un moyen pour les plateformes de réduire encore la prise de risque artistique. Le danger, ce n’est pas l’IA elle-même, c’est ce que les logiques industrielles pourraient en faire.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>Rien à redire. Bien imité..</em></span></p>
<p><strong>Voyez-vous des initiatives ou des projets en Suisse utilisant l’IA que vous jugez particulièrement intéressants ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Oui, notamment dans la recherche, entre Lausanne et Genève, il y a des ponts passionnants entre neurosciences, arts visuels et IA. J’ai rencontré, lors du tournage de <em>Cinq Nouvelles du cerveau</em>, des chercheurs à l’EPFL ou à l’Université de Genève qui travaillent sur des interfaces cerveau-machine avec une ouverture poétique que je trouve stimulante. C’est souvent dans ces marges — entre science, art et philosophie — que l’on voit émerger les idées les plus fécondes.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>Et les menaces sur la démocratie, les vois-tu émerger ??</em></span></p>
<p><strong>Qu’est-ce que votre projet Cinq Nouvelles du Cerveau vous a appris, notamment sur le rapport entre l’humain et l’IA ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Que ce rapport est ambivalent, fondamentalement. L’IA fascine parce qu’elle nous ressemble de plus en plus, mais elle inquiète parce qu’elle agit sans conscience. Le film m’a appris qu’on ne peut pas penser l’IA sans réfléchir en même temps à ce que nous sommes, à nos limites, à notre vulnérabilité. L’enjeu n’est pas seulement technologique, il est existentiel.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>Pour dire vrai, il est politique. Qui détient le pouvoir ? Et à quelles fins ? Lisez les inspirateurs du Trumpisme (Curtis Yarvin en tête) et voyez ce qu’ils pensent de l’IA et à qui elle devrait servir. Le peuple dans des caves abrutis de jeux vidéo, les éclairés, les puissants, régnant en maître sur le monde. C’est un peu délirant, mais c’est une théorie en vogue dans la Silicon Valley. Le développement inéluctable de l’IA est vendu avec l’idée, elle aussi inéluctable, de l’obsolescence de la démocratie.</em></span></p>
<p><strong>Quel est votre avis sur l’écriture, le montage ou d’autres aspects de la création assistés par l’IA ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Je suis curieux. J’ai testé certains outils d’écriture assistée, notamment pour jouer avec des structures narratives ou faire émerger des associations d’idées. Mais je garde une distance critique. Le risque, c’est que ces outils réduisent la complexité, qu’ils nous enferment dans des formats prédictifs. Je ne veux pas d’un cinéma où les scénarios sont générés en fonction d’algorithmes calibrés pour “plaire”.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>So true.</em></span></p>
<p><strong>Que répondez-vous à celles et ceux qui pensent que l’IA va détruire des métiers, notamment dans le milieu du cinéma ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Je comprends leur inquiétude. Oui, certains métiers vont être profondément transformés. Des postes liés à la post-production, aux effets visuels ou au repérage vont devoir évoluer. Mais la réponse ne peut pas être le repli. Il faut former, accompagner, imaginer de nouvelles façons de collaborer avec ces technologies. Et surtout, défendre la valeur de la pensée humaine, de l’expérience vécue.</p>
<p><em><span style="color: #941626;">Haha, bonne réponse, mesurée, prudente, tellement moi, ça fait peur… ;-)&nbsp;</span> </em></p>
<p><strong>Quel est, d’après vous, le rôle des cinéastes face à cette transformation ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> C’est un rôle politique et artistique. Politique, parce qu’il faut résister à la tentation de l’automatisation du goût. Artistique, parce qu’il faut continuer à inventer, à raconter des histoires que personne n’attendait. L’IA pousse à la standardisation. Le cinéma, lui, doit rester le lieu de l’imprévisible, du singulier.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>Oui, de l’expérience aussi, au sens scientifique. Nous devons nous astreindre à être des chercheurs.</em></span></p>
<p><strong>Selon vous, quel impact l’IA va-t-elle avoir sur le rapport des salles de cinéma avec le public ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Là aussi, tout dépendra de l’usage. Il y a des expérimentations intéressantes avec des œuvres interactives ou des médiations augmentées. Mais j’espère qu’on ne va pas faire du cinéma une expérience purement “optimisée”. Le cinéma, ce n’est pas Netflix dans une salle. C’est un lieu de partage, de trouble, de silence. Il faut préserver cela.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>Un lieu de trouble, j’adore.</em></span></p>
<p><strong>Comment vous préparez-vous, en tant que cinéaste, à l’évolution des usages liés à l’IA ? Quel rôle vont y jouer la formation, le dialogue professionnel ou la création de réseaux ?</strong></p>
<p><strong>ChatGPT :</strong> Je crois à la nécessité de créer des espaces de dialogue, entre artistes, chercheurs, ingénieurs. La formation est essentielle, mais elle doit être critique. Il ne s’agit pas d’apprendre à “bien utiliser” l’IA, mais de penser ses usages, ses effets, ses angles morts. Le cinéma a toujours été une forme en dialogue avec la technique. L’enjeu est de ne pas céder notre autonomie de pensée à la machine.</p>
<p><span style="color: #941626;"><em>Penser les angles morts, c’est beau !!</em></span></p>								</div>
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		<title>La prison, miroir de notre société</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/bloc-central-2018/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 12:14:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article paru dans L'Agenda papier]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#lausanne]]></category>
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					<description><![CDATA[Festival de Film Santé Mentale et Prison Du 4 au 7 avril 2025 au Casino de Montbenon à Lausanne aura [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="255003" class="elementor elementor-255003" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Festival de Film Santé Mentale et Prison</h5>				</div>
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									<p>Du 4 au 7 avril 2025 au Casino de Montbenon à Lausanne aura lieu le festival de Film Santé Mentale et Prison, qui porte deux thématiques sensibles sur la place publique afin de dépasser les schémas réducteurs et ouvrir des chemins vers le vivre ensemble. Au programme de ces quatre jours : 9 films (documentaires et fictions), 4 débats et 4 dialogues croisés avec des personnalités romandes et des expert·e·s de vécu.</p>
<p>Tout le programme sur:<br /><a href="https://association.graap.ch/festival-graap/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.association.graap.ch/festival-graap/</span> </a></p>								</div>
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									<p><strong>Nous avions eu l&rsquo;occasion de voir <em>Bloc central, </em>l&rsquo;un des films au programme, en présence du réalisateur Michel Finazzi devant une salle comble au Cinéma Bellevaux, à sa sortie en 2018. L&rsquo;Agenda avait publié un article au sujet de ce long métrage de fiction, qui rend compte de la vie quotidienne d&rsquo;une prison lausannoise.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte: Katia Meylan<br /><em>Article paru dans <a href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-n73/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;Agenda N°73 Mai/Juin 2018</a></em></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p>Il aura fallu quatre ans de travail à Michel Finazzi pour compléter le tournage et la post-production de <em>Bloc central</em>, sans compter un long processus de documentation en amont: seize ans de carrière en tant que responsable d&rsquo;un atelier vidéo à la prison du Bois-Mermet à Lausanne. Durant cette période, le réalisateur devient familier du fonctionnement de l&rsquo;institution, côtoyant résidents, gardien·ne·s et éducateur·trice·s. Il récolte des anecdotes, des morceaux de vies qui le marquent. Il est témoin des aberrations du système, de la vision erronée de la prison que peuvent avoir les gens de l&rsquo;extérieur. Il entrevoit alors la possibilité, la nécessité même, de faire un film.</p>
<p>Pour des questions juridiques, conscient qu&rsquo;il n&rsquo;aura le droit de faire apparaître à l&rsquo;image ni détenus ni gardien·ne·s, il prend le parti de la fiction. Il pose d&rsquo;abord sur papier sa matière première, puis lance des auditions pour réunir les 57 comédien·ne·s de <em>Bloc central</em>, professionnel·le·s ou amateur·trice·s.</p>
<p>Par souci de réalisme, Michel Finazzi tient à filmer sur les lieux mêmes de l&rsquo;action. Pour des raisons pratiques vis-à-vis de l&rsquo;institution, un décor de cellule doit être construit, mais afin de faire ressentir au plus près les conditions carcérales, le réalisateur tient à ce qu&rsquo;il ait la taille d&rsquo;une cellule réelle, avec quatre murs, manquant uniquement une parcelle de plafond. Grâce à ce « trucage », on observe d&rsquo;ailleurs dans un plan un mouvement de caméra s&rsquo;élevant en plongée, qui rend paradoxalement encore plus fort le sentiment d&rsquo;enfermement. Au langage cinématographique s&rsquo;ajoutent l&rsquo;accent vaudois de certains comédiens et l&rsquo;authenticité du rythme. La prise de conscience, en tant que spectateur·ice, est saisissante: on est témoin de situations qui se vivent aujourd&rsquo;hui, dans notre société, au quotidien.</p>
<p>Si les premières minutes de <em>Bloc central</em> ont une forme documentaire – peu de dialogues, plans descriptifs des lieux et des procédés lors d&rsquo;une nouvelle arrivée en prison – la trame narrative devient plus importante au fil des scènes. Pascal Bonamy (Sandro De Feo), un cadre sans histoires ou presque, est inculpé pour tentative de meurtre. Il partage la cellule de Célestin N&rsquo;Samba (Miguel Blanc), incarcéré à tort pour une histoire de diamants congolais. De l&rsquo;autre côté des portes, Daniel Ruchat (Vincent Rime) en est à ses premiers cent pas en tant que gardien, et s&rsquo;intègre parmi ses collègues, animatrices et autres professeurs de sport ou de français du Bois-Mermet.</p>
<p>L&rsquo;un des thèmes clés qu&rsquo;aborde le film est la mauvaise compréhension de la prison par le monde extérieur. Si les détenus peuvent faire de la gym, regarder la TV ou se rendre à un cours de langue – épisodiquement – ce n&rsquo;est pas pour autant « qu&rsquo;ils sont au Club Med! ». Cette idée reçue, Michel Finazzi l&rsquo;a entendue bien des fois et souhaite faire passer au public une vérité toute autre.</p>
<p>En terminant son film par une scène au café Lausanne-Moudon, dans laquelle les personnages vivent une autre vie, hors des<br />murs de la prison, le réalisateur fait passer l&rsquo;idée que ce lieu est un miroir de notre société. « Je ne donne pas de conseils, j&rsquo;essaie d&rsquo;avoir un regard juste, en tant que documentariste », dit Michel Finazzi, alors que <em>Bloc central</em> joue, aujourd&rsquo;hui encore, son rôle de vecteur, et ouvre des conversations sur les systèmes mis en place par nos sociétés&#8230;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.michelfinazzi.com" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.michelfinazzi.com</a></span></p>								</div>
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		<title>La jeunesse révolutionnaire de Bagdad dévoilée par la réalisatrice suisse Maja Tschumi </title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/les-immortels-maja-tschumi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:53:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[#irak]]></category>
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					<description><![CDATA[Samedi 8 mars se tenait au FIFDH la première romande du documentaire Les Immortels de la réalisatrice Maja Tschumi. Une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="254805" class="elementor elementor-254805" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Samedi 8 mars se tenait au FIFDH la première romande du documentaire </strong><strong><em>Les Immortels</em></strong><strong> de la réalisatrice Maja Tschumi. Une immersion dans la révolution d’octobre 2019 place Tahrir à Bagdad au travers des portraits croisés de deux Irakien·ne·</strong><strong style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">s en proie à des questionnements existentiels. </strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte et propos recueillis par Mélissa Henry</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tout a commencé en 2019, lorsque Maja fait la rencontre d’activistes irakien</span><span style="font-weight: 400;">·ne·</span><span style="font-weight: 400;">s à Berlin, qui parlaient de la révolution en cours dans leur pays. Déjà active en politique et suivant depuis plusieurs années la situation en Irak, elle débute des recherches sur la révolution d’octobre, et découvre de nombreux</span><span style="font-weight: 400;">·ses</span><span style="font-weight: 400;"> Irakien</span><span style="font-weight: 400;">·ne·</span><span style="font-weight: 400;">s font entendre leur voix sur les réseaux sociaux. C’est le début du projet </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Immortels</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><b>Le documentaire de création </b><b><i>Les Immortels</i></b><b> plonge dans la vie de jeunes Irakien</b><b>·ne·</b><b>s qui se battent pour un avenir meilleur. Qu&rsquo;est-ce qui vous a incité à explorer cette histoire et pourquoi avoir choisi de la centrer sur les expériences de Milo et Mohammed Al Khalili ? </b></p>
<p><b>Maja Tschumi :</b><span style="font-weight: 400;"> Il était évident pour moi que je devais collaborer très étroitement avec les gens qui agissaient de manière clandestine (</span><i><span style="font-weight: 400;">underground people</span></i><span style="font-weight: 400;">) pour faire entendre leur voix. Khalili et Milo avaient déjà leur propre histoire, ce n’est pas moi qui les ai créées. (&#8230;) Je voulais vraiment créer un film où les gens ressentent ce que j’ai ressenti quand j’ai voulu me connecter avec la jeunesse irakienne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je voulais me concentrer sur un voyage émouvant qui raconte : d’où viennent ces jeunes ? Pourquoi risquent-ils autant ? Qu’est-ce qui les rend si impliqués au point d’aller dans la rue ? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La raison pour laquelle je voulais suivre deux personnes, un homme et une femme, c’est parce que les femmes sont très importantes dans ce processus politique et l’Irak est toujours très stigmatisant envers les femmes. Le conflit pour les hommes et celui pour les femmes est très différent. Je sentais que si je ne me focalisais que sur un combat, j’allais passer à côté de quelque chose. </span></p>
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									<p style="text-align: right;">Milo. <em>Les Immortels</em>, Filmgerberei, 2025</p>								</div>
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									<p><b>Justement, Milo s&rsquo;habille en homme pour se déplacer librement dans Bagdad, ce qui en dit long sur la répartition des rôles dans la société irakienne. Pouvez-vous nous en dire plus sur la façon dont vous avez abordé la représentation du genre dans le film et sur son impact sur le combat des personnages pour la liberté ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En faisant ce documentaire, j’ai découvert à quel point le mariage régit toute la société. Par exemple, une femme ne peut pas vivre seule dans un appartement. Elle doit être mariée. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Irak, il n’y a pas eu de révolution sexuelle en 68, donc les normes sont très différentes des nôtres. Les combats sont aussi différents. J’ai eu des discussions avec Milo à propos de masculinité, de féminité, de genre, etc. Elle ne veut pas être la moitié d’une femme, car elle est fière d&rsquo;être une femme. Elle doit agir par mimétisme avec les hommes, se faire passer pour l’un d’entre eux pour retrouver une certaine liberté. Je pense que pour moi, elle était une sorte d&rsquo;archétype auquel je pouvais m&rsquo;identifier. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Milo était vraiment en danger, sa famille la menaçait. Pendant deux mois, elle a disparu. Je ne savais pas ce qui lui était arrivé, si elle était retenue, ou si elle avait été tuée. Puis elle m’a recontactée sur les réseaux. J’ai demandé à Milo ce qu’il s’était passé, et on a décidé de créer à partir de cette histoire. C’était très intense. Avec Milo et Khalili, on a eu de nombreuses  discussions, sur qui montrer à l’écran, mais aussi qu’est-ce qu’on pouvait montrer sans les mettre davantage en danger. On a effectué plein d’aller-retours dans le montage aussi, pour les protéger au maximum. À tout moment, Milo pouvait disparaitre de nouveau si son père savait que l’on faisait ce film. </span></p>
<p><b>En tant que réalisatrice, était-il difficile de réaliser un film sur Badgad ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Irak, si vous connaissez quelqu&rsquo;un, vous vous sentez ensuite en sécurité. C&rsquo;est peut-être aussi parce que je suis une femme occidentale, mais pour moi, la sécurité était un enjeu de taille, et le patriarcat très présent, surtout quand j&rsquo;étais seule.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;Irak est un pays complexe. Le gouvernement nous a accordé l’autorisation de filmer. Cela nous a permis de nous protéger dans de nombreux cas et d&rsquo;ouvrir des portes. Nous ne leur avons pas dit que nous faisions un film sur la révolution, mais sur la jeune génération. Les milices sont différentes du gouvernement, mais font partie du même régime. On peut donc dire que nous avons dû négocier avec le gouvernement pour obtenir une autorisation de tournage, car il aurait été trop dangereux et tout simplement impossible de filmer sans autorisation. Mais à chaque coin de rue, il y avait un check-point, des militaires ou des policiers pouvaient nous arrêter. Avec eux, nous devions négocier l&rsquo;autorisation de tournage et ce que nous pouvions filmer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant le tournage, trois activistes avec qui on était en contact pour le film ont disparu : Milo, sa meilleur ami retrouvée morte dans la rivière, et le meilleur ami de Khalili qui a été enlevé par la milice. Cela vous donne une idée de combien tout était risqué. On se demandait constamment si on n’était pas en train de franchir la ligne rouge.</span></p>
<p><b>Khalili découvre le pouvoir de sa caméra dans sa lutte contre le régime. De quelle manière pensez-vous que le cinéma peut être un outil de changement social, en particulier dans les pays confrontés à l&rsquo;oppression politique ?</b><b><i> </i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Khalili est l’un des premiers activistes que j’ai rencontrés. Il était traumatisé. Il disposait de plus de 70 heures d’enregistrement de la révolution. Il m’a dit : « je veux que le monde sache ce qui se passe ici, mais je ne suis pas assez fort pour le faire. Je veux quelqu’un d’extérieur qui fasse quelque chose de ce matériel. » C’est là qu’a commencé notre collaboration. Khalili apportait sa propre voix et son matériel. Il m’a mise en contact avec un producteur irakien. Tout le monde travaillait là-bas, sur la place Tahrir, dans cette révolution de jeunes. Ils étaient des témoins directs. </span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Khalili. <em>Les Immortels,</em> Filmgerberei, 2025</p>								</div>
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									<p><b>Comment pensez-vous que votre nationalité suisse a influencé votre approche de cette histoire et votre travail ? </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;une des difficultés était que la Suisse n&rsquo;est pas un pays de l&rsquo;UE. Au début, je n’ai pas pu me rendre à Bagdad, je suis restée coincée en Turquie. J&rsquo;ai dû me mettre en relation avec des journalistes en Irak qui ont pu m&rsquo;aider à entrer dans le pays. Par la suite, j&rsquo;ai continué à avoir des problèmes pour entrer dans le pays à cause de mon passeport. J&rsquo;ai surtout eu l&rsquo;impression que les gens se faisaient une idée des Suisses comme étant simplement des riches, et ne les voyaient pas comme appartenant à une nationalité. C’était pour moi une forme de liberté, parce que je pouvais me cacher. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je pense que si j’avais été Française ou Allemande, la situation aurait été complètement différente, car les Irakiens savent ce que c’est. L’ambassade de France est assez forte en Irak, les Allemands ont aussi des institutions culturelles fortes. Mais les Suisses n’ont pas d’ambassade en Irak. C&rsquo;était certes un peu plus délicat, mais je me suis dit que je pouvais tirer quelque chose de cela. Et bien sûr, l’opportunité d’être Suisse c’est aussi d’avoir plus de moyens pour faire un documentaire. </span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Maja Tschumi</p>								</div>
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									<p style="text-align: center;"><i>« Dans mes films, ce que j’aime, c’est montrer comment un contexte extérieur peut interférer avec le monde intérieur des personnes »</i></p>								</div>
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									<p><b>Tourner dans une région déchirée par la guerre comme l&rsquo;Irak comporte son lot de défis. Quels ont été les obstacles auxquels vous avez dû faire face pendant le tournage, tant d&rsquo;un point de vue logistique qu&rsquo;émotionnel ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’était un challenge, cette balance entre la dure réalité en Irak et la volonté de proposer une histoire narrative. Beaucoup de gens ne sont pas conscients de ce qui s’est passé en Irak durant les dix dernières années. Pour recréer une histoire intense, je voulais me focaliser sur les conflits émotionnels et universels: si je peux me connecter à cette histoire et à ces personnes, peut-être que le public peut le faire aussi. On peut partager et comprendre ces émotions dans cette situation historique. Nous pouvons ainsi comprendre une réalité qui est vraiment différente de la nôtre. Et dans tous les cas, c’est un combat pour la liberté. Milo avec son père, et Khalili qui se pense sans valeur et risque beaucoup : c’est une question de jusqu’où aller pour prouver au monde que l’on compte. Ces deux conflits sont vraiment universels. En même temps, je devais naviguer avec beaucoup d’informations politiques et historiques, tout en gardant une approche émotionnelle pour être au cœur de ces histoires personnelles. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce que j’aime, c’est montrer comment un contexte extérieur peut interférer avec le monde intérieur des personnes. En Irak, j&rsquo;ai appris qu&rsquo;il y avait des jeunes gens intelligents et courageux qui avaient beaucoup d&rsquo;idées et de créativité, qui savaient ce qu&rsquo;ils voulaient et qui étaient des visionnaires. Ils se battent pour cette idée de l&rsquo;Irak qu&rsquo;ils ont </span><span style="font-weight: 400;">en tête. C&rsquo;était très inspirant. Bien sûr qu&rsquo;un seul film ne peut pas faire disparaître la violence. Je pense que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une partie du changement et que le film a le pouvoir d&rsquo;ouvrir émotionnellement les gens. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers la culture vous pouvez apporter de petites étincelles en ouvrant les cœurs et les esprits à être plus réfléchis, à ressentir de l&#8217;empathie pour d&rsquo;autres personnes. C&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;art e</span><span style="font-weight: 400;">n général peut certainement faire en mettant un personnage à l&rsquo;écran dans la relation avec le public. Et c&rsquo;est une relation précieuse que l&rsquo;on ne peut probablement pas avoir avec les Irakiens parce que les gens ne voyagent pas là-bas, et les Irakiens ne voyagent pas ici. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est donc la connexion qui me semble offrir un potentiel de changement. Le film a voyagé, et a notamment été diffusé par BBC Arabic. Pour moi, c&rsquo;était important, car le film s&rsquo;adressait au public arabe. Et lorsque quelqu&rsquo;un fait des recherches et s&rsquo;y intéresse, il peut trouver le film dans les archives. C&rsquo;est ce que notre travail permet. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce film m’a beaucoup appris, il a changé ma vie et celle des autres membres de l&rsquo;équipe. </span></p>								</div>
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									<p><b><i>Les immortels </i></b><b>a été présenté au FIFDH, lors de deux projections en mars. Quel accueil a-t-il reçu et qu&rsquo;espérez-vous que le public retienne de la projection du film ? </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au FIFDH, vous vous adressez aux gens. Les deux projections affichaient complet. J&rsquo;ai eu l&rsquo;impression que le public recevait très bien le film. Après la projection, j&rsquo;ai eu plusieurs échanges avec des personnes qui ont été très touchées. D&rsquo;une certaine manière, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que cette histoire est proche du public. Et c&rsquo;est ce qui l&rsquo;a rendue meilleure. Un jeune homme est venu me demander le compte Instagram de Khalili, car il voulait se connecter à lui sur Instagram. C&rsquo;était beau ! </span></p>
<p><b>Après </b><b><i>Les immortels</i></b><b>, quelle est la cause à laquelle vous allez vous consacrer ? </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je travaille principalement sur un film en collaboration avec un réalisateur yéménite sur l&rsquo;île de Socotra, une île de la mer d&rsquo;Arabie au Yémen, inscrite au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO. Cette île est directement affectée par la guerre et les routes commerciales dans la mer d&rsquo;Arabie et la mer Rouge. Ce que nous voulons montrer, c&rsquo;est comment la guerre affecte la nature. </span></p>
<p><b>Les Immortels<br /></b>Maja Tshumi<br />Sortie en salle le 14 mai 2025</p>
<p>Plus d&rsquo;infos : <b><i><br /></i></b><a href="https://cineworx.ch/movie/les-immortels/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.cineworx.ch/movie/les-immortels/</span><br /></a><a href="https://fifdh.org/festival/programme/2025/film/les-immortels/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.fifdh.org</span></a></p>								</div>
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		<title>Pour une histoire de l’animation de sable suisse</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/animation-de-sable-musee-alexis-forel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2025 09:17:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Musée Alexis Forel, à Morges, accueille depuis le 1er novembre 2024 jusqu’au 30 mars 2025 l’exposition Grains de Folie. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="243358" class="elementor elementor-243358" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Le Musée Alexis Forel, à Morges, accueille depuis le 1<sup>er</sup> novembre 2024 jusqu’au 30 mars 2025 l’exposition <em>Grains de Folie. Cinéma d’animation de sable</em>.</strong></p>
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<p>Texte et propos recueillis par Anissa Juvet</p>
<p><em>Article en collaboration avec le Master de spécialisation en analyse des discours et de la communication publics, UNIL</em></p>
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<p>Le long de la Grand-Rue piétonne de Morges, je retrouve, niché au cœur de la vielle ville historique, le Musée Alexis Forel. Depuis novembre il accueille, en étroite collaboration avec la Cinémathèque Suisse et la section d’histoire et esthétique du cinéma de l’UNIL, une exposition dédiée à une partie encore grandement méconnue du cinéma d’animation suisse – l’animation de sable. Cette lacune me parait encore plus surprenante car les artisan∙e∙s de l’Arc lémanique ont été pionnier∙ère∙s dans l’institutionnalisation de ce réseau de production.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Chloé Hofmann, curatrice de l’exposition et chercheuse à l’Université de Lausanne spécialiste du cinéma d’animation, me révèle les raisons principales qui ont poussé à son exclusion de la mémoire collective. Contrairement aux long-métrages qui profitent d’une visibilité plus importante, le format du court-métrage, le manque de réception critique, la non-conservation dans les cinémathèques et son assimilation à l’enfance ont servi à invisibiliser l’animation de sable. L’exposition du Musée Alexis Forel s’inscrit ainsi en tant qu’agent dans les efforts récents de revaloriser cette partie de l’histoire suisse, la disposition et réouverture du musée étant particulièrement propice pour cette nouvelle exposition, désirant attirer un public plus familial tout en gardant un engagement culturel.</p>
<p>Deux figures s’y démarquent particulièrement, le couple composé de Nag et Gisèle Ansorge. Actif dans le domaine depuis la fin des années 1950, leur fonds d’archives déposé à la Cinémathèque Suisse a servi à fournir la base historique pour l’exposition. Plusieurs salles mettent en lumière ce duo exceptionnel, dévoilant les coulisses de la fabrication des films d’animation. On y retrouve donc des projections de leurs films, mais surtout une quantité conséquente de matériaux non-films. La plus grande quantité provient du travail de Gisèle Ansorge, résultat de son parcours d’artiste qui l’a poussée à expérimenter avec différents médiums tels que des estampes, des tapisseries et des gravures.</p>
<p>Un élément particulièrement marquant dans l’exposition est la recréation d’un banc-titre, l’outil utilisé par le couple Ansorge pour créer leurs films d’animation. Lors de ma visite à l’exposition, j’ai pu apercevoir à plusieurs reprises des paires y prendre place pour s’immerger dans l’univers de travail des Ansorge. Les visiteur∙euse∙s, muni∙e∙s de pinceaux, de palettes en bois et de sable noir, se sont mis∙es ainsi à dessiner sur le banc-titre les fruits de leur imagination, faisant attention à chaque fois de prendre une photo avant de passer aux prochains dessins. Cette activité reflète l’esprit d’expérimentation du couple avec le sable de quartz noir, un matériel aussi unique qu’éphémère.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Gisèle et Nag Ansorge dans leur studio à Étagnières © Collections Cinémathèque suisse.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Photo de haut de page: Dessin de sable de Gisèle Ansorge (non daté). © Collections Cinémathèque suisse.</em></p>								</div>
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									<p>L’exposition explore aussi le volet contemporain et international de l’animation de sable, valorisant plusieurs artistes qui se sont réapproprié la technique. L’exploration de leurs travaux fait réaliser à quel point l’animation de sable contient de multiples facettes et prends différentes formes pour s’adapter aux récits et expressions artistiques des artistes ce qui m’a permis de plonger dans leurs univers tout au long de l’exposition à l’aide d’installations multimodales. Une salle particulièrement marquante est celle dédiée à l’artiste brésilienne Nara Normande, qui contient la recréation d’une scène de son film fait à partir de sable de plage.</p>
<p>Au-delà de la découverte historique, cette exposition se distingue par son approche interactive et sa capacité à dévoiler les films d’animations et leurs coulisses, mêlant passé et présent avec une étonnante fluidité. Elle permet de plonger dans l’univers captivant de l’animation de sable, notamment par l’accompagnement tout au long de soirées cinéma, de performances artistiques et d’ateliers jeune public de réalisation de films.</p>								</div>
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									<p class="title"><strong>Grains de Folie. Cinéma d’animation de sable<br /></strong>Du 1er novembre 2024 au 30 mars 2025<br />Mercredi au dimanche, de 14h à 18h<br />Musée Alexis Forel, Morges<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://museeforel.ch/exposition/grains-de-folie-cinema-danimation-de-sable/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.museeforel.ch</a></span><br /><br /></p>
<p> </p>								</div>
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		<title>Winter Palace : L’hôtellerie suisse de luxe sur les écrans internationaux</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/winter-palace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Dec 2024 15:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[Un petit pas pour le réalisateur Pierre Monnard, un grand pas pour le cinéma suisse ; Quand le cinéma suisse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="243570" class="elementor elementor-243570" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un petit pas pour le réalisateur Pierre Monnard, un grand pas pour le cinéma suisse ; Quand le cinéma suisse et Netflix collaborent, le miracle de (presque) Noël ?</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Alessia Brugger le 9 décembre 2024 (Zürich/Nyon)</p>
<p><em>En collaboration avec le Master de spécialisation en analyse des discours et de la communication publics, UNIL</em></p>
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									<p>Produite par le réalisateur suisse multi-primé Pierre Monnard, la nouvelle série <em>Winter Palace</em>, sortie le 26 décembre sur <a href="https://www.rts.ch/play/tv/winter-palace/video/episode-1---version-francaise-episode-18-saison-1?urn=urn:rts:video:15372695" target="_blank" rel="noopener nofollow">Play RTS</a>, nous plonge dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;hôtellerie de luxe suisse au début du 20<sup>e</sup> siècle. Elle suit le parcours d’André Morel, un hôtelier pionnier, qui prend le pari audacieux d’ouvrir son palace alpin toute l’année, y compris pendant la saison hivernale, une première pour l’époque.</p>
<p>Cette série m’a immédiatement captivée par son ambition de mettre en scène et de permettre de s’interroger sur ces lieux emblématiques qui ont contribué à faire connaître la Suisse dans le tourisme international : comment était la vie des client∙e∙s et du personnel à cette époque ? Que se passait-il dans ces lieux riches de mystères ? L’ambition de Pierre Monnard avec <em>Winter Palace</em> est de donner vie à cet imaginaire tout en promettant de « passer un bon moment et de se détendre ».</p>
<p>Légère et divertissante, cette série s’adresse à tous les publics. Pierre Monnard, que j’ai eu le plaisir d’interviewer dans le cadre de cet article, me confie : « On a cherché des comédiens qui puissent jouer dans le registre de l’humour. Il y en a donc un peu pour tous les publics ».</p>
<p>Parmi ses références, le réalisateur cite <em>Tintin, </em>ambiance et personnages dont il s’est inspiré pour la série. Il ajoute : « J’aime cet univers un peu BD, avec des personnages plus grands que nature. Des personnages aux traits bien tranchés. On a d’ailleurs notre propre ‘capitaine haddock’, par exemple, c’est notre cuisinier. »</p>								</div>
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									<p><strong>Une œuvre historique moderne</strong></p>
<p>Grâce à l’accompagnement de spécialistes, notamment Evelyne Lüthi-Graf, experte en histoire hôtelière, <em>Winter Palace</em> bénéficie d’une richesse historique remarquable tout en s’adressant au « public 2024 ». Evelyne Lüthi-Graf a, entre autres, fait visiter à l’équipe de réalisation de nombreux décors, leur a présenté des archives fascinantes et les a mis en contact avec divers∙es expert∙e∙s</p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Winter Palace</em> © RTS Laurent Bleuze</p>								</div>
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									<p>Pierre Monnard continue : « Cette série est une chance de pouvoir montrer notre savoir-faire au monde entier, de lui montrer qu’aujourd’hui la branche cinématographique suisse est arrivée à l’âge de la maturité et que nous n’avons plus rien à envier à nos voisins européens. » Il insiste sur l’excellence suisse : « On a vraiment des gens de très grand talent dans tous les domaines de la branche cinématographique, que ce soit dans les domaines techniques, artistiques et aussi évidemment devant la caméra avec nos comédiens. C’est une opportunité de pouvoir présenter tous ces talents à l’étranger et j’espère que ça va permettre de créer des ponts, et à des gens de s’exporter. »</p>
<p>Pierre Monnard, me fait part de son opinion quant à l’intérêt de la série : « C’est un sujet qui, je pense, parle à beaucoup de spectateurs parce qu’on connaît ces hôtels, on les voit. Et on se prête à réfléchir « mais qu’est ce qui s’est passé dans ces hôtels, comment c’était à l’époque ? Et avec <em>Winter Palace</em>, on rentre dans cet imaginaire, cet univers-là. »</p>
<p>Le réalisateur insiste également sur la richesse visuelle de la série : « Les décors somptueux, les costumes magnifiques, le tout situé dans cet écrin hivernal de montagnes. Cela fait de la série un très beau spectacle à regarder en famille. »</p>
<p><strong>Pierre Monnard : Réalisateur engagé</strong></p>
<p>Originaire de Fribourg et amoureux des horizons suisses, Pierre Monnard est une figure clé du cinéma helvétique. Récompensé à de nombreuses reprises, notamment aux Prix du Cinéma Suisse, il s’impose comme auteur versatile, au regard artistique unique forgé par des années d’expériences et un engagement pour mettre en valeur le patrimoine suisse. Pour lui, les panoramas alpins ne sont pas qu’un simple décor : « Nos paysages doivent être abordés comme des personnages à part entière », explique-t-il. Justement, les montagnes suisses jouent un rôle central dans <em>Winter Palace</em>, tourné en majeur partie dans le Valais.</p>
<p>Interrogé sur les défis d’un tournage en hiver, Monnard me partage une anecdote marquante. Le tournage a été compliqué par des conditions météorologiques très douces, obligeant l’équipe à adapter son plan de travail. « On a dû suivre la neige. Ça a été plus difficile que d’habitude, ce qui nous rend encore plus conscients des problèmes climatiques auxquels nous faisons face », raconte-t-il. Troublé, il ajoute : « J’ai trouvé que sur <em>Winter palace</em>, cette sensation de vivre un moment de bascule (climatique) n’avais jamais été aussi forte. »</p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Winter Palace</em>, 2024. Image tirée de l&rsquo;Épisode 1.</p>								</div>
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									<p><strong>La collaboration avec Netflix : Une première Suisse</strong></p>
<p><em>Winter Palace</em> marque une première historique : la collaboration de Netflix sur une série suisse. En mai 2022, la Lex Netflix, une loi imposant à la plateforme de soutenir les productions locales pour pouvoir continuer à diffuser en Suisse, est entrée en vigueur.</p>
<p>Cependant, Pierre Monnard m’explique : « Netflix était déjà monté à bord du navire avant la Lex Netflix ». Il revient sur le processus, précisant : « les producteurs ont pris leurs bâtons de pèlerins et sont partis chercher les financements nécessaires pour réaliser cette série. » Il souligne également le soutien indéfectible offert par la RTS presque dès le départ, tout en mentionnant l’intérêt important qu’a suscité le projet à travers l’Europe. « Au final c’est Netflix qui a rejoint lorsque la plateforme a commencé à s’implanter en Suisse, il y a peut-être trois ans de cela. L’entreprise a la mission de produire dans tous les pays où elle est implantée. Ce qui reflète sa notion à la fois très internationale mais aussi régionale. »</p>
<p>Il m’explique ensuite pourquoi Netflix a choisi ce projet : « C’est une histoire qui est ancrée fortement dans notre culture, dans notre région, mais qui a en même temps le potentiel de rayonner bien au-delà de notre frontière. C’est pour cela qu’ils ont apprécié notre projet, (…) c’était je pense parfaitement ce qu’ils recherchaient. » Cette collaboration ouvre des perspectives nouvelles pour le cinéma suisse, grâce aux capacités de diffusion internationale de Netflix, offrant une « superbe vitrine » au patrimoine suisse.</p>
<p>De plus, Netflix et Play RTS proposeront des doublages et sous-titres en plusieurs langues, rendant la série accessible à un public mondial tout en réduisant la césure entre les différentes régions linguistiques de la Suisse.</p>
<p>Questionné sur une possible standardisation du contenu, Pierre Monnard se montre rassurant : « Ils (Netflix) nous ont toujours encouragé à faire une série (en) suisse et à trouver une tonalité qui n’existe pas encore sur leur plateforme pour réussir à se démarquer de l’offre assez pléthorique ». Pour le réalisateur, cette collaboration a été très positive et enrichissante, comme avec la RTS, avec des retours constructifs basés sur leur expérience.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Winter Palace</em>, 2024. Image tirée de l&rsquo;Épisode 1.</p>								</div>
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									<p><strong>Pour le plaisir des yeux</strong></p>
<p>Promesse de belles images, d’humour et de moments suspendus dans les montagnes, <em>Winter Palace</em> s’annonce comme une œuvre ambitieuse et captivante.</p>								</div>
				</div>
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									<p><strong>Winter Palace &#8211; Saison 1<br /></strong>2024<br />Avec Cyril Metzger, Manon Clavel, Astrid Roos, Axel Granberger, Clive Standen, Simon Ludders, Astrid Whettnall, Henry Pettigrew, Alix Henzelin, Vincent Heneine<br />Réalisation : Pierre Monnard<br />Production : Point Prod, Oble, RTS Radio Télévision Suisse, Netflix<br />Scénario : Lindsay Shapero, Stéphane Mitchell<br />Musique : Thylacine</p>
<p>Dès le 25 décembre 8h00 sur <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.rts.ch/play/tv/emission/winter-palace?id=15259580" target="_blank" rel="noopener nofollow">PlayRTS</a></span>. Disponible en intégralité du 26 décembre 2024 au 25 juin 2026. Dès le 26 décembre 20h55 sur RTS1.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.rts.ch/play/tv/emission/winter-palace?id=15259580" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.rts.ch/play/tv/emission/winter-palace</a></span></p>								</div>
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		<title>Sorcière des temps modernes et jeunesse en questionnement</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/feu-feu-feu-sorciere-des-temps-modernes-et-jeunesse-en-questionnement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 14:16:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[#AllanKevinBruni]]></category>
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		<category><![CDATA[#documentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Pauline Jeanbourquin, réalisatrice diplômée de l’ECAL, a dévoilé Feu Feu Feu le 13 novembre 2024. Alors qu’elle a déjà été [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Pauline Jeanbourquin, réalisatrice diplômée de l’ECAL, a dévoilé <em>Feu Feu Feu</em> le 13 novembre 2024. Alors qu’elle a déjà été acclamée au NIFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) en 2018 pour <em>Crépuscule</em>, son projet de fin d’études, <em>Feu Feu Feu,</em></strong> <strong>produit par <a href="https://closeupfilms.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Close Up Films</a> et la RTS, a été présenté en première mondiale au festival Visions du Réel en avril 2024 et passe actuellement en salle. L’Agenda a eu la chance de le voir lors d’une projection le 26 novembre dernier aux Cinémas du Grütli à Genève en présence de la réalisatrice.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Texte d’Allan Kevin Bruni</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
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									<p>Touchante, Pauline invoque ses racines jurassiennes comme les bases fondatrices de sa volonté de suivre, le temps d’un été, l’histoire de Juliette, une jeune coupeuse de feu jurassienne de 17 ans qui a hérité du Secret de sa grand-maman. La réalisatrice précise “que la tradition du Secret est très ancrée dans le folklore jurassien. Je suis très maladroite, et mon premier réflexe est toujours de prendre contact avec une personne qui a le Secret quand je me fais mal ou que je me brûle. C’est donc tout naturellement un sujet qui m’est familier et qui a toujours suscité une admiration de ma part”.</p>
<p>Tout au long de ce documentaire filmé comme une fiction, les spectateur·ice·s voient évoluer Juliette – que Pauline décrit comme une sorcière moderne – qui parle ouvertement de son don à ses ami∙e∙s, ses proches, mais aussi sur les réseaux sociaux – qu’elle utilise comme canal de démocratisation de l’ésotérisme contemporain. <em>Feu Feu Feu</em> interroge parallèlement et de façon très intime les polarités qui tiraillent les jeunes d’aujourd’hui par les échanges de la protagoniste avec ses ami∙e∙s ou avec ses 50’000 followers.</p>								</div>
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									<p>Entourée d’une équipe solide, Pauline Jeanbourquin convoque Augustin Losserand, lui aussi diplômé de l’ECAL, pour l’image du film. Entre soleil du Sud de la France et lumière crépusculaire, un vif sentiment de chaleur mane avec virtuosité de ce film-documentaire de 65 minutes.</p>
<p>***</p>
<p><strong>Dates de tournée en Suisse romande, en présence de la réalisatrice :</strong></p>
<ul>
<li>Jeudi 28 novembre à 19h au <a href="http://www.cineminimum.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Cinéma Minimum</a> à Neuchâtel</li>
<li>Les 27, 29, 30 novembre, 1<sup>er</sup>, 3, 6 et 10 décembre dans le cadre du festival <a href="https://delemont-hollywood.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Delémont-Hollywood</a> dans différentes villes du Jura.</li>
</ul>
<p><strong>Autres dates de projection :</strong></p>
<p><a href="http://www.zinema.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Zinéma</a>, Lausanne</p>
<ul>
<li>Mercredi 27 novembre à 21h</li>
<li>Dimanche 1<sup>er</sup> décembre à 19h</li>
</ul>
<p><a href="http://www.cinemadoron.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Cinéma d&rsquo;Oron</a></p>
<ul>
<li>Mercredi 27 novembre à 20h</li>
<li>Samedi 30 novembre à 18h</li>
</ul>
<p><a href="http://www.cineminimum.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Cinéma Minimum</a>, Neuchâtel</p>
<ul>
<li>Lundi 2 décembre à 19h</li>
</ul>
<p><a href="https://lecinematographe.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Le Cinématographe</a>, Lausanne</p>
<ul>
<li>Samedi 30 novembre à 15h</li>
<li>Lundi 2 décembre à 16h</li>
</ul>
<p><a href="https://www.advance-ticket.ch/sell/56d8dd65f548135e78ffe2f9f7ef9473" target="_blank" rel="noopener nofollow">Cinéma Odéon</a>, Morges</p>
<ul>
<li>Lundi 2 décembre à 14h30</li>
<li>Mardi 3 décembre à 14h30</li>
</ul>
<p><a href="https://www.advance-ticket.ch/sell/9a8a6ede195a12ab29fcaba610483045" target="_blank" rel="noopener nofollow">Bel-Air Cinéma</a>, Yverdon</p>
<ul>
<li>Lundi 2 décembre à 14h30</li>
</ul>
<p><a href="http://www.cinemacdd.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Cinéma CDD</a>, Genève</p>
<ul>
<li>Lundi 2 décembre à 19h</li>
<li>Mardi 3 décembre à 21h</li>
</ul>								</div>
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					</div>
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		<title>Emmener sa mère dans une Rave</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/rave-patrick-muroni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 13:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[#cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#festival]]></category>
		<category><![CDATA[#genève]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Fidèle à lui-même, le programme de la 30e édition du Geneva International Film Festival (GIFF) est foisonnant. Films, séries, compétitions, [&#8230;]]]></description>
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									<p></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fidèle à lui-même, le programme de la 30<sup>e</sup> édition du Geneva International Film Festival (GIFF) est foisonnant. Films, séries, compétitions, événements, rencontres ou encore expériences immersives composent son univers. Pionnier dans l’intérêt qu’il porte aux nouvelles expériences cinématographiques, il nous conduit notamment à explorer sept Territoires Virtuels, abritant plusieurs œuvres de VR interactive. Parmi celles-ci, <em>Rave,</em> du réalisateur vaudois Patrick Muroni. L’Agenda l’a rencontré hier autour d’un café à Lausanne, à trois jours du début du festival.</strong></p>
<p></p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p>Son premier long-métrage documentaire, <em>Ardente.x.s, </em>sorti en 2022, suivait un collectif lausannois de films pornographiques engagés. En côtoyant l’intimité de ces personnalités fortes et inspirantes, son point de vue nous laissait la douce impression d’avoir rendu certains liens tangibles pour un instant. Les liens, au sein d’un groupe amical ou familial, sont des thématiques récurrentes dans le travail du jeune trentenaire formé à l’ECAL, qui nous confie s’intéresser surtout à la période charnière entre la fin de la jeunesse et le début de la vie d’adulte. « Pour mon premier court-métrage, je m’était posé la question du souvenir que je voulais garder de mon adolescence. C’était une fête, le moment où le soleil se lève et que je continue à danser avec des ami·e·s », se rappelle-t-il. C’est là l’atmosphère des 7 minutes d’<em>Un matin d’été</em>, tourné en 16mm, autoproduit et projeté en 2019 au Festival de Locarno. « Dans la salle, en entendant la musique de mon film, je me suis demandé comment rendre ça encore plus immersif… C’est là qu’est née l’idée de <em>Rave</em>. »</p>
<p><em>Rave</em>, docu-fiction de 20 minutes en réalité virtuelle, met la spectatrice et le spectateur à contribution, casque sur la tête VR sur les yeux et manettes aux mains. Racontant la soirée d’une jeune fille de 17 ans invitée par sa sœur et des ami·e·s à sa première rave, l&rsquo;œuvre propose de l’accompagner dans l’expérience, des préparatifs à la maison jusqu’à la fête elle-même.</p>
<p>Passer de la réalisation de film à la réalisation d’œuvres VR – un rêve de gosse qui a beaucoup joué aux jeux-vidéos, sourit Patrick Muroni – a été un vrai défi. « Le tout est d’être bien entouré. Avec Stéphane Goël, le producteur qui me suit depuis le début, on s’est lancés avec l’envie d’expérimenter. Mélanie Courtinat, une artiste numérique et amie avec qui j’ai fait l’ECAL, et <span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">Arnaud Gomis, le développeur en chef,</span><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);"> ont apporté leur savoir-faire artistiques et techniques. C’est grâce à ce trio que tout a été possible ». Photogrammétrie, capture volumétrique, Point Cloud, avatars 3D appliquées sur des prises de vues réelles, vision à 360° : une complexité technique mise au service de l’accessibilité de l’œuvre. « Le gros avantage avec ce format, c’est que tout est possible, encore plus qu’au cinéma. Par exemple, j’ai choisi de représenter les souvenirs comme fragmentés, estompés dans un nuage de particules. Une fois que l’idée avait été posée sur le papier, pas besoin d’amener 60 figurant·e·s sur un plateau de tournage ! Le développeur a pu tout créer. C’est un choix, non pas plus simple, mais plus adéquat à ce que je voulais exprimer. »</span></p>
<p></p>								</div>
				</div>
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									<p style="text-align: right;"><em>Patrick Muroni. Photo:</em> <em>Augustin Losserand</em></p>								</div>
				</div>
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									<p>Le travail du son a également été un élément indispensable à l’identité de l’œuvre. Non seulement par sa création musicale originale, dont la montée en puissance est pensée pour immerger pleinement et donner envie de danser, mais aussi par les voix des personnages, enregistrées dans deux versions différentes, en français et en anglais par des comédien·ne·s bilingues. Le but étant d’avoir une version très locale et une autre pensée pour une diffusion à l’international. La version anglophone veille toutefois à garder son ancrage romand. « On cite même la Coop à un moment donné, s’amuse le réalisateur. Pour moi, on ne doit pas effacer ce genre de petits éléments qui nous appartiennent et dans lesquels les gens d’ici peuvent se retrouver. »</p>
<p>« Mes souvenirs de rave sont plutôt campagnards, très ancrés entre la France et la Suisse. J’ai fréquenté les raves de mes 15 à mes 30 ans, et je voulais simplement partager ces souvenirs extrêmement forts et qu’on est des centaines, des milliers de jeunes à avoir vécus. J’emmène les spectateurs dans une exploration d’endroits qui sont à la fois populaires et un peu invisibles. Par exemple… j’aurais toujours voulu que ma mère découvre ce genre de soirées ! Grâce à la réalité virtuelle, elle pourra se rendre compte de ce que c’est, qu’il y a des choses extrêmement belles et d’autres plus dures qui peuvent s’y passer ». <span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Accessible, </span><em style="font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Rave</em><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);"> aborde aussi les violences policières, le rapport à la drogue ou au danger, car « parler au plus grand nombre ne veut pas dire édulcorer ce qui fait l’essence de ces moments », complète Patrick Muroni.</span></p>
<p>Ainsi, accompagné de sa mère, de sa grande sœur, d’un cousin ou d’un ami, on s’assoira sur un bout de trottoir de la scénographie de <em>Rave</em>, imaginée spécialement pour l’espace du GIFF, le temps de vivre l’expérience.</p>
<p><strong>Rave<br /></strong>Dans le cadre de Virtual Territories II<strong><br /></strong>Tous les jours du GIFF, du 1<sup>er</sup> au 10 novembre 2024<br />Divers horaires<br />Salle communale de Plainpalais, Genève<br /><a href="https://2024.giff.ch/film-package/virtual-territories-ii/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">2024.giff.c</span></a></p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Petit questionnaire de Proust</h5>				</div>
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									<p><strong>Une rave est réussie si…<br /></strong>Si on y a pris du plaisir, si au petit matin on est avec ses ami∙e∙s encore un peu langoureux de la soirée qu’on vient de passer, qu’on rentre doucement tous sain et sauf pour aller dormir.</p>
<p><strong>Y a-t-il une œuvre dans laquelle tu aimerais vivre ?<br /></strong>Ça serait spécial, mais dans une œuvre de Leos Carax, qui a une poésie dingue. Peut-être <em>Holy Motors</em>, qui est le film qui m’a amené au cinéma assez tard, quand j’avais 20 ans. Ça a été une découverte par accident, mais ça a changé beaucoup de choses. Il y a des voitures qui parlent, des personnages qui changent d’apparence&#8230; j’aimerais y vivre car c’est une île de cinéma, et je crois que je m’y sentirais bien.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que tu as prévu d’aller voir au GIFF ?<br /></strong>Évidemment les œuvres immersives qui sont aussi en compétition internationales, comme <a href="https://2024.giff.ch/film/otos-planet/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><em>Oto’s Planet</em></a>, et plusieurs œuvres qui sont allées à Venise que j’ai hâte de découvrir. Des films français, <em><a href="https://2024.giff.ch/film/planete-b/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Planète B</a> </em>de Aude Léa Rapin ou <a href="https://2024.giff.ch/film/diamant-brut/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><em>Diamant Brut</em></a> de Agathe Riedinger, ou la série <a href="https://2024.giff.ch/film/dune-prophecy/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><em>Dune</em> </a>qui me donne très envie. Le GIFF arrive à avoir une programmation avant-gardiste très pointue tout en étant éclectique, j’aurai la curiosité d’aller voir beaucoup de chose !</p>								</div>
				</div>
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		</div>
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		<title>VIFFF</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/vifff/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 10:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[#cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#festival]]></category>
		<category><![CDATA[#vevey]]></category>
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					<description><![CDATA[Le VIFFF fête ses 10 ans. Qu&#8217;il a grandi! Et il semble qu&#8217;il a toujours plus à offrir: cette année, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="238573" class="elementor elementor-238573" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p>Le VIFFF fête ses 10 ans. Qu&rsquo;il a grandi! Et il semble qu&rsquo;il a toujours plus à offrir: cette année, par exemple, il installe un <strong>open-air</strong> sur la place du marché et propose des projections gratuites. Alors oui, il faudra bien s&rsquo;habiller et prendre son thermos, mais c&rsquo;est une si bonne idée!</p>
<p>Parmi les films programmés pour cette édition 2024, on trouve; la compétition internationale; un <strong>focus BD</strong>, avec une exposition sur les dimensions socio-politiques de l’humour dans le 9e art et trois films adaptés de bandes-dessinées; un <strong>focus Louis De Funès</strong>; un focus sur les <strong>comédies suisses</strong>; la projection de films réalisés en 48h à Vevey dans le cadre de l’association Tournez Court; des extraits de nanars&#8230;</p>
<p>Et bien sûr, à 10 ans, on fait la fête, des soirées DJ, un quizz et un karaoke sont bien sûr au programme.</p>
<p>L&rsquo;invité d&rsquo;honneur de cette édition est <strong>Vladimir Cosma</strong> (compositeur de la musique des films « Les aventures de Rabbi Jacob » ou « La Chèvre »)</p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques:<br /></strong>Du 23 au 27 octobre 2024<br />Aux alentours de la Place du Marché de Vevey<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://vifff.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.vifff.ch</a></span></p>
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		<title>Ciné-Club &#8211; Horreur de genres</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/cine-club-horreur-de-genres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 09:45:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[#cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#delémont]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce ciné-club tous genres accueille son public gratuitement chaque dernier dimanche du mois au SAS de Delémont. Le 27 octobre, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="238567" class="elementor elementor-238567" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p>Ce ciné-club tous genres accueille son public gratuitement chaque dernier dimanche du mois au SAS de Delémont.</p>
<p>Le 27 octobre, il propose une projection-marathon de trois comédies horrifiques à la suite: « Le Chien des Baskerville », de Terence Fisher (1959), « La Mort vous va si bien » de Robert Zemeckis (1992) et « Sheitan » de Kim Chapiron.</p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques:<br /></strong>Dimanche 27 octobre 2024<br />SAS Delémont<strong><br />Le Chien des Baskerville: </strong>16h<br /><strong>La Mort vous va si bien</strong>: 17h45<br /><strong>Sheitan</strong>: 20h30<br />Gratuit<br /><a href="https://www.sasdelemont.ch/fr/detail/cine-club-horreur-de-genres-13093931.html" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.sasdelemont.ch</span></a></p>
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		<title>Seasons</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/seasons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 09:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[#cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#genève]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Seasons est un spectacle original mêlant théâtre, cinéma social et musique. Il raconte les vies et les quêtes de trois [&#8230;]]]></description>
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									<p><em>Seasons</em> est un spectacle original mêlant théâtre, cinéma social et musique. Il raconte les vies et les quêtes de trois personnages habitant dans le même immeuble, qui se croisent sans arrêt mais qui ne se voient pas vraiment, pris dans la solitude et la distance émotionnel des grandes villes. Leur histoire se déroule sur scène, tandis qu&rsquo;à l&rsquo;écran, ils évoluent comme dans une réalité parallèle. Accompagnés par l&rsquo;orchestre Capella Mediterranea, la soprano Mariana Flores et les chanteurs Arezki Aït-Hamou et TK Russell Kadima sont liés par un enchaînement musical commun, allant de la musique populaire contemporaine à la musique classique.</p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques:<br /></strong>Du 25 au 29 octobre 2024<br />La Cité Bleue, Genève<br />Tarifs: de 15.- à 65.-<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://lacitebleue.ch/evenement/seasons/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.lacitebleue.ch</a></span></p>
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		<title>Ouistreham</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/ouistreham/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L'Agenda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 19:47:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[#cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[#expo]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le cadre de l&#8217;exposition présentée en ce moment à la Collection de l&#8217;art brut, le Cinéma Bellevaux projette le [&#8230;]]]></description>
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									<p>Dans le cadre de l&rsquo;exposition présentée en ce moment à la Collection de l&rsquo;art brut, le Cinéma Bellevaux projette le film <em>Ouistreham</em> du réalisateur Emmanuel Carrère, sorti en 2020. Le film raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une écrivaine connue faisant l&rsquo;expérience d&rsquo;un travail préciaire en se faisant engager comme femme de ménage. Les protagonistes des dessins de Clemens Wild, exposés à la Collection de l&rsquo;art brut, sont elles aussi des femmes de ménage, auxquelles l&rsquo;artiste rend hommage en racontant leur histoire et en visibilisant leur travail. </p>
<p>La projection est suivie d&rsquo;une rencontre avec Clemens Wild, animée par la commissaire d&rsquo;exposition Teresa Maranzano.</p>
<p><strong>Informations pratiques:</strong></p>								</div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ouistreham</strong><br />Jeudi 10 octobre 2024 à 19h<br />Cinéma Bellevaux, Lausanne<br />Prix: 10.-/15.-/20.- à choix<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.cinemabellevaux.ch/prochains-evenements/ouistreham" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.cinemabellevaux.ch</a></span></p>
								</div>
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									<p><strong>Clemens Wild<br /></strong>Du 14 juin au 27 octobre 2024<br />Collection de l&rsquo;art brut, Lausanne<br />Prix: 6.-/12.-, gratuit  &#8211; de 16 ans<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.artbrut.ch/fr_CH/exposition/clemens-wild" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.artbrut.ch</a></span><strong><br /></strong></p>								</div>
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