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	<title>#AI &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Till death do u̶s̶ ̶p̶a̶r̶t̶</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:45:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Le week-end dernier, Hoops of Iron a présenté sa nouvelle pièce de théâtre, Two Point Oh ! à Onex. Le choix [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le week-end dernier, Hoops of Iron a présenté sa nouvelle pièce de théâtre, <em>Two Point Oh !</em> à Onex. Le choix de cette œuvre se révèle pertinent puisque cette pièce soulève des questions actuelles et essentielles sur l’intelligence artificielle.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte : Alice Marion</p>

<p class="wp-block-paragraph"><em>Two Point Oh !</em> est la deuxième pièce de l’écrivain et dramaturge américain Jeffrey Jackson. Elle a été créée pour la première fois en 2013 et a reçu d’excellentes critiques. Dans cette mise en scène de la compagnie franco-genevoise anglophone Hoops of Iron, Phineas Clark, assisté de Sofie Qwarnström, l’a adaptée et mise en scène.</p>
<p>Cette pièce se centre sur le personnage d’Elliott Leeds (Phineas Clark), fondateur de <em>Paradigm</em>, une multinationale spécialisée dans les logiciels pionniers. Devenu richissime et très connu, il ne cesse de voyager pour ses affaires afin de promouvoir son entreprise et ses innovations. Sa femme, Melanie (Leopoldine Apra), regrette ses absences répétées qui contrecarrent son désir d’enfant et de famille unie. Lorsque le jet privé de son mari s’écrase, elle est dévastée. Mais elle découvre la dernière invention d’Elliott : une application basée sur l’intelligence artificielle qui possède le visage, la voix et même les souvenirs de son mari. La veuve, complètement anéantie, perd la notion de ce qui est réel et ce qui ne l’est pas ; elle vit désormais avec la version virtuelle de son époux dont elle devient totalement dépendante. Melanie a vécu dans l’ombre d’Elliott ; sa vie a tourné autour de lui et de sa réussite. Quand elle perd son mari, elle perd non seulement son partenaire mais aussi son identité. En pensant le retrouver, elle croit recouvrer une part d’elle-même. Elliott 2.0 parle, répond aux questions et interagit comme le ferait un humain. Ces discussions avec l’application effacent, dans une certaine mesure, la douleur et le chagrin sans toutefois lui apporter une joie pérenne. Ce rapport unissant Melanie et le logiciel interroge les relations entre les individus : peuvent-elles réellement garder ce nom lorsque l’autre est une reproduction virtuelle de l’être aimé dépourvue de toute enveloppe corporelle et brillant par son absence physique ? Cette application se transforme d’ailleurs rapidement en une prison de laquelle Melanie ne parvient pas à s’échapper. Ben Robbins (David McClenaghan), meilleur ami d’Elliott et co-fondateur de <em>Paradigm</em>, tente de mettre fin à cette obsession ; cependant, lorsque que l’IA ne se contente plus de reproduire ce qu’on lui a enseigné et qu’elle commence à exprimer et développer des idées inédites, il se laisse convaincre lui aussi et imagine que son ami n’a jamais disparu.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la pièce, Elliott Leeds apparaît uniquement sur un écran ce qui nous place dans la même position que Melanie. Si nous savons qu’un comédien bien réel joue à travers la télévision placée sur la scène, nous ressentons dès le départ une certaine distance avec le personnage. Ne voyant jamais la totalité du corps d’Elliott mais seulement son visage à travers un média, l’ambiance devient de plus en plus pesante. Cette sensation de malaise s’intensifie lorsque l’IA, dont les compétences progressent, se révèle capable de manipuler Melanie. Cette application illustre l’ambition démesurée de son auteur ; car si Elliott 2.0 affirme avoir été créé dans le seul but d’interagir avec sa femme, il apparaît aussi sur les écrans de son entreprise dont il veut reprendre le contrôle. Ce logiciel tyrannique nous laisse entrevoir la personnalité de son créateur : celui-ci a choisi de passer des milliers d’heures à enregistrer des informations et des conversations sur son application pour la rendre la plus réussie possible, cherchant à assouvir son ambition personnelle. Il souhaite se maintenir « en vie » malgré les conséquences sur son entourage, et empêche finalement le deuil de son épouse et la continuation logique des événements. Cette pièce n’est pas sans évoquer la mégalomanie de certains dirigeants du monde de la tech et manifeste tant le refus de tomber dans l’oubli, de laisser sa place que la volonté de conserver un pouvoir sans limite temporelle &#8211; même si cette possibilité demeure une illusion puisqu’elle se réalise par le biais d’un double virtuel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ces scènes alternent avec la représentation d’une émission télévisée, <em>The Straight Story</em>, présentée par Jerry Gold (Guillaume Torriano) qui tente de comprendre et d’expliquer les rumeurs concernant Elliott 2.0 pour maintenir son audimat. Ce programme souligne notre intérêt pour la vie, la carrière et les scandales des personnalités en vue. Nous nous plaisons à commenter leurs comportements mais, ce faisant, nous leur donnons une visibilité accrue et un pouvoir plus important.</p>
<p>Tout en construisant une intrigue entrainante, la pièce pose des questions sur ce que signifie être humain et sur notre rapport au monde virtuel, au temps accordé aux nouvelles technologies ainsi qu’à la réflexion qu’il conviendrait de mener concernant l’IA. En se penchant sur l’assouvissement des désirs d’un homme puissant, elle convoque en filigrane l’image d’une <em>plutocracy</em>.</p>
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									<p>Ne vous méprenez pas : cette pièce de théâtre fait certes réfléchir mais également rire. Plusieurs passages sont très drôles, en particulier les conversations entre Ben Robbins et Catherine Powell (Mundey Young), la nouvelle CEO de <em>Paradigm</em> qui voit sa nomination compromise par le logiciel ayant l’aspect d’Elliott.</p>
<p>Les cinq comédien∙ne∙s jouent extrêmement bien et Mundey Young interprète avec brio et sans aucune fausse note la variété d’états que connaît son personnage. Les acteur∙ice∙s sont investi∙e∙s dans leur rôle et touché∙e∙s par le sujet de la pièce comme le montrent leur disponibilité et leur écoute lors de la discussion qui a suivi la représentation. Cet échange a révélé l’intérêt du public qui s’est senti concerné par les diverses interrogations soulevées par la pièce et portant sur la conscience, l’immortalité, la notion de responsabilité et l’absence de limites éthiques au progrès technologique. Finalement, l’humanité n’a-t-elle pas plus à perdre qu’à gagner en n’apposant aucune restriction à l’IA ?</p>
<p><strong>Information</strong></p>
<p><em>Hoops of Iron</em> promeut le théâtre en anglais dans la région du Grand Genève et d’Auvergne-Rhône Alpes.</p>
<p>Pièce en anglais avec surtitres en français. Accessible à tous.</p>
<p><strong>Two Point Oh !</strong></p>
<p><span style="color: #999999;">Du 4 au 6 septembre, Manège d’Onex</span><br />Du 9 au 12 septembre à Lyon (Acte 2)<br />Du 18 au 27 septembre, Théâtre les 50, Saint-Jean-de-Gonville</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://tinyurl.com/hoopsofiron" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=http://tinyurl.com/hoopsofiron&amp;source=gmail&amp;ust=1789137302502000&amp;usg=AOvVaw3lKw7LBJZB0YzZSdP8Ajav">tinyurl.com/<wbr />hoopsofiron</a></span></p>								</div>
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		<title>L’Orchestre des Nations au Victoria Hall: Quand l’orchestre symphonique mime la musique électronique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 13:02:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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		<category><![CDATA[#ÉloïseVibert]]></category>
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					<description><![CDATA[Dimanche dernier, le Victoria Hall accueillait l’Orchestre des Nations et le compositeur de musique électronique Manuel Oberholzer. Le concert était [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="212860" class="elementor elementor-212860" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Dimanche dernier, le Victoria Hall accueillait l’<a href="https://orchestredesnations.com/fr/accueil/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Orchestre des Nations</a> et le compositeur de musique électronique <a href="https://www.feldermelder.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Manuel Oberholzer</a>. Le concert était en deux parties et gravitait autour du thème de la mort et de la finitude des choses. Deux interprétations de ces thèmes universels, séparées par 160 ans d’évolution musicale et technologique, ont pu cohabiter: celle de Manuel Oberholzer avec la première d’une œuvre électro-orchestrale intitulée <em>FINITE</em> et celle du compositeur allemand Johannes Brahms avec <em>Ein deutsches Requiem</em>. Retour sur cette soirée qui a partagé les spectateur∙ice∙s.</strong></p>
<p>Texte d’Éloïse Vibert<br />Photos de Christian Meuwly</p>								</div>
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									<p>Pas le temps d’admirer les dorures environnantes, à 17h, la salle se retrouve plongée dans le noir et une partie du public dans la confusion. Seul phare dans la tempête : Manuel Oberholzer, installé derrière son synthétiseur modulaire. En guise d’introduction, des nappes électroniques un peu abruptes commencent à s’articuler. Le compositeur prend le parti de la stagnation méditative plutôt que de celui d’une progression claire et intuitive.</p><p>« Quelle drôle d’idée » chuchote une spectatrice, le sourire aux lèvres. À la décharge de cette dernière, les nappes électroniques, si émotionnellement impactantes lorsqu’elles enveloppent l’auditeur∙ice, se perdaient dans la salle et peinaient à arriver jusqu’aux spectateur∙ice∙s. L’artiste, que l’on connait également sous le nom de Feldermelder réussit pourtant ce pari d’accaparer l’auditeur∙ice avec des textures électroniques organiques dans ses albums <em>Euphoric Attempts</em> ou dernièrement <em>Dual ǀ Duel </em><span style="font-weight: normal !msorm;">e</span><span style="font-weight: normal !msorm;">n collaboration avec la violoncelliste Sara Oswald</span>. Ces nappes un peu lointaines dont on ne distinguait que trop peu les nuances n’étaient donc probablement qu’une question d’acoustique peu adaptée à ce genre de performance.</p><p>La « drôle d’idée » sera expliquée à la fin de l’introduction. Une voix d’Intelligence artificielle retentit et l’Orchestre des Nations s’installe, suivi par le <a href="https://www.ccuf.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Chœur de Chambre de l’Université de Fribourg</a>, avec pour seul applaudissement les explications de l’IA sur l’importance de revenir à l’essentiel, sur la finitude et l’impermanence des choses. La voix s’applique à expliquer devant un public attentif, ce que nous nous apprêtons à voir. L’orchestre – nous dit-elle – jouera ainsi une pièce en imitant les procédés de la musique électronique et sera samplé en temps réel, ce qui fera de lui la source de sa section supplémentaire.</p><p>En théorie et jusque-là, la « drôle d’idée » est donc une bonne idée. En pratique néanmoins, les avis semblaient partagés à l’entracte. Les satisfait∙e∙s auront remarqué les notes entêtantes et obsédantes qui semblaient presque sortir d’un ordinateur, l’imitation des arpèges et des notes longues à la manière d’un synthétiseur. Il y avait quelque chose d’à peine humain dans cette performance, malgré son exécution par un orchestre et un chœur en chair et en os. Si l’intérêt ou la fascination de la performance ne faisait aucun doute pour certain∙e∙s, les plus sceptiques ont cependant été perturbé∙e∙s par ce manque d’humanité. L’accumulation de climax dans l’œuvre rendait la reconnaissance et l’identification à des émotions difficiles. De l’espoir parfois et puis, beaucoup d’agitation, de l’anxiété peut-être: <em>FINITE</em> semblait être une succession de fins, et si sa part « électronique » lui conférait un intérêt intellectuel, celle-ci rendait précisément l’immersion et l’abandon difficile.</p><p>Qu’importe, à l’entracte, les avis divergents ont pu profiter d’une mise en bouche par le débat pour se préparer à écouter <em>Ein deutsches Requiem</em> de Brahms.</p><p>L’orchestre et le chœur reprennent alors vie. La deuxième partie est ponctuée par des apparitions des chanteur∙euse∙s <a href="https://kathrinhottiger.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Kathrin Hottiger</a> et <a href="https://www.vincentcasagrande.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Vincent Casagrande</a> et efface progressivement tout manque d’humanité.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Photo: <a href="https://christianmeuwly.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Christian Meuwly</span></a></p>								</div>
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									<p>L&rsquo;exécution de ces deux performances si différentes l&rsquo;une de l&rsquo;autre force à constater que l’Orchestre des Nations, bien que composé de musicien∙ne∙s amateur∙ice∙s, n’a rien à envier aux orchestres professionnels. Dirigés avec passion par Antoine Marguier, secondé par Pascal Mayer à la direction du chœur, les musicien∙ne∙s ont en effet su se mettre au service d’une pièce contemporaine avec brio et faire justice à la panoplie émotionnelle que renferme l’œuvre de Brahms. Que cette soirée ait laissé∙e rêveur∙euse, pantois∙e ou inspiré∙e, elle n’a en tout cas pas laissé indifférent∙e.</p>
<p><strong>Finite – Ein Deutsches Requiem </strong><strong><br /></strong>Orchestre des Nations<strong><br /></strong>Dimanche 5 novembre à 17h au Victoria Hall</p>
<p>Date à venir :<br /><strong>Samedi 18 novembre à 20h à l’Aula Magna de Fribourg</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://orchestredesnations.com/fr/accueil/" rel="nofollow noopener" target="_blank">orchestredesnations.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Data Blossom</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/data-blossom/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 14:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[#AI]]></category>
		<category><![CDATA[#aubonne]]></category>
		<category><![CDATA[#expo]]></category>
		<category><![CDATA[#MargaritaMakarova]]></category>
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					<description><![CDATA[L’exposition&#160;Data Blossom, ayant eu lieu à L’Arboretum du Vallon de l’Aubonne du 16 octobre au 7 novembre, a rassemblé les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="137639" class="elementor elementor-137639" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: justify;"><strong>L’exposition <em>Data Blossom</em>, ayant eu lieu à L’Arboretum du Vallon de l’Aubonne du 16 octobre au 7 novembre, a rassemblé les œuvres de trois artistes: Refik Anadol, Dr. Kirell Benzi et Florent Lavergne. La rédaction de L’Agenda l’a visitée le weekend passé et, à présent, vous partage avec plaisir ses impressions.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte: Margarita Makarova</p>
<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">Plongée dans le cadre idyllique du parc de L’Arboretum, un samedi matin, je m’approche de la salle d’exposition. À l’entrée, je deviens tout de suite fascinée par une explosion de couleurs. L’installation <em>Quantum Memories</em> (2020) de Refik Anadol, jeune artiste de Los Angeles originaire de Turquie, est au centre de l’exposition. C’est un écran LED de 5 x 5 mètres visualisant en 3D une expérience immersive basée sur un corpus d’environ 200 millions de photographies de la nature. Des recherches sur l’utilisation de l’ordinateur quantique menées par Google, l’apprentissage automatique et la statistique ont rendu possible la naissance de cette œuvre.</p>
<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">Le titre de l’exposition, <em>Data Blossom</em>, renvoie d’une part à la nature et à l’épanouissement des fleurs, par le jeu de mot avec l’expression <em>Cherry Blossom</em>, et d’autre part, à la beauté cachée de l’abondance des données.</p>
<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">L’ordinateur de travail habituel n’est pas suffisamment rapide pour traiter une vaste collection de données, et le superordinateur est déjà plus puissant pour le faire, bien qu’il soit difficile pour un non-chercheur d’y avoir accès. L’ordinateur quantique (qui n’est pourtant pas encore utilisé à large échelle même par les chercheurs) est quant à lui parfait: il effectue une tâche donnée en environ trois minutes, tandis que le superordinateur y aurait passé 10 000 ans! C’est donc à cette technologie-là que l’artiste a confié l’apprentissage automatique basé sur son corpus de 200 millions de photographies. Non seulement le processus de création est novateur et inédit, mais le résultat n’en est pas moins impressionnant!</p>
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									<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">Refik Anadol s’est déjà fait remarquer sur la scène artistique romande. En 2020, son installation <em>Melting Memories</em>, basée sur le traitement des électroencéphalogrammes, en collaboration avec un laboratoire de neurosciences de Stanford, avait été présentée au Festival Images de Vevey. Son futur projet, <a href="https://refikanadol.com/works/machine-memoirs-space/" rel="nofollow noopener" target="_blank">dont on peut avoir un aperçu sur son site,</a> semble être encore plus immersif.</p>
<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">Dr. Kirell Benzi, chercheur et artiste de l’EPFL travaille également sur le traitement et la représentation des données par des algorithmes d’intelligence artificielle. C’est son œuvre <em>Connaissance secrète</em> (<em>Secret Knowledge</em>, 2016) qui a attiré mon attention. Au premier abord, l’œil est confronté à une fleur de forme inhabituelle, mais en l’observant de plus près, on remarque une multitude de lignes créant une structure bien définie. Ce sont plus de 300 millions de liens hypertextes de Wikipédia regroupés en fonction des visites d’utilisatrices et utilisateurs. Chaque nœud représente un groupe de pages visitées. Les nœuds sont liés les uns aux autres, s’ils ont au moins une page en commun, et forment des pétales. Une vraie floraison des données!</p>
<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">Les œuvres de Florent Lavergne invitent à réfléchir aux sujets écologiques et se marient avec l’ambiance de l’Arboretum. L’artiste offre par exemple une visualisation par continent des pays les plus pollués au monde. Il fonde son travail sur des travaux de recherche publiés.</p>
<p class="has-text-align-justify" style="text-align: justify;">Toute l’énergie électrique utilisée dans le cadre de l’exposition est 100% renouvelable et provient du barrage de l’Arboretum du vallon de l’Aubonne. Les organisateurs souhaitant accueillir Data Blossom peuvent se manifester auprès de l’équipe de l’AI Transparency Institute (contact@aitransparencyinstitute.com).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour découvrir ces différents univers:</strong><br />Arboretum du Vallon de l’Aubonne: <a href="https://www.arboretum.ch/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">www.arboretum.ch/</a><br />Refik Anadol: <a href="https://refikanadol.com/works/machine-memoirs-space/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">refikanadol.com/works/machine-memoirs-space/</a><br />Kirell Benzi: <a href="https://www.kirellbenzi.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">www.kirellbenzi.com/</a><br />Florent Lavergne: <a href="https://www.behance.net/florentlavergne" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">www.behance.net/florentlavergne</a><br />AI Transparency Institute: <a href="https://aitransparencyinstitute.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">aitransparencyinstitute.com</a><br /><br />Image en haut de la page: Kirell Benzi</p>								</div>
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