<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Littérature &#8211; L&#039;Agenda</title>
	<atom:link href="https://www.l-agenda.ch/category/litterature/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.l-agenda.ch</link>
	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Jul 2026 09:45:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2023/01/favicon-100x100.png</url>
	<title>Littérature &#8211; L&#039;Agenda</title>
	<link>https://www.l-agenda.ch</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Marianne Savioz, lauréate du Concours d’écriture 2026</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/concours-decriture-2026-laureate/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/concours-decriture-2026-laureate/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 09:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[#concours d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[#écriture]]></category>
		<category><![CDATA[#interview]]></category>
		<category><![CDATA[#lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[#lecture]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=278383</guid>

					<description><![CDATA[« J’ai l’impression d’être une star ! », plaisante Marianne Savioz alors que j’allume mon dictaphone. Un café noir pour elle, un chaï [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="278383" class="elementor elementor-278383" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-5128b085 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="5128b085" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-6863aeb3" data-id="6863aeb3" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-5eb4e825 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="5eb4e825" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« J’ai l’impression d’être une star ! </em>», plaisante Marianne Savioz alors que j’allume mon dictaphone. Un café noir pour elle, un chaï froid pour moi, à la fraicheur d’un café lausannois on parle de lecture et d’écriture, elle répond avec beaucoup de spontanéité à mes questions. À 24 ans, cette Valaisanne établie à Lausanne étudie la philosophie à l’UNIL. Et elle écrit.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>

<p class="wp-block-paragraph">Lors de la délibération de cette 6<sup>e</sup> édition du concours d’écriture sur le thème « Les dix commandements », le texte <em>Par-delà le bien et le mal</em> de Marianne Savioz a convaincu. Le jury s’est accordé sur le plaisir de lecture, sur la fraîcheur et l’humour de ce texte écrit à hauteur d’enfant, qui a su embrasser le thème pleinement – non comme un prétexte mais comme base de son déroulement. <em>Par-delà le bien et le mal</em> a probablement touché aussi, me semble-t-il, pour la pointe de nostalgie qu’il provoque en rappelant un certain <em>Petit Nicolas</em>… Une série de livre que Marianne Savioz, lorsqu’on lui mentionne la référence, confie n’avoir jamais lue. Comme quoi !</p>
								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-ca83614 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="ca83614" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-13ddd63" data-id="13ddd63" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4071181 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4071181" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><span style="color: #333333;"><em>« On a soupiré, Mathieu a rangé la balle dans le buisson. En colonnes silencieuses, on s’est acheminés jusqu’à la maison de Jésus. D’après ce qu’on dit, il y en a des comme ça jusqu’à l’autre bout du monde, parce que Jésus est d’un naturel très accueillant. »</em></span></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-7953bb3 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="7953bb3" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.l-agenda.ch/concours-decriture/" target="_blank" rel="noopener">Lire la nouvelle</a></span></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-e9060b1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e9060b1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>Katia, pour L’Agenda : Que t’a inspiré le thème de cette édition au premier abord ?</strong></p>
<p><strong>Marianne Savioz :</strong> Je n’étais même pas sûre de connaître les dix commandements ! Je devais les avoir appris quand j’étais petite, quand on allait aux cours de catéchisme pour la forme, pour faire plaisir à grand-maman. Je pense qu’on est beaucoup à avoir été initié à ça en tant qu’enfant et à ne plus y être revenu par la suite. Comme je n’avais pas les outils pour aller plus loin sur ce thème en me basant sur mes connaissances, je me suis inspirée de ces souvenirs, liés à l’enfance.</p>
<p><strong>Fin 2025, tu as aussi été lauréate du </strong><a href="https://www.l-agenda.ch/lever-le-voile-sur-la-litterature-universitaire-romande/"><strong>Prix de la Sorge</strong></a><strong> ; comment l’écriture créative s’intègre dans le quotidien d’une étudiante en philo ?</strong></p>
<p>Lorsque j’en ai marre des séminaires, de cette langue formelle, académique, dans laquelle il faut dérouler sa pensée de façon logique, l’écriture créative est une respiration. Je peux écrire sur n’importe quoi juste parce que j’en ai envie, je peux utiliser ma propre langue, prendre le point de vue que je veux. C’est un moment de jeu.</p>
<p><strong>Quel est ton processus d’écriture ?</strong></p>
<p>J’ouvre les vannes de l’imagination et suis réceptive à tout ce qui me vient. Je teste, j’écris plusieurs débuts, plein d’idées, et dès que j’ai quelques lignes et une idée globale qui me plait, je me lance. Le reste vient au fur et à mesure, dans un flow, sans vraiment réfléchir. C’est très libre comme processus ! Puis je relis, je relève ce que j’aime, je corrige quelques détails. J’ai l’impression que plus je retravaille le texte, moins c’est bien. Ça devient trop conscient, rigide, pas assez vivant.</p>
<p><strong>Les concours d’écriture n’échappent pas à la grande question de l’intelligence artificielle, et il est difficile de ne pas s’interroger sur la proportion de textes écrits en partie avec l’IA. Sans pouvoir l’affirmer, j’ai l’intuition que L’Agenda n’en aurait reçu que très peu… De ton côté, quel œil poses-tu sur l’usage de l’IA ?</strong></p>
<p>J’utilise parfois ChatGPT quand j’ai des questions sur une chose ou une autre… Mais quand il s’agit d’écrire, jamais. Même pour un travail universitaire, car la partie la plus plaisante, c’est l’écriture ! Le moment où toute la matière est réunie, la problématique est posée et je n’ai plus qu’à rédiger, c’est le cadeau de la fin. Donc non, je n’utilise pas l’IA ; déjà car je perdrais du plaisir, mais aussi car j’ai l’impression que si je commence à me reposer là-dessus,… si on se repose là-dessus et qu’on lui donne trop de pouvoir, on perdra notre savoir-faire. Même en l’utilisant pour autre chose, à force de lire des réponses de « type IA », j’aurais peur d’uniformiser ma manière d’écrire et de penser, de contribuer à l’appauvrissement du langage. Ça fait un peu réac’ ! (<em>rire</em>) Mais je trouve hyper important que la langue reste personnelle à chacun.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui guide tes choix de lecture ?</strong></p>
<p>L’impulsion du moment. Dès que je passe devant une librairie, il n’y a pas d’autre choix que d’entrer, et une fois que je suis entrée il n’y a pas d’autre choix que d’acheter un livre ! Sur mon téléphone j’ai aussi une liste de lectures qu’on ma conseillées. Après – comment plein de gens – j’ai toujours une pile énorme de livres à lire à côté de mon lit. Qui va m’engloutir sûrement un jour !</p>
<p><strong>Est-ce que tu as des auteur·ice·s de référence ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas un ou des auteurs à qui je retourne tout le temps. Il y a tellement à lire que j’ai envie de toucher à tout ! Même si j’ai eu une grosse période Virginie Despentes. Je trouve qu’elle arrive à rendre littéraire le fait d’écrire de façon très trash. J’étais happée dans son univers et je ne voulais plus la lâcher pendant un moment.</p>
<p><strong>Est-ce que tu relis plusieurs fois un livre ?</strong></p>
<p>Jamais. J’ai l’impression que je volerais du temps aux autres livres !</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-65310ad elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="65310ad" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2e8c788" data-id="2e8c788" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-07f441b elementor-widget elementor-widget-heading" data-id="07f441b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="heading.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Mini Questionnaire de Proust</h4>				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-2dc30da elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="2dc30da" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>Un tic d’écriture qui t’agace ?<br></strong>Un style trop ampoulé. Ça me donne l’impression d’avoir affaire à un ego surdimensionné.</p>
<p><strong>Un tic d’écriture que tu as relevé chez toi ?<br></strong>Je me suis rendu compte que j’en avais – je n’arrive pas à dire ce que c’était, là tout de suite. Je me suis demandé si c’était dérangeant ou si ça pouvait faire partie de la personnalité de chacun… Mais si c’est quelque chose que je n’aime pas, je corrige&nbsp;!</p>
<p><strong>Une expression que tu as longtemps compris de travers&nbsp;?<br></strong>Avoir affaire à quelqu’un&nbsp;: je ne sais jamais si c’est «&nbsp;à faire&nbsp;» ou «&nbsp;affaire&nbsp;».</p>
<p><strong>Un livre que tu as lu récemment&nbsp;?</strong><br><em>Crime et Châtiment</em> de Dostoïevski. J’avais peur de m’y attaquer, alors je l’ai écouté en livre audio, ce que je n’avais jamais fait. J’ai eu beaucoup de plaisir. Je n’attendais que ces moments où j’avais une tâche à faire qui ne me demandait pas de fonctions cognitives, pendant laquelle je pouvais l’écouter.</p>
<p><strong>Un nouveau mot appris récemment&nbsp;?<br></strong>J’apprends en retard les expressions des gens qui ont quelques années de moins que moi (<i>rire</i>)! Le «&nbsp;lore&nbsp;», par exemple&nbsp;: le «&nbsp;lore&nbsp;» de quelqu’un c’est son histoire de vie, son récit personnel.</p>
<p><strong>Un festival d’été&nbsp;?<br></strong>L&rsquo;incontournable Paléo, et le Palp en Valais qui organise différents événements tout au long de l&rsquo;été. Sinon, je vais sûrement me rendre à la fête du livre à St-Pierre-de-Clages (encore un big up au Valais&nbsp;!)</p>
<p><strong>Un lieu culturel de prédilection ?<br></strong>J&rsquo;adore me rendre au cinéma, peu importe lequel ils ont tous leur charme. Malheureusement c&rsquo;est toujours assez cher, et c&rsquo;est dommage que tout le monde ne puisse pas en profiter.&nbsp;</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/concours-decriture-2026-laureate/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Ulysse</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-christophe-ono-dit-biot/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-christophe-ono-dit-biot/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 11:31:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=277617</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « L&#8217;odyssée de l&#8217;Odyssée », de Christophe Ono-dit-Biot « Aide-moi à rentrer chez moi ! Help me [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="277617" class="elementor elementor-277617" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>«</em><em> L&rsquo;odyssée de l&rsquo;Odyssée »</em>, de Christophe Ono-dit-Biot</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.grasset.fr/livre/lodyssee-de-lodyssee-9782246841326/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img fetchpriority="high" decoding="async" width="344" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/lodyssee-de-lodyssee-344x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-277619" alt="l&apos;odyssée de l&apos;odyssée" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/lodyssee-de-lodyssee-344x500.jpg 344w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/lodyssee-de-lodyssee-206x300.jpg 206w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/lodyssee-de-lodyssee-768x1117.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/lodyssee-de-lodyssee.jpg 780w" sizes="(max-width: 344px) 100vw, 344px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« Aide-moi à rentrer chez moi ! Help me go home ! » C’est le cri du cœur que lance Matt Damon à Charlize Theron dans le nouveau film à grand spectacle du réalisateur anglo-américain Christopher Nolan, à qui l’on doit d’extraordinaires opéras cinématographiques tels que <em>Dark Knight</em>, <em>Inception</em> ou <em>Interstellar</em>. Et qui est le héros de cette superproduction à voir sur grand écran dès le 15 juillet ? Ulysse ! Le héros de <em>L’Odyssée</em>, suite de <em>L’Iliade</em>, vaste épopée en vers signée d’un mystérieux Homère dont nous ne saurons jamais s’il s’agit d’un seul homme, d’un groupe de poètes de la Grèce antique, ou de poétesses, ou même d’un patchwork de récits hérités d’histoires fabuleuses que l’on se racontait autour du bassin de la Méditerranée depuis des millénaires – à l’instar d’un autre livre fameux, La Bible.</p><p>« Aide-moi à rentrer ! Help me go home ! » Allez voir l’histoire d’Ulysse qui veut rentrer chez lui, retrouver sa femme Pénélope et son fils Télémaque, ou tout au moins les souvenirs qu’il en conserve, après tant d’années retenu captif, puis tant d’autres à errer dans un monde inconnu rempli de monstres et de magiciennes, de mangeurs d’oubli et de princesses, de sang, d’écume et de caresses. Mais je vous en supplie, avant, ou après, lisez le merveilleux livre que Christophe Ono-dit-Biot publie pour l’occasion, <em>L’odyssée de l’Odyssée. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les aventures d’Ulysse sans avoir jamais lu Homère</em>. Promis : vous apprendrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Ulysse sans avoir lu Homère. Surtout : vous apprendrez pourquoi certaines histoires se racontent encore plus de trois mille ans après avoir été imaginées, pourquoi Christopher Nolan a eu besoin lui aussi de nous la raconter, et pourquoi le personnage d’Ulysse ne tombe pas du ciel, mais du passé immémorial des hommes et femmes que nous sommes.</p><p>Ono-dit-Biot parle en amoureux de longue date : le 12 octobre 1981, l’automne de ses 6 ans, le journaliste et écrivain rencontre Ulysse. Plus précisément : l’adaptation en dessin animé qu’en font pour la télévision le duo Jean Chalopin et Nina Wolmark sous le titre <em>Ulysse 31</em>, transposant les épisodes marins dans l’espace, en 26 épisodes de 26 minutes. Depuis, Christophe Ono-dit-Biot s’est immergé dans les grands mythes méditerranéens et le monde antique pour n’en plus ressortir que pour partager sa passion. <em>L’odyssée de l’Odyssée</em> raconte, décrypte, explique. Mais aussi incite, invite, engage. Ono-dit-Biot s’y fait tour à tour pédagogue, romancier, poète, convoquant son érudition avec autant de simplicité que ses souvenirs d’enfant. Il dit sa tendresse pour Télémaque, fils orphelin d’un père non pas mort, mais disparu, ce qui est peut-être pire, et qui doit défendre sa mère contre les prétendants jaloux du trône. Il justifie sa fascination pour Pénélope, tout sauf la femme au foyer qui attend passivement, stéréotype façonné au 19<sup>e</sup> siècle, mais la maîtresse du temps, tirant ses fils avec ruse et finesse. Il est question de la conversation la plus émouvante de <em>L’Odyssée </em>: lorsqu’Ulysse explique à Calypso, amoureuse de lui au point d’en avoir fait son quasi esclave sexuel durant sept ans, pourquoi il préfère renoncer à l’immortalité que la nymphe lui offre plutôt qu’à la perspective de retrouver Pénélope. « Calypso découvre ce que les dieux ne peuvent pas connaître, écrit Ono-dit-Biot : la possibilité de la perte, l’urgence d’aimer, la saveur incomparable du moment présent. » Et puis la scène la plus poignante du récit, la voici : une femme qui n’a pas vu son mari depuis vingt ans, désespérée, alors qu’il est là, devant elle, mais qu’elle ne le sait pas parce qu’il est déguisé ; un homme qui se retient de la prendre dans ses bras, confit dans une méfiance inhumaine, devant encore lui prouver que oui, c’est bien lui, Ulysse. « Patience, mon cœur », se dit cet homme, dans ce qui est aux yeux de l’helléniste Jacqueline de Romilly qui en fit un livre éponyme merveilleux, l’un des vers les plus forts de l’épopée.</p><p>Pour éclairer le destin d’Ulysse, Ono-dit-Biot convoque l’<em>Ulysse</em> de Joyce bien sûr, le poète anarchiste Hakim Bey, Dante Alighieri, qui en fait l’une des figures les plus marquantes de son <em>Enfer</em>, mais aussi des films, <em>E.T.</em> de Spielberg, <em>L’Homme qui tua Liberty Valance</em> de John Ford ou <em>Usual suspects</em> de Bryan Singer. En fil rouge implicite et complice de ces 300 pages impatientes, la question que pose la philosophe Barbara Cassin dans son formidable livre sur <em>La nostalgie</em> : « Quand donc est-on chez soi ? » ou plutôt : Pourquoi ne peut-on jamais revenir à la maison ? Parce que la « maison » n’existe pas, que le mal du pays est inguérissable. Parce que, toujours en écoutant la belle Barbara, la nostalgie, « ce sentiment envahissant et doux est, comme l’origine, une fiction choisie qui ne cesse de donner les indices pour qu’on la prenne pour ce qu’elle est, une fiction, adorable, humaine, un fait de culture ».</p><p>La preuve par la fin des aventures d’Ulysse. Une fin bien éloignée du poème de Du Bellay popularisé par Brassens, « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, / Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, / Et puis est retourné, plein d&rsquo;usage et raison, / Vivre entre ses parents le reste de son âge ! ». Bien éloignée de tout <em>happy end</em> romantique. C’est qu’Ulysse, à peine revenu dans la couche conjugale en bois d’olivier, doit repartir. Lisez – le livre d’Ono-dit-Biot, ou carrément <em>L’Odyssée</em> traduite en vers par le poète Philippe Jaccottet, un must disponible en poche chez La Découverte – , vous comprendrez.  </p><p>Il y a de la politique dans <em>L’Odyssée</em>, de la fable initiatique, de la psychanalyse avant l’heure, une humanité folle, de la sociologie, de l’herméneutique, de la métaphysique, de la science de la mer et du ciel. On peut la lire comme une vaste métaphore du voyage de retour, le « nostos » qui, sans but, n’est qu’errance, à l’issue sans cesse différée par les épreuves imposées par le destin, dont celle, métaphorique en toutes, incarnées par le paradis artificiel des Lotophages qui encourage l’oubli définitif. Qui oublie ne pourra jamais retourner chez lui… Et quel merveilleux raconteur d’histoires est cet Ulysse, au point que ce talent le sauve dans l’île des Phéaciens, tout comme il sauvera Schéhérazade, lui donnera la liberté. « Vous me direz : Ithaque, c’est loin, conclut Christophe Ono-dit-Biot. Ces Grecs, c’est loin. Peut-être. Mais je crois que si ce poème a traversé les siècles, c’est parce que précisément, Ithaque, c’est un peu chez nous. »</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>«</em><em> L&rsquo;odyssée de l&rsquo;Odyssée »</em>, de Christophe Ono-dit-Biot<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.grasset.fr/livre/lodyssee-de-lodyssee-9782246841326/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Grasset</a>,</span> 368 pages.</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-3b94bd0 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="3b94bd0" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>PS:</strong></p><p>Pour le plaisir, le début de <em>L’Odyssée</em>, traduit par Philippe Jaccottet en 1955 :</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-febd87d elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="febd87d" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p> » Ô Muse, conte-moi l&rsquo;aventure de l&rsquo;Inventif :</p><p>celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,</p><p>voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d&rsquo;usages,</p><p>souffrant beaucoup d&rsquo;angoisse dans son âme sur la mer</p><p>pour défendre sa vie et le retour de ses marins</p><p>sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu&rsquo;il en eût :</p><p>par leur propre fureur ils furent perdus en effet,</p><p>ces enfants qui touchèrent aux troupeaux du dieu d&rsquo;En-Haut,</p><p>le Soleil qui leur prit le bonheur du retour…</p><p>A nous aussi, Fille de Zeus, conte un peu ces exploits ! « </p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-christophe-ono-dit-biot/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Douglas Kennedy</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-douglas-kennedy/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-douglas-kennedy/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=276288</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « L&#8217;homme qui n&#8217;avait pas assez d&#8217;une vie », de Douglas Kennedy La plupart des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="276288" class="elementor elementor-276288" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>«</em><em> L&rsquo;homme qui n&rsquo;avait pas assez d&rsquo;une vie », de Douglas Kennedy</em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.lisez.com/livres/lhomme-qui-navait-pas-assez-dune-vie/9782714493217" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img decoding="async" width="311" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/Douglas-Kennedy-311x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-276292" alt="" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/Douglas-Kennedy-311x500.jpg 311w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/Douglas-Kennedy-186x300.jpg 186w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/06/Douglas-Kennedy.jpg 384w" sizes="(max-width: 311px) 100vw, 311px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>La plupart des suites de romans sont ratées. Je ne parle pas des sagas – <em>Harry Potter</em>, <em>Les Thibault</em>, <em>Dune</em> ou l’inoubliable <em>Les Rois maudits</em>. Je parle de romans devenus de tels phares, de telles égéries de l’histoire de la littérature, qu’il a été impossible à certains écrivains-adorateurs de ne pas céder à la tentation d’en imaginer la suite, bravant souvent les foudres des héritiers et autres ayants droit. Si <em>Scarlett</em>, signé Alexandra Ripley, est paru en 1991 avec l’autorisation de la succession de Margaret Mitchell, autrice de <em>Autant en emporte le vent</em>, si les héritiers de Victor Hugo ont tout juste toléré en 2001 <em>Cosette ou le Temps des illusions</em> de François Cérésa, suite des <em>Misérables</em>, l&rsquo;écrivain britannique Jim Williams a dû en 1994 retirer de la vente la plupart des exemplaires de <em>Lara&rsquo;s Child, </em>suite du <em>Docteur Jivago</em> de Boris Pasternak. Autorisés ou pas, trois romans fort décevants.</p><p>Trente ans après la publication du roman qui l’a rendu célèbre dans le monde entier &#8211; son plus grand succès à ce jour encore, adapté au cinéma avec Catherine Deneuve et Romain Duris &#8211; Douglas Kennedy s’offre lui-même une suite à <em>L’homme qui voulait vivre sa vie</em> (Belfond, 1997). Et, bingo, c’est réussi ! <em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> (Belfond, 2026) nous donne des nouvelles de Ben Bradford, qui avait refait sa vie une première fois après avoir tué l’amant de sa femme, puis une deuxième lorsque son anonymat s’était retrouvé menacé par le succès de ses photographies. Trente ans après, Ben a refait sa vie en Californie. Désormais nommé Andrew, il a presque 70 ans et l’amour de sa vie, sa deuxième femme Anne, vient de mourir d’un cancer. Ils ont eu un fils, Jack. Devenu journaliste, c’est par lui qu’arrive la catastrophe &#8211; il est sur le point de <em>publier une enquête sur une affaire de plagiat qui fait les gros titres à Hollywood. Le nom du coupable ? Adam Bradford.</em> P<em>our Andrew, c’est le choc : Adam est le fils qu’il a abandonné quand il s’appelait encore Ben et qu’il avait été déclaré mort dans un accident de bateau.</em> Andrew, sonné par cette situation inimaginable qui le plonge dans ses souvenirs et une vigoureuse culpabilité, s’embarque dans une course contre la montre pour protéger le fils qu’il a abandonné.</p><p><em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> est fichtrement bien réussi. Réussi parce que nous avons tous fantasmé parfois une autre vie, une page blanche sur laquelle écrire les premiers mots d’une nouvelle histoire, que Ben a réussi, et que nous lui souhaitons de continuer à réussir pour nous. Réussi parce que le spectacle de ce père qui se retrouve à arbitrer un duel entre deux frères qui ne savent pas qu’ils le sont a tout de la tragédie antique, biblique, absolu, et que parler de la paternité convient particulièrement bien à Douglas Kennedy, lui-même père de deux jeunes adultes. Réussi parce que même si <em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> se lit comme la suite de <em>L’homme qui voulait vivre sa vie</em>, nul besoin de (re)lire celui-ci pour tout comprendre. Réussi parce que cet <em>Homme qui n’avait pas assez d’une vie</em>, qui vit plusieurs vies à la fois grâce à son métier de romancier, c’est Douglas Kennedy lui-même. Le sujet l’intéresse plus que tout autre, vire à l&rsquo;obsession et rend son roman palpitant, concernant, distillant une subtile sous-conversation au parfum de confession. Jamais moralisateur mais éthique et existentiel, ce nouveau roman &#8211; son 27<sup>e </sup>&#8211; propose une passionnante réflexion sur les conséquences de chacun de nos actes et l’impossibilité d’échapper au passé. Mais aussi sur notre temps présent, hyper connecté, numérique, technologique, qui rend impossible ce qui l’était encore il y a trente ans – disparaître. Réussi enfin parce que le plus européen des Américains est un formidable raconteur d’histoires et que côté suspense, émotions et autres retournements de situations, nous sommes ici servis !</p><p>Douglas Kennedy a toujours eu le souci de ne pas se répéter, variant les genres, alternant des fresques historiques comme <em>La poursuite du bonheur</em> ou <em>La symphonie du hasard</em>, des histoires d’amour, des romans politiques et dystopiques comme <em>Les hommes ont peur de la lumière</em> ou <em>C’est ainsi que nous vivons</em>, des reportages tels <em>Au pays de Dieu</em>, des romans noirs. <em>L’homme qui n’avait pas assez d’une vie</em> est l’exception qui confirme la règle, la coquetterie d’un écrivain de 70 ans qui lui-même se demande ce qu’il a fait de sa vie, à qui Ben, son alter ego de trente ans son cadet, son jeune moi, manquait. Ça tombe bien : à nous aussi.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« L’homme qui n’avait pas assez d’une vie », </em>de Douglas Kennedy.<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.lisez.com/livres/lhomme-qui-navait-pas-assez-dune-vie/9782714493217" target="_blank" rel="noopener nofollow">Belfont</a>,</span> 352 pages.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2aba696 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2aba696" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-619ac13" data-id="619ac13" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-b634c7b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="b634c7b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>PS </strong><strong>: </strong>Douglas Kennedy revient en Suisse à l’occasion du festival WoW Gstaad les 29 et 30 août : <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.wowgstaad.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.wowgstaad.com</a></span></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-douglas-kennedy/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Lorraine Fouchet</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-lorraine-fouchet/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-lorraine-fouchet/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:21:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=275514</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « Du goût pour le bonheur », de Lorraine Fouchet J’ai rencontré Lorraine Fouchet dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="275514" class="elementor elementor-275514" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>«</em><em> Du goût pour le bonheur », de Lorraine Fouchet </em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.lisez.com/livres/du-gout-pour-le-bonheur/9782487819849" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img decoding="async" width="341" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Lorraine-Fourchet-341x500.webp" class="attachment-large size-large wp-image-275516" alt="Lorraine Fouchet" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Lorraine-Fourchet-341x500.webp 341w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Lorraine-Fourchet-204x300.webp 204w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Lorraine-Fourchet.webp 421w" sizes="(max-width: 341px) 100vw, 341px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>J’ai rencontré Lorraine Fouchet dans une piscine. Elle participait à un salon du livre que j’organisais. Nous avions toutes deux choisi d’entamer la longue journée qui nous attendait par quelques brasses dans la piscine de l’hôtel qui nous hébergeait. Nous avions papoté en brassant, c’était charmant et amical. Je la regardais comme une sainte parce que dans une ancienne vie, elle était médecin urgentiste pour SOS Médecins et qu’un dimanche matin, appelée rue Saint-Benoît dans le 6<sup>e</sup> arrondissement de Paris, c’est le certificat de décès de Marguerite Duras qu’elle avait signé – Duras, idole de toujours, si chère à mon cœur.</p><p>Lorraine était devenue médecin pour faire plaisir à son père, mort d’un infarctus un mois après son bac, qui lui avait confié la veille que c’était le plus beau métier du monde. Mais c’est écrire qu’elle voulait, Lorraine, depuis l’enfance. Lorsqu’elle signe le fameux certificat de décès de Marguerite Duras, elle a quarante ans. Elle est alors une médecin qui vole du temps pour écrire. Quelques mois après, elle démissionne, décide de vivre sa propre vie, et devient écrivain à temps plein.</p><p>Elle publie un livre par an depuis trente ans – dont <em>J’ai rendez-vous avec toi</em>, émouvante et belle lettre ouverte à son père, homme politique et diplomate, ami de Charles de Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel et André Malraux. Elle vit entre les Yvelines, près de Paris, et sa chère île de Groix, en Bretagne. J’adore suivre son fil Facebook parce qu’on y voit ses deux amours : ses lectrices et lecteurs, auxquels elle donne rendez-vous quasiment chaque week-end que Dieu fait dans les librairies et festivals d’un bout à l’autre de la francophonie, et ses chiens, deux adorables terriers Westie, Lisa et Muffin, qui viennent de succéder à Mon Pote dans la vie et le cœur de Lorraine.</p><p>Son autre amour est plus discret : l’an dernier, à plus de 60 ans, Lorraine est devenue maman d’une fille de 23 ans. Mère adoptive d’une Mathilde qu’elle connait depuis l’enfance, tout comme sa mère biologique. Une histoire d’amour – et de loyauté, et de liens familiaux choisis, et d’amitié de jeunesse – qu’elle raconte, indirectement, dans son irrésistible nouveau roman, <em>Du goût pour le bonheur</em> : ou comment Pia, 20 ans, qui a grandi entre sa mère célibataire, Rose, et son parrain, Max, découvrent qu’ils pourraient devenir fille et père. Et Pia et Max de se lancer dans une procédure d’adoption qui chamboulent forcément leur entourage.</p><p>A Lorraine Fouchet et ses romans, libraires et critiques ont peu à peu accolé l’étiquette « feel-good », les vendant comme une boîte de bonbons ou un petit remontant de fin de repas. C’est réducteur et misogyne. Foin de bons sentiments sempiternellement optimistes façon <em>Pollyanna</em>: dans l’univers romanesque de cette femme à l’empathie contagieuse, qui perce à jour ses semblables mieux que personne, c’est la vie qui domine, dans ses chambardements, ses joies, ses surprises, ses drames. L’immense bienveillance dont elle fait preuve envers ses personnages, qu’ils soient paumés, héros ou victimes, bouleverse les certitudes. Que ses histoires finissent – souvent – bien n’est pas une faiblesse mais une façon d’avoir foi en nous, ses semblables. Qu’elle nous montre parfois la voie n’est pas le moindre de ses talents ! Médecin un jour, médecin toujours : désormais, Lorraine Fouchet soigne nos âmes.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« </em><em>Du goût pour le bonheur », </em>de Lorraine Fouchet.<br /><a href="https://www.lisez.com/livres/du-gout-pour-le-bonheur/9782487819849" target="_blank" rel="noopener nofollow">Éditions Héloïse d’Ormesson</a>, 250 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2aba696 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2aba696" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-619ac13" data-id="619ac13" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-b634c7b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="b634c7b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>PS </strong><strong>:<br /></strong>Vous avez aimé <em>Du goût pour le bonheur</em> ? Vous craquerez itou pour <em>Les Amants du Loto</em> (Presses de la Cité) de Catherine Siguret, l’histoire d’un jeune couple qui, en 1975 à Paris, gagne le premier jackpot du Loto. Leur vie en sera chamboulée. Pour le meilleur ? Le pire ? Faites vos jeux… Catherine Siguret sera au <a href="https://www.festival-du-lac.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Festival du LÀC</a> (Lire à Collonges) près de Genève les 6 et 7 juin !</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-666c8cf elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="666c8cf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« </em><em>Les Amants du Loto », </em>de Catherine Siguret.<br /><a href="https://www.lisez.com/livres/les-amants-du-loto/9782258214842" target="_blank" rel="noopener nofollow">Presses de la Cité</a>, 304 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-lorraine-fouchet/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Alain Claude Sulzer et Siri Hustvedt</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-alain-claude-sulzer-et-siri-hustvedt/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-alain-claude-sulzer-et-siri-hustvedt/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:33:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=275091</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « F. comme frères », de Alain Claude Sulzer « Ghost Stories », de Siri [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="275091" class="elementor elementor-275091" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« F. comme frères »</em>, de Alain Claude Sulzer</p><p><em>« Ghost Stories »</em>, de Siri Hustvedt</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-27d5553 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="27d5553" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.editionsphebus.fr/catalogue/f-comme-freres" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="321" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/F-321x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-275094" alt="F comme frères" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/F-321x500.jpg 321w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/F-193x300.jpg 193w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/F-768x1195.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/F.jpg 827w" sizes="(max-width: 321px) 100vw, 321px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/ghost-stories/9782073164766" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="321" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ghost-Stories-321x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-275093" alt="Ghost Stories" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ghost-Stories-321x500.jpg 321w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ghost-Stories-193x300.jpg 193w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ghost-Stories-768x1195.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ghost-Stories.jpg 827w" sizes="(max-width: 321px) 100vw, 321px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>C’est l’histoire d’un fantôme. Ou d’un malentendu. Ou des deux. <em>F. comme frères</em>, le nouveau roman de l’écrivain suisse Alain Claude Sulzer, raconte l’histoire de deux amis d’enfance, Frank et le narrateur. Ils sont encore nourrissons lorsque leurs parents emménagent dans le même immeuble, un jour de mai 1962, dans une ville de la Ruhr. Dès lors, ils grandissent comme des frères. Ils perdent chacun leur mère l’année de leurs 17 ans. Leur destin se séparent dès lors. Frank, poussé par un désir inextinguible de devenir un grand artiste, étudie aux Beaux-Arts puis s&rsquo;installe à New York. Le narrateur passe de l’enseignement au monde du film publicitaire. De temps en temps, Frank l’appelle depuis une cabine téléphonique de Manhattan. Il peine à devenir un artiste connu, vivote, multiplie les aventures. Au début des années 1990, c’est depuis un hôpital en Allemagne qu’il l’appelle : malade du sida, il va mourir et aimerait que son ami vienne le voir. A une époque où l&rsquo;on refusait tout contact physique avec les malades du sida, où l&rsquo;on ne leur serrait même pas la main, le narrateur reste à ses côtés au long de ses dernières semaines de vie. Un jour, après l’enterrement, une grande caisse arrive de New York : Frank l’a nommé dépositaire testamentaire de son œuvre, plus de deux cent toiles jamais exposées. Le narrateur les dépose dans son cabanon de jardin avec l&rsquo;intention, sans cesse reportée, de s&rsquo;occuper un jour de l&rsquo;héritage de son ami. Il ne le fait pas. Plus de vingt ans ont passé lorsqu’un matin, il découvre avec stupeur dans le journal la photo d’une œuvre de Frank exposée dans une galerie de Berlin avec des commentaires élogieux évoquant un génie méconnu. Et chez lui, toutes les toiles de Frank ont disparu du cabanon de jardin.</p><p><em>F. comme frères</em> a fait l’objet d’un petit scandale en Suisse alémanique avant même sa sortie : la commission culturelle bâloise a refusé son soutien au roman pour cause d’usage du mot « tsigane », décision qui a fuité dans la presse. Mais l’auteur a tenu bon, justifiant du contexte des années 60 et de l’usage du mot alors. Le mot y figure toujours. Tant mieux. Car <em>F. comme frères</em> n’est ni un livre sur le sida, ni sur l’homosexualité, ni sur l’ostracisme dont étaient, et sont toujours victimes, les tsiganes. C’est un très beau roman sur ce qui nous hante – la culpabilité, les regrets, l’amertume, la tristesse d’avoir eu peur d’on ne sait quoi. Mais aussi sur l’amitié, l’art, les décennies 1960 et 1990, si lointaines et si proches à la fois.</p><p>Une fois de plus, comme dans <em>Un garçon parfait</em> (Prix Médicis étranger 2008, Prix des auditeurs de la RSR 2009), comme dans <em>Sous la lumière des vitrines</em> ou <em>Une autre époque</em>, Alain Claude Sulzer ramène à la lumière, avec sobriété, élégance et circonspection, ce qui a été refoulé. « F. comme frères » explore la différence de perception entre deux hommes qui se sentaient frères : un pianiste traverse le roman, Marek Olsberg, personnage déjà au cœur du précédent roman de Sulzer <em>Une mesure de trop</em>, qui ici irradie les pages des notes du Nocturne no 2 de Chopin. Alors que Frank se délecte de cette musique, au point de la souhaiter à son enterrement, le narrateur n’y est absolument pas sensible, persiflant même sur son immense popularité dans les films et les publicités. Lorsqu’il découvre enfin les tableaux de Frank, il comprend que le monde familier qu’ils habitaient ensemble dans leur jeunesse n’avait pas la même saveur, la même couleur, les mêmes mystères, pour lui que pour son ami. A côté de quoi est-il passé ? Qu’est-ce qui les a éloignés ? A-t-il été lâche ? A-t-il trahi Frank en oubliant ses œuvres dans le cabanon de jardin ? Et pourquoi n’a-t-il jamais eu la curiosité de les regarder ? Par peur d’y voir quoi ? Enfin, lorsqu’il pousse la porte de la galerie de Berlin qui expose les toiles de Frank, pourquoi se reconnait-il dans ce tableau d’un jeune homme nu, solitaire, sexe en main ? La réponse, mes amis, souffle avec le vent. Du grand art.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« F. comme frères », </em>de Alain Claude Sulzer. <a href="https://www.editionsphebus.fr/catalogue/f-comme-freres/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Phébus</a>, 160 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2aba696 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2aba696" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-619ac13" data-id="619ac13" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-b634c7b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="b634c7b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>PS </strong><strong>:</strong></p><p>Pour elle, ce n’est pas un roman. Siri Hustvedt a accompagné son mari Paul Auster jusqu’à son dernier souffle le 30 avril 2024. Ils étaient mariés depuis 1982. La si pudique, si réservée Siri livre cette semaine <em>Ghost Stories</em>, un journal de deuil débordant d’amour et de vie, vaste patchwork foutraque et subtil de souvenirs, notations éparses sur le vif, lettres de Siri aux amis durant les derniers mois de vie de Paul, atteint d’un cancer des poumons, lettres de Paul à son petit-fils, blagues de Paul qui les adorait, remémoration de leur jeunesse de poètes amoureux, belles réflexions de Siri sur le deuil et le couple. Elle avait l’habitude de dire à Paul, <em>tu es le cœur de mon cœur</em>. Elle peut l’écrire aujourd’hui : « Il l’était et il l’est. »</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-666c8cf elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="666c8cf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« Ghost Stories »</em>, de Siri Hustvedt. <a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/ghost-stories/9782073132758" target="_blank" rel="noopener nofollow">Gallimard</a>, 420 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-alain-claude-sulzer-et-siri-hustvedt/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Michel Bussi</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-michel-bussi/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-michel-bussi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=274622</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « Que la mort nous frôle », de Michel Bussi Cela fait des jours, depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="274622" class="elementor elementor-274622" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>Que la mort nous frôle</em> », de Michel Bussi</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.lisez.com/livres/que-la-mort-nous-frole/9782258214460" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="311" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Michel-Bussi-311x500.webp" class="attachment-large size-large wp-image-274624" alt="Michel Bussi" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Michel-Bussi-311x500.webp 311w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Michel-Bussi-187x300.webp 187w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Michel-Bussi.webp 385w" sizes="(max-width: 311px) 100vw, 311px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Cela fait des jours, depuis que j’ai refermé le dernier Michel Bussi – et failli tomber de ma chaise en découvrant le twist final – que je cherche frénétiquement sur Google Maps où peut bien se cacher ce fameux Manoir des Amarantes. Ou tout au moins le lieu qui a inspiré le décor de « Que la mort nous frôle ». Indices : une vaste bâtisse historique ayant servi tour à tour d’orphelinat, de clinique et de home pour personnes âgées, entourée d’un grand parc avec sculptures antiques et tour médiévale, le tout à un jet de pierre du Manoir de Ban de Charlie Chaplin à Corsier-sur-Vevey, et donc à deux jets de pierre du village de mon enfance !</p><p>Je pense bien que Michel Bussi, passionné de géographie et d’histoire, visiteur régulier des festivals littéraires des bords du Léman, a tout imaginé de ce lieu mystérieux qui le change de ses habitudes romanesques normandes. Et qu’il est donc normal que je fasse chou blanc. Mais c’est bien la marque d’un bon roman à suspense, lorsqu’il vous pousse vous-même à poursuivre l’enquête ! Et c’est ce qui pousse tant de lecteurs à plébisciter les polars qui se passent près de chez eux : les lieux familiers se parent d’une irrésistible patine de nouveauté et d’imaginaire.</p><p>Ainsi, nous voilà donc, pour le 22<sup>e</sup> roman à suspense de Michel Bussi, auteur au succès littéralement phénoménal depuis <em>Nymphéas noirs</em> en 2011, en Suisse, sur la Riviera vaudoise. Le Manoir des Amarantes accueille depuis 1945 des enfants et adolescents traumatisés par la guerre, comme Téréza, rescapée du ghetto de Varsovie, Charly, orphelin belge qui rêve de faire du cinéma ou encore Jude, maltraitée par le couple d’agriculteurs suisse qui l’accueillait. Des événements inquiétants se produisent : des pensionnaires disparaissent, le médecin-chef semble se livrer à d’obscures expériences et les non-dits s’accumulent. Charly, amoureux de Téréza, se sentant en danger, décide de percer le secret des Amarantes. Quitte à oser franchir la barrière qui le sépare du Manoir du Ban, où vit son idole !</p><p>Si Michel Bussi convoque de manière quelque peu simpliste des pages peu glorieuses de l’histoire suisse du 20<sup>e</sup> siècle – le scandale des enfants tsiganes placés, l’or nazi caché dans les coffres helvètes – il nous concocte une histoire de résilience passionnante, émouvante et originale qui affiche sa foi en l’espérance, en la force vitale qui, de l’enfance à l’âge mûr, nous pousse à vivre encore, chercher sans cesse la vérité, aimer toujours. Quant au titre, cet amoureux de chanson française l’emprunte à la merveilleuse balade de Bernard Lavilliers, ode nostalgique à la joyeuse insolence de la jeunesse : « Nous étions jeunes et larges d&rsquo;épaules / Bandits joyeux, insolents et drôles / On attendait que la mort nous frôle / On the road again, again. »</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>Que la mort nous frôle</em> », de Michel Bussi. <a href="https://www.lisez.com/livres/que-la-mort-nous-frole/9782258214460" target="_blank" rel="noopener nofollow">Presses de la Cité</a>, 432 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2aba696 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2aba696" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-619ac13" data-id="619ac13" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-b634c7b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="b634c7b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>PS </strong><strong>:</strong></p><p>Depuis les rives du Léman, direction l’Islande et ses reines du polar nordique ! Deux nouveautés qui ont clairement raccourci mes dernières nuits : à ma gauche, Yrsa Sigurðardóttir, née en 1963, l’une des auteurs de polars majeurs de la scène littéraire scandinave. Dans « La Proie », un groupe d’amis parti en randonnée dans la réserve naturelle de Lónsöræfis s’évanouit dans le froid. Les secours retrouvent leur campement désert mais tous leurs habits entassés, comme s’ils avaient fui dans la panique, presque nus… À ma droite, Eva Björg Ægisdóttir, née en 1988, autrice de la série à succès des enquêtes d’Elma. Son nouveau roman, un one-shot intitulé « Avant que tombe la nuit », a reçu le Prix du meilleur polar en Islande. À raison, tant ce thriller psychologique captive : Marsi, hantée par la disparition de sa sœur dix ans plus tôt, reçoit une lettre dont elle reconnaît immédiatement l&rsquo;écriture : celle du garçon avec lequel elle entretenait une relation secrète. Et avec lequel elle avait rendez-vous le soir où sa sœur a disparu.</p>								</div>
				</div>
				<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-cc418b7 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="cc418b7" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-9bd1aee" data-id="9bd1aee" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-505c419 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="505c419" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.lisez.com/livres/que-la-mort-nous-frole/9782258214460" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="302" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/La-proie-302x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274626" alt="La proie" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/La-proie-302x500.jpg 302w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/La-proie-181x300.jpg 181w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/La-proie.jpg 400w" sizes="(max-width: 302px) 100vw, 302px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-3659290" data-id="3659290" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-5e53897 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="5e53897" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.lisez.com/livres/que-la-mort-nous-frole/9782258214460" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="302" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Avant-que-la-nuit-tombe-302x500.png" class="attachment-large size-large wp-image-274627" alt="" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Avant-que-la-nuit-tombe-302x500.png 302w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Avant-que-la-nuit-tombe-181x300.png 181w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Avant-que-la-nuit-tombe.png 400w" sizes="(max-width: 302px) 100vw, 302px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-666c8cf elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="666c8cf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>Avant que tombe la nuit</em> », de Eva Björg Ægisdóttir. <a href="https://www.editionsdelamartiniere.fr/livres/avant-que-tombe-la-nuit/" target="_blank" rel="noopener nofollow">La Martinière</a>, 400 p.</p><p>« <em>La proie</em> », de Yrsa Sigurðardóttir. <a href="https://actes-sud.fr/catalogue/la-proie-020437" target="_blank" rel="noopener nofollow">Actes Sud</a>, 320 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-michel-bussi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Bettina Ferdman</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-bettina-ferdman/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-bettina-ferdman/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 19:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=274250</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « Le dernier choix », de Bettina Ferdman « De la fin de vie au deuil [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="274250" class="elementor elementor-274250" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>Le dernier choix</em> », de Bettina Ferdman <br />« <i>De la fin de vie au deuil</i> », chez Antipodes</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-0c7b604 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="0c7b604" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://editions-observatoire.com/livre/Le-dernier-choix/647" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="330" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Bettina-Ferdman-330x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274253" alt="Bettina Ferdman" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Bettina-Ferdman-330x500.jpg 330w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Bettina-Ferdman-198x300.jpg 198w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Bettina-Ferdman.jpg 439w" sizes="(max-width: 330px) 100vw, 330px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.antipodes.ch/produit/de-la-fin-de-vie-au-deuil/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="313" height="475" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/De-la-fin-de-vie-au-deuil.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274254" alt="De la fin de vie au deuil" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/De-la-fin-de-vie-au-deuil.jpg 313w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/De-la-fin-de-vie-au-deuil-198x300.jpg 198w" sizes="(max-width: 313px) 100vw, 313px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>En Suisse, un décès sur quarante est un suicide assisté. Soit six fois plus qu’il y a vingt ans, passant à une augmentation d’environ 195 à 1774 cas par année. Derrière ces chiffres, des questions très concrètes : lorsqu’on prend rendez-vous avec la mort, qui avertit-on, en sus de l’accompagnant Exit ? Ses enfants, ses petits-enfants, ses amis ? Faut-il d’ailleurs prévenir ses propres enfants ? Et puisque l’on peut le prévoir, qui souhaite-t-on autour de son lit de mort ? Comment savoir si eux aussi souhaitent être présents ? En tant que fils, que fille, souhaite-t-on être prévenu en amont, être présent le jour J ? Plus de 150&rsquo;000 personnes sont membres d’Exit en Suisse. Dont mes parents, dont moi plus tard, dont vous sans doute. Toutes ces questions, nous sommes très nombreux à savoir que nous y répondrons un jour ou l’autre.</p><p>Bettina Ferdman est notre témoin parfaite : en 2007, son père adoré, après de longues années d’une maladie du cœur qui planait comme une menace sur sa vie pourtant hyperactive, a choisi de partir avec Exit. C’est soudain : un vendredi, il lui annonce que ce sera pour le lundi. Il lui demande d’être présente, ce qu’elle refuse, sentant qu’elle doit se protéger. Finalement, il sursoit de quelques jours, et c’est un coup de fil de sa mère qui lui annonce, une semaine plus tard, qu’il « l’a fait ». En 2024, sa mère, qu’elle accompagne depuis dix dans une lutte contre divers épisodes cancéreux, est diagnostiquée d’une maladie de Charcot, maladie incurable et mortelle à brève échéance. Elle annonce sans tarder à sa fille qu’elle va « faire Exit ». Toujours meurtrie par la brutalité du départ de son père, Bettina décide qu’elle soutiendra et accompagnera sa mère, lui tiendra la main jusqu’au bout. Commencent de longs mois de rendez-vous avec les médecins, les infirmières, les accompagnants Exit, pour gérer à la fois la progression douloureuse de la maladie et la préparation au départ, lorsqu’il sera temps. Bettina se rend alors compte que « programmer est une torture », tout autant que ne pas programmer a été un « coup de poignard » qui l’a « tuée ». D’autant plus que sa mère ne la désigne pas dans les personnes qu’elle souhaite avec elle le jour J. Malgré la violence de ce rejet, Bettina met sa vie entre parenthèse en attente de ce jour qui, malgré la dégradation de l’état de sa mère, tarde. Un jour d’octobre, ce sera pour dans 10 jours. Le rendez-vous est repoussé, encore et encore, puis finalement annulé. Et sa mère, qui avait toujours projeté, voire clamé, qu’elle partirait avec Exit, se bat jusqu’au bout, à l’hôpital, pour ne pas partir.</p><p>Bettina Ferdman est notre témoin parfaite : elle a vécu deux expériences traumatiques diamétralement opposées, et compris que nous avions besoin qu’elle les partage. Elle a expérimenté le désarroi de ne pas savoir que faire de cette information lorsque son père lui annonce le jour et l’heure de sa mort. Elle a vécu tous les états émotionnels en accompagnant sa mère dans sa démarche auprès d’Exit, dont la colère, inattendue et « taboue », lorsque celle-ci renonce, après avoir fait ses adieux solennels à toute la famille, et qu’il faut poursuivre malgré tout dans un suspense cruel. Chacune de ces expériences lui a appris que le droit de disposer de sa vie, inaliénable à ses yeux, ne peut aller sans devoirs ni précautions à l’égard de l’entourage. Elle a appris qu’être prévenue, ce n’est pas être préparée. Qu’être prévenue, c’est anticiper ce qui n’arrivera peut-être jamais, au prix d’une grande angoisse. Il n’y a pas de bonnes réponses aux questions que pose le suicide assisté, ou plutôt il y a autant de réponses que de pères, de mères, d’enfants, d’amis.</p><p>Pionnière de l’entrepreneuriat social en Suisse, fondatrice de la Fondation Philias, directrice d’une société de conseil et coaching, Bettina Ferdman sait s’entourer : pour partager avec nous ses expériences, elle les a confiées à la très expérimentée journaliste, scénariste et écrivaine Catherine Siguret, qui livre un beau récit, fluide, rythmé et sensible. Le sérieux du propos n’empêche ainsi pas « Le dernier choix » d’être passionnant, nous emmenant sur des montagnes russes émotionnelles tout en ménageant le suspense et donnant une bonne place à la réflexion, toujours pertinente et lucide. « Le dernier choix » est ce qu’on appelle un livre indispensable.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>Le dernier choix</em> », de Bettina Ferdman. <a href="https://editions-observatoire.com/livre/Le-dernier-choix/647" target="_blank" rel="noopener nofollow">Éditions L&rsquo;Observatoire</a>, 220 p.</p><div>« <em>De la fin de vie au deuil</em> ». <a href="https://www.antipodes.ch/produit/de-la-fin-de-vie-au-deuil/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Éditions Antipodes</a>, 402 p.</div>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-8c17803 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="8c17803" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-9ef4698" data-id="9ef4698" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-87a9583 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="87a9583" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>PS : </strong>Lancement du livre de Bettina Ferdman le 23 avril à 18h (accueil dès 17h30) à la Maison Rousseau et de la Littérature (MRL) à Genève. Entrée libre sur inscription à <a href="mailto:bf@bettinaferdman.com" target="_blank" rel="noopener">bf@bettinaferdman.com</a></p>
<p><strong>PS 2: </strong>En écho au livre de Bettina Ferdman, celui d’Aurélie Jung&nbsp;! Comment a évolué l’accompagnement professionnel des proches et des endeuillés&nbsp;? Comment se passe cet accompagnement en Suisse romande&nbsp;? En quoi est-ce une affaire collective autant que privée&nbsp;? Aurélie Jung consacre à cette vaste question sa thèse de doctorat de sociologie à la Haute École de Travail Social de Lausanne, se livrant à un formidable travail ethnographique. Défilent dans cette vaste enquête, intitulée «&nbsp;De la fin de vie au deuil&nbsp;» et publiée par les éditions Antipodes, tout un panorama d’acteurs de la fin de vie et du deuil, professionnels de la santé et du travail social en unité de soins palliatifs, conseillers funéraires, doulas de fin de vie ou personnels des services administratifs.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-bettina-ferdman/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La bande dessinée queer investit les marges</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/bande-dessinee-queer-bdfil/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/bande-dessinee-queer-bdfil/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 08:13:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#bd]]></category>
		<category><![CDATA[#expo]]></category>
		<category><![CDATA[#festival]]></category>
		<category><![CDATA[#GéraldineDesarzens]]></category>
		<category><![CDATA[#lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#queer]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=274275</guid>

					<description><![CDATA[Cette année, le festival BDFIL accueille Quel.le.x.s Combles !, une exposition dédiée à la bande dessinée queer underground, qui explore l’histoire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="274275" class="elementor elementor-274275" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-30e18dc elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="30e18dc" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-6c0f4ed1" data-id="6c0f4ed1" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-77bd89fa elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="77bd89fa" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année, le festival BDFIL accueille <em>Quel.le.x.s Combles !</em>, une exposition dédiée à la bande dessinée queer underground, qui explore l’histoire entremêlée de la bande dessinée microéditée et des luttes LGBT. Entretien avec son curateur Joachim Guex.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Texte et propos recueillis par Géraldine Desarzens, le lundi 6 avril 2026</p>

<p class="wp-block-paragraph">Parmi les 16 expositions à l’affiche de sa 20<sup>e</sup> édition, le festival lausannois de bande dessinée invite les publics à la découverte de la bande dessinée queer… dans les attiques, un espace sous les toits et sans murs… À quoi va ressembler l’exposition <em>Quel.le.x.s Combles ! </em>qui aura lieu dans les combles de Pyxis ? Toute la réflexion est là : visibiliser les auteur·trice·s queer contemporain·e·s tout en imaginant des formats allant delà du cadre ou de la planche originale. Un travail qui reflète bien l’histoire de la queerness.</p>
<p><strong>Une marginalité symbolique</strong></p>
<p>L’installation de l’exposition dans les combles peut apparaître comme une métaphore évidente de l’ascension de la bande dessinée queer, qui passe de l’underground à une forme de reconnaissance institutionnelle. Une lecture que nuance toutefois Joachim Guex : « Les combles ne sont pas un espace neutre, mais marginal ». Pour lui, cette marginalité renvoie à une tolérance plus ambivalente de la société envers les personnes LGBT, qui s’est souvent accompagnée d’une assimilation aux normes hétérosexuelles. « On sort de l’underground mais on reste cantonné à un espace marginal, là où les objets prennent la poussière », observe-t-il. Quel comble, en effet !</p>
<p><strong>L’héritage collectif des microéditions</strong></p>
<p>Le projet d’un cycle d’expositions, qui commençait à Bruxelles en 2024 et se poursuivra en Allemagne en 2027, trouve son origine dans les recherches de Joachim Guex sur les revues de bandes dessinées underground queer des années 1980 aux États-Unis. Il y découvre une forte dimension collective : des auteur·trice·s qui se rassemblent, s’autoéditent et diffusent leurs œuvres engagées sous la forme de fanzines. « Le but premier de l’exposition était de réactiver cette expérience collective », souligne-t-il. L’objectif est double : « prolonger l’histoire de l’édition underground et inscrire les auteur·trice·s contemporain·e·s dans l’histoire de la bande dessinée ». Une manière aussi de rendre hommage aux pratiques de microédition et au militantisme queer.</p>
<p><strong>Une esthétique avant un manifeste</strong></p>
<p>« La légitimité de la queerness n’existe pas seulement à travers son oppression » insiste Joachim Guex. Si la queerness semble indissociable des luttes pour les droits LGBT, l’exposition choisit de ne pas défendre un agenda partisan précis. « Ma pratique curatoriale consiste à mélanger la bande dessinée et l’art contemporain », poursuit-il. Historiquement, l’art a constitué un espace d’expression essentiel pour les communautés queer. Faisant écho aux éditions underground, qui sortaient des sentiers battus et permettaient une plus grande liberté des formes et des propos, la queerness s’est développée artistiquement sous la forme d’une esthétique allant au-delà des normes. « La queerness a depuis longtemps utilisé l’art comme vecteur de parole, car c’était le seul moyen de se faire entendre », précise Joachim Guex. « Historiquement, le mot queer veut dire étrange. Les œuvres sélectionnées pour l’exposition sont queer dans leur manière d’appréhender le médium bande dessinée, autant dans leur propos que dans leur forme », revendique-t-il.</p>
								</div>
				</div>
				<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-881c2b1 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="881c2b1" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-91b6436" data-id="91b6436" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-a109df3 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="a109df3" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Maurane-Mazars.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Maurane Mazars" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc0MjgwLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNFwvTWF1cmFuZS1NYXphcnMuanBnIn0%3D">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="352" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Maurane-Mazars-352x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274280" alt="Maurane Mazars" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Maurane-Mazars-352x500.jpg 352w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Maurane-Mazars-211x300.jpg 211w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Maurane-Mazars.jpg 539w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" />								</a>
															</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-f2ca75d elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="f2ca75d" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;">Maurane Mazars, <em>Tanz !</em><br />Le Lombard, 2020</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-9345c4f elementor-widget elementor-widget-image" data-id="9345c4f" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/2_Nino-Bulling.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="2_Nino Bulling" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc0MjgyLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNFwvMl9OaW5vLUJ1bGxpbmcuanBnIn0%3D">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="354" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/2_Nino-Bulling-354x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274282" alt="2_Nino Bulling" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/2_Nino-Bulling-354x500.jpg 354w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/2_Nino-Bulling-212x300.jpg 212w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/2_Nino-Bulling-768x1084.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/2_Nino-Bulling.jpg 964w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" />								</a>
															</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-f3c185f elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="f3c185f" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;">Nino Bulling, <em>Firebugs<br /></em>Edition Moderne &amp; Colorama Print, 2022</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-998a98c" data-id="998a98c" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e575c8b elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e575c8b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="5_Jill Pastore" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc0Mjc4LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNFwvNV9KaWxsLVBhc3RvcmUuanBnIn0%3D">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="356" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore-356x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274278" alt="5_Jill Pastore" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore-356x500.jpg 356w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore-214x300.jpg 214w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore-768x1077.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore-1095x1536.jpg 1095w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore-1460x2048.jpg 1460w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/5_Jill-Pastore.jpg 1819w" sizes="(max-width: 356px) 100vw, 356px" />								</a>
															</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-a5f40ef elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="a5f40ef" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;">Jill Pastore, <em>Special Friendship<br /></em>2024</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-362795c elementor-widget elementor-widget-image" data-id="362795c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Jano.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Jano" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc0Mjg2LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNFwvSmFuby5qcGcifQ%3D%3D">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="341" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Jano-341x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274286" alt="" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Jano-341x500.jpg 341w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Jano-205x300.jpg 205w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Jano-768x1127.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/Jano.jpg 846w" sizes="(max-width: 341px) 100vw, 341px" />								</a>
															</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-0930ef2 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="0930ef2" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;">Jano, <em>Les Garçonnes</em><br />huile sur toile, 2023</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-28a9cb5 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="28a9cb5" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-8460e4c" data-id="8460e4c" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-34c1b88 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="34c1b88" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="1_Melek Zertal" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6Mjc0Mjg0LCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI2XC8wNFwvMV9NZWxlay1aZXJ0YWwuanBnIn0%3D">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="741" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal-741x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274284" alt="1_Melek Zertal" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal-741x500.jpg 741w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal-300x202.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal-768x518.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal-1536x1036.jpg 1536w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/1_Melek-Zertal-2048x1382.jpg 2048w" sizes="(max-width: 741px) 100vw, 741px" />								</a>
															</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-aafb861 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="aafb861" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;">Melek Zertal, <em>Together<br /></em>Colorama Print, 2020</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-131d997 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="131d997" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
															<img loading="lazy" decoding="async" width="607" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/4_Claudio-Naf-607x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-274281" alt="Claudio Näf" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/4_Claudio-Naf-607x500.jpg 607w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/4_Claudio-Naf-300x247.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/4_Claudio-Naf-768x632.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/04/4_Claudio-Naf.jpg 1063w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" />															</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-ab3f274 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="ab3f274" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;">Claudio Näf, <em>I’m Your Buoy<br /></em>2025</p>
<p style="text-align: right;"><em>Œuvre de haut de page: </em>Arthur Sevestre,<em>The Waltz<br /></em> animation, 2024</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-bad2839 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="bad2839" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>Des formes et des récits pluriels</strong></p>
<p>Le public pourra ainsi découvrir les univers poétiques et discours hors-normes de dix auteur·trice·s suisses et de l’international : des courtepointes explorant la transition de genre et la crise climatique de Nino Bulling à une peinture grand format reprenant <em>La Dragonne </em>de Jano mettant en scène la sororité lesbienne, en passant par les animations à l’esthétique « camp » d’Arthur Sevestre et l’installation immersive de Maeva Rubli.</p>
<p>S’y ajoutent des planches originales de Claudio Näf, consacrées au deuil et des prints politiques de l’auteur libanais Joseph Kai qui évoquent à la fois le quotidien des personnes queer libanaises et les troubles géopolitiques. Michel Esselbrügge mobilisera un univers dystopique et futuriste à travers une installation immersive liée à sa bande dessinée numérique.</p>
<p>L’espace sous les toits inclura aussi des planches originales grand format des bandes dessinées <em>Tanz ! </em>de Maurane Mazars et <em>Together</em> de Melek Zertal, centrées sur des histoires d’amour homosexuel. Enfin, l’artiste Jill Pastore nous emmènera découvrir les chauves-souris, animal fondamentalement queer car marginalisé mais profondément lié à une communauté.</p>
<p>Autant d’artistes que d’œuvres intermédiales, qui traduisent bien la queerness et l’underground : la mise en lumière d’une scène éditoriale plurielle, qui revendique l’étrangeté comme moteur de création et entend bousculer les normes.</p>
<p><strong>Quel.le.x.s Combles ! De l’underground à l’attic : la bd queer contemporaine<br /></strong>Du 27 avril au 10 mai 2026<br />Pyxis, Lausanne</p>
<p>Vernissage : 2 mai 2026 dès 11h</p>
<p>Visites guidées de l’exposition par le curateur : le 2 mai à 13h30 et le 9 mai à 11h</p>
<p>Pour en savoir plus : <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://bdfil.ch/activity/quel-le-x-s-combles-de-lunderground-a-lattic-la-bd-queer-contemporaine/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.bdfil.ch</a></span></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/bande-dessinee-queer-bdfil/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Lucy Sante et Letizia Muratori</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-lucy-sante-et-letizia-muratori/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-lucy-sante-et-letizia-muratori/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 12:30:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=274002</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « D’elle à moi. Récit d’une transition », de Lucy Sante.« Apparition de la fille [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="274002" class="elementor elementor-274002" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>D’elle à moi. Récit d’une transition</em> », de Lucy Sante.<br />« <em>Apparition de la fille</em> », de Letizia Muratori.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-0c7b604 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="0c7b604" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.editionsphebus.fr/catalogue/delle-a-moi-recit-dune-transition/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="288" height="422" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Lucy-Sante-1.png" class="attachment-large size-large wp-image-274006" alt="" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Lucy-Sante-1.png 288w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Lucy-Sante-1-205x300.png 205w" sizes="(max-width: 288px) 100vw, 288px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/catalogue/apparition-de-la-fille/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="288" height="422" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Letizia-Muratori.png" class="attachment-large size-large wp-image-274005" alt="Letizia Muratori" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Letizia-Muratori.png 288w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Letizia-Muratori-205x300.png 205w" sizes="(max-width: 288px) 100vw, 288px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>J’ai mis beaucoup de temps à me comporter comme une fille. Je grimpais aux arbres, je faisais des grimaces peu gracieuses sur les photos, je portais sans sourciller les jeans usagers, et trop grands, de mes cousins. Enfant, je mesurais bien le fossé qui me séparais des « vraies » filles mais elles habitaient un continent trop lointain, peuplé de créatures à socquettes en dentelles aussi à l’aise avec leur mascara que Mary Poppins avec son parapluie. Je n’ai commencé à m’occuper de ma féminité qu’à l’adolescence. Parfois, j’aimerais retrouver la gamine qui ne savait pas qu’on la regardait, qui ne se comportait pas selon les attentes envers son genre.</p><p>Car, question à un million, qui est-on lorsqu’on ne se conforme pas ? Qui est-on lorsqu’on se libère du regard, et du jugement, des autres, proches ou lointains ?</p><p>Lucy Sante est une intellectuelle, critique littéraire, écrivaine et enseignante d’histoire de la photographie new-yorkaise reconnue. Née en Belgique, enfant unique de parents catholiques et ouvriers émigrés aux États-Unis, elle fréquente la scène artistique underground des années 1970, côtoie Patty Smith, Basquiat ou Nan Goldin. En février 2021, s’amusant avec l’application FaceApp sur son téléphone, celle qui est alors encore officiellement Luc, homme blanc cisgenre marié et père d’un enfant, teste l’option qui permet de changer de genre. Epiphanie : Luc se met à trembler de tout son corps, à pleurer. Il se reconnait enfin, ose affirmer, à 66 ans, ce qu’il sait depuis toujours, ce qu’il réprime depuis l’enfance : il est une femme. Lucy. Lucy prévient alors ses amis puis entame le voyage qui fera d’elle réellement une femme. « D’elle à moi », finaliste du Prix Pulitzer 2025, raconte l’année qui suit cette prodigieuse épiphanie, tout en plongeant dans son histoire intime – familiale, amoureuse, sexuelle – et la manière dont elle a joué à cache-cache toute sa vie avec sa vérité. C’est passionnant, instructif, chaleureux, touchant, drôle, subtil et, mais oui, très concernant : combien d’entre nous n’ont-ils, n’ont-elles, pas besoin de sortir de la « prison de déni » que nous nous imposons ? Qui peut dire qu’il se sent « entier » ? Savons-nous réellement ce que nous refoulons, acceptons, dévoilons, nommons ?</p><p>Une autre qui cherche à savoir qui elle est, c’est Nourit, une jeune femme de Tel-Aviv. Nourit est née d’un don de sperme. À 18 ans, elle part en quête de son père biologique italien, Giorgio. Elle a à peine l’occasion d’échanger quelques lettres avec lui qu’il décède. Qu’à cela ne tienne : la voilà qui inonde les frères, sœurs et ex-femmes de Giorgio de messages pour qu’ils lui racontent toute l’histoire de leur famille – la sienne, désormais –, semant une joyeuse zizanie entre Turin, Rome et Haïfa. « Apparition de la fille » est le premier roman traduit en français de l’écrivaine italienne Letizia Muratori, qui explore depuis vingt ans les thématiques de la construction sociale de la féminité et de la famille. Récit épistolaire polyphonique, il pose avec une fougue toute méditerranéenne des questions universelles: quelle place donner à une giclée de sperme dans sa propre histoire ? Pourquoi Giorgio tenait-il tant à faire un don de sperme en Israël ? Pourquoi ne trouve-t-on parfois jamais sa place au sein de sa propre famille ? Quelle importance donner à la biologie dans la construction de son identité ? Surtout : exhumer les non-dits qui entourent notre existence rend-il plus heureux ?</p><p>Pour Nourit, pour Lucy, la réponse est oui, absolument.</p><p> </p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>« <em>D’elle à moi. Récit d’une transition</em> », de Lucy Sante. <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.editionsphebus.fr/catalogue/delle-a-moi-recit-dune-transition/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Phébus</a></span>, 224 p.</p><p>« <em>Apparition de la fille</em> », de Letizia Muratori. <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/catalogue/apparition-de-la-fille/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Notabilia</a></span>, 272 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-lucy-sante-et-letizia-muratori/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Blaise Hofmann, Barbara Polla et Maurice Zermatten</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-blaise-hofmann-barbara-polla-et-maurice-zermatten/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-blaise-hofmann-barbara-polla-et-maurice-zermatten/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 13:18:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#auteur]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=273438</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier «  Le peintre célèbre du village voisin », de Blaise Hofmann«  Brigitte Lahaie à l&#8217;écoute [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="273438" class="elementor elementor-273438" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-469f482 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="469f482" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d6c04cd" data-id="d6c04cd" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8eed1d1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="8eed1d1" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-570346c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="570346c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-bf79e16" data-id="bf79e16" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e151a90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e151a90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: right;"><em>«  Le peintre célèbre du village voisin »</em>, de Blaise Hofmann<br /><em>«  Brigitte Lahaie à l&rsquo;écoute du monde »,</em> de Barbara Polla<br /><em>« Les dernières années de Rainer Maria Rilke »,</em> de Maurice Zermatten</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-9cb9c47 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="9cb9c47" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b60c6d5" data-id="b60c6d5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-f2ca0fb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f2ca0fb" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-33 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-30ecc40" data-id="30ecc40" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-0c7b604 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="0c7b604" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://editionszoe.ch/livre/le-peintre-celebre-du-village-voisin/#excerpt" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="316" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Blaise-Hofmann-316x500.png" class="attachment-large size-large wp-image-273442" alt="Blaise Hofmann" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Blaise-Hofmann-316x500.png 316w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Blaise-Hofmann-190x300.png 190w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Blaise-Hofmann.png 648w" sizes="(max-width: 316px) 100vw, 316px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-33 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-333d7e6" data-id="333d7e6" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-e28c7bf elementor-widget elementor-widget-image" data-id="e28c7bf" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://florideshelvetes.ch/catalogue/les-dernieres-annees-de-rainer-maria-rilke/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="316" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Maurice-Zermatten-316x500.png" class="attachment-large size-large wp-image-273443" alt="Maurice Zermatten" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Maurice-Zermatten-316x500.png 316w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Maurice-Zermatten-190x300.png 190w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Maurice-Zermatten.png 648w" sizes="(max-width: 316px) 100vw, 316px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-33 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-24ac09e" data-id="24ac09e" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-2202498 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="2202498" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.amazon.de/Brigitte-Lahaie-%C3%A0-l%C3%A9coute-monde/dp/2940648344" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="316" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Barbara-Polla-316x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-273444" alt="" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Barbara-Polla-316x500.jpg 316w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Barbara-Polla-190x300.jpg 190w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/Barbara-Polla.jpg 648w" sizes="(max-width: 316px) 100vw, 316px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-efb980c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efb980c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Trois rencontres au sommet à se mettre sous la dent cette semaine : Barbara Polla en visite chez Brigitte Lahaie, Blaise Hofmann auprès du Maître de l’Atelier de Saint-Prex Pietro Sarto, et enfin Maurice Zermatten qui retrouve, par-delà la mort, le poète Rainer Maria Rilke.</p><p>Barbara Polla a peur des chiens depuis qu’enfant elle s’est fait mordre les mollets en pédalant à bicyclette. Elle a même développé une allergie qui peut se transformer en asthme. Mais voilà : il a fallu faire avec les chiennes de Brigitte, et faire face à la meute installée sur le canapé à ses côtés, durant les longues heures de discussion. Miracle : à la fin, Barbara s’est surprise à poser sa main sur la tête de l’une d’elle, un jeune lévrier noir.</p><p>Dans <em>Brigitte Lahaie à l&rsquo;écoute du monde</em>, l’écrivaine, galeriste et médecin raconte, avec une empathie admirative, complice et solaire, le destin de la reine du cinéma pornographique des années 1970 devenue, sur RMC puis Sud Radio, la confidente préférée des Français pour tout ce qui touche la sexualité, mais aussi et surtout l’amour, couple, le désir – ou son absence. Un destin hors du commun, étonnant : pionnière du Minitel en créant 3615 Lahaie, elle est aussi écrivaine à succès avec <em>Moi, la scandaleuse</em>, écrit lorsqu’elle arrête de tourner des films pornos, ou <em>Réussir son couple, c’est possible</em> en 2019, passionnée tout à la fois par la nature, les animaux, la psychanalyse, la philosophie, la sexologie ou les théories de l’interprétation des rêves.</p><p>Chez Pietro Sarto, il n’y a pas de chien mais une chatte de 18 ans, Mimi-Juliette. Ce qui en âge humain en fait bientôt une centenaire, explique le peintre à Blaise Hofmann, installé à la grande table du salon de Saint-Prex peuplé de fantômes. Comme moi, précise-t-il. Sarto, 94 ans, « désormais moitié enfant, moitié vieillard », raconte, dans le désordre, l’enfance à Chiasso, les bistrots de Montparnasse avec Giacometti, Ramuz, à qui la chatte doit son deuxième prénom (Juliette comme l’héroïne de <em>La Beauté sur la terre</em>), les souvenirs de son premier atelier de taille-douce, à Villette dans les années 1960, déjà sur les bords du Léman. Mais Sarto est fatigué, il doit se reposer et met le visiteur dehors. <em>Le peintre célèbre du village voisin</em> se mue alors en enquête sur cet artiste extraordinaire, à la renommée internationale, qui a reçu la visite d’une First Lady ou de Cartier-Bresson, dont le visage et le nom sont en train de s’effacer. Blaise Hofmann rencontre alors ceux qui ont créé avec Sarto, ceux qui l’aiment, qui l’aident. Le président des Amis de Sarto, les galeristes, les lithographes, les amis artistes, écrivains, les petites mains de l’atelier, les amoureuses cachées. Il parcourt les paysages que Sarto a peint, dessiné, gravé durant presque un siècle. À Lavaux, il emprunte le chemin de la Dame qui plonge depuis Chexbres sur le village de Rivaz, où durant des décennies Sarto vient « mesurer le ciel », jusqu’à ce qu’on inaugure en 2016 une très officielle « La Petite barrière à Sarto ». Il comprend le déracinement de l’enfance, lorsqu’on arrache Pietro, 8 ans, à son Tessin natal pour s’installer à Neuchâtel. <em>Le peintre célèbre du village voisin</em> raconte avec minutie et jubilation l’esprit de liberté et de résistance créatrice unique que Sarto instille dans ses ateliers, à Villette puis à Saint-Prex depuis les années 1970, sa clique &#8211; Pierre Tal Coat, Jean Lecoultre, Hans Erni, Albert Chavaz, Jacques Chessex -, les honneurs, le succès, l’indépendance affective revendiquée.</p><p>Bien sûr, <em>Le peintre célèbre du village voisin </em>et <em>Brigitte Lahaie à l&rsquo;écoute du monde </em><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit;">parlent aussi de leur auteur. Si Blaise Hofmann s’intéresse à Sarto, c’est que depuis deux générations, une minuscule aquarelle signée de sa main est accrochée au-dessus du téléphone fixe de ses parent. Là où l’écrivain a grandi, le peintre est une légende familière, comme un vieil ami que l’on retrouve sur les murs des bâtiments officiels, aux parois des écoles. Barbara Polla s’intéresse à Brigitte Lahaie parce qu’elle a reconnu en elle une sœur, un esprit libre, comme Colette, qui leur sert de marraine affectueuse et tutélaire. Toutes les deux aiment l’amour, qu’elles considèrent comme un « mouvement vers le monde dans sa globalité », et la sexualité, qu’elles rapprochent de la spiritualité. Si Brigitte a accepté de se confier, de laisser Barbara écrire ce livre très personnel sur elle, c’est qu’elle a confiance en son amie écrivaine, d’ailleurs une invitée régulière de ses émissions radio.</span></p><p>Ni Blaise ni Barbara n’avancent masqués. Ils ne s’effacent pas devant leur sujet: c’est ce qu’ils sont qui les a menés à cette rencontre, à ce récit. Ils assument, disent « je » lorsqu’il le faut, s’immiscent, abondent, admirent, compatissent, commentent. En retour, quelle qualité de regard, d’écoute, de respect !</p><p>Notre troisième rencontre au sommet de la semaine a eu lieu il y a longtemps, et les deux protagonistes sont morts, et enterrés, depuis belle lurette. Mais par la grâce d’une réédition, voici à nouveau <em>Les dernières années de Rainer Maria Rilke</em> par l’écrivain valaisan Maurice Zermatten : publié une première fois en 1975 pour le centième anniversaire de la naissance du poète, revoici cette biographie toute personnelle à l’occasion, en cette année 2026, du centenaire de la mort de Rilke, préfacé par Marcel Lepper, directeur de la Fondation Rilke. Maurice Zermatten a 16 ans lorsque Rilke meurt à Glion après une longue maladie, 26 ans lorsqu’il publie son premier roman. Il ne le rencontre jamais en chair et en os, mais grandit avec, découvre à travers ses vers l’état de poésie. Il le raconte à de nombreuses reprises, touché que le poète allemand ait choisi son cher Valais pour ses dernières années, écrivant à Sierre ses plus belles poésies, et puis désignant comme dernière demeure le cimetière de l’église de Rarogne. Zermatten se place en témoin, en fan même, se décrit discrètement « aller et venir » dans les pièces de la maison-tour de Muzot, qui « garde l’air d’une qui attend » le retour du poète, s’assied au petit bureau. À la toute fin de son récit, Maurice Zermatten se permet d’intervenir franchement. C’est un matin d’été. Il est à Rarogne, devant la tombe de Rilke. Il n’est pas seul : quelques jeunes filles d’un pensionnat anglais écoutent religieusement leur professeur &#8211; « chevelu », nous sommes en 1970 &#8211; raconter la vie et l’œuvre du poète, puis commenter la fameuse épitaphe – « Rose, oh reiner Widerspruch, / Lust, / Niemandes Schlaf zu sein / unter so viel Lidern. » – d’un dépité : « Il n’y a rien à comprendre ! Rendez-vous au café du village pour les cartes postales. » C’est peu dire que le professeur chevelu en prend pour son grade.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2b10948 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2b10948" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c67fc8f" data-id="c67fc8f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4449d51 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4449d51" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>«  Le peintre célèbre du village voisin »</em>, de Blaise Hofmann, <a href="https://editionszoe.ch/livre/le-peintre-celebre-du-village-voisin/#excerpt" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Éditions Zoé</span></a>, 256 p.<br /><em>«  Brigitte Lahaie à l&rsquo;écoute du monde »,</em> de Barbara Polla, <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.amazon.de/Brigitte-Lahaie-%C3%A0-l%C3%A9coute-monde/dp/2940648344" target="_blank" rel="noopener nofollow">BSN Press</a></span>, 104 p.<br /><em>« Les dernières années de Rainer Maria Rilke »,</em> de Maurice Zermatten, <span style="text-decoration: underline;"><a href="https://florideshelvetes.ch/catalogue/les-dernieres-annees-de-rainer-maria-rilke/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Florides Helvètes</a></span>, 224 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-blaise-hofmann-barbara-polla-et-maurice-zermatten/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Pascal Bruckner</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-pascal-bruckner/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-pascal-bruckner/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:06:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=273029</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « De mère inconnue », de Pascal Bruckner De mère inconnue commence par un rêve [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="273029" class="elementor elementor-273029" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0e8ab6e elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0e8ab6e" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2716453" data-id="2716453" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-6d83f0b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d83f0b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2269938 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2269938" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-00c131f" data-id="00c131f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-1190c26 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1190c26" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« De mère inconnue », </em>de Pascal Bruckner</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0666780 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0666780" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-43fdbf5" data-id="43fdbf5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-63c91e4 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="63c91e4" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-e8943d9" data-id="e8943d9" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-34fbec4" data-id="34fbec4" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-333959e elementor-widget elementor-widget-image" data-id="333959e" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.grasset.fr/livre/de-mere-inconnue-9782246844204/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="342" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/De-mere-inconnue-342x500.webp" class="attachment-large size-large wp-image-273031" alt="De mère inconnue" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/De-mere-inconnue-342x500.webp 342w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/De-mere-inconnue-205x300.webp 205w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/De-mere-inconnue-768x1124.webp 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/03/De-mere-inconnue.webp 780w" sizes="(max-width: 342px) 100vw, 342px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-6d466ce elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d466ce" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>De mère inconnue</em> commence par un rêve et se termine par un cauchemar. Dans le rêve, qui date du 24 décembre 2023, la mère du narrateur git dans son lit, froide, et lui demande de se coucher sur elle pour la réchauffer, telle une demande de résurrection. Le cauchemar la met en scène dans son cercueil, durant la cérémonie d’enterrement, qui se met à parler de l’intérieur de la bière, et adresse à son fils une litanie de reproches – manque de reconnaissance, diffamation du père, déformation de la réalité, arrogance du survivant, narcissisme. Avant que le fils ne s’empare d’un étrange petit livre posé sur le cercueil, aux pages blanches, très lourd, qu’il jette dans un ravin de montagne. Mais lequel est le rêve, lequel est le cauchemar? Car le premier « laisse un goût étrange » et le second allège et rend « joyeux » le narrateur, qui ne s’excuse pas auprès de sa mère accusatrice d’être un « détrousseur de cadavre ».</p><p><em>De mère inconnue</em> est <em>Le livre de ma Mère</em> de Pascal Bruckner. Une sorte de passage obligé pour écrivains depuis que l’invention de la psychanalyse ait révélé le rôle involontairement décisif des mères dans la fabrication des névroses inconscientes de leurs rejetons. Bruckner s’inscrit d’ailleurs explicitement dans le sillage d’autres écrivains « à maman » et salue Roland Barthes et son <em>Journal de deuil</em>, Albert Cohen et Romain Gary. Les confessions ont leurs codes. Au début de chaque texte autobiographique, l’écrivain se doit de signaler le pacte de lecture qu’il fonde avec le lecteur, le <em>making of</em> du texte que l’on va lire. Pascal Bruckner explique ainsi qu’arriver à l’âge qu’avait sa mère en mourant le pousse à se décider à « compléter le puzzle » familial: c’est qu’en 2014, dans <em>Un bon fils</em>, il avait évoqué son père, « autocrate fragile et violent, nostalgique attardé du Troisième Reich », qui participa comme volontaire à ­l’effort de guerre allemand en travaillant pour les usines ­Siemens à Berlin puis Vienne de 1942 à 1945, insultait et battait femme et enfant. Et puis, « on a toujours quelque chose à prouver à celle qui vous a mis au monde ».</p><p>La vérité, rien que la vérité, il ne peut pas la dire: les souvenirs, anciens, ne sont peut-être pas tous exacts. Celle à qui il rend hommage est une « Mère imaginaire », celle qui survit dans son esprit, « plus réelle que la vraie ». Car la littérature est un « long message adressé » à nos défunts, et l’écriture « engendrement ». Mais ce qui devait être une « collection de souvenirs » devient peu à peu une « enquête » autour d’une femme ordinaire prise dans les circonstances extraordinaires de la Seconde Guerre mondial et qui croit se sauver en épousant le père du narrateur.</p><p>Né en 1948, Pascal ­Bruckner est enfant unique. Tout tourne autour de lui. Les coups du père tyrannique comme les baisers étouffants de la mère. Il grandit dans un climat accablant, désolant, haineux, entre la ritournelle paternelle – « tu es un raté, tu finiras dans la caniveau » &#8211; et la spirale dépréciative de la mère, amère, frustrée, incapable de croire au succès de son fils, l’entrainant dans son propre malheur, championne de l’autodestruction et du dénigrement. Une mère qui par ailleurs le dorlote, le couve, en fait un petit roitelet égoïste au point que Bruckner propose en épitaphe pour sa propre tombe : « Ci-gît un coq en pâte. » Avec chaque amoureuse, ensuite, l’écrivain de reproduire malgré lui le schéma parental. « Seules m’ont éduqué celles qui m’ont contrarié et ont opposés à mes menées une volonté inflexible. (…) Bénies soient-elles ! » La fuite est son objectif. Paris sera son salut. Il plonge dans ses plaisirs, ses mille petits métiers, son bouillonnement intellectuel. L’écriture le transforme. Il aimera la vie, passionnément.</p><p>Michel Leiris affirmait qu’il n’y a pas d’art véritable de l’autobiographique sans mise en danger, la comparant à la tauromachie. Le temps a passé, Pascal Bruckner a 77 ans, sa mère est décédée il y a plus de vingt ans, et pourtant les tremblements infimes, troublés, troublants, de ce texte par ailleurs enlevé, intelligent et magnifiquement écrit, indiquent que oui, lorsqu’on écrit sur la mère, on danse toujours au bord du gouffre.</p><p>À la fin du livre, comme il se doit, la mère meurt, et sans attendre les bras de son fils pour rendre son dernier soupir, histoire de lui léguer un dernier chagrin, un de plus.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d7b947b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d7b947b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« De mère inconnue », </em>de Pascal Bruckner, <a href="https://www.grasset.fr/livre/de-mere-inconnue-9782246844204/" rel="nofollow noopener" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Grasse</span>t</a>, 264 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-e80bcd9 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="e80bcd9" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-252e6b2" data-id="252e6b2" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-804272d elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="804272d" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<h4><strong>PS</strong></h4><p><strong>Voici mes 10 « livres-de-ma-mère » préférés. Et les vôtres ?</strong></p><ul><li><em>Un barrage contre le pacifique. </em>De Marguerite Duras (Gallimard, 1950). Où Duras dresse le portrait de sa mère institutrice partie seule au Cambodge avec ses trois enfants dans l’espoir d’accéder à une vie meilleure. « Elle a fini sa vie folle », dira l’écrivain.</li><li><em>Ma mère </em>de Richard Ford (L’Olivier, 2003). Ou comment l’écrivain canadien, en se penchant sur la vie de sa mère, tendrement aimée, découvre que le grand secret, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de secret. Subtil et pudique.</li><li><em>Simone Emonet</em> de Catherine Millet (Flammarion, 2025). Ouvrant cartons à photos, boîtes à bijoux, sacs à main, la critique d’art Catherine Millet redonne son nom de jeune fille à sa mère, jolie, malheureuse, morte par suicide.</li><li><em>Ainsi parlait ma mère</em> de Rachid Benzine (Seuil, 2020) Pourquoi sa mère illettrée lui demande-t-elle de lire et relire à voix haute <em>La Peau de chagrin</em> de Balzac ? Un portrait-hommage de l’écrivain franco-marocain à celle qui lui a donné la vie.</li><li><em>Autour de ma mère</em> de Catherine Safonoff (Zoé, 2006). Non pas un récit de deuil, mais un carnet de bord tenu à chaud pendant trois ans. Alors que sa mère perd la mémoire, la narratrice cherche à gagner son affection. Poétique, tragi-comique, exceptionnel.</li><li><em>Trois jours chez ma mère </em>de François Weyergans (Grasset, 2005). Ou comment un homme désemparé décide, le jour de ses cinquante ans, d&rsquo;annuler tous ses rendez-vous afin d&rsquo;essayer de savoir où il en est. Et arrive enfin à écrire le portrait de sa mère qu’il porte depuis 10 ans.</li><li><em>Ailleurs</em> de Richard Russo (La Table Ronde, 2013). L’autobiographie de l’écrivain américain doublée de la biographie de sa mère, lectrice passionnée, étouffante, rêvant d’ailleurs. Puissant et troublant.</li><li><em>Tant mieux</em> d’Amélie Nothomb (Albin Michel, 2025). Il était une fois une petite fille qui, pour survivre, inventa la formule magique « Tant mieux ! », que sa propre fille, Amélie, reprendra à son compte. Un conte de fée et de sorcière drôle et subtil.</li><li><em>La promesse de l’aube</em> de Romain Gary (Gallimard, 1960) Ou comment un fils se fait la promesse de combler tous les désirs de sa mère, de compenser par la gloire les humiliations que cette Russe immigrée a subi toute sa vie, et tente de tenir sa promesse.</li><li><em>Une femme </em>de Annie Ernaux (Gallimard, 1988). Au lendemain de la mort de sa mère, qui avait perdu la mémoire, l’écrivaine s&rsquo;efforce de retrouver les différents visages et la vie de celle qui était l&rsquo;image même de la force active. Poignant et lucide, du pur Ernaux.</li></ul>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-pascal-bruckner/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Etienne Barilier</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-etienne-barilier/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-etienne-barilier/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 06:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#truecrime]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=272272</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « Qui a tué Mary Rogers? », de Etienne Barilier Le 28 juillet 1841, le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="272272" class="elementor elementor-272272" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0e8ab6e elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0e8ab6e" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2716453" data-id="2716453" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-6d83f0b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d83f0b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2269938 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2269938" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-00c131f" data-id="00c131f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-1190c26 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1190c26" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« Qui a tué Mary Rogers? », </em>de Etienne Barilier</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0666780 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0666780" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-43fdbf5" data-id="43fdbf5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-63c91e4 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="63c91e4" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-e8943d9" data-id="e8943d9" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-34fbec4" data-id="34fbec4" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-333959e elementor-widget elementor-widget-image" data-id="333959e" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
															<img loading="lazy" decoding="async" width="287" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/Etienne-Barilier-qui-a-tue-Mary-Rogers-287x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-272271" alt="Etienne Barilier qui a tué Mary Rogers" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/Etienne-Barilier-qui-a-tue-Mary-Rogers-287x500.jpg 287w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/Etienne-Barilier-qui-a-tue-Mary-Rogers-172x300.jpg 172w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/Etienne-Barilier-qui-a-tue-Mary-Rogers.jpg 482w" sizes="(max-width: 287px) 100vw, 287px" />															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-6d466ce elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d466ce" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Le 28 juillet 1841, le corps d’une jeune femme est retrouvé dans le fleuve Hudson, à la hauteur de Lower Manhattan, à New York. Battue, à moitié ligotée, elle porte encore enfoncé dans ses chairs le morceau de tissu qui a servi à l’étouffer. On l’identifie rapidement : il s’agit de Mary Rogers, vingt ans, portée disparue depuis trois jours. À New York, Mary Rogers n’est pas n’importe qui. Surnommée « La Belle Cigarière », véritable figure new-yorkaise, elle faisait tourner les têtes et sa beauté renversante attirait les hommes comme des mouches dans le luxueux magasin de tabac sur Broadway où elle officiait comme vendeuse. Au point que sa famille la retire de la boutique pour la mettre à la tâche dans une pension de Nassau Street, calmant apparemment le harcèlement dont elle est victime.</p><p>Qui a tué Mary Rogers ? Toutes les hypothèses sont imaginées. Est-ce l’acte de dépit de l’un ou l’autre des trois hommes qui logent dans la pension où elle sert les repas, tombés amoureux au point de la demander chacun en mariage ? Est-ce l’acte d’un groupe de voyous qui hantent les rives de l’Hudson et sèment violence et terreur dans un New York gangréné par les gangs ? D’un pervers criminel? Pourquoi Mary a-t-elle indiqué qu’elle partait visiter une tante alors qu’il n’en était rien? Serait-ce un avortement qui a mal tourné? Contemporain de l’affaire, alors critique, dramaturge et écrivain, lui-même client de la fameuse boutique de cigares, Edgar Poe – selon qui « la mort d&rsquo;une belle femme est incontestablement le plus poétique sujet du monde » – s’empare de l’affaire et écrit <em>Le Mystère de Marie Roget</em>, transposant l’affaire à Paris tout en prétendant révéler l’entier du mystère – un livre considéré comme le premier « true crime » de l’histoire de la littérature. L’affaire fait la une des journaux de longues semaines, puis de longs mois. Mais la mort de Mary Rogers reste inexpliquée. Elle l’est encore de nos jours.</p><p>Une gourmandise pour tout écrivain ! Etienne Barilier n’est certes pas estampillé auteur de roman policier, mais tout au long de sa riche carrière d’écrivain et d’essayiste, il n’a eu de cesse de tourner autour de ce qui fait le cœur de l’affaire Mary Rogers : l’obsession pour la beauté et sa possession à tout prix, la fascination pour la mort et sa représentation dans l’art, les sombres mystères des passions humaines et les ressorts intimes de l’inspiration artistique. Barilier avoue deux objectifs avec ce livre : révéler ce que Poe savait vraiment sur le meurtre mais sans l’écrire dans son roman, et réhabiliter la victime, Mary Rogers, à laquelle personne ne s’est réellement intéressé. Qui était-elle vraiment ?</p><p>« Qui a tué Mary Rogers ? » est un véritable bijou, tout à la fois roman policier impeccable et passionnant, et enquête littéraire confrontant Edgar Poe à ses propres démons amoureux. Barilier reprend l’affaire dès le début, retourne les faits dans tous les sens, explore la fascination durable et émue qu’elle a engendré. Cette élégante mise en abîme littéraire livre un <em>true crime</em> digne de Truman Capote tout en y intégrant le récit fondateur du <em>true crime </em>d’Edgar Poe, le tout écrit à l’os, avec précision et fluidité mais non sans une émotion affleurant à chaque page lorsqu’il s’agit d’esquisser le destin tragique de la jeune victime.</p><p>Et quel plaisir de plonger dans le New York des années 1840, bouillonnant et contrasté, que l’écrivain nous rend avec une aisance et un réalisme épatant ! Sa plume nous promène du fameux City Hall, déjà en activité, au terrible quartier de Five Points, celui des bordels et des gangs, en passant par la rue Nassau, celle de la pension de famille où travaille Mary, celle aussi des journaux et gazettes qui prospèrent et se multiplient, friandes jusqu’à l’indigestion de faits divers et de rumeurs, traversant enfin le fleuve Hudson en ferry pour se retrouver à Hoboken, alors bucolique et vaste parc verdoyant avec auberges et fausse grotte romantique où familles, sportifs et couples se donnent rendez-vous les fins de semaines et soirées. Hoboken où, dans un buisson touffu, une jeune femme est certainement morte étranglée un jour caniculaire de juillet 1841.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d7b947b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d7b947b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« Qui a tué Mary Rogers? », </em>de Etienne Barilier, Bernard Campiche Editeur, 184 p.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-etienne-barilier/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Sonia Zoran</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-sonia-zoran/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-sonia-zoran/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:52:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=271775</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « La fille de sel », de Sonia Zoran Vernissage le 11 février à 18h [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="271775" class="elementor elementor-271775" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0e8ab6e elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0e8ab6e" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2716453" data-id="2716453" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-6d83f0b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d83f0b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2269938 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2269938" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-00c131f" data-id="00c131f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-1190c26 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1190c26" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« La fille de sel », </em>de Sonia Zoran<br /><br />Vernissage le 11 février à 18h à la librairie La Fontaine, Vevey</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0666780 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0666780" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-43fdbf5" data-id="43fdbf5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-63c91e4 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="63c91e4" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-e8943d9" data-id="e8943d9" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-34fbec4" data-id="34fbec4" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-333959e elementor-widget elementor-widget-image" data-id="333959e" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://www.editions-aire.ch/produit/la-fille-de-sel/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="333" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/La-fille-de-sel-333x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-271778" alt="La fille de sel" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/La-fille-de-sel-333x500.jpg 333w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/La-fille-de-sel-200x300.jpg 200w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/02/La-fille-de-sel.jpg 700w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-6d466ce elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d466ce" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>L’émission de radio s’appelait « Dans les bras du figuier ». Elle a beau s’être arrêtée il y a plus de dix ans, j’entends toujours la voix de Sonia Zoran au creux de mon oreille, nous racontant des histoires d’hommes, de femmes et d’Ailleurs. Dans <em>La Fille de sel</em>, c’est dans le bras d’un olivier que s’endort Sonia, après une longue journée passée à récolter les olives. Mais en tournant les pages de ce récit lumineux aux embruns d’Adriatique, c’est la même voix que j’entends, droite, franche, enveloppante mais rude aussi, comme une mère qui ne mentirait jamais, douce et rugueuse à la fois, poétique et concrète, basse et caressante. Sonia Zoran – journaliste épatante, Prix Jean Dumur 2015, formidable conteuse –, après avoir beaucoup écouté les autres, raconte son aventure exaltante avec une île, une petite île dont on fait le tour en une heure, mais qui a changé sa vie, et l’a réconciliée avec son histoire familiale.</p><p>Sonia Zoran se fait dans <em>La Fille de sel</em> fille de son père et fille de la mer. Un jour, elle débarque sur cette île, baptisée Otok dans le roman, quelque part au large de la Croatie, ou peut-être du Monténégro, et comprend qu’elle sera son « seul héritage ». Elle y passe une semaine, puis une deuxième, repart, revient, apprivoise les voisines, se laisse apprivoiser. Lorsqu’elle cesse de se demander ce qu’elle fait sur cette île, les rencontres se multiplient. On cesse de lui parler comme à une touriste. « A qui es-tu ? », lui demande-t-on, car ici tout le monde vient d’une famille du coin, même en étant parti chercher fortune et travail au loin. Au début elle dit qu’elle n’appartient qu’à elle-même, et puis elle raconte ce qu’elle sait de l’histoire de son père.</p><p>Son père, en Suisse, vient de mourir. L’écrivaine l’a regardé longtemps « respirer et ne pas respirer » dans cette chambre de clinique où il était venu mourir. Il venait de là, de cette ex-Yougoslavie hantée par les guerres, éclatée, né en Serbie dans les années 1930 par le hasard des affectations de son père chef de gare. Il parlait peu, et surtout pas du pays de son enfance, de son « chez lui ». C’est sur ses traces que Sonia Zoran marche, ou plutôt nage, en revenant encore et encore dans cette île du pays du père, dont les habitants parlent la langue du père, y cherchant les clés du monde silencieux du père.</p><p>Au fur et à mesure du récit des séjours sur l’île, les souvenirs d’enfance remontent. Le jour où elle découvre la mer, elle a quatre ans et toute la famille est à Rimini. Le grand-père montre l’autre rive, dit « c’est chez lui, chez ton papa, là-bas ». Lui hausse les épaules, ne dit rien. Depuis, Sonia ne cessera de se poser des questions sur son propre « chez elle », ravie des visites de la sœur de son père, tante exubérante qui débarquait avec pâtisseries et saucisses du pays. Lorsque la guerre se déclare dans les Balkans, la journaliste part en reportage à Sarajevo. Elle pense être chez elle, un peu, mais son nom intrigue, rend suspicieux, « prénom auquel il manque la terminaison pour devenir patronyme ». Lorsque la guerre se déclare, le père, qui a passé plus de trente ans en Suisse, épousé une femme des bords du Léman et même atteint l’âge de la retraite, dit effondré que « là-bas, cela recommence toujours » mais qu’il peut « enfin se dire qu’il a bien faire de partir » – comme s’il en avait douté jusqu’ici.</p><p>Sonia Zoran nage, dans <em>La Fille de sel.</em> Souvent, longuement, doucement. C’est que « l’âme adore nager », affirme Henri Michaux en exergue du récit. Lui revient en mémoire le rêve récurrent d’un dauphin, qu’elle faisait enfant, un dauphin égaré dans sa baignoire, ou dans sa chambre, et qu’elle essaie de sauver. En Suisse, le père avait tourné le dos à la mer, adopté un vieux chalet d’alpage. Elle s’est longuement demandée qui le dauphin symbolisait – elle ? Son père ? Maintenant, elle sait.</p><p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d7b947b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d7b947b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« La fille de sel », </em>de Sonia Zoran <a href="https://www.editions-aire.ch/produit/la-fille-de-sel/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">Éditions de l&rsquo;Aire</span></a>, 348 pages</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-3923818 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="3923818" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>Vernissages:</strong><br />&#8211; <a href="https://www.l-agenda.ch/evenements/vernissage-du-roman-la-fille-de-sel/" target="_blank" rel="noopener">Mercredi 11 février à 18h à la librairie La Fontaine, Vevey</a><br />&#8211; <a href="https://www.l-agenda.ch/evenements/vernissage-du-roman-la-fille-de-sel-3/" target="_blank" rel="noopener">Mercredi 25 février à 18h30 au Magasin de mots à Chardonne</a><br />&#8211; <a href="https://www.l-agenda.ch/evenements/vernissage-du-roman-la-fille-de-sel-2/" target="_blank" rel="noopener">Samedi 7 mars de 14h à 16h à la Librairie Basta! à Lausanne</a></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-sonia-zoran/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ZAZA LIT Aude Seigne</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-aude-seigne/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-aude-seigne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 17:38:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#chronique]]></category>
		<category><![CDATA[#famillerecomposée]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#zazalit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=271330</guid>

					<description><![CDATA[La chronique littéraire d&#8217;Isabelle Falconnier « Le Nord à contre-jour », de Aude Seigne Qu’est-ce qui a bien pu prendre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="271330" class="elementor elementor-271330" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0e8ab6e elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0e8ab6e" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2716453" data-id="2716453" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-6d83f0b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d83f0b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>La chronique littéraire d&rsquo;Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2269938 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2269938" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-00c131f" data-id="00c131f" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-1190c26 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1190c26" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« Le Nord à contre-jour », </em>de Aude Seigne</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-0666780 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="0666780" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-43fdbf5" data-id="43fdbf5" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<section class="elementor-section elementor-inner-section elementor-element elementor-element-63c91e4 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="63c91e4" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-narrow">
					<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-e8943d9" data-id="e8943d9" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap">
							</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-50 elementor-inner-column elementor-element elementor-element-34fbec4" data-id="34fbec4" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-333959e elementor-widget elementor-widget-image" data-id="333959e" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://editionszoe.ch/livre/25748/" target="_blank" rel="nofollow noopener">
							<img loading="lazy" decoding="async" width="335" height="500" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/01/Le-nord-a-contre-jour-335x500.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-271332" alt="" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/01/Le-nord-a-contre-jour-335x500.jpg 335w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/01/Le-nord-a-contre-jour-201x300.jpg 201w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2026/01/Le-nord-a-contre-jour.jpg 438w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<div class="elementor-element elementor-element-6d466ce elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6d466ce" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Qu’est-ce qui a bien pu prendre à cette grande bourlingueuse devant l&rsquo;Éternel, lauréate du Prix Nicolas Bouvier au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo pour <em>Chroniques de l’Occident nomade</em> (Zoé, 2011), autrice d’un ample road-movie avec <em>L’Amérique entre nous</em>&nbsp;(Zoé, 2022), surfeuse du World Wide Web dans <em>Une toile large comme le monde</em> (Zoé, 2017), pour nous immerger ainsi dans les vacances d’une famille recomposée au Danemark, où le défi ultime sera de trouver le manège du parc d’attractions qui convienne à trois enfants de 5, 7 et 14 ans&nbsp;?</p>
<p>C’est que, pardi, la famille recomposée est l’aventure ultime, la gageure majeure de nos civilisations occidentales, et sa réussite le Graal – autant dire l’impossible quête.</p>
<p>J’exagère à peine.</p>
<p>Ce que révèle <em>Le nord à contre-jour</em>, c’est qu’il n’est pas plus facile aujourd’hui qu’hier d’être la belle-mère, la marâtre. Malgré la banalisation des séparations, qui font partie de plus de la moitié des parcours des familles contemporaines, « belle-mère&nbsp;» est toujours un rôle ingrat. L’obsession de la narratrice, mère divorcée d’une fillette et nouvelle compagne de Luca, jeune veuf doté d’une ado et d’un jeune fils, à se sentir légitime, crève les pages, et crève le coeur.</p>
<p>Ce que révèle <em>Le nord à contre-jour</em> est une attention inouïe, démesurée, portée aux enfants, à leurs réactions, à leur sensibilité (supposée) et à leurs préférences &#8211; Luca attend deux ans avant d’évoquer la nouvelle femme de sa vie à ses enfants&nbsp;! Au moment de l’annonce de la destination du voyage, il faudrait que les trois enfants s’extasient, et leur relative indifférence à l’idée de passer 15 jours au Danemark est quasi présage d’échec de l’entreprise aux yeux de la narratrice. Sur place, entre visite d’un village viking et poses-photos devant la statue de la Petite Sirène, il s’agit, du petit-déjeuner à l’histoire du soir, de faire plaisir à tout le monde, de choisir un restaurant où chacun trouvera nourriture à son goût, d’imaginer des divertissements qui vont plaire à tous. Il suffit d’un enfant grincheux, d’une dispute de gosses, d’une différence éducative qui éclate au grand jour, pour stresser le pauvre Luca. La pression que s’impose le couple à réussir ses premières vacances communes est épuisante. Rien qu’en tournant les pages, j’étais épuisée&nbsp;!</p>
<p>J’ai raté mes recompositions familiales, il faut dire. Il faut dire aussi que cela ne peut que rater, une recomposition&nbsp;: on quitte le père de ses enfants pour retrouver un amoureux, parce qu’on s’est laissé déborder par la vie domestique, et l’on se retrouve avec les enfants d’un autre en plus de siens, enfants que vous n’avez pas choisis, qui ne vous ont pas choisie. Vous les obligez forcément à trahir leur mère et eux viennent entraver votre nouvelle vie amoureuse, vous priver de la récompense post-divorce. Il est mille fois plus simple de prendre un amant.</p>
<p>L’exercice d’équilibrisme auquel s’est livrée Aude Seigne m’a rappelé la lecture des<em> Choses</em> de Pérec. <em>Le nord à contre-jour </em>raconte une histoire banale, triviale même, dans laquelle tout le monde peut se reconnaître. Son roman est littérairement très réussi tout en étant d’un grand intérêt sociologique. J’ai lu <em>Le nord à contre-jour </em>comme une satire, celle de jeunes parents intellos-bobos-écolos d’aujourd’hui avides de tout réussir, psychologisant à outrance chaque situation, se soumettant sans héroïsme à la douce dictature de leurs enfants &#8211; à tort&nbsp;? À raison&nbsp;? J’ai lu <em>Le nord à contre-jour </em>comme un ouvrage d’une grande délicatesse, empli d’une belle force vitale mais d’où surgit une étrange tristesse, parce que Luca et la narratrice se débattent comme des beaux diables et ne lisent pas leur propre histoire comme nous la lisons, sous la plume d’une Aude Seigne pas tout à fait dupe, parce que nous aimerions leur ôter cette pression inutile qu’ils s’imposent, cette culpabilité qu’ils nourrissent, tendus qu’ils sont vers la réussite dérisoire de leurs quinze jours de vacances au Danemark, comme s’ils y pouvaient quelque chose, comme si le bonheur ou le malheur futur de leurs enfants en dépendait, comme s’ils pouvaient les protéger de la vie.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Falconnier</strong></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d7b947b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d7b947b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>« Le nord à contre-jour », </em>de Aude Seigne. <a href="https://editionszoe.ch/livre/25748/" target="_blank" rel="noopener nofollow" data-wplink-edit="true"><span style="text-decoration: underline;">Zoé</span></a>, 170 pages</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/zaza-lit-aude-seigne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Régine Detambel : « La littérature peut aider une personne en deuil à se relier à ce qui est encore vivant en elle »</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/regine-detambel-litterature-deuil/</link>
					<comments>https://www.l-agenda.ch/regine-detambel-litterature-deuil/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 16:34:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#deuil]]></category>
		<category><![CDATA[#interview]]></category>
		<category><![CDATA[#IsabelleFalconnier]]></category>
		<category><![CDATA[#littérature]]></category>
		<category><![CDATA[#rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=270594</guid>

					<description><![CDATA[Tout à la fois écrivaine et soignante, kinésithérapeute et romancière, Régine Detambel est une pionnière de la bibliothérapie en France. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="270594" class="elementor elementor-270594" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-c4a0b8c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="c4a0b8c" data-element_type="section" data-e-type="section" data-settings="{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-3679df57" data-id="3679df57" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-7e76fe87 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="7e76fe87" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout à la fois écrivaine et soignante, kinésithérapeute et romancière, Régine Detambel est une pionnière de la bibliothérapie en France. Autrice de « Lire pour relier » et « Les livres prennent soin de nous », elle nous dit comment la lecture peut être un refuge pour nos souffrances et nous aider à nous reconstruire après un drame personnel.</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Propos recueillis par Isabelle Falconnier</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Isabelle Falconnier : Comment et quand les livres peuvent-ils aider une personne touchée par un deuil?</strong></p>
<p>Régine Detambel : Lorsqu’on est touché par un deuil, on ne peut plus lire! La sidération fait que plus rien ne circule. Notre psychisme est mort, tout est coupé, seules les fonctions vitales fonctionnent. Nous nous retrouvons dans un état d’hypervigilance, de terreur, qui empêche toute circulation vers l’imaginaire, la rêverie, ou même la concentration sur autre chose que les émotions qui nous dévastent. Il faut accepter cet état de fait. Mais ce qui est possible, et qui aide, c’est la voix d’une personne qui lit. Faisons l’offrande de notre voix aux personnes qui souffrent. Il n’y a rien de plus enveloppant qu’une voix qui lit pour nous, quel que soit le texte. Il y a des fonctions maternantes dans la voix qui permettent de revenir dans l’enfance, l’abandon et le lien à la vie qu’elle représente.</p>
<p><strong>Quand retrouve-t-on l&rsquo;envie de lire après un deuil et quels livres peuvent nous aider à ce moment ?</strong></p>
<p>Il n’y a pas de calendrier. Quand la personne sera prête. Cela peut prendre des semaines, des mois. Mais un livre – que l’on nous offre, que l’on aime, que la personne défunte aimait – est aussi un doudou, un objet transitionnel, un compagnon discret. Je parle souvent de l’importance de la peau des livres, de leur couverture, du papier des pages : un livre ça se touche, se caresse, nous caresse. On va peut-être garder une pile de livre près de soi, les parcourir parfois, glaner un mot, une phrase… La lecture ne doit jamais être une injonction mais un possible. Un jour, j’ai vécu un deuil terrible. On m’a offert un livre de Christian Bobin, « Noireclaire ». Je ne l’ai pas ouvert, mais je l’ai laissé là, tout proche, et c’était déjà une présence amie.</p>
<p><strong>Lire, écouter une voix lire, c’est bien. Écrire, c’est mieux encore ?</strong></p>
<p>Roland Barthes, dans son « Journal de deuil », tenu dès le lendemain de la mort de sa mère, écrivait que le fait même que la langue lui offre le mot « intolérable », et qu’il puisse l’écrire, une fois, dix fois, cent fois sur le papier, rendait cet intolérable un peu plus supportable. Écrire sa colère, sa révolte, écrire aussi le bonheur que nous avons connu avec l’être cher, permet de donner une forme à notre détresse, de la déposer dans le papier. Écrire notre détresse permet d’éviter qu’elle ne se transforme en un gouffre sans fond. Même si c’est pour déchirer le papier après ! Griffonner, chantonner, retrouver des paroles de chansons qui nous appellent : les mots nous aident à nous remettre en mouvement, à nous relier à ce qui est vivant en nous. Un mot lu, un mot écrit, peut durant quelques minutes nous décoller de la douleur. Mais parfois, nous ne voulons pas être séparés de notre douleur, pas encore, il faut savoir l’entendre.</p>
<p><strong>Comment les livres peuvent-ils prendre soin de nous dans la tristesse ?</strong></p>
<p>Il ne s’agit pas de réparer mais de construire. On ne répare pas un être vivant, pas un humain en tout cas. Guérir n’est pas être réparé, guérir c’est devenir autre, être changé. Un humain ne se répare pas, il ne revient pas à son état antérieur. Je pense que la littérature est plutôt là pour nous construire, nous nourrir, nous étoffer. La littérature a ce pouvoir d’arracher à soi-même et à ses ruminations. Elle peut nous relier à des expériences et des émotions similaires à celle que nous vivons, mais pas forcément par identification directe : un roman qui parle d’exil, de chemins de vie douloureux, peut entrer en résonnance avec une personne qui ont vécu le deuil d’un proche.</p>
<p><strong>Justement, quels genres de livres, romans, essais, témoignages ou poésie, peuvent accompagner une personne en deuil?</strong></p>
<p>Je suis totalement opposée à la prescription, c’est-à-dire les personnes qui vous disent : « Vous vivez un divorce ? Lisez tel livre, ça va vous faire du bien. » D’abord, parce que c’est une prise de pouvoir sur l’autre ; ensuite, parce que ce n’est pas sûr que ça lui fasse du bien. Comment pourrions-nous imaginer que nous maîtrisons les effets produits par un texte sur l’autre ? Ce n’est pas parce que moi, ça m’a fait du bien que ça fera du bien à l’autre. Chaque deuil est singulier. Un roman qui parle de deuil parle d’abord du deuil de l’écrivain. Il ne faut pas écraser la personne que nous souhaitons aider avec le deuil d’un autre. Je privilégie les textes obliques, poétiques, sensoriels, les textes par fragments qui permettent d’ouvrir des paysages intérieurs, d’entretenir ce qui reste en vie dans la personne en deuil, ce qui est vivant tout au fond d’elle et qu’il faut soigner. Ce qui va l’aider n’est pas mental, pas rationnel, pas intellectuel. Ce n’est pas un livre de développement personnel, un guide sur les étapes du deuil, avec ce qu’il contient souvent implicitement de morale. C’est peut-être un poème qui parle du vent, de la mer, du soleil, d’une fleur, des paroles de chansons dans une langue étrangère, un mot à la musicalité vibrante, des phrases qui nous relient au cosmos, au vivant… Il s’agit, peu à peu, de ranimer la créativité de la personne, son psychisme, de permettre au vivant en elle de palpiter à nouveau. Donner un livre sur le deuil à une personne en deuil l’enferme dans sa tristesse et son drame, lui colle une étiquette. Ces jours, tous les matins j’ouvre un recueil du poète Rainer Maria Rilke. Je lis cinq vers, et ils m’accompagnent toute la journée, tant ils contiennent de force en eux.</p>
								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.l-agenda.ch/regine-detambel-litterature-deuil/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
