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	<title>Jazz &#8211; L&#039;Agenda</title>
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	<description>La culture romande sous tous les angles</description>
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		<title>Julie Campiche – Unspoken : Donner de la valeur et du crédit à la parole des femmes, c’est quelque chose qui s’apprend</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 17:35:04 +0000</pubDate>
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<p><strong>Lors de la première édition de la Biennale In Situ en 2024, dans cette inattendue halle brute et volumineuse qu’est l’Espace Amaretto à Lausanne, nous avions découvert le projet <em>Unspoken</em> de la harpiste Julie Campiche. Pour le public installé sur des chaises longues entre des rideaux diaphanes, cette grande halle était soudain devenue un espace intime. Intime et puissant, alors que Julie nous racontait les portraits musicaux de femmes célèbres ou anonymes, redonnant voix à celles trop souvent réduites au silence par l’Histoire. À l’occasion de la sortie de l’album <em>Unspoken</em>, en février dernier, on a rencontré Julie Campiche autour d’un thé vert, chez elle à Plan-les-Ouates.</strong></p>

<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
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									<p><span data-contrast="auto">On aurait pu parler de son instrument qui s’exprime dans un langage bien à lui; de sa carrière qui s’étend au-delà des frontières suisses depuis des années; du fait que la musicienne a été la toute première harpiste à avoir obtenu le Master en composition et performance jazz à l’HEMU de Lausanne, en 2020. De son quartet qui dure depuis dix ans et qui, de plus en plus collectif dans sa manière d’aborder la création, cohabite à merveille avec ce premier projet solo. De la versatilité avec laquelle Julie se sert de sa harpe mais aussi de sa voix, des voix des autres, d’instruments mécaniques ou percussifs pour tracer les contours des portraits qu’elle raconte. De la façon dont sa musique l’habite. </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto">, c’est de la musique, et c’est aussi un sujet de société, un cri du cœur. Un projet qui s’est fait de manière intuitive car elle en avait besoin, un projet qui l’a fait grandir. Qui la laisse ultra-documentée sur les droits des femmes et les avancées et reculs des lois qui les impactent. Le sujet l’anime, le sujet nous touche, alors on en a parlé.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Katia, pour L’Agenda : Qui sont pour toi les femmes à qui tu rends hommage dans les huit titres de ton album </span></b><b><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i></b><b><span data-contrast="auto"> ? Comment es-tu arrivée à elles ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Julie Campiche : </span></b><span data-contrast="auto">Au début de ce projet, j’ai collaboré avec une documentaliste spécialisée dans l’histoire des femmes, dans le but d’élargir mes connaissances. Et en fait, il y avait </span><i><span data-contrast="auto">tellement</span></i><span data-contrast="auto"> de matière ! Tellement d’histoires hallucinantes, de femmes inspirantes, d’expertes dans tous les domaines&#8230; Je le savais, intellectuellement, mais là, ça m’a fait comprendre </span><i><span data-contrast="auto">physiquement</span></i><span data-contrast="auto"> à quel point le fait d’effacer les femmes de l’espace public est un choix de la part de la société. Peut-être inconscient, qui suit des habitudes, des schémas de pensées&#8230; mais un choix quand même. Si la volonté d’avoir l’égalité dans l’espace publique était là, il y en aurait la possibilité.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">C’était un boulot de titan d’aller creuser tout ça dans le délai qui m’était imparti – et je ne suis ni journaliste, ni historienne. Donc, pour ce projet, j’ai consciemment décidé de revenir à un choix subjectif. J&rsquo;ai composé les portraits de femmes dont les actions m’ont touchée, dont les histoires m’ont fait grandir, dont j’admirais la manière de mener leur vie. Dès le moment où j’ai pris cette décision, ça m’a donné l’opportunité de dégager du temps pour creuser leurs histoires.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Comment tu as procédé pour les raconter en musique ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">J’ai fonctionné, comme toujours, de manière intuitive, tout en étant très au clair sur </span><i><span data-contrast="auto">pourquoi</span></i><span data-contrast="auto"> je compose. Derrière tous mes morceaux il y a une histoire – plus ou moins explicite. Dans le cas de </span><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto">, je savais ce que j’avais envie de raconter, de transmettre comme émotion, pourquoi je voulais faire le portrait de ces femmes.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Pourquoi ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Quand je suis devenue maman pour la première fois, j’ai vécu les inégalités de genre beaucoup plus fortement. Jusque-là, en venant d’un milieu peu conservateur, j’avais le sentiment d’être épargnée. Avec l’arrivée de la parentalité, la pression de la société à t’assigner à des rôles genrés est assez trash. Et&#8230; moi ça me convenait pas. J’ai commencé à m’intéresser plus en détail à des sujets de féministes, et en faisant ce travail, j’ai acquis des outils pour poser des mots sur ce que je ressentais, sur des schémas de société, sur les violences faites aux femmes. Poser des mots permet de prendre conscience de ce qui permet à cette violence d’exister, et d’en sortir. Bien sûr, moi, je vis une version très édulcorée de cette violence, mais au fond, c’est la même, car elle est systémique. </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>								</div>
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									<p><b><span data-contrast="auto">Ton projet touche à des sujets sensibles. Comment tu gères ça ? En tant que spectatrice, par exemple, je trouve que ton portrait de Maman du ciel, à qui on a retiré la garde de son enfant pour avoir dénoncé une suspicion d’inceste de la part du père, est très fort. On pourrait se laisser submerger par l’émotion&#8230; </span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Au début, oui c’était ça ! Surtout que je suis le parcours d’autres femmes à qui c’est arrivé – parce que malheureusement, Maman du ciel n’est pas une exception mais un exemple frappant parmi beaucoup d’autres. Il y a des périodes où ce n’est pas facile. Mais je me vois comme un médium – dans le sens, un moyen de faire passer un message, une émotion. Si moi je pleure sur scène, je ne permets pas au public d’accéder à cette émotion. Alors j’ai dû apprendre à prendre de la distance tout en restant ultra impliquée, j’ai dû trouver un équilibre entre ces mouvements contraires qui doivent cohabiter. Aussi, j’ai réfléchi à comment aborder ces sujets sans que ça soit trop violent, pour ne pas que les auditeurs et auditrices se ferment mais au contraire, que ça ouvre des portes, des propositions de chemins. Le cas de Maman du ciel, qui comporte une part de lumière, m’a permis de le faire.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Pour toi, en tant qu’artiste, cette prise de parole est-elle une forme d’extériorisation, un devoir&#8230; ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Là aussi, ça part du fait d’être devenue maman. J’ai pu observer qu’une des meilleures manières de faire évoluer les mentalités reste l’exemple. Quand mon aînée, à 4 ans, avait commencé à s’intéresser au saxophone, je lui avais demandé si elle voulait en jouer, et elle a éclaté de rire en disant « mais non maman, c’est un instrument pour les garçons ! ». Tout simplement parce que sa référence, c’était le saxophoniste de mon quartet. Évidemment, après ça, elle a eu le droit de regarder plein de vidéos YouTube de femmes qui jouaient du saxophone ! (</span><i><span data-contrast="auto">rire</span></i><span data-contrast="auto">). Si les enfants ont des références dans tous les domaines, eux-mêmes peuvent se projeter dans tous les domaines. C’est pareil pour le fait de donner de la valeur et du crédit à la parole des femmes : c’est quelque chose qui doit s’apprendre.</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Quels échanges tu as eu avec le public ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Je n’ai pas fait encore beaucoup de concert avec </span><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto">, mais jusqu’à maintenant, à chaque fois, on vient me parler de Grisélidis Réal. Je crois que les gens kiffent ! (</span><i><span data-contrast="auto">rire</span></i><span data-contrast="auto">) Il y a quelque chose dans le groove du morceau, et quelque chose de tellement franc du collier dans sa manière à elle de parler, c’est phénoménal ! </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Quel est le plus beau retour qu’on pourrait te faire au sujet de ce projet ?</span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Je ne suis pas du genre à avoir des attentes spécifiques, plutôt à recevoir ce qui se passe. Mais par exemple, le fait que ça t’ait touché, pour moi c’est beau à recevoir ! Ce qui a été génial aussi, c’est que j’ai reçu des mails suite à la première, du 8 mars 2024, d’hommes qui m’ont écrit pour me partager leurs histoires, plusieurs jours après le concert. Je me suis dit&#8230; « une graine a été plantée ». Ne pas laisser indifférent, surtout sur des sujets aussi profonds, pour moi c’est le plus beau des cadeaux. </span> </p>
<p><span data-contrast="auto">***</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">L’album </span><i><span data-contrast="auto">Unspoken</span></i><span data-contrast="auto"> est sorti en février dernier, et Julie Campiche a entamé une tournée, donc la plupart des concert auront lieu cet automne 2026.</span><span data-contrast="auto"> </span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><b><span data-contrast="auto">Julie Campiche solo – Unspoken </span></b><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">&#8211; Vendredi 1</span><span data-contrast="auto">er</span><span data-contrast="auto"> mai 2026, <a href="https://schaerholzbau.ch/fr/bau_4/julie-campiche-solo-unspoken/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Bau4</a>, Altbüron (Lucerne)</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">&#8211; Vendredi 10 juillet 2026,<a href="https://www.podring.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow"> Pod’Ring</a> (Bienne)</span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">&#8211; Jeudi 26 novembre 2026, Le Groove (Genève)</span> <br /><span data-contrast="auto">Dans le cadre du festival <a href="https://lescreatives.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Les Créatives</a></span><span data-ccp-props="{}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Pour suivre les dates à venir : </span><a href="http://www.juliecampiche.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span data-contrast="none"><span style="text-decoration: underline;">www.juliecampiche.com</span></span></a><b><span data-contrast="auto"> </span></b> </p>								</div>
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		<title>Tatiana Eva-Marie – Une pirate le cœur aux quatre vents</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 14:01:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avril 2024, à l’issue de la première d&#8217;Eden Park au théâtre l’Oriental à Vevey, une jeune femme rejoignait le cast [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Avril 2024, à l’issue de la première d&rsquo;<em>Eden Park</em> au théâtre l’Oriental à Vevey, une jeune femme rejoignait le cast sous les applaudissements du public. Fébrile d’émotion, fière de témoigner du succès de cet opéra dont &#8211; on l’apprendra en sortant &#8211; elle a signé le livret. Tatiana Eva-Marie, chanteuse de jazz établie à Brooklyn, prisée par les clubs, admirée par la presse et le public, est un astre lumineux et enjoué ayant vécu toute sa vie sur scène. Aujourd’hui, elle est aussi une plume, à qui l’air lémanique insuffle une nouvelle trajectoire. En conteuse magnétique, elle nous embarque sans boussole dans ses histoires d’amour géographiques, dans la jungle du business musical new yorkais, dans ses écoles buissonnières manouches.</strong></p>
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					<h6 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><a href="#chezjacquet">
→ Tatiana Eva-Marie + The Echoes of Django – Chez Jacquet ← (DJANGO)</a></h6>				</div>
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									<p>Interview: Katia Meylan</p>
<p><strong>Lausanne t’a vue grandir, Paris devenir adulte et Brooklyn bâtir une carrière ; quelle essence tu gardes de chacun de ces lieux ?</strong></p>
<p>C&rsquo;est difficile à dire maintenant, mais plus jeune, je n’étais pas du tout attachée à Lausanne, je m’y sentais enfermée, avec les montagnes en prison métaphorique. Je voulais aller à Paris pour être comédienne, on pouvait pas me retenir ici. Alors je suis partie à Paris à 15 ans, toute seule. Ma mère a dit « pas question que tu ailles jouer à Arthur Rimbaud à Paris, tu vas t’inscrire à l’Université ». J’ai étudié la littérature médiévale anglaise &#8211; j’étais contente, ça m’allait bien car j’étais toujours le nez fourré dans les livres. Paris, c’était une libération. Ce que j’en ai retenu, c’est la vie de bohème totale. Le rêve, la littérature qui se transforme en réalité. Tout ce que j’espérais, je l’ai trouvé à Paris. Après une dizaine d’années, j’étais tellement amoureuse de Paris que je me suis dit « si je pars pas maintenant, je partirais jamais ». J’ai un passeport américain et je voulais faire du jazz&#8230; ça aurait été bête de ne pas aller à New York. C’était comme quitter un amoureux. Je suis arrivée à New York en pensant que j’y resterai un an ou deux, mais j’y suis restée quinze ans.</p>								</div>
				</div>
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									<p><strong>Nouvel amoureux&#8230;</strong></p>
<p>&#8230; nouvel amoureux, mais en mode syndrome de Stockholm ! New York, c’est le <em>toxic boyfriend, </em>qu’on n’aime pas, mais c’est la passion alors on ne peut pas partir. Ce que j’ai retenu de New York, c’est que ce n’est pas la bohème. Du tout. C’est le business, c’est marche ou crève. Une course qui n’arrête jamais. Tu dois tout le temps faire tes preuves, tout le monde te rappelle bien que tu es remplaçable à n’importe quel instant. Tu vis dans une frénésie, tu es le hamster dans la roue qui tourne. C’est d’une injustice terrible, il n’y a aucune aide, mais en même temps, il y a cette liberté qui vient avec la loi de la jungle. On peut aller frapper aux portes et elles s’ouvrent, même si c’est pour se faire dire « casse-toi ». À New York, on peut être dans un boui-boui assis à côté d’un milliardaire qui va nous dire “je t’offre un boulot demain”. C’est pas un mythe, c’est vraiment comme ça que ça marche aux États-Unis. Les premiers six mois, c’était l’enfer &#8211; j’ai découvert par exemple que je ne savais même pas faire marcher une machine à café &#8211; mais peu à peu, j’ai rencontré les bonnes personnes : le gars dans la finance qui joue du piano en amateur et qui te donne un coup de pouce, le dealer de diamants géorgien qui aime la musique et t’introduit dans un club où il connait tout le monde&#8230; J’ai commencé par jouer dans des petits bars, j’ai travaillé, me suis donnée à fond, j’ai été frapper aux portes, j’ai décroché une place dans la plus grande agence de jazz américaine. À New York, il faut dire oui à tout – enfin non, pas à tout ! (<em>rire</em>). Mais il ne faut pas se méfier des gens par principe, car là-bas, ça marche beaucoup comme ça. Il faut faire confiance à ce qui nous arrive, utiliser son instinct d’araignée, observer : ce tigre-là a l’air repu, il ne va pas me manger ce soir. C’est des risques que je prendrais pas à Paris, parce que j’ai l’impression que là-bas, quand quelqu’un veut faire un écart, c’est pas forcément pour une bonne raison. Alors qu’à New York, tout est perpétuellement ouvert à l’imprévu. Ça m’a convenu parce que j’ai un esprit de pirate et d’aventurière, et que j’ai su jouer de ça. C’est intéressant, d’avoir vécu ça, ça m’a énormément appris.</p>								</div>
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									<p><strong>« D’avoir vécu ça », tu en parles au passé ?</strong></p>
<p>&#8230; Oui&#8230; là, je me demande parfois si tout ça est nécessaire. Peut-être que c’est comme ça que ça marche seulement parce qu’on nous dit que c’est comme ça que ça marche. Je me détache un peu de cette industrie de la musique, qui d’ailleurs n’est plus très actuelle ! &#8230; C’est des vieux dinosaures, qui essaient de garder leur bout de gras en voulant nous faire croire que les choses marchent toujours comme il y a vingt ans, mais c’est pas vrai. Les choses ne marchent même plus comme il y a un an. Et moi je ne sais pas comment je vais changer avec ce monde qui change. Comme je fais ce métier depuis toujours, ça n’a jamais été un <em>rêve</em>, c’était déjà mon quotidien. Mes parents sont tous les deux dans le milieu du spectacle, alors dès qu&rsquo;il y avait besoin d’une petite fille sur scène, j’étais là ! Je n’ai jamais associé le métier de la scène au succès. Pour moi, le succès c’est un outil pour arriver au public, c’est tout. Faire passer un moment de rêve, qui touche, qui fait rire, qui fait pleurer, c’est ça ma vocation.</p>
<p><strong>Donc, tu es à un tournant ? Tu quittes New York ?</strong></p>
<p>Quand la pandémie a éclaté, j’étais en tournée en Europe, et j’avais le choix entre retourner à New York dans une cage à lapin, ou rentrer à Chailly  chez maman, avec un petit jardin. Donc j’ai décidé de revenir ici. Pendant cette période, j’ai pu me promener dans la forêt et au bord du lac, je ne croisais personne. On était en tête à tête, Lausanne et moi, et là&#8230; Je tombe une nouvelle fois amoureuse. Ça me prend complètement par surprise ! Lausanne, c’est le voisin d’à côté que j’ai snobé toute ma vie parce que je me pensais trop bien pour lui ! (<em>rire</em>). Maintenant, je puise toute mon inspiration dans le Lac Léman. Il a quelque chose de magique, non ? J’avais peur de m’ennuyer ici. Et je me suis rendu compte que c’est à New York que je m’ennuyais, sans le réaliser car je comblais constamment cet ennui.</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Tatiana Eva-Marie dans le film <em><a href="https://www.epicentrefilms.com/film/swing-rendez-vous/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Swing rendez-vous</a> </em>(2022),<br />librement inspiré de sa vie à Brooklyn</p>								</div>
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									<p><strong>Et ici comme ailleurs, tu trouves une voie. J’ai vu – et adoré! – l’opéra <a href="https://www.l-agenda.ch/eden-park-a-prohibition-opera/" target="_blank" rel="noopener"><em>Eden Park</em></a>, dont tu as écrit le livret, qui a rempli quinze dates en avril 2024.</strong></p>
<p>Oui, on a été très touchés par ce succès, surtout pour un opéra original, en anglais sans sous-titres! L&rsquo;idée de composer un opéra ensemble, avec Gérard Massini (<em>nrdl, le compositeur de la musique d’Eden Park</em>), on l’avait eue à quoi, douze, treize ans ? On a renoué pendant la pandémie et on l’a fait ! C&rsquo;est entre autres cette expérience qui m’a donné envie de passer plus de temps ici, de contribuer à cette ville que j’ai voulu fuir et que j’aime à nouveau.</p>
<p><strong>Tu as aussi intégré la scène jazz locale en rejoignant le groupe Echoes of Django. Comment tu trouves l’équilibre avec le Avalon Jazz Band, ton groupe à Brooklyn ?</strong></p>
<p>C’est très différent, et c’est normal : ce n’est pas la même culture. En Amérique, je suis la chef de chantier. Avec les garçons d’Echoes of Django, on a un atelier de création. Ils ne jouent pas que du gipsy jazz, ils font de la pop, sont fous de chanson française. J’ai trouvé une communauté, j’ai l’impression de les avoir connus toute ma vie, que ce sont des anciens camarades de classe avec qui repartir en école buissonnière!</p>								</div>
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									<p><iframe title="Tatiana Eva-Marie + The Echoes of Django – Chez Jacquet (DJANGO)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/kPg_yMyvpoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>								</div>
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									<p><strong>Ensemble vous avez enregistré un album, <em>Django’s Tiger</em>, à paraitre fin 2025. Un répertoire qui vous lie, que vous connaissez sur le bout des doigts&#8230; </strong></p>
<p>&#8230; et avec lequel on a tout le temps des surprises ! Django Reinhardt a tellement écrit, et on l’a tellement entendu interprété de la même manière. C&rsquo;est un immense compositeur, il nous offre de la matière tout le temps, si on veut bien oser écouter différemment. Ce que j’ai voulu faire, c’est le chanter, alors j’ai écrit beaucoup de paroles sur ses musiques. C’était un grand défi et j’avais un peu peur, car c’est un dieu sacré dans ce monde qui peut être assez fermé, codifié&#8230; Mais j’ai été extrêmement bien accueillie ! Ça donne envie d’explorer encore et encore, j’ai l’impression que c’est infini.</p>
<p><strong>Quels sont les projets sur lesquels tu travailles en ce moment ?</strong></p>
<p>Je sais pas si c’est une question d’âge, mais j’ai de plus en plus envie de passer de l’autre côté, c’est pour ça que je commence à écrire. J’aimerais faire de la mise en scène aussi, peut-être réaliser un film. Mon rêve absolu – que je partage avec Gérard [<em>Massini</em>] – c’est d’avoir un centre culturel, un lieu de création où on pourrait allier toutes les formes d’art et de fête. Pour l’instant, on prépare un nouveau projet d’opéra, inspiré de <em>L’Écume des jours</em>. On a déjà écrit et composé un tiers, on a commencé à faire le casting. On est allés rendre visite à Nicole Bertolt, qui s’occupe de la Fondation Boris Vian à Paris – elle est extraordinaire –, elle nous a fait visiter l’appartement de Boris Vian, sa terrasse qu’il partageait avec le Moulin Rouge. Pour moi qui suis une <em>fan girl </em>de Boris Vian depuis toujours, c’est encore plus stressant d’écrire une adaptation qu’un livret original ! C’est un beau projet&#8230; J’ai l’impression de faire un bébé avec Boris Vian, avec Gérard Massini comme mère porteuse (<em>rire</em>).</p>
<p><strong>Comment tu t’imagines à 80 ans ?</strong></p>
<p>À 80 ans ?! &#8230; Vivante, déjà&#8230; En fait, je m’imagine assez clairement. Je m’imagine en une sorte de marraine un peu folle, qui a un serpent dans une cage et un perroquet mort en guise de chapeau – un peu Tim Burton, tu vois ? Avec un espace pour accueillir les jeunes des artistes qui viendraient peindre, ou jouer du piano. Je ferais le café, j’amènerais les gâteaux, et on aurait des grandes conversations philosophiques.</p>
<p>***</p>								</div>
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					<h4 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Petit questionnaire de Proust de Tatiana Eva-Marie</h4>				</div>
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									<p><strong>Un objet que tu emmènes partout</strong><br />Mes clés&#8230; (<em>elle cherche dans son sac) </em>mais pour une raison particulière<em>&#8230; (elle en sort son porte-clés, une petite cloche de vache aux motifs suisses</em>). Maintenant que je me suis souvenue d’où je viens !</p>
<p><strong>L’activité qui occupe le plus clair de ton temps<br /></strong>Réfléchir à mes prochains projets artistiques.</p>
<p><strong>Ta madeleine </strong><br />L’odeur du Lac Léman.</p>
<p><strong>Un conseil que tu n’as jamais écouté</strong><br />Fais attention.</p>
<p><strong>Un conseil que tu donnerais à une petite Tatiana</strong><br />Fais attention ! On a besoin de conseils qu’on écoute pas.</p>								</div>
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		<title>Louise Knobil : le jazz engagé, brut et coloré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 08:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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<p><strong>Fin d’après-midi, alors que les rues lausannoises fourmillent, je rencontre la musicienne Louise Knobil dans un café. Avoir pu trouver un moment pour s’entretenir avec la compositrice-interprète aux multiples facettes – contrebasse, basse, chant – tient presque du miracle dans son agenda foisonnant de concerts. On se glisse au coin de la salle, le temps d&rsquo;évoquer son nouveau mini-album aux lignes poétiques et puissantes, « Knobisous », et son prochain concert au Cully Jazz Festival, accompagnée de Chloé Marsigny à la clarinette basse et de Vincent Andreae à la batterie. Un trio à écouter en live sous le Chapiteau le vendredi 4 avril.</strong></p>

<p style="text-align: left;">Texte et propos recueillis par Laetitia Pralong<br />Photo: Pierre Daendliker</p>
<p><strong>Laetitia Pralong – L’Agenda : Vous avez sorti un nouvel mini-album en automne passé, « Knobisous ». On peut lire dans la presse que c’est un projet coloré, joyeux, frais. Et vous, comment qualifieriez-vous cet album ?</strong></p>
<p><strong>Louise Knobil</strong> : Je dirais que c’est de la militance et des situations de vie joyeuses mais avec une couche assez intense. Je trouve ce projet quand même un peu plus sombre, un peu plus travaillé que le premier album, surtout parce que j’ai décidé de virer les instruments harmoniques. Il y a quelque chose de plus brut et de plus assumé dans ce que je raconte.</p>
<p><strong>On a aussi l’impression que les textes jouent avec la musique, que les mots répondent aux contours musicaux. Est-ce que le texte émerge en même temps que la musique ?</strong></p>
<p>Dans ma manière de composer ce sont des étapes qui s’entremêlent à chaque fois, mais l’idée première c’est une thématique. Je vais penser à un sujet – par exemple le coming-out –, ce sujet va m’accompagner dans la vie de tous les jours et, petit à petit, certains mots, certains bouts de phrases vont émerger. En général, j’arrive avec un texte assez élaboré et je m’amuse à faire une mélodie à partir de ce texte. Puis, je vais au piano, j’essaie de trouver une harmonie, je prends ma contrebasse et je cherche une ligne basse. Vient ensuite la partie la plus difficile qui consiste à synchroniser la base avec ma partie de contrebasse ; à ce moment, la mélodie peut encore bouger… Donc c’est processus avec des étapes, oui, mais c’est aussi un processus où tout se fait ensemble.</p>
<p><strong>Vous avez écrit précédemment en anglais, dans ce mini-album vous chantez entièrement en français. Comment choisissez-vous votre langue, vos mots ? </strong></p>
<p>Je suis passée au français parce que je trouve que les mots ont des sonorités très amusantes. Il y a des mots qui sont drôles, absurdes ou plus brutaux. Souvent, je trouve un mot qui m’amuse en lien avec une thématique et je construis un texte autour.</p>
<p><strong>Le projet musical Knobil c’est un univers visuel affirmé, vous avez notamment dessiné la pochette de l’album. Quel est le lien le visuel et la musique dans votre travail?</strong></p>
<p>J’ai l’impression que la musique et le dessin, ce sont des extensions de ce qui se passe dans mon cerveau. J’aime les contrastes, la couleur – littéralement, dans les arts visuels –, les atmosphères. J’ai l’impression que ma musique permet justement de créer des ambiances très définies grâce à son côté minimaliste.</p>
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									<p><strong>J’ai été frappée par la récurrence de termes comme « rebelle » ou « punk » dans les articles à votre sujet. Comment recevez-vous ces qualificatifs ? </strong></p>
<p>Cela me fait toujours un peu rire, parce qu’au départ, dans mes premiers groupes, j’étais à la basse électrique et on faisait du garage punk dans les squats. Progressivement je suis passée au jazz, qui est un univers perçu comme plus élitiste, plus sérieux. Donc je trouve amusant quand le monde du jazz me qualifie comme rebelle, parce que j’ai été bien plus rebelle dans le passé ! Au final, je suis assez fière que ce soit cela qui ressorte dans la musique que je défends actuellement. Et, pour moi, le jazz à la base c’est une musique de contre-culture, qui est politique et qui doit le rester.</p>
<p><strong>Vous êtes en tournée avec votre trio et vous jouez un nombre impressionnant de concerts, en Suisse romande, en Suisse allemande mais aussi en France. En quoi le fait de jouer toutes ces dates transforme-t-il votre rapport aux morceaux ?</strong></p>
<p>Artistiquement je pense que c’est une chance énorme de pouvoir jouer autant pour le trio. Pour reprendre l’historique du jazz, les groupes iconiques – comme le quartet de Coltrane –, jouaient tous les soirs trois sets et ils ont marqué l’histoire du jazz parce qu’ils avaient un son de groupe unique. En tant que personne qui vient du jazz et qui aime cette musique, je trouve incroyable qu’on puisse jouer autant pour pouvoir développer notre son. J’espère que cela va durer longtemps !</p>
<p><strong>Et j’imagine que vous ressentez déjà une évolution entre le son du trio au début de votre tournée et maintenant…</strong></p>
<p>Oui ! Et en fait, pour moi, l’intérêt du jazz et des musiques improvisées c’est le concert, parce que, quand tu vas voir un concert, tu sais que tu vas voir quelque chose que tu ne pourras pas voir une deuxième fois. Je me questionne aujourd’hui de plus en plus sur l’intérêt de réaliser un album de jazz avec beaucoup de parties improvisées étant donné qu’avec les technologies actuelles on peut tout corriger. Je sais que je n’ai pas le même investissement émotionnel lorsque j’écoute un disque de jazz des années soixante – qui est capté d’une seule traite – que lorsque j’écoute un disque de jazz enregistré aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé que le concert qu’on va jouer au Cully Jazz sera un disque enregistré en live, tel quel, avec tous les risques que ça comporte.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de cet faire cet enregistrement à l’occasion du Cully Jazz ?</strong></p>
<p>Parce que je suis née à Lausanne, j’ai grandi avec ce festival et c’est vraiment un honneur et un accomplissement de pouvoir faire le chapiteau de ce festival. C’est un rêve de gosse.</p>
<p><strong>Vous aurez le temps d’aller un peu traîner dans les caveaux et d’aller écouter quelques concerts ? </strong></p>
<p>J’espère ! En tous cas je suis sûre d’aller voir les concerts des copain∙e∙s, et d’aller jamer dans le festival off.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://%0dwww.knobil-music.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.knobil-music.com</a></span></p>
<p><a href="http://www.cullyjazz.ch/fr/concert/recjYvLSuNWBKS18W-chucho-valdes-royal-quartet" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.cullyjazz.ch</span></a></p>								</div>
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		<title>Inri</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/inri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2024 15:18:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article paru dans L'Agenda papier]]></category>
		<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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		<category><![CDATA[La Semaine de L'Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[Jouée en première mondiale les 6 et 7 juillet derniers au Théâtre du Jorat, INRI rassemble une quarantaine d’artistes dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="239385" class="elementor elementor-239385" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p></p>
<p><strong>Jouée en première mondiale les 6 et 7 juillet derniers au Théâtre du Jorat, <em>INRI </em>rassemble une quarantaine d’artistes dans une version jazz de la <em>Passion selon Saint-Jean</em> de Jean- Sébastien Bach. Le groupe No Square, la compagnie de danse ADN Dialect, le Sinfonietta de Lausanne et le choeur Post Tenebras Lux matérialisent la rencontre de l’écrit et de l’improvisé, du millénaire et du présent, du métaphorique et du tangible. On reste bouche bée du début à la fin.<br />À revoir à Yverdon le 1er novembre.</strong></p>
<p></p>								</div>
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									<p>Texte et propos recueillis par Katia Meylan</p>
<p>Il est de ces projets qui attendent patiemment dans un coin de tête que vienne leur heure. « C’était une des énièmes fois que j’allais voir la <em>Passion selon Saint-Jean</em> à la Cathédrale de Lausanne. Je m’étais dit qu’on devrait essayer de la reprendre, se rappelle André Hahne, bassiste, compositeur et fondateur du groupe jazz <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.no-square.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">No Square</a></span>. Mais il fallait d’abord un concept ». Quelques années plus tard, le musicien partageait la création artistique de No Plan B, inspiré du concept de « jam » jouée et dansée, avec le chorégraphe Angelo Dello Iacono et le compositeur et arrangeur Ben Schwendener, qui travaillait sur Bach depuis des années. « J’avais trouvé les personnes qu’il me fallait! ». De plus, 2024 était le timing rêvé, marquant à la fois les 30 ans de No Square et les 300 ans de la <i>Passion</i>.</p>
<p><strong>Le pilier Bach – respect des partitions et liberté</strong></p>
<p>André Hahne s&#8217;empare donc de Bach et sa <em>Passion</em> comme base solide. « Les parties chorales sont chantées presque telles quelles – avec une certaine liberté dans leur ordre d’apparition. » Celles-ci sont interprétées par le <a href="https://www.sinfonietta.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Sinfonietta de Lausanne</a><span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;"> et Post Tenebras Lux, dirigés par <a href="https://www.celinegrandjean.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Céline Grandjean</a>. Une cheffe de choeur qui devient multi-tâches, incarnant un personnage tout en </span><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">amenant l’orchestre et le choeur à enrober le quintet jazz, qui lui, interprète la partition de façon plus libre. « On aurait pu imaginer improviser autour de la cheffe&#8230; mais ça n&rsquo;aurait pas marché », explique le bassiste. « Comme la musique n’est pas écrite à la base pour être jouée avec un <em>time</em> de batterie, l’impulsion doit partir du quintet ». Il ajoute que la musique d&rsquo;<em>Inri</em> n’est pas vraiment une réécriture de l’oeuvre mais plutôt une analyse de chacune des parties. <a href="https://www.benschwendener.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Ben Schwendener</a> s&rsquo;est ensuite attelé à fournir aux musiciens jazz la grille de la <em>Passion</em>, soit la structure harmonique et rythmique à partir de laquelle improviser. « Je me suis rendu compte que ces grilles – qui sont vraiment incroyables – ne sont pas celles dont on a l’habitude. Elles sont beaucoup plus compliquées que le langage de base qu’on a pour se comprendre en jazz. Bien sûr, Bach s’en foutait si tel passage faisait neuf ou sept mesures », rit le musicien, « alors ça demande plus de travail pour être aux rendez-vous. Mais on s’est aménagé des grilles dans lesquelles on peut se lâcher ! ».</span></p>
<p><strong>Le pilier Jésus – foi en la gestuelle</strong></p>
<p>Pour raconter l’histoire des derniers jours de Jésus sur terre, André Hahne et Angelo Dello Iacono, fondateur de la compagnie de danse <a href="https://adndialect.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">ADN Dialect</a>, metteur en scène et chorégraphe du projet, sont retournés aux textes. « J’ai une bible maintenant! », lance fièrement André. « Quelle version? », le provoque amicalement Angelo, sur quoi les deux artistes s’accordent pour dire que les divergences sont justement ce qui fascine. « Ce sont les phénomènes sociologiques qui m’intéressent. Mes réflexions portent sur la manière dont je peux les évoquer, sous forme vivante et multiple », exprime le chorégraphe. Dans ses propos, on reconnait aussi les valeurs de sa compagnie, qui mise sur la personnalité de chaque artiste plutôt que sur la chorégraphie souveraine. « Les artistes, qu’ils soient musicien∙ne∙s ou danseur∙euse∙s, joueront chacun∙e avec leur instrument, avec la même part de repères fixés que de liberté ».</p>								</div>
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									<p><strong>L&rsquo;engouement</strong></p>
<p>Le soir de la première, au Théâtre du Jorat, le public était debout. Parmi les spectateur·ice·s, nous avions peine à refermer la bouche, tant nous avons été pris de frissons et d&rsquo;émotion par ce qui se déroulait sur scène. Il y avait tant à voir à la fois! Les chanteur∙euse∙s et les musicien∙ne∙s (mention spéciale au saxophoniste Guillaume Perret) étaient magnifiques d&rsquo;investissement corporel, aussi incarné∙e∙s que les danseur∙euse∙s. Les rôles se mêlaient et n&rsquo;avaient de cesse de questionner.</p>
<p>Lors du bord de scène avec les artistes, quelques commentaires avaient témoigné de l&rsquo;engouement du public: <span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">« Bach a dû se retouner dans sa tombe&#8230; mais pour mieux voir et mieux entendre! </span><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">» lance un homme. </span><span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">« Ce soir, il s&rsquo;est passé quelque chose d&rsquo;important », professe un autre.</span></p>								</div>
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									<p><strong>Informations pratiques:</strong></p>
<p>Vendredi 1er novembre 2024 à 20h<br />La Marive, Yverdon-les-Bains<br /><a href="https://www.theatrebennobesson.ch/programme-24-25/inri" target="_blank" rel="noopener nofollow"><span style="text-decoration: underline;">www.theatrebennobesson.ch</span></a></p>								</div>
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		<title>«Condamnées pour légitime violence» ou «Ceci n’est pas un opéra»</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/biennale-in-situ/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 14:49:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Transgresser les conventions et briser les barrières de l’art lyrique avec une expérience immersive inédite. C’est ce que propose la [&#8230;]]]></description>
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									<p></p>
<p><strong>Transgresser les conventions et briser les barrières de l’art lyrique avec une expérience immersive inédite. C’est ce que propose la Biennale In Situ, du 21 au 27 septembre à Lausanne. La série d’événements réinventera la scène, le théâtre et l’opéra dans le but de démocratiser l’accès à l’art lyrique. Dans un espace original, une ancienne gare CFF, la Biennale explorera la thématique «&nbsp;Condamnées pour légitime violence&nbsp;» qui abordera les violences faites aux femmes.</strong></p>
<p></p>
<p></p>
<p>Texte et propos recueillis par Marie Butty</p>
<p></p>								</div>
				</div>
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									<p>La conférence de la sociologue Natacha Chetcuti-Osorovitz ouvrira cette semaine qui se profile riche en nouvelles expériences. Performances, concerts ou encore films documentaires seront proposés tous les soirs avec, notamment, spécialement créée pour l’occasion, la production <em>Les Suppliantes</em> d’après Eschyle et A. Salieri de la compagnie AGORA qui aura lieu le 21, 24, 26 et 27 septembre. Créée en 2015 sous l’impulsion de l’artiste Benjamin David, AGORA propose d’explorer les frontières entre théâtre, musique et nouveaux médias. Également directeur artistique du projet, Benjamin David nous a accueillies à l’Espace Amaretto afin de nous présenter la Biennale.</p>								</div>
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									<p><em>Benjamin David. Crédit: Marie Tercafs</em></p>								</div>
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									<p><strong>Quelle a été la réflexion derrière la proposition de ces événements?</strong></p>
<p>Je viens de l’opéra classique. J’étais assistant à l’opéra Munich et, après quelques années là-bas, j’avais l’impression que l’opéra avait besoin d’un renouvellement, de redéfinir ses contours. Lorsque l’on pense à l’opéra, on voit un domaine très difficilement accessible tant par les thématiques – qui sont souvent déconnectées des préoccupations sociétales actuelles ou, du moins, nécessitent un savoir spécifique pour comprendre ce qu’il se passe – que par les prix pratiqués. La Biennale cherche à élargir ce que le mot « opéra » signifie – d’ailleurs nous utilisons très peu le mot « opéra », nous essayons plutôt de parler de « théâtre lyrique ». Nous nous basons sur la musique de Salieri, nous gardons les éléments musicaux et visuels propres à l’opéra, mais nous sommes dans un espace atypique – une ancienne gare marchande CFF – qui n’a rien à voir avec un opéra. Le public n’est plus assis dans un siège mais amené à déambuler au sein de l’orchestre, au sein des chœurs, être proche des artistes. Il est invité à vivre l’opéra comme il le souhaite: si une personne veut s’allonger, fermer les yeux et uniquement écouter la musique c’est possible! Il n’y a donc pas de scène mais une volonté de projet véritablement immersif, in situ. Nous avons également fait des choix artistiques drastiques comme couper dans la musique, l’enrichir avec la collaboration de la harpiste jazz Julie Campiche. Il y aura ainsi une discussion entre différents styles musicaux.</p>
<p><strong>Comment en êtes-vous venu à aborder cette thématique?</strong></p>
<p>Je suis toujours à la recherche de nouvelles œuvres en tant que metteur en scène d’opéra. Je suis tombé sur une pièce qui s’appelle <em>Les Danaïdes</em> de Salieri. Cet opéra m’a beaucoup travaillé puisque c’est un des seuls dans lequel les femmes prennent leurs destins en main en passant à l’acte – elles décident de tuer leurs maris le soir de leurs noces. Il existe quelques autres opéras comme <em>Elektra</em> de Richard Strauss où les femmes sont représentées un peu différemment, mais, la plupart du temps, elles subissent. Avec ce point de départ, j’ai commencé à faire des recherches et suis tombé sur le livre de Natacha Chetcuti-Osorovitz. Cette sociologue, qui est d’ailleurs invitée pendant la Biennale, s’est intéressée aux femmes en prison qui avaient écopé de moyennes et longues peines. Elle les a interviewées et s’est rendu compte que 35 des 42 femmes avaient subi des violences domestiques ou intrafamiliales avant d’elles-mêmes passer à l’acte, ce qui pose la question de la légitime défense. Le travail qu’a effectué Natacha Chetcuti-Osorovitz avait pour but d’essayer de cadrer ou d’ouvrir un espace d’expression pour ces femmes judiciarisées. C’est précisément ce que nous essayons de faire avec la Biennale et cette thématique: ouvrir un espace d’expression pour un sujet sensible et qui, à notre avis, devrait être débattu au sein de notre société.</p>								</div>
				</div>
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									<p><em>La pomme croquée de Blanche-Neige, et une installation de Gent Shkullaku à Tirana, deux images symboliques, proches des thématiques abordées par la biennale.</em></p>								</div>
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									<p><strong>Sous quelles formes allez-vous traiter ce sujet lors de Biennale?</strong></p>
<p>Bien que nous nous soyons documentés un maximum pour interroger ce thème sensible afin de mettre en place notre production, la fiction ne remplacera jamais un témoignage de personne ayant vraiment vécu ces violences. C&rsquo;est pour cette raison que nous avons enrichi notre programme avec des films documentaires et le projet participatif AppARTenir qui réunit des femmes judiciarisées. Trois d’entre elles viendront nous parler de leur film en préparation, qui sera d’ailleurs tourné à l&rsquo;Espace Amaretto. Ces femmes viennent de la région, elles illustrent donc le fait que la Suisse n’échappe pas à cette réalité. Cela nous met face à la responsabilité que nous avons en tant que citoyen romand de s’informer sur les réalités qui existent autour de nous. Nous nous évertuons encore trop souvent à ne pas trop nous occuper de ce qui se passe de l’autre côté de son palier, c’est pour cette raison que, pour notre compagnie, cet ancrage dans la réalité était vraiment important.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous parvenu∙e∙s à illustrer les questionnements autour de cette thématique dans la scénographie du théâtre lyrique?</strong></p>
<p>Nous allons jouer sur la lumière, la présence et la non-présence. Nous nous sommes beaucoup inspirés de la tache aveugle dans l’œil. Il s’agit de quelque chose que l’on voit, mais que notre cerveau remplit afin de la rendre invisible. Nous trouvions intéressant de travailler avec passablement de rideaux puisque nous voyons à travers, mais cela reste flou. Le public aura la possibilité de se déplacer où il le souhaite et donc de regarder ce qu’il se passe derrière le rideau. Ainsi, la question « Est-ce que nous avons vraiment envie de regarder derrière le rideau et, si oui, est-ce que nous allons réellement aller regarder ? » est mise en perspective.</p>
<p><strong>Cette Biennale implique donc un but de réveiller les consciences?</strong></p>
<p>Oui, absolument! Pour nous, il est très important lorsque l’on parle d’art lyrique que cela ait un impact sociétal. Nous croyons à l’opéra, à la musique et au théâtre mais il est primordial de les reconnecter avec le public et donc à l’actualité et aux problèmes sociétaux. Dans la même perspective de reconnexion, nous avons tenté de rendre le théâtre lyrique accessible à tout le monde tant sur les prix que sur la longueur – il ne s’agit pas de rester assis pendant trois heures. Nous espérons que les spectateur·ice·s pourront repartir en ayant vécu des émotions et avoir des réflexions sur le comment vivre en communauté.</p>
<p><strong>Informations pratiques:<br /></strong>Biennale In Situ<strong><br /></strong>Du 21 au 27 septembre 2024<strong><br /></strong>Espace Amaretto, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.biennaleinsitu.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.biennaleinsitu.ch</a></span></p>
<p>Ouverture de la billetterie le 23.08.24</p>								</div>
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		<title>Nouvelle formule au Montreux Jazz Festival et Grand Opening Jazz</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/montreux-jazz-festival-24/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 11:21:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[#festival]]></category>
		<category><![CDATA[#montreux]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<category><![CDATA[#MyriamVijaya]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette année, le Montreux Jazz Festival se réinvente avec une nouvelle formule. En raison des travaux de rénovation de la [&#8230;]]]></description>
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									<p><strong>Cette année, le Montreux Jazz Festival se réinvente avec une nouvelle formule. En raison des travaux de rénovation de la salle de concert du 2M2C, le festival et ses scènes se déploient désormais au cœur de la ville de Montreux. Pour le Grand Opening de vendredi, c’est le jazz qui a fait vibrer la nouvelle scène du lac, un retour aux origines de l’événement. Deux artistes emblématiques de la Nouvelle-Orléans, Trombone Shorty et Jon Batiste, ont offert des performances </strong><strong>éblouissantes</strong><strong>, marquant le coup d&rsquo;envoi de cette édition </strong><strong>2024</strong><strong>.</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Textes et propos recueillis par Myriam Vijaya, de <a href="https://www.myriamvijaya.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">SAMO Agence Marketing</a></p>								</div>
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									<p>Sur une scène magique, plongeant dans le lac et baignée par le soleil couchant, Trombone Shorty et ses musiciens ont ouvert le bal. Leur jazz, fusionnant avec le funk, le hip-hop et le rock, a offert un spectacle à la fois surprenant et enivrant. Fidèles à la tradition jazz, ils ont livré des improvisations virtuoses, alternant joutes musicales et vocales avec des solos instrumentaux. Tout soulignait la valeur phare de cette soirée: la liberté, symbolisée par le cri de « freedom » résonnant à travers chaque note… et un bain de foule sur la place du marché!</p>								</div>
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																<a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2024/07/Montreux-Jazz-Lionel-Flusin.jpg" data-elementor-open-lightbox="yes" data-elementor-lightbox-title="Trombone Shorty" data-e-action-hash="#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MjMwNzIxLCJ1cmwiOiJodHRwczpcL1wvd3d3LmwtYWdlbmRhLmNoXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8wN1wvTW9udHJldXgtSmF6ei1MaW9uZWwtRmx1c2luLmpwZyJ9">
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									<p><em>Montreux Jazz Festival, Trombone Shorty. Photos </em><em style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">©</em><em style="font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);"> Lionel Flusin<br /></em><em>Photo de haut de page © Marc Ducrest</em></p>								</div>
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									<p>Puis, « freedom » a trouvé un écho puissant dans la performance de Jon Batiste. Habillé tout en doré, l’artiste, tour à tour intimiste et énergique, jazz et rock, a démontré sa polyvalence musicale, alternant entre saxophone, chant, batterie, piano et même melodica, cet harmonica à touches tenu à la main. Chaque instant de sa performance était un appel à vivre pleinement et à savourer chaque sonorité de la vie, offrant ainsi une expérience authentique au public.</p>								</div>
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									<p><em>Montreux Jazz Festival,</em> <em>Jon Batiste.</em> <em>Photo © Emilien Itim</em></p>								</div>
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									<p>Enfin, Jon Batiste a transporté le public avec une performance inspirée des célèbres « marching bands » de la Nouvelle-Orléans, défilant au bord du lac de Montreux. L’artiste, plusieurs fois invité au Montreux Jazz Festival, a une fois de plus créé du rêve, grâce à son style et à sa personnalité chaleureuse et sympathique.</p>								</div>
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									<p><em>Montreux Jazz Festival,</em> <em>Jon Batiste.</em> <em>Photo </em><em style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-size: 1rem;">© <em style="font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Lionel Flusin</em></em></p>								</div>
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									<p>Fort de cette première soirée, placée sous le signe du jazz et de son éclectisme, le festival se poursuit jusqu’au 20 juillet avec cette nouvelle formule. Entre kiosques aux gastronomies diverses, terrasses animées d’événements, activités et performances gratuites ou payantes, le festival se renouvelle et nous surprend une fois de plus. Une ode au jazz, à son esprit d’improvisation et à sa capacité de résilience!</p>
<p><strong>Montreux Jazz Festival &#8211; 58e édition<br /></strong>Du 5 au 20 juillet 2024<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.montreuxjazzfestival.com/fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">montreuxjazzfestival.com</a></span></p>								</div>
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		<title>Eden Park, A Prohibition Opera</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/eden-park-a-prohibition-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 17:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[#comédiemusicale]]></category>
		<category><![CDATA[#historique]]></category>
		<category><![CDATA[#KatiaMeylan]]></category>
		<category><![CDATA[#opéra]]></category>
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					<description><![CDATA[Interpellé par un newsie, le public de l’Oriental-Vevey lève la tête vers l’escalier menant du vestibule à la scène et, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="226841" class="elementor elementor-226841" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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<p><strong>Interpellé par un <em>newsie</em>, le public de l’Oriental-Vevey lève la tête vers l’escalier menant du vestibule à la scène et, instantanément, se fait happer dans les années folles. Le richissime couple George et Imogene Remus, la procureure Mabel Willebrandt, l’inspecteur Franklin Dodge lui font fièrement face, bretelles, châles et bandeau dans les cheveux. Fièrement&#8230; avant les désillusions, avant le féminicide acquitté. A Cincinatti, la prohibition fait rage, mais chacun∙e croit encore pouvoir tirer son épingle du jeu.</strong></p>

<p>Texte de Katia Meylan</p>
								</div>
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									<p>L’énergique vendeur de journaux (Aurélien Frey) sautant <em>in and out</em> de la fiction sa guise, se fait narrateur tout au long de la pièce <em>Eden Park, A Prohibition Opera</em> et le public appréciera la compagnie de ce complice – ainsi que celle du petit livret de salle – comme support pour suivre la trame, chantée en anglais dans un registre lyrique.</p>
<p>Tirée d’un fait divers, l’histoire de George Remus, contrebandier fortuné dont les fêtes défiant la prohibition étaient réservées aux initié∙e∙s, et de sa femme Imogene, d’abord vénérée puis tuée par jalousie en plein jour à Eden Park, inspire le compositeur lausannois <a href="https://gerardmassini.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Gérard Massini</a>&#8230; à tel point qu’elle est l’impulsion qui le lance dans la composition d’un opéra original. Pour l’écriture du livret, il s’adresse à une amie de longue date, la musicienne <a href="http://tatianaevamarie.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Tatiana Eva-Marie</a>, Lausannoise elle-aussi, établie à Brooklyn où sa carrière explose. Après plusieurs années de travail, les deux auteur∙ice∙s ont vécu hier soir à Vevey la première de leur création, réunissant sur scène deux instrumentistes, quatre solistes, plusieurs comédien∙ne∙s ainsi que deux chœurs composés d’amateur∙ice∙s averti∙e∙s.</p>
<p>Tant par sa musique que par sa mise en scène, par l’interprétation des solistes que par l’implication des choristes, l’œuvre convainc. Soutenus au piano par Gérard Massini et aux saxophones par César Decker Auberson, les airs déploient leurs textures changeantes. Certains sont récitatifs, allant dans le pur lyrisme, permettant aux solistes d’exprimer leurs capacités vocales ainsi que les émotions de leurs personnages: le ténor Xavier Flabat livre un George Remus touchant dans ses solos et duos de couple des premières parties. La délicatesse de sa voix nous fait presque espérer le personnage incapable de barbarie&#8230; mais l’ouverture de la pièce, percutant <em>flash forward</em> que la mise en scène de <a href="https://www.dominiquetille.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Dominique Tille</a> nous fait revivre de la plus belle et terrible des manières, nous rappelle à la réalité impunie. La soprano Carole Meyer dans le rôle d’Imogene est explosive en reine de la fête (<em>she’s a riot, </em>chantent deux invitées) comme en « amie, en épouse, en partenaire » que l’on a prise pour une simple catin. Le <em>slimy and sneaky </em>inspecteur Dogde, peu estimé par l’opinion publique – comme l’affirment les paroles d’un air choral jazzy dédié à sa personne – est incarné, dans une posture et des gestes sournois, par Alexandre Bonstein. Une sournoiserie due à un cœur brisé,  raconte son solo interprété dans un timbre qui emprunte à la comédie musicale. Dans le rôle de procureure, la mezzo-soprano Marion Jacquemet campe un quatrième personnage principal tout aussi nuancé que les trois autres sous la plume de Tatiana Eva-Marie, inspirant à la fois la droiture et le mystère, entre des univers opposés.</p>
<p>Le cœur musical et narratif est étoffé par les choristes intrépides des ensembles <a href="https://www.voixdelausanne.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Voix de Lausanne</a> et <a href="https://callirhoe.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Callirhoé</a>, arrivés dans l’aventure en début d’année. Si certain∙e∙s s’élèvent parfois en courts solos, leur force réside surtout dans les belles harmonies dissonantes ou caressantes composées par Gérard Massini. Et une scène peuplée fait toujours son petit effet, non seulement sonore mais aussi visuel! Les chorégraphies, simples et efficaces, créent une unité des invité∙e∙s pompettes, des passant∙e∙s avides de scoops ou des détenu∙e∙s derrière les barreaux, faisant affleurer plusieurs fois les frissons.</p>
<p>Les représentations à l’Oriental-Vevey affichent complet mais une liste d’attente est tenue à la billetterie le soir même, et il reste encore quelques places au PullOff en mai pour aller découvrir cette création originale, fruit du travail de nombreux artistes de la région.</p>
<p><strong>Eden Park, A Prohibition Opera</strong></p>
<p>&#8211; Du 17 au 21 avril 2024<br />Oriental-Vevey<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://orientalvevey.ch/index.php?s=eden_park&amp;id=240" target="_blank" rel="noopener nofollow">orientalvevey.ch</a></span></p>
<p>&#8211; Du 14 au 26 mai 2024<br />PullOff Théâtres, Lausanne<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.pulloff.ch/eden-park/" target="_blank" rel="noopener nofollow">pulloff.ch</a></span></p>								</div>
				</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Week-End Musical de Pully: Vocation de transmission</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/week-end-musical-de-pully-vocation-de-transmission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2022 11:33:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article paru dans L'Agenda papier]]></category>
		<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[Photos: Emilie Steiner]]></description>
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									<p><b>Lorsque l&rsquo;on arrive au Week-End Musical de Pully pour écouter des concerts de musique classique, on tombe tout d&rsquo;abord sur une brochette de polos violets de toutes tailles, chacun affairé à sa tâche et fermement fier d&rsquo;être là. Puis l&rsquo;on réalise également bien vite que, si le festival réserve une belle part de sa programmation au classique, il n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;aventurer hors des sentiers battus.</b></p>								</div>
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									Texte de Katia Meylan
Propos recueillis auprès de Caroline Mercier et
Guillaume Hersperger, co-fondateurs du festival,
Jonathan Gerstner et Léonard Wüthrich, membres
du comité d’organisation, et Raphaël Bollengier,
staff.								</div>
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									<p> </p><p>A tout juste neuf ans, le Week-End Musical de Pully, WEMP pour les intimes, n&rsquo;a à rougir d&rsquo;aucune comparaison avec certains frères aînés ou cousins des grandes villes. Gratuit depuis ses origines et comptant bien le rester, il convie depuis 2013 des grands noms tels que Marina Viotti, Beatrice Berrut, Cédric Pescia, Louis Schwizgebel ou encore le Quatuor Sine Nomine. </p><p><b>Une programmation éclectique <br /></b><span style="background-color: var(--ast-global-color-5); font-style: inherit; font-weight: inherit;">Cette année, le festival s&rsquo;étendra du 5 au 8 mai. Pour donner une idée de la diversité des styles qu&rsquo;offre la programmation 2022 pensée par Guillaume Hersperger, prenons la journée du dimanche: un spectacle d&rsquo;opéra dédié aux familles et un conte musical porté par des jeunes artistes de la région côtoieront The Beggar&rsquo;s Ensemble et Sneaky Funk Squad, deux formations exubérantes, l&rsquo;une baroque, l&rsquo;autre funky. Un récital du pianiste Nelson Goerner, lui aussi en entrée libre, clôturera les festivités – et Guillaume Hersperger de présager en souriant qu&rsquo;il faudra peut-être arriver un peu en avance. </span></p><p><b>La genèse <br /></b>Depuis la première édition où les trois co-fondateurs géraient l&rsquo;entièreté de l&rsquo;organisation, le WEMP a pris de l&rsquo;ampleur. Devant l&rsquo;évidence que son trio aurait besoin d&rsquo;aide, Guillaume Hersperger, professeur de piano au Conservatoire, en parle à ses jeunes élèves qui acceptent de venir donner un coup de main. « Ils savaient tous qu&rsquo;il enseignait aussi les arts martiaux, ils n&rsquo;ont pas osé refuser! » plaisante Caroline Mercier, directrice générale du festival. Une équipe d&rsquo;une vingtaine de bénévoles s&rsquo;est ainsi formée, motivée et efficace. Si la démarche semble née d&rsquo;une nécessité pratique, elle devient aussitôt la marque de fabrique du festival, qui adopte une vocation de transmission: en effet, le jeune staff, dont le rôle consistait d&rsquo;abord à mettre des chaises en place ou distribuer des goodies, se responsabilise petit à petit, se forme auprès de professionnels à des tâches telles que la régie son ou lumière, la logistique ou encore la communication.</p>								</div>
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									<p>Raphaël Bollengier en masterclass avec Christian Chamorel. Photos: Emilie Steiner</p>								</div>
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									<p><b>Le staff en scène <br /></b>La plupart sont musicien·ne·s, élèves du conservatoire ou au début de leur parcours professionnel, et le festival leur donne l&rsquo;occasion de monter sur scène. Lors du spectacle intitulé La hotline musicale de Blaise Bersinger, six bénévoles feront partie du Pully-Région Orchestral Ultimate Trio qui, mené par l&rsquo;humoriste lausannois reconverti en responsable d&rsquo;antenne radio, devra répondre instantanément à toute demande des auditeur·ice·s. Le but du spectacle: aborder la musique classique sous son aspect « cool ». Autant dire que le moment est attendu avec impatience par le staff! Les bénévoles que nous avons rencontrés sont unanimes: « C&rsquo;est l&rsquo;opportunité de l&rsquo;année! », s&rsquo;enthousiasme Léonard Wüthrich, 22 ans, clarinettiste et assistant à la direction. « Sans le WEMP, un étudiant en musique classique se retrouverait difficilement à faire un spectacle avec un humoriste de la nouvelle génération ».  » Pour moi, Blaise est la personne qu&rsquo;il nous fallait. Il arrive à me faire rire de tout », confirme Jonathan Gerstner, 19 ans, violoncelliste, également assistant à la direction, et arrangeur d&rsquo;une partie des morceaux qui seront joués durant le spectacle. </p>
<p>Ce dernier aura une autre opportunité de se produire sur scène lors de cette édition 2022, et de taille! Il s&rsquo;est vu confier un récital, pour lequel il a choisi d&rsquo;interpréter la 5e Suite pour violoncelle seul de Bach et la Sonate pour violoncelle et piano en Fa Majeur nº 2 de Brahms. Il jouera également une création mondiale, commandée par le WEMP au compositeur Jean-Sélim Abdelmoula pour l&rsquo;occasion. </p>
<p><b>La confiance accordée <br /></b>Parmi les tâches déléguées au binôme que forment Jonathan Gerstner et Léonard Wüthrich, la programmation de l&rsquo;esplanade open-air du samedi après-midi. Encore une belle preuve de confiance de la part de la direction! Inspirés par l&rsquo;esprit libre du festival, ils décident d&rsquo;y convier le jazz, en proposant carte blanche à l&rsquo;École de Jazz et Musiques Actuelles (EJMA). En effet, la porosité entre les styles de musique parle aux deux jeunes musiciens, qui regrettent qu&rsquo;elle ne soit pas toujours une évidence au stade des études. « Ayant débuté mon parcours dans la région lausannoise, je trouve qu&rsquo;il manque encore des liens entre classique et jazz », constate Léonard, actuellement élève à la Hochschule Luzern. « En Suisse alémanique, on développe beaucoup plus ces connexions; j&rsquo;ai des cours d&rsquo;improvisation, et les musiciens des deux filières ont accès aux modules des uns et des autres ». </p>
<p>Ce constat encourage le WEMP à donner, lors des masterclass qu&rsquo;il met en place, la priorité aux élèves de Bachelor ou pré-professionnels plutôt qu&rsquo;aux Master, qui bénéficient déjà d&rsquo;une offre plus large. Cette année, les participant·e·s rencontreront le violon baroque d&rsquo;Augustin Lusson, le répertoire à deux pianos de Sélim Mazari et Tanguy De Williencourt et le violoncelle jazz de Stephan Braun.</p>
<p> « Grâce au WEMP, j&rsquo;ai créé des contacts avec des artistes locaux et européens que je n&rsquo;aurais pas forcément rencontrés, ou beaucoup plus tard », exprime Léonard. Il pense notamment au Quintet Ouranos et à sa rencontre avec le clarinettiste parisien Amaury Viduvier, dont le partage d&rsquo;expérience lui a été très enrichissant. </p>
<p>Les plus jeunes ne sont pas en reste, et même à 12 ans, on a sa place au WEMP, preuve en est de Raphaël Bollengier, nouvelle recrue et benjamin du staff. L&rsquo;année dernière, ce pianiste en herbe avait eu l&rsquo;occasion de travailler la Polonaise de Chopin en do dièse mineur avec Christian Chamorel, de jouer avec des camarades lors d&rsquo;un pré-concert, et d&rsquo;assister à des concerts assis dans le public. Il verra cette année le festival du côté de l&rsquo;organisation… Et qui sait, peut-être que celui qui ne se voit pas pianiste professionnel, car « c&rsquo;est compliqué d&rsquo;avoir une renommée pour être à l&rsquo;aise financièrement », y verra une autre piste de vocation musicale? </p>
<p>Retrouvez tout le programme du Week- End Musical de Pully sur: <a style="font-size: 1rem; background-color: #ffffff;" href="https://www.wempully.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">wempully.ch  </a></p>
<p><b>Week-End Musical de Pully </b>Du 5 au 8 mai 2022 Divers lieux, Pully </p>
<p>                                                                                                        </p>								</div>
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		<title>Nostalgie des années folles</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/nostalgie-des-annees-folles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 13:37:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classique et opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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									<p><strong>L&rsquo;Ensemble Tiffany est une espèce rare qui compte une quinzaine de musicien∙ne∙s se rassemblant uniquement dans les alentours du 31 décembre, pour plusieurs traditionnels concerts du Nouvel An. Mercredi 5 janvier, l&rsquo;Association des Concerts de Savigny avait créé un terrain propice à leur accueil et a ainsi permis au public de profiter d&rsquo;un répertoire de musique des années folles.</strong></p>
<p>Texte de Katia Meylan</p>								</div>
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									<p>Si depuis 25 ans, l&rsquo;<a href="http://ensembletiffany.com/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Ensemble Tiffany</a> est particulièrement actif lors de la période du Nouvel An, ses membres, tous professionnels, n&rsquo;hibernent pas les mois restants: on peut repérer notamment le violoniste François Gottraux au quatuor Sine Nomine, le violoncelliste Dan Sloutskovski parmi l&rsquo;OCG, le tromboniste Ross Butcher dans l&rsquo;ensemble Ad’libitum et le percussionniste Claude Meynent dans le Centre de Percussions de la Côte.</p>								</div>
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									<p>Leurs traditionnels Concerts du Nouvel An leur permettent de mettre leur technique au service d&rsquo;un répertoire jazzy et rétro de l&rsquo;après-guerre, et de présenter, chacun∙e à son tour, à sa façon et parfois dans sa langue, les œuvres du programme. Hier, le compositeur Kurt Weill et son « jazz symphonique » était à l&rsquo;honneur, avec toute une série de titres de <em>L&rsquo;Opéra de quat&rsquo;sous</em>. Ces morceaux ont côtoyé durant la soirée d&rsquo;autres grands tubes contemporains tels que <em>In the Mood </em>du Glenn Miller Orchestra, ou alors la plus tardive Valse n°2 de Chostakovitch, le tout dans des arrangements pour l&rsquo;orchestre de salon que forment ces joyeux lurons.</p>
<p>Dans un orchestre de salon, on trouve un accordéon; à Savigny, il est placé au centre de la scène. On tend parfois l&rsquo;oreille pour le distinguer parmi la belle homogénéité de l&rsquo;ensemble. Denis Fedorov semble comme happé dans un rêve; on s&rsquo;amuse à imaginer que les airs joués par l&rsquo;ensemble sortent de la nostalgie de cet accordéoniste aux yeux fermés.</p>
<p>Chaque instrument a sa place, et l&rsquo;on se balade de l&rsquo;un à l&rsquo;autre. Durant <em>Foxtrot-Potpourri</em> de Kurt Weill arrangé par Hartwig von Platen particulièrement, c&rsquo;est un vrai plaisir d&rsquo;assister à la conversation entre le saxophone, la flûte et la clarinette, qui laisse place à un court monologue de trompette, avant que nos oreilles se rivent sur le piano… pour finalement arriver aux dernières mesures, que les quatorze interprètes tendent comme un élastique jusqu&rsquo;au coup percussif final.</p>								</div>
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									<p>Pour retrouver l&rsquo;Ensemble Tiffany l&rsquo;année prochaine: <a href="http://www.ensembletiffany.com" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.ensembletiffany.com</a></p>
<p>Pour connaître le programme de l&rsquo;Association des Concerts de Savigny: <a href="https://www.concerts-savigny.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.concerts-savigny.ch</a></p>								</div>
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		<title>Deux quartets pour un Friday night détendu mais sérieux chez Jazz Onze+</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/deux-quartets-pour-un-friday-night-detendu-mais-serieux-chez-jazz-onze/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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		<category><![CDATA[#MarionBesençon]]></category>
		<category><![CDATA[#musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.l-agenda.ch/?p=75198</guid>

					<description><![CDATA[Le festival JazzOnze+ était de retour la semaine dernière, et L&#8217;Agenda a eu l’immense plaisir d’occuper un siège de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-justify"><strong><strong>Le festival JazzOnze+ était de retour la semaine dernière, et L&rsquo;Agenda a eu l’immense plaisir d’occuper un siège de la salle Paderewski et d’être ainsi baigné dans l’astmosphère envoûtante et bienfaisante du jazz pour deux moments très distincts et rassasiants. En effet, vendredi soir, après le guitariste suisse Louis Matute Quartet en première partie, c’est le saxophoniste canado-haïtien Jowee Omicil qui a joué, sublime et impétueux, mettant le feu à la scène lausannoise de Montbenon pour une édition avancée dans ses dates.</strong> </strong></p>



<p>Texte:  Marion Besençon </p>



<p><strong><strong>Louis Matute Quartet, dans l’intimité d’un créateur suisse</strong> </strong><br>Profondément ancrée dans l’ADN du festival, la musique classique sera mise à l’honneur au travers d’une sélection d’œuvres phares.  Pour cette édition retour après l&rsquo;annulation du festival en 2020, la soirée jazz du vendredi avait programmé Louis Matute et le quartet qu’il forme avec Léon Phal, Virgile Rosselet et Nathan Vandenbulcke. Une première partie foisonnante pour un public de salle hélas encore clairsemé ce qui n’aura pas suffi à désenflammer ou débrancher le guitariste trend et chouchou du festival (en showcase d’ailleurs lors de la conférence de presse), qui a rapidement partagé avec la salle Paderewski qu’il était encore la tête dans ses polyphonies de la Renaissance, de retour de la <a href="https://www.batie.ch/fr/programme/matute-louis-super-flumina-babylonis" rel="nofollow noopener" target="_blank"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><span style="text-decoration:underline;">Bâti</span>e</span>&#8211;<span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Festival </span></a>de Genève&#8230; Et c’est tant mieux! puisque les festivalier∙ère∙s ont eu le privilège de voir un musicien-compositeur à la recherche de mélodies et peut-être de paroles, avec simplicité et aisance, ce qui aura aussi permis de mettre le doigt sur ce que l’artiste porte du contemporain et sans doute de suisse par cette accessibilité gentille et sans manière d’inclure ceux qui l’écoutent.  </p>



<p>Une performance livrée avec brio par un quartet qui participe aux grandes rencontres musicales de l’année et qui aura su faire le spectacle crescendo pour un final feux-d’artifice à la <em>Whiplash</em>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/louis-matute.webp"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/louis-matute.webp" alt="louis-matute, photo Thea Moser" class="wp-image-75199" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/louis-matute.webp 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/louis-matute-300x225.webp 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/louis-matute-150x113.webp 150w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/louis-matute-768x576.webp 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>photo: Thea Moser</figcaption></figure></div>



<p class="has-text-align-justify"><strong><strong>Jowee Omicil, du saxo et les registres du crime</strong> </strong><br>En musicien confirmé quand il entre en scène, le très prisé (<em>The Eddy</em>, Netflix) Jowee Omicil ouvre le show en sortant ses nombreux instruments d’un cabas bien que ce soit du saxophone dont il jouera. Très stylé, il ôtera ses couches de t-shirts successives comme à Montreux pour en débardeur nous laisser voir ses bras fins et musclés – <em>ndlr il faudrait lui demander s’il fait du yoga</em>. Une prestation rocambolesque pour une narration enlevée où les racines du jazz seront détournées pour ne pas dire moquées, une attention de tous les instants qu’il exige dans un face-à-face avec son public qu’il excite jusqu’à la réaction. Et c’est à propos qu’il cherche une interface à sa hauteur, s’affirmant très frontal dès ses premières foulées, taquinant l’audimat suisse réputé frileux. Après avoir écumé quelques clichés lausannois, et en sorcier, il convoquera le mythe Nina Simone et mettra tout en oeuvre pour que nous donnions de la voix, portant éventuellement jusqu’à nos conscience une large question: aime-t-on plutôt oui ou non participer aux festivités? </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/jowee-omicil-1.webp" alt="jowee-omicil-1 Photo: Yann Laubscher" class="wp-image-75200" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/jowee-omicil-1.webp 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/jowee-omicil-1-300x225.webp 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/jowee-omicil-1-150x113.webp 150w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2021/10/jowee-omicil-1-768x576.webp 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo: Yann Laubscher</figcaption></figure></div>



<p>Et c’est ce qu’il obtiendra des réactions vives et contrastées révélant que personne n’est indifférent. <br>Démontrant s’il le fallait qu’il est un performeur hors-pair, il parviendra ensuite à faire se lever et se trémousser un public conquis après qu’avec classe il nous ait ramené à sa réalité d’être un jazzman complet, jouant quelques notes de piano, instrument qui, il l’apprendra tard, était l’instrument d’une mère qu’il n’a pas connu longtemps.</p>



<p>Dans une salle presque pleine, il nous a été donné de voir un grand nom se déchaîner puis sortir de scène et s’asseoir l’espace d’un instant sur les marches à nos côtés. L’intention sans doute d’une performance musclée dont nous n’avons pas fini de reconstituer le fil rouge puisqu’elle s’impose en dialogue avec les tribulations qui toutes et tous nous secouent présentement.  <br></p>



<p><strong>JazzOnze+</strong><br>Du 8 au 12 septembre 2021<br>Casino de Montbenon, Lausanne<br><a href="http://www.jazzonzeplus.ch" rel="nofollow noopener" target="_blank"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><span style="text-decoration:underline;">www.jazzonzeplus.ch</span></span></a> </p>
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		<title>Culture estivale à Lausanne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 09:54:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[La plateforme CultureDebout! recense toutes les actions et initiatives mises en place en un temps record par la scène culturelle [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;"><strong>La plateforme <em>CultureDebout!</em> recense toutes les actions et initiatives mises en place en un temps record par la scène culturelle lausannoise. Rivalisant de créativité, elle vous propose cet été un programme inédit et majoritairement gratuit dans des conditions respectueuses des normes sanitaires.</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">Texte: Sandrine Spycher</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">Un des rendez-vous phares de l’été lausannois est, depuis de nombreuses années, Le Festival de la Cité. Annulé à cause de la pandémie de coronavirus, il vous donne rendez-vous pour sa version revisitée, Aux confins de la Cité, qui se tiendra du 7 au 12 juillet 2020. Les différents lieux, choisis avec attention afin de respecter les normes sanitaires tout en garantissant une expérience de spectacle enrichissante, ne sont dévoilés qu’aux participant·e·s. En effet, les projets, in situ ou sur des scènes légères, ne sont accessibles que sur inscription. C’est donc après tirage au sort que les chanceux et chanceuses pourront profiter de spectacles de danse, théâtre, musique et bien plus encore Aux confins de la Cité!</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">Pour ce qui est des arts de la scène, L’Agenda conseille, au cœur de cette riche sélection, la pièce <em>Sans effort</em> de Joël Maillard et Marie Ripoll. Déjà présenté à l’Arsenic en octobre 2019, ce spectacle est un joyau de texte et de créativité, qui explore les questions de la mémoire humaine et de la transmission entre générations. Côté musique, vous retiendrez notamment la pop velours de <em>Your Fault</em>, projet de Julie Hugo (ancienne chanteuse de Solange la Frange). Cette musique aux notes envoûtantes ne manquera pas de rafraîchir la soirée à l’heure où le soleil se couche. Enfin, pour apporter une touche grandiose dans ce festival, Jean-Christophe Geiser jouera sur les Grands Orgues de la cathédrale de Lausanne. Ce monument symbolique de la Cité où se déroulent les festivités contient le plus grand instrument de Suisse, que l’organiste fera sonner. Bien d’autres projets et spectacles seront présentés au public inscrit. En prenant soin de respecter les consignes sanitaires, on n’imaginait tout de même pas une année sans fête à la Cité&nbsp;!</span></p>
<p><figure id="attachment_4532" aria-describedby="caption-attachment-4532" style="width: 620px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4532" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/07/your-fault-portrait-c2a9marysmith_marie-taillefer.jpg" alt="Your Fault portrait ©MarySmith_Marie Taillefer" width="620" height="342" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/07/your-fault-portrait-c2a9marysmith_marie-taillefer.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/07/your-fault-portrait-c2a9marysmith_marie-taillefer-300x165.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/07/your-fault-portrait-c2a9marysmith_marie-taillefer-1024x565.jpg 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/07/your-fault-portrait-c2a9marysmith_marie-taillefer-768x424.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/07/your-fault-portrait-c2a9marysmith_marie-taillefer-1536x847.jpg 1536w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption id="caption-attachment-4532" class="wp-caption-text">Your Fault, © MarySmith : Marie Taillefer</figcaption></figure></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">Les cinéphiles ne seront pas en reste cet été grâce aux différentes projections, par exemple dans les parcs de la ville. Les Toiles de Milan et les Bobines de Valency ont repensé leur organisation afin de pouvoir offrir un programme de films alléchant malgré les restrictions sanitaires. Les Rencontres du 7<sup>e</sup> Art, ainsi que le Festival Cinémas d’Afrique – Lausanne se réinventent également et vous invitent à profiter de l’écran en toute sécurité. La danse sera également à l’honneur avec la Fête de la Danse ou les Jeudis de l’Arsenic, rendez-vous hebdomadaires au format décontracté, qui accueillent aussi de la performance, du théâtre ou encore de la musique.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">La plupart de ces événements sont rendus possibles grâce au programme <em>RIPOSTE&nbsp;!</em>. Selon leurs propres mots,<em> RIPOSTE&nbsp;!</em>, «&nbsp;c’est la réponse d’un collectif d’acteurs culturels lausannois pour proclamer la vitalité artistique du terreau créatif local&nbsp;». L’Esplanade de Montbenon et son cadre idyllique avec vue sur le lac Léman a été choisie pour accueillir, chaque vendredi et samedi en soirée, une sélection de concerts, films en plein air et performances de rue. L’accès y sera limité afin de respecter les mesures sanitaires.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">L’Agenda vous souhaite un bel été culturel&nbsp;!</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-weight:400;">Informations sur <span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#00ccff;"><a style="color:#00ccff;text-decoration:underline;" href="https://www.culturedebout.ch/" target="_blank" rel="noopener nofollow">culturedebout.ch</a></span></span></span></p>
<hr>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Adriano Koch: « Lone » mais bien entouré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 11:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Hier soir au Romandie, L&#8217;Agenda était au vernissage de l&#8217;album Lone du jeune pianiste Adriano Koch, que nous avions rencontré en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Hier soir au Romandie, L&rsquo;Agenda était au vernissage de l&rsquo;album <em>Lone</em> du jeune pianiste Adriano Koch, que nous avions rencontré en été 2018 à l&rsquo;occasion de la sortie de son premier album<em>. </em><i>Lone,</i></strong><i> </i><strong>troisième et dernier en date puisqu&rsquo;il </strong><strong>sort aujourd&rsquo;hui-même, chemine toujours au travers d&rsquo;inspirations classiques, jazz, électro et de sonorités israéliennes et arméniennes, avec quelques nouveautés.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Texte: Katia Meylan</span></p>
<p><figure id="attachment_4005" aria-describedby="caption-attachment-4005" style="width: 620px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2.jpeg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4005 size-full" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2.jpeg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2.jpeg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2-300x225.jpeg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2-1024x768.jpeg 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2-768x576.jpeg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch-2-1536x1152.jpeg 1536w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4005" class="wp-caption-text"><span style="color: #999999;">Photo: Valentin Cherix</span></figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Lone</em>, paru chez Irascible, porte bien son nom car il est le fruit d&rsquo;un travail solitaire, pour la composition comme pour l&rsquo;enregistrement. Sur d&rsquo;autres plans de la réalisation de ce projet le talentueux pianiste est toutefois bien entouré, comme ce soir dans la salle du Romandie, où il prend un moment pour remercier les artistes, les programmateurs et les proches qui participent à son succès.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce qu&rsquo;on remarque en premier lieu dans <em>Lone </em>est que l&rsquo;artiste intègre à sa musique un élément nouveau, la voix. Hier en <em>live</em>, un micro rajoutait un paramètre de plus au piano, à la percussion et aux machines qu&rsquo;il gère seul. Sur certaines chansons sa voix se fait comme un écho crié au loin, sur d&rsquo;autres il chante un motif répétitif. « Quand un élément humain vient s&rsquo;insérer dans l&rsquo;instrumental, ça touche le public différemment », répond Adriano lorsqu&rsquo;on lui demande d&rsquo;où vient l&rsquo;envie d&rsquo;ajouter des voix à sa musique. « De mon côté ça me permet de mieux rentrer dans un état de flow ».</span></p>
<p><figure id="attachment_4006" aria-describedby="caption-attachment-4006" style="width: 394px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4006" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1.jpg" alt="" width="394" height="394" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1-300x300.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1-1024x1024.jpg 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1-150x150.jpg 150w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1-768x769.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2020/03/adriano-koch1-1534x1536.jpg 1534w" sizes="(max-width: 394px) 100vw, 394px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4006" class="wp-caption-text"><span style="color: #999999;">Photo: Katia Meylan</span></figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Une réflexion qui s&rsquo;apparente à celle qui s&rsquo;est imposée à nous au sujet de la lumière; au début du concert, les spots puissants en contre-jour laissaient planer le mystère, puis dès la deuxième chanson, l&rsquo;éclairage fait apparaître l&rsquo;humain. On admire ainsi le pianiste tout à sa musique, jongler avec plusieurs instruments. La création lumière, travaillée et rythmique, est partie intégrante du concert et ajoute une épaisseur d&rsquo;interprétation.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;instrument lui aussi attire l&rsquo;attention et on aime à imaginer qu&rsquo;il rassemble les différents univers d&rsquo;Adriano Koch: sa carrure de piano droit en bois fait penser à l&rsquo;apprentissage de la musique classique, le fait qu&rsquo;il soit ouvert avec les cordes et les marteaux apparents serait comme une improvisation personnelle propre au jazz, et l&rsquo;éclairage bleu représenterait l&rsquo;électro.</span></p>
<div class="ast-oembed-container " style="height: 100%;"><iframe title="WRESTLE (live) x Adriano Koch" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/fELV0PEVUAA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Parti dans ce genre de pensées insolites, on reste néanmoins à l&rsquo;écoute de la musique, où l&rsquo;on décèle une note répétée obsédante sur plusieurs morceaux qu&rsquo;on retrouvait déjà dans les premières compositions. Peut-être une marque de fabrique? Et dans chaque titre, tant d&rsquo;amplitude; Quand le classique prend l&rsquo;ascendant il est vite nuancé par un vocabulaire oriental ou un phrasé jazz. L&rsquo;électro amène des moments intenses où le public commence à se met en mouvement, puis soudain retour au calme, et l&rsquo;on entend la voix d&rsquo;un homme à côté souffler « c&rsquo;est beau! ». C&rsquo;est vrai!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>LONE<br />
</strong>Sortie le 6 mars 2020</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sur Spotify</span>: <span style="text-decoration: underline; color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="https://open.spotify.com/artist/7DywOvyBBCWDhxQH8RkBsV" target="_blank" rel="noopener nofollow">www.open.spotify.com/artist/</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(Pour un petit retour en arrière: l&rsquo;article au sujet d&rsquo;Adriano Koch dans L&rsquo;Agenda n°75, septembre-octobre 2018</span> <span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="https://www.l-agenda.ch/3d-flip-book/lagenda-n75/#lagenda-n75/32/" target="_blank" rel="noopener"><span style="text-decoration: underline;">www.l-agenda.online/archives</span></a></span> <span style="color: #000000;">en p. 30)</span></p>
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		<title>Thomas Dutronc et ses Esprits Manouche, une recette qui fait mouche!</title>
		<link>https://www.l-agenda.ch/thomas-dutronc-cully-jazz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 06:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[Charme polisson, flegme iconique, voie enjôleuse. C’est devant une salle comble que Thomas Dutronc, vêtu d’un costume noir et blanc, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong><a href="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/cjf2019_chapiteau_1104_thomasdutronc_003_cmichel-bertholet_bd.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-3530" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/cjf2019_chapiteau_1104_thomasdutronc_003_cmichel-bertholet_bd.jpg" alt="" width="394" height="263" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/cjf2019_chapiteau_1104_thomasdutronc_003_cmichel-bertholet_bd.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/cjf2019_chapiteau_1104_thomasdutronc_003_cmichel-bertholet_bd-300x200.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/cjf2019_chapiteau_1104_thomasdutronc_003_cmichel-bertholet_bd-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 394px) 100vw, 394px" /></a>Charme polisson, flegme iconique, voie enjôleuse. C’est devant une salle comble que Thomas Dutronc, vêtu d’un costume noir et blanc, foulait la scène du Cully Jazz pour la seconde fois, accompagné de ses Esprits Manouche.</strong></p>
<p>Texte Julia Jeanloz</p>
<p style="text-align:justify;">L’alchimie entre le guitariste émérite et ses musiciens est palpable. Lors de la soirée du 11 avril 2019, c’est avec simplicité et générosité que le groupe a apprivoisé le public du Chapiteau, lequel n’a pas mis longtemps avant de succomber aux sirènes des rythmes manouches et swing. Et il faut ajouter que cette franche connivence des musiciens lors du concert, un numéro « comme à la maison » calibré avec soin où chacun s’échangeait regards et sourires complices, n’y était pas pour rien… En toute décontraction, Thomas Dutronc et ses comparses ont donc offert au public un joli moment d’échange musical et d’amitié, égrenant les titres uns à uns, avec quelques moments plus tendres au compteur, comme la reprise de « Count Basie » d’Henri Salvador. Au violon, Pierre Blanchard a brillé de sa prodigieuse maestria. Tous ensemble, rassemblés autour de leur amour pour la musique, Thomas Dutronc, Jérôme Ciosi, David Chiron, Rocky Gresset, Pierre Blanchard et Maxime Zampieri ont réchauffé la salle, dans un mélo musical protéiforme, laissant les températures fraîches aux portes du Chap’. Un travail d’équipe d’une redoutable efficacité!</p>
<p><figure id="attachment_3531" aria-describedby="caption-attachment-3531" style="width: 620px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3531" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/20190411_cullyjazz2019_thomasdutronc_loorent-9.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/20190411_cullyjazz2019_thomasdutronc_loorent-9.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/20190411_cullyjazz2019_thomasdutronc_loorent-9-300x200.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/20190411_cullyjazz2019_thomasdutronc_loorent-9-1024x682.jpg 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/20190411_cullyjazz2019_thomasdutronc_loorent-9-768x512.jpg 768w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2019/04/20190411_cullyjazz2019_thomasdutronc_loorent-9-1536x1024.jpg 1536w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption id="caption-attachment-3531" class="wp-caption-text">Cully Jazz 2019 &#8211; Jeudi &#8211; Thomas Dutronc et les Esprits Manouches &#8211; Chapiteau</figcaption></figure></p>
<p>La 37<sup>e</sup> édition du Cully Jazz s’est achevée le week-end dernier et ses salles de concert, ses caveaux et rives ont compté près de 60’000 festivalier·ère·s. Les photos et les vidéos des concerts sont à retrouver sur <span style="text-decoration:underline;color:#ff0000;"><a style="color:#ff0000;text-decoration:underline;" href="https://fr-fr.facebook.com/cullyjazz/" rel="nofollow noopener" target="_blank">les réseaux sociaux du festival.</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Midnight in the Docks</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 16:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Musique actuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Qu&#8217;ont en commun la BO de Titanic, « I Will Survive » ou encore « Nothing Else Matter » de Metallica? Ce sont des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><strong>Qu&rsquo;ont en commun la BO de Titanic, « I Will Survive » ou encore « Nothing Else Matter » de Metallica?<br />
Ce sont des hits des &rsquo;20ies!<br />
… pas exactement, mais le Postmodern Jukebox pourrait tout aussi bien nous le faire croire. Passés à travers les arrangements du pianiste et fondateur du groupe Scott Bradlee, les tubes des dernières années, tous genres musicaux confondus, prennent une teinte délicieusement vintage. L&rsquo;orchestre était au Docks hier soir, a tout donné, a rendu Lausanne fou!</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Texte: Katia Meylan</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><a href="https://bloglagenda.files.wordpress.com/2019/03/pmj.jpg" rel="nofollow noopener" target="_blank"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3462 aligncenter" src="https://bloglagenda.files.wordpress.com/2019/03/pmj.jpg" alt="" width="448" height="446" /></a>L&rsquo;affiche ayant attiré de nombreux amateur-trice-s, on serpente patiemment dans la file et on arrive dans la salle alors que le concert a déjà commencé depuis quelques minutes. L&rsquo;ambiance: euphorique bien qu&rsquo;encore un peu timide du côté du public – comme souvent dans les concerts de nos contrées, détrompez-moi peut-être – mais ça n&rsquo;a été qu&rsquo;une question de temps!</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">En scène, le maître de cérémonie nous présente la toute dernière vocaliste ayant rejoint la tournée. Tia Simone a apparemment décidé de ne pas se ménager pour sa première chanson de la soirée, et la puissance dans sa voix nous fait tout de suite comprendre pourquoi elle a rejoint l&rsquo;orchestre.</span><br />
<span style="color:#000000;">PMJ, comme on appelle aussi le collectif, a la particularité de compter plus d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;artistes qui se produisent en alternance. Au Docks, on a la chance de rencontrer, en plus des musiciens attitrés (piano, guitares, contrebasse, batterie, trombone, saxophone) les chanteuses Hannah Gill et Olivia Kuper Harris, et le danseur de claquettes Caley Carr. LaVance Colley, le maître de cérémonie, présente les artistes, s&rsquo;assure que le public va bien entre deux chansons.</span></p>
<p>https://www.facebook.com/LAgenda16/videos/256438921775183/</p>
<p><em><span style="color:#999999;">Olivia Kuper Harris en battle avec le trombone</span></em></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">C&rsquo;est « Creap » de Radiohead et « All About That Bass » de Meghan Trainor qui ont le plus la cote auprès des Suisses sur YouTube, nous apprend-il encore. Mais dans la salle, chaque chanson remporte son petit succès. Après une reprise de « Feel it Still » du groupe Portugal The Man par les trois chanteuses, qui gardent le côté dansant du titre et le recouvrent de velours, LaVance Colley s&rsquo;avance et reçoit autant d&rsquo;acclamations et sifflements admiratifs que les femmes juste avant lui. Et on a bien fait, car on ne le savait pas encore, mais… il allait entonner « Halo » de Beyoncé. L&rsquo;émotion se diffuse et prend même le dessus sur la performance – qui n&rsquo;est pourtant pas des moindres puisque le vocaliste traverse plusieurs octaves, donnant à chacune ses nuances.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Les yeux fermés, nous étions partis dans nos mondes, que ce soit sur « Halo » ou sur Metallica, mais l&rsquo;orchestre a vite fait de nous secouer avec quelques titres bien swing qui nous font revenir aux Docks comme ils auraient été il y a cent ans. Entre chaque changement de costumes scintillants et duveteux, aussi à l&rsquo;aise au chant qu&rsquo;à leurs instruments où à la danse, ces <em>showmen</em> et <em>showgirls</em> ont épaté Lausanne, qui crie, tape des mains et en aurait redemandé toute la nuit!</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Pour les globe-trotters qui les auraient manqués hier soir, ils sont ce soir à Girona en Espagne, dimanche à Bologne, mardi à Munich… et ainsi de suite, tout leur programme sur: <span style="text-decoration:underline;color:#ff0000;"><a style="color:#ff0000;text-decoration:underline;" href="http://www.postmodernjukebox.com" rel="nofollow noopener" target="_blank">www.postmodernjukebox.com</a></span></span></p>
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		<title>SFJAZZ Collective &#8211; JazzOnze+</title>
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		<dc:creator><![CDATA[blogcom]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2018 08:14:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[Si vous étiez de passage à Lausanne du côté de Montbenon le 10 novembre dernier, pendant le festival JazzOnze +, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><strong>Si vous étiez de passage à Lausanne du côté de Montbenon le 10 novembre dernier, pendant le festival JazzOnze +, le groupe SFJAZZ Collective sévissait au Casino. Les arrangements cubistes d’Antonio Carlos Jobim sont la marque de fabrique de musiciens talentueux, et très créatifs. SF pour San Francisco. Le collectif se prélasse dans la spontanéité. Depuis 2004, ils honorent chaque année des grands compositeurs: John Coltrane, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Thelonious Monk, Miles Davis, Stevie Wonder, etc. Le groupe, composé de Miguel Zenón (saxophone alto), David Sánchez (saxophone ténor), Robin Eubanks (trombone), Warren Wolf (vibraphone), Edward Simon (piano) et Obed Calvaire (percussion), accueille sur cette tournée deux nouveaux venus: le trompettiste Etienne Charles et le bassiste Matt Brewer.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;">Texte: Olivier Hostettler</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><a href=" "><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-3283" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/photo-sfjazz-collective-new-new-900x300-1.jpg" alt="" width="620" height="207" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/photo-sfjazz-collective-new-new-900x300-1.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/photo-sfjazz-collective-new-new-900x300-1-300x100.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/photo-sfjazz-collective-new-new-900x300-1-768x256.jpg 768w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a>Vous n’avez pas pu être présent parce que votre grand-mère avait besoin de vous pour réparer sa machine à laver la vaisselle, je compatis. Voici donc quelques impressions générales de ma part, n’ayant prévu ce samedi soir, sinon de traîner vers l’auditorium Paderewski, absolument rien.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Antonio Carlos Jobim, pour vous situer, est le père de la bossa-nova, un blues en tonalité de fiction, qu’on entend dans les films, quand un individu prend l’ascenseur occupé par deux ou trois filles bien habillées et un homme en costume. Rien ne se passe, personne ne se parle, la bossa meuble le vide. Puis, avec un timbre magnétique, un son retentit de l’appareil, les portes coulissantes s’ouvrent, la musique s’arrête, l’histoire continue&#8230; Un titre de Jobim, « The Girl From Ipanema », a brillé dans la sphère internationale en recevant en 1965 le Grammy du meilleur enregistrement de l’année.</span></p>
<p><figure id="attachment_3285" aria-describedby="caption-attachment-3285" style="width: 620px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3285 size-full" style="color:#000000;" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/c2a9-jean-marc-guecc81lat-1.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/c2a9-jean-marc-guecc81lat-1.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/c2a9-jean-marc-guecc81lat-1-300x200.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/c2a9-jean-marc-guecc81lat-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/c2a9-jean-marc-guecc81lat-1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption id="caption-attachment-3285" class="wp-caption-text"><span style="color:#999999;">Photo © Jean-Marc Guélat</span></figcaption></figure></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Sur un va-et-vient entre le passé et le futur empreint de rythmes cubains, les artistes du collectif ont ramené un trésor. Entre autres, « Agua de Beber », « Corcovado », « Olha Maria » et « How Insensitive », œuvres choisies par les oreilles expertes de ces sculpteurs du son, qui me font voyager à travers le temps et l’espace. Les huit joueurs vivent leurs musiques — ce qui m’entraîne en rêve, avec eux — sur scène. Irrésistible, la composition du batteur Obed Calvaire est une explosion dématérialisée du « Corcovado »; ne restent sur le podium avec lui que le pianiste et le bassiste. Réussissant à créer une ambiance chaleureuse et puissante, appuyée par la simplicité des solos, typique d’Antonio Carlos Jobim placé en avant avec finesse dans les expressions de la contrebasse, sur cette composition délivrée par un impérial percussionniste.</span></p>
<p><figure id="attachment_3284" aria-describedby="caption-attachment-3284" style="width: 620px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3284 size-full" src="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/matt-brewer-c2a9-jean-marc-guecc81lat-4.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/matt-brewer-c2a9-jean-marc-guecc81lat-4.jpg 800w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/matt-brewer-c2a9-jean-marc-guecc81lat-4-300x200.jpg 300w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/matt-brewer-c2a9-jean-marc-guecc81lat-4-1024x683.jpg 1024w, https://www.l-agenda.ch/wp-content/uploads/2018/11/matt-brewer-c2a9-jean-marc-guecc81lat-4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption id="caption-attachment-3284" class="wp-caption-text"><span style="color:#999999;">Matt Brewer Photo: ©Jean-Marc-Guélat</span></figcaption></figure></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">En plus des arrangements retravaillés, chaque acteur propose ses inventions individuelles; après une pluie tropicale, Matt Brewer avec « Unspoken word » nous transporte dans sa jungle urbaine de New York avant que les ombres ne quittent les rues. À ce moment-là, sans que l’on s’y attende, tout est remis en question par un jazz-funk de Warren Wolf, un vibraphoniste, percussionniste, pianiste, bassiste, etc. Ce titre serait, selon mes sources, une œuvre inspirée de « Sly » (Heads’ Hunters). Cette composition douce et électrique a été la trouvaille de la soirée, je ne saurais pas dire exactement où toutes les couleurs qui chamarrèrent cette œuvre prenaient leurs lumières. Était-ce une touche de salsa cubaine, de blues avec une pointe de « Chega de Saudade » pour nous amener à voltiger? Avec élégance, le bassiste n’en finit pas de promener ses doigts sur les quatre cordes de sa guitare, mais se fait flouer par le tromboniste Robin Eubanks, qui envoie des graves à décoller les membranes des haut-parleurs, pour rappeler que « si ses notes sonnent grasses — les basses c’est moi! » Après une rafale d’applaudissements, encore vivant mais légèrement assommé, j’encaisse la partie suivante: une autre bombe musicale qui m’évoque « My Favorite Things » de John Coltrane. J&rsquo;apprécie un enchaînement de solos des plus délicieux, Miguel Zenon d’abord, serré de près par un échange entre David Sanchez et Etienne Charles. À bout de souffle; ils se munissent tous deux d’une conga pour trancher leur conversation, apparemment décisive, pour le plus insigne bonheur du public. Et là, à ce moment déjà proche de la fin du jeu, un morceau tranquille démarre. Un passage de David Sanchez fait grimper le mercure, métissage de mer et de soleil, une espèce de bleu profond qui me laisse des étoiles et des larmes dans les yeux. Les huit musiciens ont donné lors du festival JazzOnze+ une remarquable exécution. Merci à eux et aux organisateurs de nous offrir ces concerts légendaires.<br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><strong>SFJAZZ Collective</strong>, le 10 novembre 2018 au Casino de Montbenon à Lausanne, dans le cadre du Festival JazzOnze+</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;color:#ff0000;"><a style="color:#ff0000;text-decoration:underline;" href="http://www.jazzonzeplus.ch" rel="nofollow noopener" target="_blank">www.jazzonzeplus.ch</a></span></p>
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